mardi 23 août 2011

Que sera l’après-Kadhafi ?

L´ «après-Kadhafi» a commencé. Tout le monde s´interrogeait, hier, non plus sur le sort du régime libyen, mais sur celui de son «dictateur», au pouvoir depuis 42 ans, de celui des membres de sa famille ainsi que celui de ses  fidèles parmi les fidèles,
certes de moins en moins nombreux depuis le début du conflit, il y a six mois, mais qui seront restés à ses côtés jusqu´au dernier moment.
Trois des fils Kadhafi, parmi lesquels Seif el Islam, ont été arrêtés ou se sont rendus à la rébellion. Aux dernières nouvelles, le procureur du Tribunal pénal international, l´espagnol Luis Moreno-Ocampo, a confirmé ces arrestations, ce qui donne la certitude qu´une procédure d´extradition des membres du régime libyen devant cette juridiction internationale est déjà en cours.

Le baroud d´honneur
Réfugié probablement dans un de ses bunkers de Bab Aziza, Kadhafi a refusé de se rendre comme il l´a toujours clamé. A l´appel de la Ligue arabe et à ceux d´un certain nombre de pays occidentaux lui demandant de quitter le pouvoir, le dictateur libyen avait aussitôt diffusé un message radiophonique par lequel il réitérait sa détermination à lutter jusqu´au bout, alors que des combats acharnés se déroulaient aux alentours de sa résidence de Bab Aziza.
C´est la troisième fois qu´une dictature arabe tombe aux mains de l´insurrection populaire, depuis le début dudit «printemps arabe». Il faut remarquer que la prise du pouvoir en Libye sous la conduite de la coalition internationale rappelle, par bien des aspects, la méthode Bush (l´invasion armée) employée, en 2002, en Irak et suivie de la pendaison de Saddam Hussein et des plus proches membres de son régime.

Le pire est à venir
Dix ans après, l´Irak n´est ni sécurisé après la disparition de Saddam Hussein, ni démocratique sous le régime d’El Maliki. Pas plus que la Tunisie et l´Egypte où la transition démocratique s´est effectuée relativement sans trop de massacres en vies humaines, la Libye pourrait bien connaître un bain de sang pareil à celui que l´Irak vit au quotidien depuis l´invasion américaine.
C´est pourquoi il faut craindre que le conflit armé libyen, avec son cortège de ruines, de deuils et de massacres, est loin d´être terminé avec la prise de Tripoli par les insurgés. C´est peut-être même à présent que commence le plus difficile pour ce pays maghrébin où il n´y a ni Etat ni institutions prêtes à assurer la transition. l‘après-Kadhafi, comme dans les deux pays voisins.
Aujourd´hui, la Libye est entièrement aux mains d´une rébellion désorganisée qui est traversée, de surcroît, par tous les courants, y compris par le courant salafiste qui a fait ses preuves en Irak. Tous les doutes sont désormais permis  sur l´avenir de ce pays maghrébin, sur sa sécurité, sur sa stabilité et, par conséquent, sur l´équilibre politique de la région.

Les objectifs d´une guerre injuste
Que sera l’après-Kadhafi ? Une réponse à cette question fondamentale est prématurée, même si les «alliés» qui ont piloté les opérations militaires qui ont fait des dizaines de milliers de victimes civiles et des destructions massives des villes et des villages ont leur idée.
Officiellement, l´objectif des alliés était de porter secours aux populations civiles «massacrées» par le dictateur. Pour cela, la France a fait voter la Résolution 1973 sur la création d´une zone d´exclusion aérienne et un embargo sur les armes. Les intentions sont différentes, on l´aura vu sur le terrain, puisque les choses se sont passées autrement, car les motivations des alliés sont économiques et géostratégiques. Jamais humanitaires.
Ce sont les Etats-Unis qui ont planifié depuis longtemps la création d´un nouveau Moyen-orient, un ensemble qui assurerait à Israël une sécurité absolue.
Ce n´est un mystère pour personne que l´intention des puissances occidentales les plus engagées dans ce conflit, la France à leur tête, est de mettre la main sur les considérables gisements d´hydrocarbures de ce pays à un moment où le prix du baril bat tous les records. Les prix du baril peuvent à présent poursuivre leur tendance à la baisse au grand soulagement des marchés occidentaux de l´énergie.                      
Hamid A. 
Le Temps d'Algerie

Les dirigeants politiques et les scandales sexuels


Plusieurs personnalités politiques ont dû par le passé répondre devant la justice ou leurs instances politiques pour leurs comportements sexuels, comme cela pourrait arriver à l’actuel directeur général du Fmi, Dominique Strauss-Kahn.
Favori des sondages pour la candidature socialiste à la présidentielle française de 2012, DSK a été inculpé ce dimanche 15 mai d'agression sexuelle et de tentative de viol, après avoir été accusé la veille par une employée d'un hôtel de New York.


Revenu deux fois sur la scène
Le peuple américain aura attendu le 17 août 1998, date à laquelle, leur président, Bill  Clinton reconnait avoir eu une « relation déplacée » avec Monica Lewinsky. Le 11 septembre, le rapport de la Commission mise en place par Kenneth Starr, procureur indépendant est rendu public. Il évoque des « informations substantielles » selon lesquelles M. Clinton a « menti sous serment » dans l'affaire Paula Jones, et a fait entrave à la justice dans l'affaire Lewinsky. Une procédure d' « impeachment » contre Bill Clinton est repoussée par les sénateurs le 12 février 1999.
Cette affaire avait été précédée en  janvier 1998 par un autre scandale sexuel qui  révélait une liaison  qu'aurait entretenue le président Clinton dans le passé avec une jeune femme, Paula Jones. Mais l'affaire se centre sur une autre liaison, que Bill Clinton aurait eue, alors qu'il épuisait son premier mandat à la tête des Etats unis avec Monica Lewinsky.

20e enfant d’une relation extraconjugale

Ici, en Afrique du Sud, l’affaire Strauss Kahn a une résonance particulière. En novembre 2005, Jacob Zuma est accusé de viol par une jeune femme de 31 ans. En février 2010, Le chef de l’Etat sud africain a annoncé la naissance de son 20ème enfant avec  Sonono Khoza, 39 ans, la fille d’Irvin Khoza, président du Comité local d’organisation de la Coupe du monde de football organisée en juin 2010 en au pays de Nelson Mandela. Cette annonce intervenait un mois après  son cinquième mariage. Cette attitude avait alors amené l’opposition sud africaine à traiter  Zuma  d’avoir un comportement irresponsable qui discrédite le travail de lutte contre le Sida. Le Congrès national africain (ANC)  cependant, a pris sa défense. Considérant qu’il s’agissait  d’une « affaire privée » soutenant qu’il n’y a rien de honteux quand deux adultes ont une relation. Elu en mai 2009, 'actuel président sud-africain Jacob Zuma avait déjà été acquitté du viol d'une jeune femme séropositive le 8 mai 2006.

Il écope de 7 ans de prison

Le 22 mars 2011 le président israélien a été condamné par un tribunal de Tel-Aviv à sept ans de prison ferme et deux ans de prison avec sursis. Il a interjeté appel contre ce jugement. Le 30 décembre 2010 déjà, Moshé Katzav é été reconnu coupable de deux viols sur une de ses subordonnées à l'époque où il était ministre du Tourisme dans les années 1990. Il a en outre été reconnu coupable de deux « actes indécents », dont un avec usage de la force, et de harcèlement sexuel contre trois de ses employées au ministère du Tourisme puis à la présidence après son élection en 2000. Il a démissionné en juin 2007 à la suite d'un scandale sexuel. Inculpé le 19 mars 2009, il avait plaidé non coupable. Des dizaines de témoins et les parties civiles ont été entendues depuis à huis clos. L'ex-président n'a désormais plus le droit de quitter Israël et a été contraint de remettre son passeport aux autorités.  La presse avait été la première à faire des révélations sur les comportements déviants  de l'ex-président en 2006. Le procès ouvert connaîtra de multiples rebondissements.

Le pasteur accusé de sodomie

A la fin des années 90, l'ancien président zimbabwéen (1980-1987), Canaan Banana, a défrayé la chronique pour un scandale sexuel. L'affaire avait éclatée en février 1997, lors du procès pour meurtre de Jefta Dube, policier et ancien garde du corps de Banana. Un témoin avait alors raconté à la barre que l'ex-président avait violé et sodomisé son garde du corps pendant  trois ans. Canaan Banana avait formellement démenti ces accusations. Mais en mai 1997, une douzaine d'étudiants de l'université du Zimbabwe, où Banana avait enseigné entre 1938 et 1988, l'ont aussi accusé de viol. D'autres accusations ont suivi, lancées par des policiers, cuisiniers, footballeurs... Le pasteur méthodiste est déclaré coupable pour près de 11 crimes, dont des « actes sexuels non naturels », en 1998. Il s'enfuit alors, convaincu que Mugabe organise sa mort. En janvier 1999, il retourne au Zimbabwe, après avoir rencontré Nelson Mandela. Il est condamné à 10 ans de détention, mais ne purge que deux années de prison. En 2001, il est relaxé et décède deux ans plus tard de suites d'un cancer.


Stéphanie Dongmo
 

Accusé de sodomie
Le premier ministre malaisien devenu chef de l'opposition, Anwar Ibrahim, a été accusé de sodomie à l'encontre d'un ex-conseiller en juin 2008. Le chef de l’opposition malaisienne Anwar Ibrahim, a plaidé «non coupable» lors de son procès à Kuala Lumpur, tandis que l’accusation a affirmé détenir des preuves à charge. Des charges qu’Anwar Ibrahim a jugées  inventées par des forces politiques qui utilisent l’accusation à leurs fins.  La veille du procès, Anwar avait mis en cause l’actuel Premier ministre Najib Razak, qu’il veut faire témoigner à son procès. Les procureurs ont affirmé mercredi détenir des éléments prouvant l’acte sexuel entre l’accusé et l’un de ses ex-collaborateurs, des traces ADN du sperme de M. Anwar ayant été découvertes au cours de tests médicaux menés sur Mohamad Saiful Bukhari Azlan, 24 ans, ancien assistant ayant déposé plainte contre l’homme politique.

Plusieurs scandales sexuels

Pas de film sur les parties fines de Berlusconi». C’est le titre du réalisateur italien Marcho Bellochio et dont le scénario a été réalisé par Andy Casanova et Silvio Bandinelli. Le chef du gouvernement  italien âgé de 74 ans, est accusé d'avoir rémunéré les prestations sexuelles d'une mineure, la Marocaine Karima el-Mahroug, surnommée Ruby, de février à mai 2010 et d'avoir fait pression sur la police de Milan pour la faire libérer après son interpellation pour un larcin. Son  procès entamé le 6 avril 2011, doit reprendre le 31 mai. Le premier ministre  italien est impliqué dans plusieurs scandales sexuels.

Contraint de  retirer sa candidature

Gary Hart était pourtant le grand espoir du parti démocrate américain. En mai 1987, il  annonce officiellement sa candidature à la Maison Blanche afin de succéder Ronald Reagen. Mais il est rattrapé par une révélation du Miami Herald  qui l’accuse d’avoir passé une nuit en compagnie d'un jeune mannequin, à l'insu de sa femme. Au départ, Hart nie en bloc ses accusations. Puis il va déclarer que la vie privée des hommes politiques ne regarde personne. Le scandale est toutefois tel qu'il retire sa candidature et quand. Mais sept mois plus tard,  il revient dans la course et finit bon dernier des sept candidats démocrates. Cette élection qui s’est déroulée précisément le 21 novembre 1988 a été remporté par avait été remportée par George Bush père élu 41ème président et des Etats unis.
Source : Le jour de Yaoundé le mer

C’est l’OTAN qui est à la conquête de Tripoli (Il Manifesto)

Tripoli instable alors que l’euphorie des rebelles s’estompe (New York Times, aka La Voix de Son Maître en Temps de Guerre)