mardi 26 novembre 2013

Iran : Hollande et Fabius obligés de manger leur chapeau. C’est bon ?...... aujourd’hui Fabius et Hollande, ceux-là mêmes qui se vantaient la semaine dernière à Jérusalem d’avoir torpillé les premiers pourparlers de Genève, célébrer la signature de l’accord …. a quelque chose de comique.


« Allez, fais pas la gueule »,
semble dire le ministre iranien à ce lamentable Fabius.
Tout fiers de servir de serpillères à Israël la quinzaine dernière, le couple Hollande-Fabius a dû avaler une couleuvre de plus, dimanche, en constatant l’échec de ses manœuvres pour faire capoter le compromis américano-iranien sur le nucléaire.
Au grand dam d’Israël, qui réclame depuis des années à Washington la permission d’agresser l’Iran –éventuellement même avec des bombes atomiques-, les pourparlers de Genève entre l’Iran et les « 5+1 » + UE (Etats-Unis, Chine, France, Russie, Royaume-Uni et Allemagne, plus la représentante de l’Union européenne Catherine Ashton) ont en effet abouti samedi, et un accord a été signé.
Aux termes (tels que rendus publics par les Etats-Unis) de cet accord d’une durée initiale de six mois, l’Iran conserve le droit de procéder à l’enrichissement d’uranium, à des taux compatibles avec le développement du nucléaire civil et non militaire, rouvre la porte de plusieurs de ses centres aux inspecteurs de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), et gèle la construction d’un centre de production de plutonium (autre substance radioactive, obtenue à partir de l’uranium, et pouvant avoir un usage aussi bien civil que militaire).
En contrepartie, l’Iran, soumis à un embargo américain depuis la révolution de 1979 et international depuis une dizaine d’années, obtient un desserrement partiel des sanctions économiques qui l’étranglent, et pourra remettre la main sur 7 des 100 milliards de dollars de ses avoirs qui lui sont actuellement confisqués par les puissances occidentales.
Rappelons que l’Iran, signataire du Traité de Non Prolifération Nucléaire (TNP), a toujours démenti vouloir se doter de la bombe –arme que possèdent, outre Israël, les principaux pays qui menacent Téhéran, tels la France et les Etats-Unis-, mais revendique de pouvoir, comme de nombreux autres, développer une industrie nucléaire.
Et qui dit industrie nucléaire dit aussi enrichissement de l’uranium, car on ne fait plus tourner une centrale nucléaire avec de l’uranium naturel.
La France est particulièrement bien placée pour le savoir : c’est en effet avec de l’argent prêté par l’Iran (eh oui !) qu’elle avait créé dans les années 1970 sa grande usine d’enrichissement de l’uranium (appelée aujourd’hui usine Georges Besse, au Tricastin, dans la vallée du Rhône), et aujourd’hui encore, l’Iran reste actionnaire à 40 % de la société franco-iranienne Sofidif, dont l’objet est précisément … l’enrichissement de l’uranium.
Seulement, avant de se vautrer dans les bras de Netanyahu comme ils l’ont fait la quinzaine dernière, les dirigeants français ont perpétré une longue série de mauvais coups contre l’Iran.
Laurent Fabius y a eu sa part. L’actuel ministre des Affaires étrangères est en effet déjà en responsabilités, en 1981 (ministre du Budget puis de l’Industrie dans les premiers gouvernements de François Mitterrand, il en deviendra Premier Ministre de 1984 à 1986), lorsque la France refuse de rembourser son argent à l’Iran, refuse ensuite de lui fournir de l’uranium enrichi, et, pire que tout, arme à outrance l’Irak de Saddam Hussein dans sa guerre d’agression contre l’Iran (l’armée de l’air française allant puiser dans ses propres stocks pour servir son homologue irakienne, lui fournissant ses missiles les plus perfectionnés pour détruire les puits de pétrole iraniens).
Alors voir aujourd’hui Fabius et Hollande, ceux-là mêmes qui se vantaient la semaine dernière à Jérusalem d’avoir torpillé les premiers pourparlers de Genève, célébrer la signature de l’accord (pour un peu, ils diraient que c’est grâce à eux) a quelque chose de comique.
CAPJPO-EuroPalestine


Bernard-Henri Lévy et la destruction de la Libye…..Kadhafi n’était pas un champion des droits de l’homme. Mais Lévy, lui, n’est pas philosophe. Un élément fondamental de tout vrai philosophe est la cohérence morale. Lévy n’en a point.


Lévy, qui apparaissait parfois comme le défenseur le plus en vue d’une guerre contre la Libye, a largement disparu des feux de la rampe dans le contexte libyen. Il est peut-être en train d’instiguer des troubles dans un autre endroit, au nom de sa douteuse philosophie. Il a accompli sa mission en Libye, qui se trouve à présent dans la pire situation jamais atteinte sous le règne de Kadhafi.
Si le Premier ministre Benjamin Netanyahou est « le juif le plus influent du monde entier », B.-H. Lévy est le numéro 45, selon un article publié dans le Jerusalem Post le 21 mai 2010. D’après les critères du Post, Lévy arrivait deux places seulement derrière Irving Moskowitz, « un magnat de presse établi en Floride et considéré comme le soutien principal de la construction juive à Jérusalem-Est ».
Proclamer qu’au mieux Lévy est un imposteur intellectuel, c’est rater la logique claire qui semble unifier toutes les activités de cet homme, travail et écrits. Il semble obsédé à « libérer » les musulmans, de la Bosnie au Pakistan, de Libye et d’ailleurs. Néanmoins on ne peut parler d’une obsession saine émanant d’un amour ouvert et d’une fascination pour leur religion, leur culture et leur infinité de modes de vie.
"Un Messie qui ne craint pas de promouvoir la violence pour le plus grand bien de l’humanité"
Tout au long de sa carrière difficile à cerner, Lévy a fait beaucoup de mal, quelquefois en servant de laquais aux hommes de pouvoir, d’autres fois en menant ses propres croisades. Il est un grand partisan de l’intervention militaire, et son profil est semé de références à des pays musulmans et à des interventions militaires, de l’Afghanistan au Soudan et finalement à la Libye.
Dans le New York magazine du 26 décembre 2011, Benjamin Wallace-Wells parlait du « philosophe » français comme d’un "Messie qui ne craint pas de promouvoir la violence pour le plus grand bien de l’humanité".
Dans l’article “European Superhero Quashes Libyan Dictator”, Wallace-Wells écrivait sur « le philosophe [qui] a réussi à pousser le monde à écraser un vilain méchant ». Le méchant en question est bien sûr Mouammar Kadhafi, le dirigeant libyen qui fut renversé et massacré après qu’il aurait été sodomisé par des rebelles lors de sa capture en octobre 2011.
Une analyse détaillée par le Global Post de l’agression sexuelle contre le dirigeant de l’un des principaux pays africains fut publiée par CBS News et par d’autres médias.
Lévy, qui apparaissait parfois comme le défenseur le plus visible d’une guerre contre la Libye, a largement disparu des feux de la rampe dans le contexte libyen. Il est peut-être en train d’instiguer des troubles dans un autre endroit, au nom de sa douteuse philosophie. Il a accompli sa mission en Libye, qui se trouve à présent dans la pire situation jamais atteinte sous le règne de Kadhafi. Le « mauvais dictateur » a été vaincu, c’est chose faite.
Peu importe si le pays est à présent divisé entre tribus et milices, et si le Premier ministre « post-démocratique », Ali Zeidan, a récemment été enlevé par une milice ingérable, pour être ensuite libéré par une autre.
En mars 2011, Lévy a pris sur lui de s’envoler pour Benghazi pour « recruter » des insurgés libyens. Ce fut un moment décisif, puisque c’est ce type de médiation qui permit à des groupes armés de transformer un soulèvement régional en une guerre totale impliquant l’OTAN.
Armée de ce qui n’était qu’une mésinterprétation volontaire de la résolution 1973 de l’ONU, le 17 mars 2011 l’OTAN menait une offensive militaire majeure contre un pays pourvu d’une défense aérienne primitive et d’une armée pauvrement équipée. Les pays occidentaux acheminèrent des cargaisons massives d’armement à des groupes libyens sous le prétexte de prévenir des massacres qui auraient été sur le point d’être perpétrés par des troupes loyales à Kadhafi.
Des massacres, il y en eut en effet, mais pas dans le sens suggéré par les « interventionnistes humanitaires » occidentaux. Le dernier en date a eu lieu il y a quelques jours, vendredi dernier à Tripoli - 43 personnes auraient été tuées et 235 blessées quand des miliciens ont attaqué des manifestants pacifiques qui exigeaient simplement que le militants de Misrata quittent leur ville.
Voilà ceux pour qui Lévy et consorts ont passé tant d’heures à faire du lobbying.
L’une des réussites majeures de Lévy en Libye fut de susciter la reconnaissance internationale du Conseil National de Transition (CNT). La France et d’autres pays menèrent campagne pour faire la propagande du CNT comme une alternative à l’institution de l’Etat de Kadhafi, que l’OTAN avait systématiquement détruit.
Dans son interview au New York magazine, Lévy est cité disant « quelquefois vous êtes habité d’intuitions qui ne sont pas claires à vous-même ». Citation référée à la fulgurante révélation que le « philosophe » a vécue le 23 février 2011, en regardant des images télévisées des forces de Kadhafi menaçant de noyer Benghazi « dans des rivières de sang ».
Loin des intuitions pas claires, l’agenda de Lévy est celui d’un idéologue politique calculateur. Comme une version française des néo-conservateurs étatsuniens qui justifiaient leur guerre dévastatrice contre l’Irak par toutes sortes de raisonnements moraux ou philosophiques et d’autres impostures. Pour eux, c’était d’abord et avant tout une guerre pour la « sécurité » d’Israël, avec quelques gratifications pratiques à la clé - dont peu se réalisèrent. En effet, l’héritage de Lévy est chargé de ces références sans équivoque à ce même agenda.
La droite israélienne est fascinée par B.-H. Lévy. Dans le Jerusalem Post, la célébration de son influence globale culmine avec la citation suivante : « Un philosophe français et un des leaders du mouvement des Nouveaux Philosophes qui disait que les juifs ont vocation à fournir une voix morale unique dans le monde ».
Mais la moralité n’a rien à voir là-dedans. Les exploits philosophiques de notre homme semblent viser exclusivement les musulmans et leurs cultures. « Le voile est une invitation au viol » a-t-il affirmé à la Jewish Chronicle en octobre 2006.
La philosophie lui semble taillée sur mesure pour habiller un agenda politique de propagande en faveur des interventions militaires. Ses plaidoyers ont aidé à détruire la Libye mais sans toutefois l’empêcher d’écrire un livre sur le « printemps » libyen. Il a parlé du voile comme d’une invitation au viol, tout en taisant les nombreux cas de viols rapportés en Libye après la guerre de l’OTAN. En mai 2011, il fut l’un des rares à défendre le patron du FMI, quand Dominique Strauss-Kahn fut accusé de viol sur une femme de chambre à New York. C’était une « conspiration » selon lui, et la femme de chambre en faisait partie.
On pourrait faire preuve de compréhension devant la haine de Lévy envers les dictateurs et les criminels de guerre ; après tout, Kadhafi n’était pas un champion des droits de l’homme. Mais Lévy, lui, n’est pas philosophe. Un élément fondamental de tout vrai philosophe est la cohérence morale. Lévy n’en a point. Une semaine après que le Jerusalem Post eut célébré l’influence morale de Lévy dans le monde, le quotidien Haaretz décrivait son soutien à l’armée israélienne en titrant le 30 mai 2010 :
« Bernard-Henri Lévy : Je n’ai jamais vu une armée aussi démocratique que les FDI »
C’était un article à propos du colloque « La démocratie et ses Défis » à Tel Aviv. « Je n’ai jamais vu une armée aussi démocratique que les FDI [Forces de défense israéliennes], qui se pose autant de questions morales. Il y a quelque chose d’inhabituellement vital dans la démocratie israélienne ».
Quand on réfléchit aux guerres et aux massacres menés par l’armée israélienne contre Gaza en 2008-9 et en 2012, on a du mal à trouver les mots appropriés pour décrire l’aveuglement moral de Lévy et les errements de sa philosophie. En fait il vaut mieux soutenir que ni la moralité ni la philosophie n’ont grand-chose à voir avec Bernard-Henri Lévy et son incessante quête de guerre.
Ramzy Baroud

vendredi 22 novembre 2013

Palestine : La résistance au quotidien des pêcheurs de Gaza….. L’impunité des gouvernements israéliens n’est-il pas le principal facteur de la prolongation des problèmes du Proche-Orient ?


Selon un vieux proverbe, on ne manque jamais de ressources dans une ville côtière. Si on peut souvent en vérifier la justesse, il ne s’applique pourtant pas à Gaza. Ses pêcheurs n’ont aucun contrôle de leurs eaux territoriales et peuvent à tout moment être privés du fruit de leur travail et de leurs bateaux. Il leur arrive même parfois d’être privés du droit de sortir en mer pour assurer leur propre subsistance.
Les pêcheurs de Gaza ne peuvent pas dépasser la limite de six miles nautiques, même si les eaux sous souveraineté palestinienne vont bien plus loin. Ceux qui s’aventurent au-delà de la limite maritime imposée par Israël courent le risque d’être pris pour cible. Depuis le 1er janvier 2012, soixante-cinq incidents de ce type ont été signalés.
Initialement fixée à vingt miles par les accords d’Oslo, la zone de pêche octroyée par Israël aux pêcheurs de Gaza s’est réduite comme une peu de chagrin. Elle a depuis été progressivement restreinte. De douze miles en 2002, elle est passée à six en 2006 pour atteindre à peine trois miles à la suite de l’opération « Plomb durci », en décembre 2008 et janvier 2009. En novembre 2012, un cessez-le-feu a été signé, dont les termes ont ramené la limite à six miles marins à partir de la bande de Gaza. Si cette décision constitue pour beaucoup un soulagement, les pêcheurs, dont la survie au-jour-le-jour dépend de leurs prises quotidiennes, se demandent combien de temps cette nouvelle limite sera maintenue. D’ailleurs Israël, pourtant signataire, renâcle à respecter les termes du cessez-le-feu. On compte aujourd’hui jusqu’à 265 violations du côté israélien.
Les pêcheurs sont ainsi régulièrement arrêtés et voient leurs bateaux et leur équipement souvent confisqués. Il est important de noter que les pêcheurs se trouvent dans l’obligation de contester chaque jour la limite imposée par Israël. «  Tout le poisson de la zone des six miles sera très rapidement pêché. Afin de pouvoir pêcher correctement, nous devons utiliser des filets, ce qui signifie que nous devons pêcher entre sept et douze miles nautiques des côtes », explique Zakaria Bakr, un pêcheur originaire de la ville de Gaza.
Les navires militaires israéliens, selon l’Union des pêcheurs de Rafah dans le sud de la bande de Gaza, patrouillent en mer, 24 heures sur 24, sept jours sur sept, sous prétexte d’assurer la sécurité et la lutte contre le trafic d’armes. Selon les rapports du Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme (PCHR), des centaines de bateaux de pêche palestiniens ont été endommagés depuis novembre 2012 et plus de 4.000 pêcheurs ont souffert de la pauvreté parce qu’ils se sont vu refuser le ravitaillement en carburant de leurs bateaux.
Il est nécessaire de rappeler que plus de 75 000 personnes dépendent de la pêche pour assurer leur survie. Mais les conditions imposées par l’occupation a conduit à une détérioration significative des conditions de vie de ces familles tout en sapant les bases de l’économie palestinienne.
Selon certains analystes politiques, ces attaques contre la bande de Gaza seraient directement liées à la possession et au contrôle des réserves stratégiques de gaz en mer. De vastes réserves de gaz ont en effet été découvertes en 2002 au large du littoral de Gaza, et le gouvernement de Tel-Aviv a bien l’intention d’en être le seul bénéficiaire, et ce en violation flagrante de la résolution 3005 de l’ONU qui déclare clairement que toutes les ressources naturelles de la bande de Gaza devraient tomber sous le contrôle de ses habitants.
« En 2013, sur 26 résolutions de l’ONU, Israël a été condamné 22 fois ! », s’étonne le JSS News fondé par Jonathan-Simon Sellem. Ce dernier a visiblement une indignation sélective et surtout un argument imparable : il avait ainsi taxé la sénatrice Goy-Chavent d’antisémitisme pour avoir voulu étiqueter les viandes issues de l’abattage rituel. Le mot est lâché et il est cousu de fil blanc. Mais le chantage qu’on nous impose ne repose sur aucune analyse sérieuse. Ne serait-il rien d’autre qu’une forme de chantage moral et intellectuel par lequel on voudrait empêcher tous ceux qui voudraient ouvrir le dossier israélo-arabe pour l’examiner avec un minimum d’objectivité ? Il y a, dans l’argumentation utilisée à ce propos, trop de mauvaise foi pour qu’on puisse rejeter cette hypothèse.
L’impunité des gouvernements israéliens n’est-il pas le principal facteur de la prolongation des problèmes du Proche-Orient ? Personne ne peut sérieusement penser que la négation de l’existence palestinienne en terre de Palestine et la politique de l’État juif basée sur l’arrogance, le fait accompli et l’humiliation quotidienne, puissent durer éternellement. Deux siècles après le début de la sortie du ghetto, les sionistes en ont créé un nouveau, hermétique, avec un vrai mur. On sait fort heureusement qu’il aura un jour une fin.
Capitaine Martin

"Made in Jordanie" Israël va pénétrer les marchés arabes avec le label "Made in Jordanie" (Al-Akhbar)

Qui sont les véritables amis de la Palestine ?
Il est difficile de répondre à cette question simple.
Il est par contre plus facile de dire qui sont les vrais ennemis de la Palestine.
Il y a bien sûr l’entité sioniste elle-même mais il faut lui ajouter la quasi-totalité des monarchies arabes.
Toutes ont en effet trouvé des accommodements avec le régime sioniste quand elles n’ont pas pactisé ouvertement avec cette dernière.
La Jordanie nous en fournit un nouvel exemple avec ce projet de zone industrielle à cheval sur le territoire jordanien et la Palestine occupée qui devrait permettre à des entreprises sionistes d’accéder [plus facilement] aux marchés arabes grâce à l’étiquette « fabriqué en Jordanie ».
La Jordanie est le premier pays arabe à avoir contrevenu au boycott des produits de l’entité sioniste institué par la Ligue Arabe, un boycott dont la portée s’est fortement atténuée même s’il reste une entrave à l’accès des entreprises sionistes aux marchés arabes
Nous avons là la concrétisation de ce qu’annonçait en 1998 Gil Geiler dans son livre intitulé « Du boycott à la coopération économique » qui traite de l’évolution des relations économiques entre les Etats arabes et l’entité sioniste.
Djazaïri
Israël veut pénétrer les marchés arabes avec des étiquettes « Made in Jordanie »
Les projets transfrontaliers se matérialisent, pas entre les pays arabes – comme les Arabes auraient pu l’espérer – mais entre Israël et la Jordanie. Un parc industriel conjoint doit être établi le long de la frontière israélo-jordanienne qui donnera aux entreprises israéliennes la possibilité d’accéder aux marchés arabes puisque leurs produits porteront l’étiquette trompeuse "Made in Jordan".
La presse israélienne rapporte que la zone industrielle – fruit du cerveau du ministre israélien de la coopération régionale, Silvan Shalom – sera soumis au gouvernement israélien pour approbation la semaine prochaine. Le parc industriel sera composé d’une section près du kibboutz Tirat Zvi du côté israélien, qui sera reliée par un pont sur le fleuve Jourdain à la section jordanienne.
Du côté jordanien, des installations industrielles seront construites par des entreprises israéliennes et jordaniennes, devraient employer jusqu’à 2.000 travailleurs jordaniens, tandis que la gestion, , la logistique et le marketing seront installés du côté israélien.
Le coût estimatif du projet, baptisé Sha’ar Hayarden, ce qui signifie Porte de Jordanie, sera d’environ 180 millions de shekels (environ 50 millions de dollars).
Selon le quotidien israélien Yedioth Ahronoth, la Jordanie bénéficiera de l’augmentation des créations d’emploi, tandis qu’Israël fera d’énormes économies sur les coûts de main-d’œuvre en rémunérant les travailleurs avec des salaires relativement faibles (pas plus de 500 $ par mois côté jordanien). Mais plus important, les produits fabriqués dans cette zone seront estampillés du label « Made in Jordan » ce qui permettra aux entreprises israéliennes de vendre leurs produits dans les pays arabes.
Le Yedioth Ahronoth note également que le projet, qui est considéré comme un geste historique entre Israël et la Jordanie, sera supervisé par une agence gouvernementale rattachée au ministère de la Coopération régionale, qui collaborera avec les ministères de l’économie, des affaires étrangères, de la défense et des transports.
Le journal cite les propos suivants de Silvan Shalom : "Sha’ar Hayarden représente une véritable percée. Le projet contribuera à renforcer les relations entre Israël et la Jordanie, et stimulera la croissance économique dans la région grâce à la création de nouvelles usines et de coentreprises et à la création d’emplois. Nous allons continuer à prendre l’initiative et aller de l’avant avec ces projets."
17 novembre 2013
Traduit de l’anglais par Djazaïri

Bahar Kimyongür emprisonné en Italie alors qu’il devait participer à une conférence sur la Syrie…..Encore une fois nous devons donc mobiliser ciel et terre pour obtenir la libération de notre camarade.

Communiqué du Comité pour la liberté d’expression et d’association (CLEA)

Nous venons d’apprendre avec consternation l’arrestation de Bahar Kimyongür par la police italienne à Milan ce jeudi 21 novembre.
8 heures 30, ce jeudi matin : Bahar Kimyongür (militant politique belge issu d’une famille arabe alaouite originaire de Turquie mais aux racines syriennes) est arrêté à Milan. Alors qu’il devait participer à une conférence internationale sur la Syrie, des policiers l’ont appréhendé à sa descente d’avion.
Après avoir été interrogé par les autorités judiciaires, Kimyongür a été incarcéré à la prison de Bergame.
Ce nouvel emprisonnement fait évidemment suite au mandat d’arrêt lancé contre sa personne par les autorités d’Ankara – lesquelles réclament continuellement son extradition. Pour rappel : ce mandat d’amener avait déjà entrainé, en juin dernier, son arrestation à Cordoue (mais la justice espagnole l’avait remis en liberté sous caution, dans l’attente d’une décision prononcée par l’Audiencia Nacional)…
Depuis des mois, nul ne l’ignore, Bahar Kimyongür n’épargne ni son temps, ni son énergie, ni sa peine pour dénoncer le rôle grandissant que joue l’État turc dans l’épouvantable conflit qui ravage la Syrie. Une guerre ignoble et atroce dans laquelle le gouvernement Erdogan intervient directement : Ankara laisse toute liberté aux groupes djihadistes pour organiser – à partir du territoire turc – la sédition en Syrie ; Ankara autorise ouvertement – à partir du territoire turc – les livraisons d’armes aux groupes d’Al Qaïda et autres sectaires tafkiri financés par l’Arabie saoudite ou le Qatar ; Ankara délègue aux islamistes étrangers les plus intégristes le soin d’intimider par la violence les populations vivant dans la région turque de Hatay, des populations qui n’approuvent pas la position belliciste de l’AKP.
Or ce sont toutes ces révélations dument documentées par Kimyongür – et auxquelles l’évolution de la situation donne de plus en plus raison – que la Turquie ne peut tolérer…
Encore une fois : nous devons donc mobiliser ciel et terre pour obtenir la libération de notre camarade.
Encore une fois : nous devons obliger la Belgique à défendre, de manière conséquente, l’un de ses ressortissants.
Au plan européen, la Belgique doit faire annuler (par tous moyens du Droit) un mandat d’arrêt dont les « accusations » ont toutes été déclarées infondées – que ce soit par la Justice hollandaise ou par les tribunaux belges (à travers le jugement rendu par la Chambre d’Extradition de la Haye en 2006 ; puis par les Arrêts prononcés par la Cour d’Appel d’Anvers en 2008 et par la Cour d’Appel de Bruxelles en 2009).
Jean Flinker
Membre du Comité pour la liberté d’expression et d’association


Les prisonniers de Gdeim Izik insistent sur la nécessité de la mise en place d’un mécanisme onusien des droits de l'Homme au Sahara occidental

Salé (Maroc), 21 novembre 2013 (SPS)
Les prisonniers politiques sahraouis groupe de Gdeim Izik ont confirmé la nécessité de mettre en place d'un mécanisme de suivi et de surveillance des droits de l'Homme au Sahara occidental, dans une lettre adressée mercredi au président américain, Barack Obama.
"La situation dans les territoires occupés se détériorer davantage en raison de violations flagrantes des droits des citoyens sahraouis par l’occupant marocain, ce qui confirme la nécessité urgente d'accélérer la création d'un mécanisme de surveillance des droits de l'homme au sein de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum (MINURSO)" a indiqué la lettre dont une copie est parvenue à la SPS.
La lettre a appelé à la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et les prisonniers de guerre sahraouis qui croupissent encore dans les prisons marocaines, à faire la lumière sur le sort des disparus sahraouis ,mettre fin au pillage des richesses naturelles sahraouies par le Maroc et détruire le mur de la honte qui sépare les familles sahraouis.
Les détenus de Gdeim Izik ont salué les efforts déployés par les États-Unis d'Amérique, gouvernement, peuple, organisations et société civile partout dans le monde pour soutenir le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination et le respect de la légitimité internationale.
Ils ont également salué la décision courageuse et historique de la représentante permanente des États-Unis au Conseil de sécurité de l'ONU, Mme Susan Rice demandant l’inclusion d'un mécanisme de surveillance et de protection des droits de l'homme au Sahara occidental.(SPS)

mercredi 20 novembre 2013

Libye : Ground zero…. Après avoir démoli l’Etat libyen avec 10 mille attaques aériennes et des forces spéciales infiltrées, Etats-Unis, Italie, France et Grande-Bretagne déclarent leur « préoccupation à cause de l’instabilité en Libye ».


La nouvelle mission Libye au départ
Après avoir démoli l’Etat libyen avec 10 mille attaques aériennes et des forces spéciales infiltrées, Etats-Unis, Italie, France et Grande-Bretagne déclarent leur « préoccupation à cause de l’instabilité en Libye ».
La Farnesina (siège du ministère des Affaires étrangères italien) informe que sont en cours à Tripoli de violents affrontements entre milices y compris avec des armes lourdes et qu’ont été endommagés de nombreux édifices, où la sécurité n’est pas garantie, pas même dans les grands hôtels de la capitale. Non seulement pour les étrangers, mais aussi pour les membres du gouvernement : après l’enlèvement, il y a un mois, du premier ministre Ali Zeidan à sa résidence dans un hôtel de luxe, dimanche le chef-adjoint des services secrets, Mustafa Noah, a été enlevé à l’aéroport.
Et pendant que dans la capitale des miliciens de Misrata tirent sur des citoyens désarmés exaspérés par les violences, à Bengazi se poursuit sans discontinuer la série d’homicides d’origine politique.
Que faire ? Le président Obama a demandé au premier ministre (italien) Letta de « donner un coup de main en Libye » et celui-ci a immédiatement accepté.
Sa fiabilité est indiscutable : en 2011 Enrico Letta, alors secrétaire-adjoint du Pd (Partito democratico) a été un des plus ardents soutiens de la guerre USA/OTAN contre la Libye. On se souviendra dans les livres d’histoire de sa célèbre phrase : « Va-t-en-guerre est celui qui est contre l’intervention internationale en Libye et certainement pas nous qui sommes des constructeurs de paix ».
Maintenant, tandis que la Libye coule dans le chaos provoqué par les « constructeurs de paix », le moment d’agir est arrivé. L’amiral William H. McRaven, chef du Commandement USA pour les opérations spéciales, vient d’annoncer qu’une nouvelle mission est sur le point d’être lancée : entraîner et armer une force libyenne de 5-7mille soldats et « une unité plus petite, séparée, pour des missions spécialisées de contre-terrorisme ». Des spécialistes du Pentagone et de l’OTAN sont déjà en Libye pour choisir les hommes. Mais, étant donnée la situation interne, ceux-ci seront entraînés hors du pays, presque certainement en Italie (notamment en Sicile et Sardaigne) et peut-être aussi en Bulgarie, selon un programme aux ordres du Commandement Africa du Pentagone.
L’amiral McRaven ne cache pas qu’ « il y a des risques : une partie des participants à l’entraînement peut ne pas avoir un casier vierge ». Il est très probable donc que parmi eux se trouvent des criminels de droit commun ou des miliciens qui ont torturé et massacré (éléments qui, une fois en Italie, pourront circuler librement). Et parmi ceux qui sont entraînés en Italie il y aura aussi les gardiens des lager libyens dans lesquels sont enfermés les migrants. Pour l’entraînement et entretien de ces hommes, les fonds déjà destinés à la Libye dans le décret missions qui est examiné au parlement seront insuffisants : il en faudra d’autres beaucoup plus consistants, toujours pris dans les caisses publiques. L’Italie contribuera de cette façon à la formation de troupes qui, étant de fait sous les ordres des commandements USA/OTAN, ne seront que nominalement libyennes : en réalité elles auront le rôle qu’avaient autrefois les troupes indigènes coloniales. L’objectif de la mission n’est pas de stabiliser la Libye pour qu’elle redevienne une nation indépendante, mais de contrôler la Libye, de fait déjà balkanisée, ses précieuses ressources énergétiques et son territoire stratégiquement important.
Nous nous permettons de donner un conseil au gouvernement Letta : l’Expo flottante du Cavour, quand elle rentrera en Méditerranée en avril après son périple africain, pourrait faire étape aussi en Libye pour faire de la publicité aux produits Made in Italy. Comme le canon à feu rapide Vulcain de la société Oto Melara, qui, dans les mains des Libyens qui mitraillent aujourd’hui les embarcations des migrants, pourrait résoudre le problème de l’émigration clandestine
Manlio Dinucci
Edition de mardi 19 novembre 2013 de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
@mondialisation.ca

SYRIE : Battue sur le terrain, l'opposition soutenue par l'occident accepte de négocier….Ce groupe de politiciens exilés, bricolé par le ministère américain des Affaires étrangères et les monarchies sunnites d'Arabie saoudite et du Qatar, a cependant insisté sur une condition à la poursuite de sa participation : que le président syrien Bashar el-Assad ne joue aucun rôle dans un quelconque régime de transition.

L'opposition syrienne soutenue par l'occident, sous la pression à la fois de ses maîtres à Washington, Londres et en Europe et des défaites militaires qu'elle subies, a accepté de participer à des négociations organisées par les États-Unis et la Russie à Genève qui visent à marchander un accord politique pour la fin de la guerre civile syrienne qui dure depuis deux ans.

Le vote décidant d'envoyer une délégation à cette conférence dite Genève 2 qui devrait avoir lieu à la mi-décembre, a été obtenu lors d'une réunion du Conseil national syrien (CNS) lundi à Istanbul.
Ce groupe de politiciens exilés, bricolé par le ministère américain des Affaires étrangères et les monarchies sunnites d'Arabie saoudite et du Qatar, a cependant insisté sur une condition à la poursuite de sa participation : que le président syrien Bashar el-Assad ne joue aucun rôle dans un quelconque régime de transition. Le gouvernement de Damas a rejeté toute exigence de ce genre, insistant pour dire qu'Assad reste le président de la Syrie et que sa démission ne peut être décidée que par le peuple syrien.
Washington pour sa part, après sa volte-face concernant la frappe militaire contre la Syrie qu'il était sur le point de lancer en septembre dernier et son entrée en négociations avec l'Iran au sujet de son programme nucléaire, a abandonné l'exigence du remplacement d'Assad qu'il réclamait par le passé et se contente de déclarations sur la perte de « légitimité » de ce dernier, suggérant qu'Assad sera retiré de ses fonctions dans le cadre du processus d'application de tout accord sortant des négociations de Genève.
La réunion du CNS à Damas a eu lieu sous la supervision directe de Washington, qui a dépêché son envoyé en Syrie, Robert Ford, pour discipliner l'opposition soutenue par l'occident. Les « activistes » syriens ont déclaré au New York Times que Ford leur a dit que le choix auquel ils étaient confrontés était: « l'ISIS [l'organisation État islamique d'Irak et de Syrie, affiliée à Al Qaïda] ou le régime. »
L'ISIS et une autre branche d'Al Qaïda, le Front al Nusra, ont pris un rôle encore plus dominant dans l'opposition armée au gouvernement syrien, s'emparant de territoires au Nord du pays et tentant d'imposer le régime islamiste dans les territoires qu'ils occupent.
Cela a été vrai à Raqqa, ville importante d'un million d'habitants, qui a vu des exécutions quotidiennes de personnes suspectées d'être des partisans du gouvernement ainsi que d'Alaouites et de membres des autres minorités. La BBC l'a décrite comme « la plus grande ville au monde jamais contrôlée par Al Qaïda. »
Quant aux soi-disant « modérés » qui sont présentés par les États-Unis et leurs marionnettes comme étant loyaux envers le Conseil de l'opposition syrienne, ils passent pratiquement inaperçus. En septembre, 11 groupes armés opposés au régime officiellement membres de l'Armée syrienne libre ont publié une déclaration conjointe qui désavouait clairement toute allégeance à l'opposition soutenue par les États-Unis et s'alignaient publiquement sur les forces d'Al Qaïda.
S'il devient de plus en plus évident que le CNS ne représente pas grand-chose en termes de soutien populaire de la part des Syriens, les tensions au sein des exilés ont fortement augmenté, ce qui exprime les divisions entre les soutiens occidentaux et saoudiens de cet organisme. La monarchie saoudienne a publiquement critiqué à la fois la recherche par le gouvernement Obama d'une solution politique négociée en Syrie, suite à l'accord avec Moscou sur la destruction des armes chimiques du régime Assad, et sa tentative de rapprochement avec l'Iran.
Il a été rapporté qu'à la réunion de lundi, Ahmed Jarba, le président de la coalition, a giflé un représentant de l'Armée syrienne libre, Louay Mekdad, après que ce dernier a comparé le processus de vote de la coalition au régime interne du Parti Baas qui détient le pouvoir en Syrie.
Après s'est incliné devant la pression américaine et avoir voté en faveur de la participation à la conférence de Genève, le CNS a agi contre l'insistance des États-Unis et a nommé un « gouvernement provisoire » qui contrôlera officiellement les régions gouvernées par les « rebelles » en Syrie. Les responsables américains se sont opposés à cette action disant qu'elle risque de fragiliser les négociations de Genève et de rendre impossible un accord sur l'établissement d'un régime de transition à Damas.
Les responsables du CNS ont admis qu'Ahmed Tumeh, l'« islamiste modéré » nommé premier ministre du gouvernement provisoire, ainsi que d'autres responsables vont exercer leur pouvoir supposé depuis la ville frontière turque de Gaziantep, parce qu'ils seraient incapables de se défendre contre les forces du gouvernement syrien ou les milices affilées à Al Qaïda.
Le véritable objectif de ce drôle de gouvernement a été rendu clair par l'annonce qu'il recevra 300 millions de dollars d'aide de l'Arabie saoudite, qui est déterminé à faire durer la guerre civile en Syrie.
Washington et les « rebelles » soutenus par l'occident ont fait échouer à plusieurs reprises la réunion de Genève 2, dont le but est de mettre en application les décisions prises lors de Genève 1 : un accord général obtenu en juin 2012 entre les puissances occidentales et la Russie sur la formation d'un gouvernement de transition s'appuyant sur le consentement mutuel de l'opposition et du régime d'Assad. Ils espéraient n'avoir besoin d'aucune négociation de ce genre et que l'objectif des États-Unis et de l'OTAN d'obtenir un changement de régime pourrait être atteint soit par les actions armées des milices soutenues par l'occident, soit au moyen d'une intervention directe des États-Unis. Entre-temps, le bilan des morts en Syrie a été multiplié par plus de cinq.
Cependant, Washington voit maintenant une urgence à réunir cette conférence, étant donné l'effondrement de ses tentatives d'organiser une intervention militaire directe face à une opposition populaire massive et à la débâcle de plus en plus évidente des « rebelles » sur le terrain en Syrie.
Les forces du gouvernement réussissent des avancées significatives à la fois dans la campagne au Sud de Damas et juste en bordure d'Alep, seconde ville de Syrie et ancienne capitale commerciale du Nord. Mercredi, les troupes syriennes ont repris Hujeira, au Sud de Damas au cours d'une série de victoires qui ont repoussé les milices emmenées par les islamistes en dehors de la zone qu'elles tenaient depuis longtemps, menaçant de couper leurs lignes de ravitaillement.
Et à Alep, les troupes du gouvernement ont repris une base stratégique de l'armée près de l'aéroport de la ville prise auparavant par les soi-disant rebelles, et ont repris également un certain nombre d'autres bastions antérieurs de l'opposition armée.
Les « rebelles » ont répondu par des attaques de plus en plus désespérées contre la population civile. Les quartiers résidentiels de Damas ont été soumis à des bombardements aléatoires, qui sembleraient cibler les populations non-sunnites. Au moins neuf personnes ont été tuées et 16 blessées par des tirs de roquettes et de mortier mercredi. Lundi, quatre enfants ont été tués dans un bus scolaire ainsi que leur chauffeur quand un obus de mortier a frappé dans un quartier à majorité chrétienne. Quatre autres enfants ont été blessés ainsi que deux personnels administratifs d'une école. Une autre attaque de mortier le même jour a blessé 11 enfants à l'école Saint-Jean de Damas dans le quartier de Qassaa.
Si le meurtre et les blessures infligées aux enfants par les « rebelles » n'a déclenché aucun des sentiments d'indignation sélectifs que les médias occidentaux ne réservent qu'au régime syrien, les Nations unies ont condamné ces attaques qualifiées de « barbares. »
« Ces actes barbares doivent cesser, » a dit Maria Callvis, directrice de l'UNICEF pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, dans un communiqué. «Tous ceux qui ont de l'influence en Syrie ont une obligation morale de respecter le caractère sacré de la vie des enfants et de s'assurer que les écoles restent un lieu de refuge sûr. »
Venant compliquer encore la situation pour les États-Unis et leurs alliés en Syrie, des Kurdes au Nord-Est de la Syrie ont annoncé mardi la formation d'un gouvernement autonome d'intérim. Cette évolution fait suite aux victoires militaires remportées par le PYD (Parti de l'union démocratique), une milice kurde alignée sur le groupe de rebelles turcs du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) contre les « rebelles » liés à Al Qaïda qui avaient tenté de prendre le contrôle de la zone qui est frontalière de la Turquie.
Cela a poussé le CNS à déclarer que le groupe kurde est une force « hostile ». Il l'a accusé d'« attaquer des unités de l'Armée syrienne libre […] et de se dérober à la lutte contre le régime Assad.
Le PYD a également insisté pour que les Kurdes soient représentés séparément dans toute négociation à Genève, une demande qui a rencontré l'hostilité à la fois de Washington et de ses marionnettes syriennes.
Les Kurdes représentent près de 10 pour cent de la population syrienne. Les développements au Nord-Est de la Turquie ont provoqué de la consternation dans le gouvernement turc, qui avait soutenu les milices islamistes et qui craint que cela ne renforce le PKK et les demandes d'autonomie des Kurdes en Turquie-même
Cameroonvoice

lundi 18 novembre 2013

Deux dangereux mensonges sur la Syrie : "opposition armée" et "impossibilité de la solution militaire" Certains prennent pour prétexte ces deux postulats mensongers pour appeler au dialogue, qualifiée de seule voie pour un règlement politique.


- Le terme « opposition armée » vise en réalité à dissimuler la véritable composition des groupes qui combattent l'armée syrienne, et qui constituent le noyau de l'agression coloniale contre la Syrie, son peuple et ses institutions.
- Le fait de véhiculer l'idée de « l'impossibilité de l'option militaire » vise, pour sa part, à saper le moral du peuple syrien et de l'Armée arabe syrienne et à se dérober à l'obligation d'assécher les sources de financement du terrorisme.
Des analystes et des observateurs, mus par de bonnes intentions, tombent dans les pièges des mensonges sémiologiques véhiculés sur la Syrie. Parmi les plus dangereux mensonges, celui d'"opposition armée" et l'"impossibilité de la solution militaire". Certains prennent pour prétexte ces deux postulats mensongers pour appeler au dialogue, qualifiée de seule voie pour un règlement politique. Pourtant, dès le début de la crise, le pouvoir syrien a plaidé pour le dialogue, et le président Bachar al-Assad a expliqué sa vision de ce dialogue national, qu'il considère comme un moyen pour élargir la base du partenariat national, et pour reconstruire les institutions de l'Etat tout en préservant et en consolidant l'indépendance nationale. Pour encourager le dialogue, les autorités syriennes ont multiplié les amnisties pour les personnes impliquées dans l'insurrection armée. Plus récemment, l'Etat a franchi un grand pas sur la voie du règlement du problème des déserteurs des forces armées, dont un grand nombre combat aujourd'hui dans les rangs de l'Armée arabe syrienne et certains sont même tombés en martyrs sur le champ d'honneur.
Le terme "opposition armée" vise en réalité à dissimuler la véritable composition des groupes qui combattent l'armée syrienne, et qui constituent le noyau de l'agression coloniale contre la Syrie, son peuple et ses institutions. Ce terme est un voile qui cache d'horribles vérités dont voici les plus importantes:
Ces groupes armés sont composé de dizaines de milliers de combattants venus de 80 pays des cinq continents. C'est un mélange de mercenaires internationaux et de recrues des réseaux terroristes takfiristes. Beaucoup ont été recrutés par des compagnies internationales, comme Blackwater, qui a envoyé en Syrie des milliers de mercenaires. De nombreux médias ont publié des enquêtes sur des contrats passés par ces compagnies avec d'anciens militaires, qui ont servi sous la bannière des Nations unies dans plusieurs pays.
Les rapports publiés par la presse et les centres de recherche indiquent que près de la moitié des effectifs des groupes armés est composée de mercenaires et de terroristes étrangers, saoudiens, tchétchènes, afghans, turcs, indonésiens, somaliens, libyens et tunisiens. Beaucoup d'autres sont Européens, Australiens ou Américains. Aucune norme scientifique ne permet donc de dire que tous ces combattants sont des opposants syriens. Il s'agit soit de mercenaires, achetés grâce à l'argent des Etats qui financent la guerre contre la Syrie, soit des terroristes takfiristes qui participent à la destruction de l'Etat syrien.
En dehors d'Al-Qaïda, il existe plus d'un millier de groupes armés de différentes,  selon les études préparées par les centres de recherche, y compris le Pentagone. Les correspondants de presse étrangers, qui ont enquêté sur le terrain, affirment que la plupart de ces groupes comptent sur le financement du Qatar et de l'Arabie saoudite, soit d'une manière directe soit à travers la Coalition de Doha et le Conseil d'Istanbul ou encore le conseil militaire de ladite Armée syrienne libre.
Ces groupes se financent aussi à travers le pillage des biens publics et privés, le racket et autres rançonnages.
Le fait de véhiculer l'idée de l'impossibilité de l'option militaire vise, pour sa part, à saper le moral du peuple syrien et de l'Armée arabe syrienne et à se dérober à l'obligation d'assécher les sources de financement du terrorisme. Or cela est une condition nécessaire pour stopper la violence, qui est entretenue par les Etats qui soutiennent les mercenaires et les terroristes.
Les Etats-Unis, les monarchies du Golfe, la Turquie, Israël et la France, sont déterminés à faire durer la guerre d'usure, La question qui se pose est celle de savoir qu'elles sont les options d'un Etat "normal", confronté à une agression de groupes terroristes qui vivent grâce à l'anarchie? N'est-ce pas la solution militaire? Est-il possible d'inviter au dialogue le Front al-Nosra, l'Etat islamique en Irak et au Levant ainsi que des centaines d'autres groupes extrémistes, alors que les vitrines politiques des agents de l'étranger n'ont aucune influence sur eux pour les pousser à rendre les armes ou à respecter un cessez-le-feu?
L'option militaire pourrait prendre du temps et consommer des moyens, mais c'est la seule façon de permettre à l'Etat syrien de se redresser. Elle nécessite une unité entre le peuple, l'armée et le commandement, seule base solide pour défendre la souveraineté et l'indépendance nationales. Et s'il existe vraiment une opposition patriotique, elle est invitée à se joindre à l'Etat dans sa bataille pour la défense de l'existence de la Syrie et de son Etat.
Source : TENDANCES DE L’ORIENT

samedi 16 novembre 2013

Pourquoi Israël a assassiné Arafat ?..... Seul Israël avait les moyens d’accéder à du polonium, dans son réacteur nucléaire à Dimona, et il a d’amples états de services dans le domaine des assassinats politiques.

Il semble qu’il y a toujours pas mal de monde qui préférerait que la mort d’Arafat continue d’être traitée comme un mystère plutôt que comme un assassinat.
Il est temps d’affirmer l’évidence : Arafat a été tué. Et les soupçons portent directement sur Israël.

Pourtant on peut difficilement éviter de tirer la conclusion de la découverte révélée la semaine passée par des scientifiques suisses, à savoir que le corps du leader palestinien contenait des taux élevés d’un isotope radioactif, le polonium-210. Une recherche non concluante et beaucoup plus restreinte réalisée par une équipe russe et publiée juste après l’annonce helvétique, suggère également qu’Arafat est mort des suite d’un empoisonnement.

Il est temps d’affirmer l’évidence : Arafat a été tué. Et les soupçons portent directement sur Israël.

Seul Israël avait les moyens, les antécédents, l’intention et les motifs déclarés. En l’absence d’empreintes digitales israéliennes sur l’arme du crime, il n’y a pas suffisamment de preuves pour convaincre un tribunal, mais il y a assez d’indices pour qu’Israël soit reconnu coupable devant le tribunal de l’opinion publique mondiale.
  
Seul Israël avait les moyens d’accéder à du polonium, dans son réacteur nucléaire à Dimona, et il a d’amples états de services dans le domaine des assassinats politiques, certains ostentatoires, d’autres secrets, avec utilisation fréquente d’agents chimiques difficiles à détecter.

Il est publiquement avéré qu’Israël a tenté de tuer en douce un autre dirigeant palestinien, Khaled Meshaal du Hamas, en Jordanie en 1997, lui injectant un poison dans l’oreille. Meshaal fut sauvé uniquement parce que les assassins ont été pris et qu’Israël fut forcé de fournir un antidote.

Les dirigeants israéliens se sont succédé pour nier toute intention maligne à l’encontre d’Arafat. Silvan Shalom, le Ministre de l’Energie, affirmait la semaine dernière : « Nous n’avons jamais pris la décision de lui nuire physiquement ». Shalom doit souffrir d’un trou de mémoire …

Une foule d’indices attestent qu’Israël voulait qu’Arafat – selon l’euphémisme de l’époque – soit « écarté ». En janvier 2002 Shaul Mofaz, chef d’état-major des forces israéliennes, fut surpris par un micro alors qu’il chuchotait au Premier ministre israélien Ariel Sharon, à propos d’Arafat : « Il faut qu’on se débarrasse de lui ».

Avec le dirigeant palestinien retranché pendant plus de deux années dans son quartier général délabré à Ramallah, encerclé par des tanks israéliens, la question au sein du gouvernement israélien était de savoir s’il fallait l’exiler ou le tuer.

En septembre 2003, Shalom étant ministre des Affaires étrangères, le cabinet publia même un avertissement comme quoi Israël devait « ôter cet obstacle d’une manière et à un moment de son choix ». Le vice-premier ministre de l’époque, Ehud Olmert, précisa que tuer Arafat était « l’une des options ».

Ce qui arrêta la main d’Israël – et nourrit son ton équivoque - ce fut l’opposition catégorique de Washington. Dans le sillage de ces menaces, Colin Powell, le Secrétaire d’Etat étatsunien, mit en garde contre le fait qu’un geste à l’encontre d’Arafat déclencherait « la fureur dans tout le monde arabe, dans le monde musulman et dans bien d’autres parties du monde ».

Mais en avril 2004, Sharon déclara que dorénavant il n’était plus tenu par son engagement antérieur envers le Président George Bush de ne pas « nuire physiquement à Arafat ». "Je suis libéré de cette promesse ", observa-t-il. La Maison Blanche elle aussi faisait montre d’un affaiblissement de sa posture : un porte-parole anonyme répondit sans grande conviction que les Etats-Unis « s’opposaient à toute action de ce genre ».

On ignore si Israël a pu exécuter l’assassinat seul, ou s’il a dû recruter un ou plusieurs membres du cercle des proches d’Arafat, présents avec lui dans la Moukata à Ramallah, comme complices pour dispenser le poison radioactif.

Qu’en est-il du motif ? Qu’est-ce qu’Israël a gagné à « écarter » Arafat ? Pour comprendre la pensée d’Israël, il faut revenir à un autre débat qui faisait rage à cette époque parmi les Palestiniens.

La direction palestinienne était divisée en deux camps, centrés sur Arafat et sur Mahmoud Abbas, qui semblait être l’héritier d’Arafat. Tous deux avaient des stratégies fortement divergentes à propos des rapports avec Israël.

Selon Arafat, Israël avait manqué à ses engagements pris dans les accords d’Oslo. Dès lors il était hostile à investir exclusivement dans le processus de paix. Il voulait une double stratégie, garder des canaux ouverts aux pourparlers tout en maintenant l’option de la résistance armée pour faire pression sur Israël. Pour cette raison il gardait une emprise personnelle ferme sur les forces de sécurité palestiniennes.

Quant à Abbas, il croyait que la résistance armée est un cadeau à Israël et délégitimise le combat palestinien. Il voulait focaliser exclusivement sur les négociations et la construction de l’Etat, espérant exercer une pression indirecte sur Israël en prouvant à la communauté internationale que les Palestiniens pourraient se montrer dignes de confiance avec un Etat. Sa priorité était de coopérer étroitement avec les Etats-Unis et Israël sur les questions de sécurité.

Israël et les Etats-Unis préféraient l’approche d’Abbas, allant même jusqu’à contraindre Arafat à réduire son influence pendant un temps, en nommant Abbas au poste nouvellement créé de Premier ministre.

La principale préoccupation d’Israël concernant Arafat était que – tout prisonnier qu’il fût – il resterait une figure unificatrice pour les Palestiniens. En refusant de renoncer à la lutte armée, Arafat réussissait à contenir – même de justesse – les tensions croissantes entre son propre mouvement du Fatah et son principal rival, le Hamas.

Une fois Arafat disparu, et le conciliant Abbas installé à sa place, ces tensions ont violemment fait éruption à l’air libre – comme Israël l’attendait certainement. Elles culminèrent en une rupture qui déchira le mouvement national palestinien et entraîna un schisme territorial entre la Cisjordanie contrôlée par le Fatah et Gaza dirigé par le Hamas.

Selon la terminologie habituelle d’Israël, Arafat était le chef de "l’infrastructure de terreur". Mais la préférence israélienne pour Abbas ne découlait pas d’un sentiment de respect envers lui ni de la conviction qu’il réussirait à persuader les Palestiniens d’accepter un accord de paix. Il est de notoriété publique que Sharon a affirmé qu’Abbas n’était guère plus impressionnant « qu’un poulet déplumé ».

L’intérêt d’Israël à tuer Arafat saute aux yeux si on considère ce qui s’est passé après sa mort. Non seulement le mouvement palestinien s’est effondré, mais la direction palestinienne a été replongée dans une série de vains pourparlers de paix, laissant toute latitude à Israël pour se concentrer sur les vols de terres et la construction de colonies.

A propos de la question de savoir si Israël a profité de la perte d’Arafat, l’analyste palestinien Mouin Rabbani faisait observer : « Est-ce que l’engagement exemplaire d’Abou Mazen [Abbas] envers Oslo pendant toutes ces années, et sa coopération avec Israël pour gérer la sécurité envers et contre tout - est-ce que cela n’a pas déjà réglé cette question ? ».

Aujourd’hui la stratégie d’Abbas affronte peut-être son test ultime, alors que l’équipe de négociation palestinienne va une fois de plus tenter d’arracher à Israël les plus élémentaires concessions sur un Etat palestinien, au risque d’être blâmée pour l’inéluctable échec des pourparlers. Déjà ses efforts semblent s’être largement fourvoyés.

Alors que les négociations n’ont rapporté aux Palestiniens qu’une poignée de prisonniers politiques âgés, Israël a déjà annoncé en retour l’extension massive des colonies et a menacé d’éviction quelque 15.000 Palestiniens de leurs maisons à Jérusalem-Est.
Il va sans dire que c’est un compromis qu’Arafat aurait maudit.
Source : Info-Palestne