mercredi 13 juillet 2011

10 août 2016 - 55e anniversaire du premier épandage d’agent chimique au Viêt Nam Agent Orange - Apocalypse Viêt Nam

Si un jour existe une unité capable de mesurer la douleur et la souffrance, elle devra s’appeler Viêt Nam.


« De tous les crimes de guerre, celui de l’Agent Orange au Viêt Nam est particulièrement hideux. »
Noam Chomsky,
membre du Comité International de Soutien aux victimes de l’Agent Orange
Dow Chemical, Monsanto, Diamond, Uniroyal, Hercules… Découvrez les crimes impunis des marchands de la mort.

L’effroyable réalité d’un écocide chimique
Si l’histoire de l’utilisation des poisons, (venins et toxiques) remonte à la nuit des temps, la synthèse chimique a permis d’en démultiplier les effets maléfiques. La guerre du Viêt Nam fut ainsi la plus grande guerre chimique de l’histoire de l’humanité. L’objet de ce livre est d’expliquer précisément comment et pourquoi.
On y apprend de quelle façon, aujourd’hui encore, un demisiècle après le début des épandages, la dioxine pénètre dans l’organisme, quelles maladies elle engendre, et les terribles effets tératogènes qu’elle inflige aux enfants.
La description scientifique des agents chimiques utilisés est aussi précise que la technologie méthodique mise en oeuvre. Celle de l’effroyable catastrophe écologique fait prendre conscience que la destruction du règne végétal précède et précipite une dévastation plus terrible encore.
Les nombreuses photographies exceptionnelles, signées de très grands noms, illustrent l’ampleur de la tragédie actuelle. Cartes géographiques, documents d’archives inédits et témoignages états-uniens viennent démontrer l’intentionnalité de ce véritable écocide. L’auteur propose en outre un nouveau calcul renversant du volume des agents chimiques déversés au Viêt Nam. Dans cet ouvrage exhaustif, il aborde enfin les aspects juridiques avec les procédures intentées au nom des victimes vietnamiennes dans un total silence médiatique.
À l’image du Tribunal international d’opinion qui s’est tenu en 2009 à Paris, ce livre a pour but d’informer le public, premier pas d’une prise de conscience sur la route de la réparation des torts et des souffrances, car il existe aussi un espoir… Un document bouleversant, comme l’histoire officielle ne la raconte jamais, pour comprendre l’ampleur de la tragédie que vivent au quotidien une multitude des victimes de l’Agent Orange.

L’Agent Orange en 10 questions

Qu’est-ce que l’Agent Orange ?
C’est l’herbicide le plus utilisé par l’armée américaine durant la guerre du Viêt Nam. Les herbicides servaient à défolier les forêts (afin d’empêcher la guérilla vietnamienne de se cacher), à protéger les installations militaires et à détruire les récoltes ennemies. L’Agent Orange est en fait de couleur rose-brun. Il doit son nom aux bandes de couleur orange peintes sur les barils dans lesquels il était stocké. De même furent baptisés les autres produits chimiques dit « Arc en ciel » que sont les Agents Blanc, Bleu, Rose, Vert et Pourpre.

Pourquoi l’Agent Orange est dangereux pour l’homme ?
Deux tiers des herbicides utilisés pendant la guerre du Viêt Nam, notamment l’Agent Orange, contenaient de l’acide 2,4,5-T connu pour ses capacités défoliantes. Or les procédés de fabrication industrielle de cet acide, élaborés pour maximiser les profits, eurent pour conséquences de le contaminer par des doses plus ou moins importantes d’une substance extrêmement toxique : la 2,3,7,8-tétrachlorodibenzo-para-dioxine (TCDD).

Combien de dioxine a-t-on déversé au Viêt Nam ?
La quantité de dioxine variait selon les herbicides. Selon les dernières estimations,* entre 1961 et 1971, l’armée américaine aurait à elle seule déversé près d’une centaine de millions de litres d’herbicides contenant plus de 300 kilos de dioxine TCDD, sur des centaines de milliers d’hectares, dans le sud et le centre du Viêt Nam principalement, mais aussi au Laos et au Cambodge. Or les normes internationales fixent les seuils limites de dioxine en millionièmes de millionième de gramme par personne.

Quels sont les effets de la dioxine ?
La dioxine est une substance cancérigène et tératogène (produisant des malformations au stade foetal). Elle provoque des maladies de peau, des cancers, et porte atteinte au système immunitaire, reproductif et nerveux.

Combien de personnes ont-elles été touchées par les herbicides au Viêt Nam ?
Selon les dernières estimations,* de 2,1 à 4,8 millions de Vietnamiens ont été directement exposés aux herbicides entre 1961 et 1971, auxquels il faut ajouter un nombre inconnu de Cambodgiens, de Laotiens, de civils et militaires américains, et de leurs divers alliés (australiens, canadiens, néo-zélandais, sud-coréens). Mais le nombre total de victimes va sans doute au-delà car la dioxine se transmet par la chaîne alimentaire : lait maternel, lait de vache, consommation de viandes ou de poissons contaminés.

Qu’est-ce que l’opération Hadès ?
C’est le nom originel de l’opération américaine de défoliation par voie aérienne au sud du Viêt Nam, qui fut ordonnée sous la présidence Kennedy en 1961, et se termina en 1971. Comme le nom Hadès fut jugé trop « explicite » (Hadès est le dieu des morts), il fut changé peu après en opération « Ranch Hand » (Ouvrier agricole).

Les États-Unis ont-il admis leur responsabilité pour les dommages causés par les herbicides au Viêt Nam ?
Non, ils réfutent toujours toute responsabilité, et n’ont jamais versé le moindre centime aux victimes vietnamiennes, cambodgiennes et laotiennes de l’Agent Orange.

Les victimes de l’Agent Orange ont-elles porté plainte ?
Les vétérans américains victimes de l’Agent Orange ont porté plainte contre les fabricants de cet herbicide chimique, car ils n’avaient pas le droit de poursuivre le gouvernement américain. En 1984, ces industriels ont signé un accord à l’amiable avec les associations de vétérans : en échange de l’arrêt de toute poursuite, les fabricants ont versé 180 millions de dollars à un fonds de compensation aux vétérans américains victimes de l’Agent Orange. Début 2004, l’association vietnamienne des victimes de l’Agent Orange a porté plainte contre les fabricants de ce qu’elle considère être un poison. Les deux principaux producteurs étaient Dow Chemical et Monsanto. Fin février 2009, la Cour suprême des États-Unis a rejeté la requête des victimes vietnamiennes et américaines.

La dioxine, problème passé ou actuel ?
Trente cinq ans après la fin de la guerre, les maladies et symptômes liés à la dioxine sont toujours présents au Viêt Nam, et dans certaines zones, il reste une quantité considérable de dioxine. On compte aujourd’hui trois générations de Vietnamiens touchées par les herbicides.

La dioxine, problème local ou mondial ?
La dioxine n’est pas un problème qu’au Viêt Nam. En effet, plusieurs activités industrielles courantes occasionnent la production de dioxine, notamment la combustion d’ordures ménagères et le blanchiment de pâte à papier. L’accident industriel de Seveso en Italie (1976) témoigna des dangers de la dioxine dans le monde entier.
* J.M. Stellman, S.D. Stellman, R. Christian, T. Weber et C. Tomasallo, « The extent and patterns of usage of Agent Orange and other herbicides in Vietnam », Revue Nature, Volume 422, Avril 2003.

L’Agent Orange en 10 chiffres

2,3,7,8 -tetrachlorodibenzo-p-dioxin (ou TCDD) est le nom du poison.
1,68 million d’hectares contaminés par la dioxine (16 797 km2), soit 10 % du territoire du Sud-Viêt Nam.
3 formes de contamination possibles : par ingestion, contact cutané ou inhalation.
83 millions de litres de défoliants déversés (au strict minimum), dont 65 % contiennent de la dioxine.
366 kg de dioxine pure déversés ; quelques nanogrammes (milliardièmes de gramme) suffisent pour provoquer des anomalies à la naissance (fausses couches, naissances prématurées et malformations graves)
3 735 jours d’épandage, selon les sources officielles (1961-1971)
3 181 villages touchés directement à des degrés divers.
Durée de la demi-vie : 10 à 20 ans, voire plus suivant les sols, 5 à 8 ans dans le corps humain.
33 (*) maladies provoquées par l’Agent Orange
2,1 à 4,8 millions de personnes concernées. Chaque jour de nouvelles personnes sont contaminées.
(*) Liste des 33 maladies provoquées par l’Agent Orange (Source : Anciens combattants et Agent Orange - mise à jour en 1996, Institut de Médecine, presse de l’Académie nationale, Washington, 1997) A/ Maladies offrant une preuve suffisante d’un rapport avec l’exposition aux herbicides : Sarcome des tissus mous – Lymphome non-Hodgkinien – Maladie d’Hodgkin – Chloracnée
B/ Maladies offrant une preuve limitée de rapport avec l’exposition aux herbicides : Cancers respiratoires (poumons, larynx, trachée, bronches) – Cancer de la prostate – Myélome multiple – Neuropathie périphérique – Spina bifida – Porphyrie cutanée tardive
C/ Maladies offrant une preuve insuffisante de rapport avec l’exposition aux herbicides : Cancers hépatobiliaires (foie, voies biliaires) – Cancers nasal/naso-pharyngé – Cancer osseux – Cancer du sein – Cancers de l’appareil reproductif féminin (cervical, utérin, ovarien) – Cancer du rein – Cancer du testicule – Leucémie – Avortement spontané – Anomalie (défaut, imperfection) à la naissance (autre que la spina bifida) – Mort néonatale /du nourrisson et mort-né – Petit poids de naissance – Cancer de l’enfance dans la progéniture – Paramètres spermatiques anormaux et infertilité – dysfonctionnement moteur/de coordination – Désordres métaboliques et digestifs (diabète, modifications des enzymes hépatiques, anomalies lipidiques, ulcères) – Désordres du système immunitaire (baisse immunitaire et auto-immunité) – Désordres circulatoires – Désordres respiratoires – Cancers de la peau – Cancer de la vessie
D/ Maladies n’offrant pas de preuves suffisantes d’un rapport avec l’exposition aux herbicides : Tumeurs gastro-intestinales (cancers de l’estomac, du pancréas, du colon, du rectum) – Tumeurs du cerveau...

L’Agent Orange aujourd’hui

L’Agent Orange constitue un drame immense, et oublié. Qui connaît les conséquences de l’épandage de cet herbicide pendant la guerre du Viêt Nam ? Et qui s’en soucie réellement ?
À l’heure où l’on parle partout dans les médias et jusque dans les partis politiques de protection de l’environnement et de développement durable, il est essentiel de ne pas oublier les crimes et les erreurs du passé pour témoigner auprès des générations actuelles et ne plus jamais avoir à faire face à une telle situation.
Quarante ans après, ce défoliant contenant d’importantes quantités de dioxine continue à faire des ravages (graves malformations infantiles, cancers) tant sur le plan environnemental qu’humain.
Hélas, ce sont les mêmes entreprises qui, après avoir produit l’Agent Orange, continuent de jouer les apprentis sorciers (tel Monsanto avec les OGM) en privilégiant les profits financiers au détriment de la santé des êtres humains, partout dans le monde.

Éloges et critiques du livre (court extrait du dossier de presse ci-joint)

« ... Il n’y a peut-être aucun langage réaliste suffisamment puissant pour traduire les horreurs de la guerre du Viêt Nam (le bombardement des villages, la destruction de l’habitat rural, le massacre de millions de gens, la dévastation d’un paysage magnifique, les effets cruels de l’Agent Orange sur les adultes et les enfants). Toutefois, nous l’avons vu à travers l’Histoire, la littérature s’est révélée indispensable pour donner à comprendre et percevoir, d’une manière profonde et émotionnelle, une réalité qui semble impossible à décrire dans le langage ordinaire. C’est pour cette raison que nous accueillons ici le livre d’André Bouny. Il constitue une contribution unique au grand ensemble de la littérature engendrée par la guerre du Viêt Nam. »

- Howard Zinn,
historien et intellectuel, (tiré de la préface).

« Quand j’ai rencontré André Bouny, je ne savais pas grand chose de la catastrophe qu’avait subie le Viêt Nam du fait des épandages délibérés de l’Agent Orange par l’armée américaine. Je me souviens avoir été impressionné par le bonhomme, (...) Que de chemin parcouru, jusqu’à ce livre puissant, bouleversant d’humanité et néanmoins d’une rigueur à l’épreuve des plus sombres dénis ! Nul doute que cette contribution majeure fera date dans le combat pour la reconnaissance des victimes de cette guerre épouvantable, et servira, audelà, la cause de tous ceux qui luttent pour empêcher, puis punir, les fauteurs de guerre et les industriels qui leur prêtent assistance. »

Xavier Renou,
ancien chargé de la campagne Désarmement nucléaire à Greenpeace France, fondateur des Désobéissants.



Témoignage : Ce qui se passe en Syrie....

Qui dit la vérité sur ce qui se passe réellement en Syrie ? Les services de renseignements israéliens qui œuvrent depuis des années pour faire tomber un régime qui leur résiste ? Les journalistes communautaires qui font écho à la propagande distillée par les ambassades d’Israël ? Les Syriens réfugiés à la frontière turque ? Ceux qui disent que beaucoup de ces derniers étaient liés aux bandes armées qui tirent sur l’armée syrienne ? Les Syriens connus hier pour leur attitude critique vis-à-vis du régime de Bachar El Assad mais qui le soutiennent aujourd’hui en dénonçant un complot visant à démembrer le pays ? Le témoignage de ce médecin syrien – comme celui donné en mai par la religieuse carmélite Mère Agnès-Mariam de la Croix - ne concorde nullement avec l’information à sens unique livrée depuis plusieurs mois par les médias occidentaux.

Ce qui se passe en Syrie depuis maintenant trois mois n’a rien à voir avec une révolution et est loin d’aboutir à un « printemps ». Il s’agit d’un mouvement de sédition (selon le Larousse, sédition est un soulèvement concerté et préparé contre l’autorité établie) préparé depuis longtemps avec une distribution des rôles et une logistique prêtes et qui attendait une occasion pour mettre à exécution le plan déjà établi. L’occasion s’est présentée à la mi-mars avec une très grosse bavure des forces de sécurité à Dara’a (petite ville du sud à la frontière avec la Jordanie).
 
Ce mouvement de sédition :

- 1. Est armé. Il ne s’agit pas du tout, comme le disent les médias occidentaux, de manifestations pacifiques.

  • Les manifestants tuent. Ils ont besoin qu’il y ait le maximum de tués des deux bords pour aggraver la situation, créer un état de non-retour et émouvoir l’opinion publique locale et étrangère. 
  • Le nombre de membres des forces de l’ordre tués est impressionnant (et il ne s’agit pas de soldats tués par leurs supérieurs parce qu’ils n’ont pas tiré sur la foule comme le colportent les opposants et les médias...quelle blague !!! si c’était vrai, la plupart des soldats auraient su et déserté pour ne pas subir le même sort). 
  • Les manifestations commencent par des slogans appelant au renversement du régime et se terminent par des tirs sur les forces de l’ordre, le saccage et l’incendie des bâtiments publics (bureau de poste, compagnies d’électricité…). 
  • Un exemple parmi d’autres : Jisr Al Shougour, la dernière ville citée par les médias. Un de mes malades qui vient de cette ville me raconte : «  Heureusement, que l’armée est intervenue pour nous débarrasser de ces "protestataires". Depuis un mois, des bandes armées circulaient à moto ou en voiture dans la ville et les environs et y semaient la terreur. Puis ils ont tué des policiers (Les TV ont montré deux charniers découverts par l’armée après son entrée dans la ville), ont mis le feu aux bâtiments publics et ont détruit à l’explosif l’immeuble des forces de sécurité tuant 67 personnes  ». Ce n’est que trois jours plus tard que l’armée est entrée dans la ville.
- 2. Est soutenu par des médias qui manipulent l’information, truquent les vidéos, exagèrent les faits et tout simplement incitent à la rébellion et au soulèvement ; qui pratiquent plus la désinformation que l’information. Des exemples :
 

  • Beaucoup de mensonges : Les titres de la une d’aujourd’hui samedi 18 juin : « Alep gagnée par la contestation, un tué… ». Ceci est complètement faux, il n y a pas eu de manifestations à Alep et une personne est décédée hier en sortant de la prière du vendredi succombant à une crise cardiaque (rapport du médecin légiste et témoignage du frère du défunt qui l’accompagnait). 
  • Beaucoup d’exagération et d’incitation à la sédition : « l’horreur en Syrie » « on tire sans sommation sur les manifestants non armés  » « comment peut-on se taire devant ces actes de barbarie » « comment l’OTAN n’est-il pas encore intervenu en Syrie ? » etc. 
  • Beaucoup de parti pris : le 5 juin, anniversaire de la triste guerre des six jours, des manifestants pacifiques non armés ont décidé de traverser la ligne de démarcation entre la Syrie et le Golan occupé (que tous les pays, même les plus pro-israélien considèrent comme occupé et ne reconnaissent pas son annexion par Israël). L’armée israélienne leur a tiré dessus et en a tué 20. Cette information a été presque occultée par les médias occidentaux ; et quand ils en ont parlé, c’est pour répéter avec conviction ce que le 1er ministre Netanyahou avait dit qu’Israël avait le droit de se défendre !!! 
  • Beaucoup de vidéos diffusées se sont avérées être des vidéos d’archives des guerres au Liban et en Irak. 
  • Beaucoup d’information erronées. Il y a dix jours, les TV satellitaires ont annoncé, avec vidéo à l’appui, que des hélicoptères ont tiré sur les manifestants à Marrât. Deux jours plus tard, ils confirment l’histoire des hélicoptères mais en ajoutant qu’il n’y a pas eu de tirs sur les manifestants. Mais le mal était déjà fait avec les protestations et les menaces de sanctions. 
  • La fameuse femme lesbienne syro-américaine qui avait diffusé plein de fausses informations sur le Web relayées par les médias, et qui aurait été enlevée par les services syriens s’est avérée une mystification d’un américain qui a volé l’identité d’une personne et la photo d’une autre sur Facebook. 
  • L’Ambassadeur de France en Syrie, M. Eric Chevallier, un homme remarquable, s’est vu tirer dessus à boulets rouges par les médias français parce qu'il a osé dire leur qu’ils mentaient. Ils l’ont accusé d’être l’Ambassadeur de Assad en France. 
  • Les TV françaises annoncent sans prendre la peine de vérifier la démission de Mme l’Ambassadeur de Syrie en France qui se serait ralliée aux protestataires. Démenti le lendemain. 
  • Les réfugiés de Jisr en Turquie : dix milles au total ; la plupart sont des familles des personnes armées qui avaient semé la terreur ou des personnes ayant fui les zones de combat par peur. Or, cette nouvelle fait la une de tous les journaux télévisés depuis six jours.
Quand on pense que lors de l’invasion de l’Irak par l’armée américaine et ses alliés en 2003, il y a eu UN MILLION ET DEMI de réfugiés irakiens en Syrie et cette information n’avait jamais eu la faveur des médias alors que dix milles, il faut en parler tous les jours... Et encore, les réfugiés irakiens sont restés en Syrie des années alors que les réfugiés syriens de Jisr ont été invités à rentrer chez eux maintenant que leur ville a retrouvé son calme.

- 3. Est composé :

  • de quelques opposants historiques au régime, 
  • de quelques centaines de militants des droits de l’homme qui ont passé des années dans les prisons syriennes et, idéalistes, continuent leur combat, 
  • de beaucoup d’opportunistes composés d’ex-membres du régime qui en avaient beaucoup profité dans le passé, 
  • de nombreuses personnes qui sont armées d’un désir de vengeance à cause de la perte de personnes chères tuées ou emprisonnées dans le passé, 
  • de gens payés pour manifester et semer le désordre, 
  • et surtout d’islamistes et de frères musulmans (dont les fiefs depuis les années 1980 sont justement les villes citées beaucoup par les médias : Marrât Al Nooman, Hama, Idlib, Jisr Al Shougour…) Et puis les médias, à chaque fois qu’ils citent Hama, parlent de la répression sanglante qui a touché les islamistes de Hama en 1982 avec la mort, dit-on, de vingt milles personnes. Il serait plus objectif de dire qu’avant que le régime n’attaque Hama, haut lieu des frères musulmans, c’est-à-dire de 1979 à 1982, les frères musulmans avaient tentés de renverser le régime par les armes, en assassinant des médecins, avocats et doyens, en terrorisant la population par des explosions dans les gares et lieux publics et pour couronner le tout en tuant de sang froid 200 cadets alaouites de l’école d’artillerie de l’armée.
- 4. Parrainé, sinon commandité par des gouvernements arabes (Arabie Saoudite, Quatar et Hariri) et occidentaux (France, Grande Bretagne et USA en tête) dans le cadre d’un plan préétabli ou, disons le franchement, d’un complot :
 

  • Des armes avaient été introduites en Syrie et cachées. 
  • Des activistes avaient suivi, depuis deux ans, en Jordanie, en Turquie et aux USA des séminaires sur les moyens de transmission et des appareils ultrasophistiqués avaient été introduits clandestinement (cf. le nouvel observateur du 19 mai). 
  • Certains médias étaient préparés à propager les nouvelles vraies et surtout fausses dont la Arabia, BBC, France 24 et surtout Al Jazeera (connue pour la diffusion en exclusivité des déclarations de Ben Laden) qui appartient à l’Emir du Quatar. Celui ci avait renversé son père avec l’aide des américains qui avaient obtenu, en contrepartie, l’installation de la plus grande base navale de la région, le gaz et Al Jazeera (la CNN arabe !!!). 
  • Enfin les dirigeants occidentaux qui, dès le début, font des déclarations tonitruantes et émettent des menaces non justifiées dans le but de discréditer et de déstabiliser le régime. 
  • Restait la Turquie qui, depuis des années, avait des relations privilégiées avec la Syrie et ses dirigeants. Il fallait qu’elle retourne sa veste et elle l’a fait !!! Pourquoi ? Il y a trois semaines, sort comme d’un chapeau d’un magicien une proposition de loi à la Knesset israélienne visant à reconnaître le génocide arménien perpétué par les Ottomans en 1915. Sujet hautement sensible pour les Turcs (le bâton). Quelques jours après la volte-face de la Turquie, la France arrête 3 membres du PKK (la carotte) et bien sûr, la proposition de loi a subitement disparu comme elle avait apparu. 
  • Le mot de la fin à ce sujet revient au ministre adjoint des Affaires étrangères américain qui a déclaré que les troubles finiront en Syrie si elle coupe ses liens avec l’Iran et arrête de soutenir le Hezbollah !!!
La majorité des 23 millions de syriens sont contre le mouvement de protestation et de sédition qui vise à renverser le régime (aucune personne : amis, parents, connaissances, collègues, clients et malades qui viennent me voir de toutes les régions de la Syrie, m’a dit approuver la sédition). Ils aspirent à la sécurité et à la stabilité qui caractérisaient la vie en Syrie et que nous enviaient la plupart des pays. Ils aspirent à cette relative prospérité qui existe depuis une décennie (croissance du PNB de 4-5%/an, depuis des années) et à la libéralisation lente mais progressive du régime. La vie continue normalement à Damas et à Alep avec les embouteillages habituels, les cafés-trottoir bondés et les très nombreux piétons qui vaguent à leurs occupations. Les examens officiels (brevet et Bac.) se déroulent normalement etc...

Les amis étrangers qui sont déjà venus à Alep ou Damas ne verraient rien d’anormal s’ils revenaient maintenant. Il n y a ni police ni armée dans les rues et en ville. Avant le 15 mars, cette même majorité critiquait le régime pour avoir plus de liberté, plus de démocratie et moins de corruption, mais d’une façon pacifique et sans mettre en péril le pays.

La majorité des Syriens estiment que si le mouvement de sédition continue, la Syrie ne s’acheminera pas vers un scénario pacifique à la tunisienne ou à l’égyptienne (et encore… beaucoup d’égyptiens, qui avaient soutenu les manifestants, commencent se mordre les doigts par crainte d’un régime islamiste qui s’annonce et qu’ils ne veulent pas) mais aboutira à une des trois hypothèses :


- La moins mauvaise. Un régime islamiste alors que le régime actuel était laïque et traitait toutes les confessions à pied d’égalité.

- La mauvaise. Une guerre civile puisque l’armée, (contrairement à l’armée tunisienne ou égyptienne qui étaient neutres au début des événements et qui, en prenant le parti des insurgés, avaient donné la victoire aux «  révolutionnaires ») en Syrie est loyale au régime.

- La pire. Un éclatement de la Syrie à l’irakienne avec un découpage confessionnel ou ethnique.
Ces scénarios, la majorité des syriens les refusent et ils sont révoltés par ce plan diabolique qui vise à détruire leur pays et à y mettre le chaos. La majorité du peuple n’est ni assez pauvre ni assez opprimée pour faire une révolution. Alors, messieurs les dirigeants des pays étrangers, cessez de vous immiscer dans les affaires de la Syrie et occupez vous plutôt des problèmes de vos pays qui sont au bord de la faillite et dont vous augmentez la dette en dépensant des milliards d’euro dans la guerre en Irak et par vos frappes en Libye. Et vous messieurs les journalistes des médias malhonnêtes, occupez vous plutôt des faits divers de vos pays avec le scandale Berlusconi, l’affaire DSK etc.…

Nabil Antaki, médecin
Alep le 19/6/2011.

En annexe. Quelques réflexions sur la politique des pays occidentaux
1- Droit et devoir d’ingérence
Cette comédie du « devoir d’ingérence humanitaire » a été inventée pour justifier l’ingérence de certains pays dans les affaires intérieures des autres, en d’autres termes, le devoir d’ingérence, c’est la loi du plus fort, c’est le colonialisme des temps modernes. Un exemple ? La France et ses alliés ont évoqué les raisons humanitaires pour intervenir en Libye et protéger les « civils désarmés attaqués par les forces de Kadhafi ». Quelle blague ? Ils ont pris le parti des insurgés contre le pouvoir en place et ont bombardé des villes dont Tripoli en tuant beaucoup de civils. Ils veulent traduire les dirigeants syriens et libyens en justice pour crime contre l’humanité ?

C’est Sarkozy, Juppé et consorts qu’il faut accuser de crimes contre l’humanité. Le droit d’ingérence humanitaire les autorise t-il à renverser le pouvoir en place ? Au nom de quel droit, Sarkozy peut décider que ce président, fut-il un dictateur, devrait être renversé ? Que les pays occidentaux commencent à balayer devant leurs portes et qu’ils renversent les dictateurs qu’ils ont soutenus depuis des années. Qu’auriez vous fait si un président du tiers monde avait déclaré, lors des émeutes des banlieues en France ou des manifestations contre le nouveau régime des retraites, que la situation en France est intolérable et que le président français devrait quitter le pouvoir ?

2- Droits de l’Homme.
Une autre mascarade de la diplomatie occidentale. Elle l’utilise quand bon lui semble et toujours à sens unique. La diplomatie américaine répète depuis le début de la crise syrienne que les droits de l’Homme sont bafoués en Syrie par l’arrestation arbitraire des personnes et par leur détention sans jugement. Est-ce que Guantanamo vous dit quelque chose ? Les USA y ont détenus des centaines (et continuent) de personnes arbitrairement, sans jugement et sans le recours à des avocats et ce depuis DIX ANS. Alors, qu’on commence à traduire les dirigeants américains en justice…

3- Démocratie.
Les dirigeants occidentaux nous veulent beaucoup de bien. Ils sont tellement amoureux de la démocratie qu’ils veulent l’imposer chez les autres de force au risque de détruire la Libye ou la Syrie. Bien sûr, ces deux pays ne sont pas très démocratiques mais il y a pire. L’Arabie Saoudite est le pays où il y a le moins de démocratie et pourtant on n’entend aucun dirigeant occidental réclamer plus de démocratie à leur fidèle allié ou appeler au renversement du régime en place. Le pétrole remplace t-il la démocratie ?

4- Al Qu’aida.
Oui, c’est l’ennemi public No 1. Ce qu’il a fait le 11 septembre 2001 est horrible et inacceptable. Or, les trois pays où Al Qu’aida n’existait pas et plus encore où il était combattu, c’était l’Irak, la Libye et la Syrie et pourtant, les occidentaux ont envahi l’un et sont entrain de détruire les deux autres. Alors !!!

5- La politique du mensonge.
La politique des pays occidentaux est basée sur le mensonge depuis des siècles et pourtant ils tiennent des discours moralisateurs aux autres pays. Quelle hypocrisie.

Voulez-vous des exemples. En voici quelques uns (liste qui est loin d’être exhaustive) :

- Lors de la 1ère guerre mondiale, la France et la Grande Bretagne avait promis au Chérif Hussein l’indépendance d’un grand royaume arabe si les arabes aidaient les alliés en se soulevant contre les Ottomans. Entretemps, les ministres français et anglais des affaires étrangères ont signé les accords Sykes-Picot pour se partager la région. Hypocrisie...

- Après la 2ème guerre mondiale, les pays occidentaux ont fait circuler l’idée d’ « un pays sans peuple pour un peuple sans pays » pour justifier l’installation de millions de juifs européens en Palestine. Quel mensonge ! La Palestine était habitée… par les Palestiniens.

- Vous-rappelez vous de Timisoara ? En 1989, les médias occidentaux, surtout français, et les dirigeants européens annoncent la découverte d’un charnier (avec vidéos et photos à l’appui), dans cette ville de Roumanie, qui contiendrait des milliers de cadavres d’opposants et de manifestants et appellent donc, devant cette horreur à la chute de Ceausescu. Deux mois plus tard, le monde, stupéfait, découvre qu’il n y avait pas de charnier et que les cadavres montrés avaient été déterrés des cimetières !!

- En 2002, GW Bush invoque la présence d’armes de destruction massive en Irak pour justifier l’invasion de l’Irak et le renversement de Saddam. Ce mensonge était le prétexte à l’invasion et tout le monde savait que ce n’était pas vrai. Mais de quel droit Bush et ses acolytes peuvent décider le renversement de Saddam, tout dictateur qu’il fut ? A voir le chaos qui existe en Irak maintenant, même les plus farouches opposants à Saddam regrettent son régime.
Source : Inversig Action
Nabil Antaki, médecin
Alep le 19/6/2011




Les signes inquiétants d’une nouvelle guerre majeure - Le prochain sur la liste : le Pakistan (AntiWar)

13 juillet 2011
Je ne suis pas le seul à avoir remarqué toutes ces « fuites » en provenance des cercles hauts placés à Washington sur nos relations houleuses avec le Pakistan. D’un seul coup, Islamabad est sur le point de faire partie de l’Axe du Mal, alors que le Chef d’Etat Major, l’Amiral Mullen, accuse ouvertement les Pakistanais d’avaliser l’assassinat d’un journaliste et de s’allier avec une fraction des Talibans. Depuis quand un militaire – rien de moins que le chef en titre et en uniforme des forces armées US – s’exprime-t-il sur un sujet politique aussi sensible ? Pourquoi, alors qu’il bénéficie du soutien total de la Maison Blanche qui, a l’évidence, a préparé un plan en ce qui concerne le Pakistan ?
Ces nouvelles accusations jettent de l’huile sur un feu qui a éclaté lors de la découverte de la planque d’Oussama Ben Laden à Abbottabad, où il se cachait depuis des années. Les « pakistanophobes » de l’administration – et ils sont nombreux – ont été prompts à tirer la conclusion qu’il avait bénéficié de la complicité de l’armée pakistanaise – parce que sa cachette se trouvait à proximité d’une académie militaire. Chose étrange, parce qu’on sait que des membres d’Al Qaeda se sont cachés pendant des années aux Etats-Unis, sans être repérés, tout en planifiant leurs attaques terroristes du 11/9. Pire encore, des agents du FBI avaient averti Washington après que l’un des terroristes ait pris de cours de pilotage et que ce dernier ait été signalé pour activités suspectes – sans effet. Imaginons que quelqu’un ait signalé aux authorités locales une activité suspecte à Abbottabad avec le même résultat. Mais aux yeux des pakistanophobes, cela semble constituer une preuve irréfutable de la complicité d’Islamabad.
Pour l’impérialisme US, la récompense suprême au Moyen-orient – le joyau de la couronne de l’Empire - est l’Iran, depuis longtemps l’objet des convoitises du Parti de la Guerre. Mais puisqu’ils n’ont ni les ressources ni le soutien politique pour attaquer, leur stratégie, pour le moment, consiste à l’encercler. D’abord l’Irak et l’Afghanistan, renforçant l’importante présence militaire US dans le Golfe – et maintenant le Pakistan. (l’Azerbaïdjan, au nord, a remplacé le Kirghizistan en tant que principale base de fourniture de matériel aux troupes US dans la région).
Dépouillé de ses bruyants dirigeants militaires, qui se bercent d’illusions sur l’autonomie de leur pays, le Pakistan serait totalement intégré dans la sphère d’influence américaine – et l’Iran se retrouverait totalement encerclé.
Tout en maintenant la menace d’une attaque directe contre l’Iran, le puissant lobby pro-israélien – une force motrice du camp anti-iranien – attend son heure, confiant en sa victoire finale. Pendant ce temps, ils sont en train de soigneusement créer les conditions finales pour une entrée en guerre, dont une des clés est la rupture des relations entre le Pakistan et les Etats-Unis.
On retrouve la marque du lobby partout dans les dernières opérations de propagande anti-pakistanaises. Ce fut un certain Simon Henderson, décrit comme l’expert en titre sur les capacités nucléaires pakistanaises à l’Institut sur la Politique au Proche-orient à Washington (WINEP), qui a récemment publié un courrier supposément rédigé par un haut officiel nord-coréen qui « prouverait » que le Pakistan a fourni de la technologie nucléaire à la Corée du Nord. Le WINEP a été crée par Martin Indyk, ancien directeur de recherches du Comité des Affaires Americano-Israéliennes (AIPAC – lobby pro-israélien aux US, le « CRIF » états-unien - NdT), comme une branche « académique » de l’AIPAC qui est le principal groupe de propagande pro-israélienne aux Etats-Unis.
Il ne fait pratiquement aucun doute que la lettre est un faux car, après tout, pourquoi les Coreens écriraient-ils en anglais à des Pakistanais et, en y réfléchissant bien, pourquoi écriraient-ils une telle lettre, au contenu si compromettant ? Pourtant, comme l’histoire récente nous l’a montré, lorsqu’il s’agit de répandre la propagande du gouvernement US, des médias tels que le Washington poste et le New York Times ne sont pas très regardants. Personne ne se soucie réellement de savoir si cette affaire est crédible, encore moins si elle est vraie : l’idée est de lancer un véritable tir de barrage d’accusations afin de créer le sentiment d’une perfidie Pakistanaise. Pas de fumée sans feu...
Les signes d’un réchauffement des relations entre l’Iran et le Pakistan ont culminé avec l’accord de construction d’un gazoduc qui transportera le gaz iranien vers les ports pakistanais, offrant ainsi une bouffée d’oxygène à l’économie iranienne actuellement sous pression. Le gazoduc devrait être mis en service dans six mois. Ceci explique en bonne partie l’éruption récente de rhétorique anti-pakistanaise en provenance de Washington.
Comme je l’ai déjà dit, la politique étrangère des Etats-Unis est menée en fonction de questions internes. L’AIPAC est l’un des lobbys les plus puissants et les plus craints à Washington. Il exerce une influence déterminante sur la politique étrangère des Etats-Unis au « Proche-orient » (« proche de quoi ? » pourrait-on demander au WINEP) et a battu sans relâche les tambours de la guerre contre l’Iran. En cette année électorale, le Président Obama – déjà mal en point – ne peut se permettre de les ignorer lorsqu’ils l’accusent de n’avoir pris aucune initiative sur l’Iran.
Ce n’est certainement pas une opinion publique lassée qui réclamera l’invasion et l’occupation d’un pays plusieurs fois supérieur en surface et en population à l’Irak, mais cela n’empêche pas l’administration Obama de préparer le terrain pour une attaque. Ceci explique du coup de poignard inattendu dans le dos Pakistanais.
Pour ce que je peux discerner, le camp Obama a poursuivi une politique initiée par le régime de Bush dans le Balouchistan iranien, en soutenant le groupe armé Jundallah qui mène des attaques contre les civils et officiels iraniens. Les Pakistanais ont peut-être finalement cédé aux demandes iraniennes en n’autorisant plus les actions terroristes soutenues par les Etats-Unis d’être lancées à partir de leur territoire. Islamabad a longtemps brandi cette épée de Damoclès au-dessus de ses alliés à Washington.
Il faudrait un bon prétexte, bien-sûr, avant que Washington puisse se permettre d’entrer en action : peut-être l’armée pakistanaise sera-t-elle qualifiée de « menace » contre la « démocratie pakistanaise » - ce qu’elle est. En tous cas, un nouveau coup d’état à Islamabad ne serait pas vraiment une surprise – auquel cas l’armée US pourrait voler « au secours » du président Asif Ali Zardari (connu sous le sobriquet de « M. Dix Pour Cent »). Une autre justification pour une intervention US pourrait-être une « menace terroriste » contre l’arsenal nucléaire pakistanais. On sait que les Etats-Unis ont déjà dressé des plans à ce sujet. Ou bien – le plus facile – serait de simplement déclarer qu’Al Qaeda a migré en masse au Pakistan, et ensuite d’accroitre progressivement notre présence militaire, ce qui, bien-sûr a déjà commencé.
A ce stade, la guerre contre – ou à l’intérieur – du Pakistan semble presque inéluctable. La question n’est plus « si », mais « quand ».

Justin Raimondo http://www.informationclearinghouse.info/article28541.htm
Traduction « ça devient compliqué à suivre » par VD, avec probablement les fautes et coquilles habituelles.
URL de cet article 14192 http://www.legrandsoir.info/le-prochain-sur-la-liste-le-pakistan-antiwar.html