dimanche 23 octobre 2011

LIBYE : Seif al Islam Kadhafi sera-t-il assassiné ou jugé ? (Countercurrents)-une équipe légale internationale constituée aux USA qui se préparait à partir pour la Libye.

Accélération ! La manière avec laquelle El Gueddafi a été éliminé, doit sonner comme un avertissement à ses pairs arabes qui ne semblent pas trop prendre au sérieux le ras-le-bol de leurs peuples.....


L'histoire a connu subitement une fantastique accélération dans une région jusqu'ici figée dans ses fausses certitudes, vivant en marge des changements qui ont marqué le monde. Ainsi, 2011 restera dans les annales l'année qui aura vu la «disparition» naturelle ou forcée de nombre de dirigeants arabes, réputés indéboulonnables. Quels experts, quels visionnaires, ou quelles «Mme Soleil», auraient osé prévoir pour 2011 la cascade d'évènements qui ont changé et sont en train de changer de fond en comble la face du Monde arabe? Aucun, en vérité! La révolte des Tunisiens, suivie rapidement par celle des Egyptiens ont entraîné en un singulier maelström des autres peuples arabes sur le chemin de la libération.
Que ces révoltes aient été par la suite récupérées, voire «sponsorisées», le problème (pour le moment) n'est pas (encore) là. Nous retiendrons en particulier le fait que la révolte des Tunisiens, actée du fond des drames que ce peuple vivait au quotidien, a été spontanée comme l'a été celle des Egyptiens enclenchée par l'incroyable succès de la révolte tunisienne qui a chassé son inénarrable dictateur, Zine El Abidine Ben Ali. De fait, la fuite peu glorieuse de Ben Ali aura été le déclencheur qui a allumé les feux du changement dans le Monde arabe. Neuf mois après la fuite du président tunisien, un pan entier de la nomenklatura arabe s'est ainsi effondré. Exit El Gueddafi, lynché par son propre peuple! Fuite honteuse de Ben Ali en Arabie Saoudite, procès humiliant de Moubarak au Caire. Le Syrien Bachar Al Assad et le Yéméinte, Ali Abdallah Saleh, en sursis, se trouvent dans de périlleuses positions et leurs jours semblent comptés. Exit Sultan Ben Abdelaziz, prince héritier d'Arabie Saoudite. Le Monde arabe, que ce soit pacifiquement - mort de maladie, à 83 ans, du prince héritier saoudien - ou par le violence - révoltes dans nombre de pays arabes - est en train de remonter le cours de (son) histoire et de (re)prendre le train en marche. En est-il temps? La question n'est point de pure forme tant ceux qui sont partis l'ont été du fait du vouloir et de la résistance du peuple, quand l'évolution des choses ne laisse plus de choix à ceux (des dirigeants arabes) qui tergiversent encore feignant n'être pas concernés par le tsunami qui a balayé le quart de leurs pairs arabes en quelques mois. Il y a peu, évoquer une telle évolution du monde arabe était, au mieux, une belle utopie, tant tous les canaux pour une mutation pacifique - à la hauteur des espérances des peuples arabes - étaient cadenassés par des responsables arabes qui ne voyaient pas la nécessité de se remettre en cause et encore moins de remettre le pouvoir au peuple qui, dans nombre de cas, les a fait «rois» inamovibles, ne voyant pas de raison de partir, ni ne croyaient pas à l'alternative de pouvoir.
La manière avec laquelle El Gueddafi a été éliminé, doit sonner comme un avertissement à ses pairs arabes qui ne semblent pas trop prendre au sérieux le ras-le-bol de leurs peuples contraints de s'exprimer par la violence à défaut d'avoir pu le faire pacifiquement. Il ne faut pas s'y tromper. Si le calme prévaut dans certaines contrées du Monde arabe, c'est singulièrement un calme qui (souvent) précède la tempête dès lors que les dirigeants continuent de croire que de telles mésaventures n'arrivent qu'aux autres. Alors que le Monde avance dans tous les secteurs d'activité, qu'ont réalisé les dirigeants arabes pour mettre leurs pays et leurs peuples au diapason des progrès accomplis en matière de libertés collectives et individuelles, dans la bonne gouvernance, de respect de l'alternance de pouvoir, de la protection des droits de l'homme, concepts qui semblent abscons pour des dictateurs arabes dont nombre d'entre eux ont transformé leur pouvoir en dynastie? Or, voilà un retour de bâton, dont seuls les peuples en ont le secret, qui prit au dépourvu des dirigeants qui n'ont rien vu venir et surtout ne croyaient pas que cela pouvait arriver. Les libertés recouvrées par les Tunisiens, les Egyptiens et les Libyens disent bien que cela était possible.

samedi 22 octobre 2011

Massacre programmé de la famille Kadhafi : ils en font peur, ils en savent trop

Samedi 22 octobre 2011
....Aujourd’hui on sait, vidéo à l’appui, que le Guide libyen et Mouatassim étaient vivants lors de leur arrestation, et qu’ils ont été tués : le premier, blessé, achevé sur place ; le second assassiné sur le lieu de son incarcération.......
Le 20 octobre, un ministre du Conseil national de transition (CNT) a déclaré que Seïf al-Islam Kadhafi était blessé et hospitalisé. L’attaque de son convoi quittant Syrte avait été confirmée par Mahmoud Djebril, n°2 du CNT, en même temps que la mort du colonel Kadhafi et d’un de ses autres fils, Mouatassim.
Aujourd’hui on sait, vidéo à l’appui, que le Guide libyen et Mouatassim étaient vivants lors de leur arrestation, et qu’ils ont été tués : le premier, blessé, achevé sur place ; le second assassiné sur le lieu de son incarcération.
Tout laisse craindre que Seïf al-islam – et Abdallah al-Senoussi, ancien chef des services secrets qui était, semble-t-il, dans le convoi – vont être, eux aussi, assassinés après un « interrogatoire poussé ». Les nouvelles parvenant de Libye étant contradictoires, il suffira de dire qu’ils sont morts lors de leur capture ou des suites de leurs blessures.
Le CNT et l’OTAN veulent éviter un procès devant la Cour Pénale Internationale (CPI) et les révélations qui seraient faites sur les complicités des chefs d’Etat occidentaux avec la Libye, ainsi que sur les turpitudes des anciens responsables libyens ayant rallié les rebelles. L’OTAN avait déjà rendu service à ces derniers en détruisant, en juin dernier, le siège du bureau anti-corruption à Tripoli qui détenait des dossiers compromettants les concernant.
Le 16 octobre, à Alger, William Hague, ministre britannique des Affaires étrangères a déclaré que le gouvernement algérien « doit coopérer avec les autorités libyennes si celles-ci effectuaient toute demande concernant les personnes qui sont venues dans ce pays ». En langage diplomatique cela veut dire : livrer les réfugiés politiques libyens au CNT. Est principalement visée : Aïcha Kadhafi, alors qu’à ce jour elle n’est recherchée ni par Interpol ni la CPI. L’Algérie l’a accueillie, ainsi que Mohamed et Hannibal, deux de ses frères, pour des raisons humanitaires. Enceinte, elle avait accouchée lors de son passage de la frontière entre les deux pays. L’appel à la résistance qu’elle a lancé, le 23 septembre, sur la chaîne TV Al-Raï, empêche les nouvelles autorités libyennes de dormir et contrarie les plans de l’OTAN.
(1) Dans Tripoli martyrisé, par Gilles Munier (Afrique Asie – juillet 2011)
http://www.france-irak-actualite.com/article-dans-tripoli-martyrisee-78280537.html

Manichéisme en Libye : dans quel camp sommes-nous vraiment ?

......Nous ne saurons probablement jamais la vérité car l’Histoire est toujours celle des vainqueurs, et, dans les mois qui viennent, on « découvrira l’ampleur des crimes de Khadafi » en lui attribuant les crimes du CNT et, pourquoi pas, ceux de la dynastie Senoussi qu’il avait renversée......
....Les dictateurs préfèrent en général la retraite dorée dont ils ont les moyens. C’est pourquoi le fantôme de Khadafi évoquera autre chose que ceux de Moubarakh ou de Ben Ali quand ils auront disparu......

« … le colonisateur, qui, pour se donner bonne conscience, s’habitue à voir dans l’autre la bête, s’entraîne à le traiter en bête, tend objectivement à se transformer lui-­même en bête. …  » - Aimée Césaire (Discours sur le colonialisme) - http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article554
D’un côté « le tyran burlesque et cruel », de l’autre les bombardiers de l’impérialiste humanitaire alliés à de soi-disant révolutionnaires. Simple, facile, pratique !
La mort de Mouammar Khadafi éclaire cependant le théâtre sinistre et pétrolier de la Libye « libérée ».
Nous ne saurons probablement jamais la vérité car l’Histoire est toujours celle des vainqueurs, et, dans les mois qui viennent, on « découvrira l’ampleur des crimes de Khadafi » en lui attribuant les crimes du CNT et, pourquoi pas, ceux de la dynastie Senoussi qu’il avait renversée.
Mais peu de dictateurs meurent les armes à la main en résistant pendant des mois à la puissance technologique de l’impérialisme.
Les dictateurs préfèrent en général la retraite dorée dont ils ont les moyens. C’est pourquoi le fantôme de Khadafi évoquera autre chose que ceux de Moubarakh ou de Ben Ali quand ils auront disparu.
On peut lire ici (#) un article intitulé « Lybie, le sang du lion et le festin »de Bahar Kimyongür avec cette phrase : « Mais le lion s’est dérobé à leurs griffes pour rejoindre Lumumba et Sankara, les autres enfants martyres de l’Afrique héroïque. »
On a le droit de ne pas partager cet avis tout en étant persuadé qu’il sera celui de tous les africains en lutte.
Patrice Lumumba a été fait héros national du Congo par l’un de ses bourreaux, Mobutu.
S’il n’avait pas été assassiné et s’il s’était maintenu à la tête du Congo, j’imagine facilement ce que la propagande impérialiste aurait répandu sur son compte pour en faire un tyran à abattre.
Durant ces premiers mois de la guerre impérialiste contre la Libye de Khadafi, quel choix avons-nous fait ?
Disons le clairement :
« LA GAUCHE * » EST RESTEE NEUTRE ! » lorsqu’elle n’a pas été complice.
La propagande impérialiste a été si efficace qu’avant de prononcer ou d’écrire le nom de Khadafi, il fallait obligatoirement préciser qu’il s’agissait d’un tyran et d’un criminel voire d’un fou aux costumes étranges (exotiques) et donc se placer immédiatement du côté des « humanitaires » et des « révolutionnaires ».
Chaque fois qu’on essayait d’introduire une nuance et de faire la part de ce qui était prouvé et de ce qui ne l’était pas, on était immédiatement accusé de supporter un tyran.
En 1830 aussi s’opposer à la colonisation de l’Algérie revenait à soutenir un « obscurantiste » l’émir Abd El Kader ? (qui épargnait les prisonniers, lui, quand, de l’autre côté on récoltait des barrils d’oreilles »)
Il était possible de rester clair sur Khadafi, et de ne pas absoudre les crimes avérés tout en considérant au moins que, par son entrée en résistance contre cette offensive néo-coloniale, il se trouvait du bon côté, mais ce qu’on a vu, c’est « une gauche » incapable de s’opposer à une guerre d’agression autrement que par des déclarations très ambigues quand elle n’approuvait pas carrément l’intervention.
« La gauche » s’est placée confortablement sur « l’axe entre « le Bien » et « le Mal » en penchant beaucoup à droite, du côté du « Bien ».
Rien d’étonnant venant des sociaux-démocrates, mais les autres ? Où étaient-ils ? A la recherche de leurs repères ?
AUCUNE MANIFESTATION DE « GAUCHE » N’A ETE ORGANISEE CONTRE CETTE GUERRE où notre pays était directement engagé !
Désormais, celui qui évoquera « le pays des Droits de l’homme » provoquera des ricanements, ce qui n’est pas nouveau, mais sans doute aussi de la haine
* Ce mot "gauche"ne mérite plus que des guillemets.
(#) « Lybie, le sang du lion et le festin »
pilhaouer
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article121559
URL de cet article 14913 http://www.legrandsoir.info/manicheisme-en-libye-dans-quel-camp-sommes-nous-vraiment.html

LIBYE : Mouammar KADHAFI...Un courage et une dignité dans une probable mort.


Samedi 22 octobre 2011
....Nous n’avons jamais aimé Mouammar Kadhafi mais en cet instant solennel, nous nous inclinons quand même devant sa mémoire. Celui qui semble avoir été tué par des Armées Occidentales a affirmé depuis le début de ce conflit qu’il ne fuirait jamais de son pays et mourrait sur sa terre et notamment à Syrte. Quelque soit ce qui a pu lui être reproché, reconnaissons à Mouammar Kadhafi un courage et une dignité dans la mort qui force le respect. Il avait suffisamment d’argent  pour aller se réfugier  au Venezuela et vivre comme un Émir du Golfe jusqu’à la fin de sa vie …
Si la disparition du Guide Libyen venait à se confirmer avec précision, ce serait une certaine idée de l’Afrique qui disparaitrait bizarrement, au-delà du destin tragique de la Lybie : le rêve de Syrte (qui a vu naitre l’Union Africaine actuelle) c’est-à-dire « la perspective d’une puissance africaine » à venir serait peut-être renvoyée au siècle prochain. Dans tous les cas, il y a un malaise avec ces images d’un supposé cadavre  de chef d’état encore (africain et arabe) qu’on nous expose sans gêne en même temps que l’arrivée d’un heureux événement à l’Élysée.   Le décalage  choque mais ne nous arrêtons pas à la superposition des images : d’un côté une petite fille présidentielle (Giulia Sarkozy) nait à l’Élysée dans la douceur d’un automne doux comme du coton (nos vœux les plus sincères) et de l’autre un dirigeant parait avoir été déchiqueté par des armes sans pitié pour le pétrole et le gaz de son pays (toutes nos condoléances les plus tristes également aux peuples de la Lybie).

Mouammar Kadhafi … un courage et une dignité dans la mortNous n’avons jamais aimé Mouammar Kadhafi mais en cet instant solennel, nous nous inclinons quand même devant sa mémoire. Celui qui semble avoir été tué par des Armées Occidentales a affirmé depuis le début de ce conflit qu’il ne fuirait jamais de son pays et mourrait sur sa terre et notamment à Syrte. Quelque soit ce qui a pu lui être reproché, reconnaissons à Mouammar Kadhafi un courage et une dignité dans la mort qui force le respect. Il avait suffisamment d’argent  pour aller se réfugier  au Venezuela et vivre comme un Émir du Golfe jusqu’à la fin de sa vie … Non, Kadhafi pourrait avoir préféré se faire tuer probablement chez-lui, rejoignant ainsi l’Olympe de tous les dirigeants non-occidentaux tués par des opérations occidentales : De Salvador Allende au Chili à Saddam Hussein en Irak toutes considérations idéologiques mises à part. On se demande encore comment Fidel Castro de Cuba ou Laurent Gbagbo ont pu échapper aux serres des aigles de fer en Amérique Centrale pour l’un et en  Afrique de l’Ouest pour l’autre.

On se demande ce qui arrive à la Civilisation Occidentale ? Pendant la deuxième Guerre Mondiale (1935 – 1940) nous avons appris que les Armées du Monde Libre ont choisi de se battre au nom d’une idée noble de l’humanité et tuer n’était pas un but en soi. Il s’agissait d’abord de démanteler le Système Nazi et on a vu des criminels de guerre être traités avec humanité durant le procès de Nuremberg. Les Occidentaux auraient donné cher pour qu’Adolf Hitler soit capturé vivant et les dommages collatéraux sur les villes et les civils n’étaient pas une stratégie militaire. Si les dommages collatéraux n’avaient pas eu d’importance pour l’Armée allemande, Paris aurait été réduite en cendre.
   
Depuis la Présidence Bush aux USA et celle de Sarkozy

Depuis la Présidence Bush aux USA et celle de Sarkozy en France (l’actuel vrai « Président » de l’Occident), la guerre est devenue une finalité, la diplomatie n’existe plus alors qu’elle était supposée régler un certain nombre de crises politiques avec un minimum de destructions de vies et d’infrastructures.

Depuis dix ans l’Occident est en guerre et elle est comme par hasard en crise. Mais comment se fait-il que la Chine qu’on nous présente comme un pays de barbares n’ait pas déclaré la guerre à la Grande-Bretagne pour récupérer l’île de Hong-Kong ? Les Anglais ont pourtant rendu cette île aux Chinois sans qu’un coup de feu ne soit tiré ! Pourquoi la Chine Populaire qui poserait un « problème » à tous les « droits-de-l’hommistes » du monde dont j’en fus, n’a pas envahi Taïwan qu’elle considère être une partie de son territoire ? C’est très simple, la Chine ne fait pas la guerre comme les Occidentaux pour s’emparer des richesses des autres.
   
L’Empire du Milieu n’est pas un repère de Vikings dont les drakkars cingleraient au gré des vents vers le Sud pour des razzias sur plus faible que soi. Non, la Chine fait du commerce. Et quel est le résultat de cela ? Elle est bien partie pour être la prochaine puissance mondiale sans lancer un seul obus sur un autre pays. Dans ce sens, le pays de Mao est devenu un exemple du monde nouveau qui vient et l’Occident est apparu comme le symbole de ce que nous ne voulons plus voir : la brutalité, la barbarie et le hooliganisme politique du karcher sur les banlieues françaises des Présidentielles de 2007 à l’arrosage des Libyens avec des obus qui contiennent de l’uranium appauvri. Sans doute que si les Occidentaux avaient fait moins de guerres et plus de commerce depuis plus de dix ans, elle aurait l’argent gagné honnêtement qui lui permettrait de financer la Grèce, le Portugal ou l’Irlande.

Le monde de François Hollande

Comme Georges Bush en 2003 sur l’Irak, le Président Sarkozy s’est trompé d’époque. Le recours systématique à la guerre comme système politique international, fera augmenter les enlèvements des Occidentaux dans le monde, la survie d’Israël ne sera pas garantie, les Africains risquent de se rebeller de plus en plus quoi qu’en pense le Quai d’Orsay, le Français perdra son attractivité partout en Afrique, les puissances asiatiques (surtout la Chine mais aussi l’Inde) n’accepteront pas qu’on leurs coupe la route des approvisionnements énergétiques entrainant une tension de type 3eme  Guerre Mondiale entre l’Orient et l’Occident, l’intégrisme religieux se répandra dans le pourtour méditerranéen, les nouvelles générations africaines se tourneront vers l’Égyptologie de plus en plus pour rompre avec l’Occident, il y aura de la fragmentation communautaire dans tout l’Occident, plus de pauvreté en Europe et plus d’oligarchie dans le Bloc Occidental sur le modèle russe ou chinois sans la même efficacité.  
 
Nicolas Sarkozy perdra peut-être les Présidentielles de 2012 en France mais comme Georges Bush, il lèguera à son successeur et aux Français de très grandes difficultés derrière-lui. Le monde de François Hollande si Dieu le veut sera marqué par le ressentiment des peuples du monde contre l’Occident et les politiques migratoires appauvriront davantage des pans entiers de l’économie de l’ouest.
 
L’hyper-émergence de pays comme la Chine, l’Inde ou le Brésil va accélérer la ruine du tissu économique comme on le voit déjà dans les campagnes françaises, la monnaie européenne ne résistera pas aux soubresauts à venir et malgré les gros dividendes des grands groupes grâce à l’argent bon marché des matières premières africaines, l’Europe ne résistera pas formidablement face aux défis chinois. Les grosses sociétés vont continuer à cacher leur argent dans les paradis fiscaux car ils ne seront pas démantelés. L’insécurité ne s’arrangera pas même en Occident car les citoyens ne comprendront pas leur soudain appauvrissements et des mouvements comme les Indignés vont se multiplier aussitôt que personne ne pourra plus supporter la baisse de son niveau de vie …etc.

Le Président Sarkozy n’a pas compris que la force ne suffit pas et ne dure qu’un instant. Il est en train de contribuer à installer le monde dans un tourbillon dont on ne sait pas bien ce qui en sortira. Georges Bush fils a pendu l’irakien Saddam Hussein au nom du Père, ça lui a servi à quoi ? L’Irak va mieux ? L’intégrisme, les bombes, les tortures  et les massacres, c’est meilleur qu’avant ? Georges Bush Père a envahi la Somalie dans le cadre d’une Opération pour restaurer l’espoir (Restaure Hope). Résultat : la guerre civile interminable, les famines successives, les enlèvements d’Occidentaux et le piratage à grande échelle. Alain Juppé dit que depuis l’intervention française en Côte d’ivoire mi-2011 c’est le meilleur des mondes à Abidjan. On veut bien le croire !

Non, M. Sarkozy, vous travaillez trop. Il faut arrêter ! Les Socialistes prétendent vouloir vous accorder un très long congé de paternité dans 6 à 7 mois. Pourquoi pas maintenant ? Ils ignorent certainement que le Président de l’Occident a dit à voici quelques années qu’après l’Élysée, il fera de l’argent et ce sera la dolce vita. Pourquoi pas maintenant ? Nous sommes fatigués de la guerre dans le monde entier et nous avons assez de ces images brutales qui nous coupent l’appétit : d’ex-chefs d’état (dans un pays comme la France qui voue un culte au corps du Roi) exhibés pendant nos diners comme des clochards ivoiriens ou des cadavres libyens. Trop c’est trop monsieur le Président. Prenez votre congé de paternité et fichez – nous un peu la paix !

Bruno Ben MOUBAMBA
MOUVEMENT DES AFRICAINS - FRANCAIS
http://www.africains-français.org/

vendredi 21 octobre 2011

Le dirigeant libyen déchu a été capturé et tué, ce jeudi ? VIDEO

Capture d'écran du site du Global Post
De dos, au milieu de cette capture d'écran, le colonel Kadhafi vient d'être arrêté par des combattants pro-CNT, ce jeudi.

attention, ces images sont choquantes. 

Cette vidéos diffusé par le Global Post le confirme d'ailleurs ,elle montre que Mouammar Kadhafi était bien vivant au moment de sa capture.Elle reprend le "film" de la capture un peu avant les images diffusées jeudi, montrant Kadhafi encore debout, avant que des combattants des forces du CNT viennent l'entourer et le maintenir sur ses pieds.  
Sur ces images, le colonel Kadhafi semble leur crier quelque chose, tandis qu'on entend des tirs de joie, et une multitude de "Allah Akbar". Tête nue, revêtu d'un treillis, il a déjà du sang sur le visage et les épaules, comme on le voit aussi sur cette photo AP. Totalement hagard, il est ensuite hissé sur le capot d'une voiture qui démarre, surchargée de combattants surexcités. 
L'ONU veut une enquête sur la mort de Mouammar Kadhafi, capturé et tué ce jeudi. "Les circonstances ne sont toujours pas claires. Nous estimons qu'une enquête est nécessaire", estime ce vendredi le porte-parole du Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Rupert Colville, se référant aux vidéos qui ont été publiées par les médias. Des vidéos "très inquiétantes", selon lui.  

Gaddafi muerto: Vídeo de la captura inicial del líder (EXCLUSIVO)

Tracey Shelton October 20, 2011 21:47 En este material exclusivo obtenido en la escena por Tracey Shelton de GlobalPost, el coronel Muammar Gaddafi, es capturado por los combatientes para el nuevo gobierno libio.
El descubrimiento de choque del ex dictador, que se encuentra escondido en una fuga de agua el jueves en su ciudad natal de Sirte, fue capturado por Ali Algadi, un combatiente rebelde, con un iPhone apenas unos segundos después de Gaddafi fue sacado de la fuga en la que se escondía. Este es el primer material de archivo a surgir hasta el momento.
Aunque claramente lesionado, Gaddafi sigue vivo durante la captura. Sus captores se puede oír gritando: "Dont 'mátalo! No lo mates! Lo necesitamos vivo!" durante todo el metraje.
este video pertenece a.
Le monde entier n’oubliera jamais ces vidéos où l’on voit des combattants pro-CNT extirpant son cadavre du cockpit d’une voiture en le tirant par les cheveux.

Les sept vies de Muammar Kadhafi

Le 20 Octobre 2011
........«Il ne peut pas accepter la vérité de la révolte libyenne. Car la Libye, c’est lui, il est du genre à se battre jusqu’au bout, même si quelqu’un finit par l’abattre.» ......
Du héros révolutionnaire au despote fantasque et dangereux, portrait de l’homme qui a régné 42 ans sur la Libye
Imprévisible, Muammar Kadhafi le sera resté jusqu’au bout. On le croyait dans le sud de la Libye, préparant une guerre longue contre le nouveau pouvoir né de la révolte. Il se cachait pourtant dans la poche de Syrte, au centre de la Libye. Un choix suicidaire? Sans doute. Mais tellement symbolique! Le psychiatre américain Jerrold Post, qui travailla longtemps comme «profileur» pour la CIA, l’avait pressenti en mars dernier: «Il ne peut pas accepter la vérité de la révolte libyenne. Car la Libye, c’est lui, il est du genre à se battre jusqu’au bout, même si quelqu’un finit par l’abattre.» Pas si étonnant que ça, donc, de la part du plus ancien leader du monde arabe et du continent africain. Prêt à tout pour entrer dans l’Histoire, tenaillé par une éternelle soif de revanche, Kadhafi n’a jamais été à une excentricité près. Messianique ou burlesque, son style aura toujours été inimitable.
1. L’enfant bédouin
Selon sa légende, il serait né sous une tente bédouine en juin 1942, dans le désert de Syrte. Sa tribu, les Kadhafa, n’est ni grande ni puissante. Fils unique d’un berger, il aurait reçu une éducation religieuse rigoureuse, avant de s’enrôler dans l’armée.
2. Le révolutionnaire arabe
Le 1er septembre 1969, le très charismatique capitaine Kadhafi a 27 ans lorsqu’il participe au coup d’Etat militaire qui renverse le roi Idriss 1er sans verser la moindre goutte de sang. Imitant son modèle, le leader égyptien Gamal Nasser, il prend le titre de colonel. Puis oblige les compagnies pétrolières étrangères à lui reverser une majorité des revenus tirés de la production libyenne. Une première absolue dans un pays en développement. Il rêve d’une fédération socialiste panarabe avec l’Egypte, le Soudan et la Tunisie. Mais ses voisins n’en voudront pas.
3. Le penseur du kadhafisme
Qu’à cela ne tienne. Rejetant à la fois le marxisme et le capitalisme, Muammar Kadhafi théorise une troisième voie en 1976 dans son fameux «Livre Vert» et fonde en 1977 la Jamahiriya, un «Etat des masses» islamo-démocratique, dont il ne serait «que» le Guide révolutionnaire. Mais cette façade utopique dissimule mal la dérive dictatoriale du régime, qui réprime brutalement toute opposition.
4. Le parrain du terrorisme
Kadhafi se lance dans une campagne anti-impérialiste mondiale, soutenant des groupes radicaux, qu’ils soient nord-irlandais, palestiniens ou autres. On le dit responsable de l’attentat en 1986 dans une discothèque de Berlin contre des militaires américains (trois morts). Ainsi que du crash en 1988 d’un Boeing de la Pan Am au-dessus de la ville écossaise de Lockerbie (270 morts). Et l’attaque en 1989 contre un DC-10 français d’UTA survolant le désert du Ténéré au Niger (170 morts). L’ONU décrète en 1992 un embargo aérien, suivi de sanctions économiques.
5. Le roi des rois africains
Dans les années 1990, le paria de la communauté internationale se tourne vers le continent noir. Il ne parviendra pas à créer les «Etats-Unis d’Afrique» dont il rêve. Mais ses pétrodollars lui garantissent une certaine influence. En 2009, il se fait adouber «roi des rois traditionnels» au moment de prendre la présidence de l’Union africaine.
6. Le partenaire de l’Occident
Surprise: en 2003, le guide libyen renonce aux armes de destruction massive. Pour ne pas subir le sort de Saddam Hussein? Il indemnise les parents de victimes des attentats, aide les Américains à traquer les terroristes, parraine la libération d’otages au Sahara et verrouille l’immigration illégale vers l’Italie. Après la libération en 2007 des infirmières bulgares, les Occidentaux se précipitent à Tripoli pour décrocher les juteux marchés qui s’ouvrent aux investisseurs.
7. Le despote jusqu’au-boutiste
Pour autant, Kadhafi n’est pas domestiqué. Après l’arrestation en 2008 de son fils Hannibal à Genève (pour violences sur ses domestiques), deux Suisses sont retenus en otage en Libye jusqu’en 2010. Et quand en février dernier le printemps arabe se met à souffler à Benghazi, sa réponse est la répression. En mars, il jure de combattre jusqu’au bout l’opération déclenchée par l’OTAN. Et s’il prend la fuite en août après la prise de Tripoli, il sera finalement capturé au centre même de la Libye, dans son fief familial de Syrte, que ses combattants auront défendu jusqu’à la fin.
Andrés Allemand
Tribune de Genève