mardi 10 septembre 2013

Le monde sur le fil du rasoir......Le travail, dans les pays naguère industrieux et productifs, devint une denrée tellement rare, que l’on verra, bientôt, les gens se battre pour un emploi misérablement payé. Le mot travailleur finira remplacé par celui d’esclave.


« En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire. » - George Orwell
Dans cette seconde décennie du XXIème siècle, l’occident meurtri par la récession économique poursuit sa descente aux enfers. La productivité industrielle partit vers les terres de l’Orient et on n’aperçoit à l’horizon de nos nations, aucun signe d’une véritable réémergence de la réindustrialisation occidentale.
Le travail, dans les pays naguère industrieux et productifs, devint une denrée tellement rare, que l’on verra, bientôt, les gens se battre pour un emploi misérablement payé. Le mot travailleur finira remplacé par celui d’esclave.
D’ailleurs ce fut le travail-esclave des populations asiatiques, dans le cadre de la mondialisation, qui aura permis, en l’espace de trois décennies, cet extraordinaire revirement de la situation : les nations autrefois riches basculent, lentement, mais inexorablement dans le monde de la survie, deviennent le berceau d’un nouveau tiers-monde.
Paradoxalement rien ne changera pour les masses orientales. Elles auront du travail, mais à quel prix ! Tandis qu’en occident, les populations appauvries, rejetées, ces nouveaux parias de la marginalisation planétaire, jouiront, quand-même d’un semblant de démocratie, eux les travailleurs des économies émergentes se soumettront à l’exploitation à outrance, alourdie par la sempiternelle oppression du pouvoir politique.
Et pourtant on ne serait pas là si les peuples des nations avancées avaient saisi à temps la nature de la mondialisation, s’ils l’avaient rejetée, en rejetant, en même temps, leurs gouvernants, serviteurs zélés du néolibéralisme, s’il avaient exigé que le salaire minimum et les droits du travail soient respectés, partout dans le monde. Les travailleurs asiatiques et les travailleurs des industries occidentales, ensemble, auraient surement stoppé net le vorace appétit du capital global, et on ne serait pas là les uns et les autres. On aurait pu opter pour un autre monde, un monde où tout peut être partagé, les ressources naturelles, la prospérité et surtout cet outil majeur de la dignité humaine, le travail.
Nous entrâmes dans le XXIème siècle, avec un sentiment largement répandu de bonnes expectatives pour l’avenir du monde. Jamais auparavant la planète n’avait produit autant d’aliments, assez pour nourrir tous les êtres humains. La médecine avait accompli des faits extraordinaires, les télécommunications, l’informatique et tant d’autres merveilles des sciences, nous faisaient rêver. Il y avait quelques guerres circonscrites en de lointaines régions de la planète, il y en a toujours ! La faim et les maladies tuaient et continuent de tuer, des millions d’adultes et d’enfants en des territoires de folie ; plus d’un milliard de personnes vivaient et continuent de vivre dans des bidonvilles, avec moins d’un dollar par jour ; des populations indigènes affrontaient et continuent d’affronter la destruction de leurs terres ; 900 millions de personnes étaient et continuent d’être la cible de persécutions du fait de leur appartenance à une minorité ethnique, religieuses ou linguistique ; 850 millions d’habitants de pays sous-développés souffraient et continuent de souffrir les conséquences des calamités d’origine naturelle ; plus de deux milliards de citoyens vivaient et vivent toujours dans des pays où il n’existe pas de liberté. Tout cela ne gâchait pas le bien-être et l’insouciance des habitants des territoires de l’occident aisé.
On avançait triomphalement vers le meilleur des mondes. Or, bizarrement, dans l’espace de trois années, l’économie occidental s’écroula, tel un château de cartes, plongeant l’occident dans une dépression économique qui nous ramène presque un siècle en arrière. Et si ce chaos qui nous guette derrière le rideau de scène de cette espèce de théâtre d’ombres qu’est le néolibéralisme, était, en réalité, le résultat d’un programme de fragmentation de l’obsolète impérialisme américain conçu, volontairement, pour faire renaître celui-ci de ses cendres comme l’oiseau légendaire, en lui ouvrant les portes d’un nouveau cycle civilisationnel !
Mondialisation, démocratie libérale, capitalisme financier, marchés libres sont quelques-unes des étiquettes du même mal : le Pouvoir Privé Global. Derrière la façade de la mondialisation, une organisation constituée par des individus immensément riches – les fortunes des oligarques du pétrole, de la banque, de l’industrie, des nouvelles technologies atteignent des chiffres astronomiques – révélant une forte prédominance anglo-saxonique, prépare une guerre contre les peuples.
Maîtres du jeu financier mus par une cupidité sans bornes ils définissent, dans le secret des dieux, leur stratégie pour le monde de demain : exploitation totale des populations des pays sous-développés, marginalisation des classes moyennes des pays « riches », en les excluant du marché du travail et en leur laissant, comme consolation, les futurs RMS (revenus minimums de survie).
Quant aux milliards de parias qui surpeuplent les gigantesques bidonvilles des mégapoles de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique Latine, ils devront se contenter des miettes de la « charité », c’est-à-dire, le strictement nécessaire pour ne pas salir avec leurs cadavres les resplendissantes avenues de la mondialisation.
L’occident ouvrit la boîte de Pandore de ce nouvel ordre mondial et laissa s’échapper les fléaux du plus aliénant système de contrôle de l’humain de tous les temps. Dans cette seconde décennie du XXIème siècle, une nouvelle force global émancipée de l’impérialisme américain se positionne pour assujettir peuples et nations de la Terre. Le cosmopolitisme et les origines transnationales de ses élites sont la quintessence de son universalité et de son pouvoir.
Face au nouveau statut des économies émergentes, les élites américaines, politiques, économiques, militaires luttent pour la survie de leur système. Elles savent que le Pouvoir Privé Global est prêt pour la transition. Ses institutions officielles, FMI, OMC, Banque Mondiale, FED et les puissantes organisations para-officielles du néolibéralisme n’attendent que le son du tocsin pour se lancer contre les peuples.
À l’impérialisme américain mourant succédera l’impérialisme néolibéral.
Sejo Vieira

Les preuves secrètes du dossier syrien ne parviennent pas à prouver qu’Assad a fait usage d’armes chimiques. Les membres du Congrès qui ont eu accès aux preuves classées secret défense sur la Syrie déclarent qu’elles ne prouvent rien du tout.

Le dossier de l’administration sur l’usage d’armes chimiques par le gouvernement syrien est extrêmement vague, et d’anciens agents du renseignement déclarent que les informations accessibles au public prouveraient plutôt que le gouvernement syrien n’a pas perpétré ces attaques aux armes chimiques.
L’administration Obama affirme que des documents classés secret défense prouvent que c’est bien le gouvernement Assad qui a perpétré ces attaques.
Mais de nombreux Congressistes qui ont pu lire les documents classés secret défense déclarent qu’ils ne valent pas mieux que la note de synthèse demandant l’intervention armée et… qu’ils ne prouvent rien du tout !
Justin Amash, membre du Congrès, a déclaré la semaine dernière : « En fait, ce que j’ai entendu lors de la réunion de présentation d’Obama m’a rendue encore plus sceptique sur certains aspects importants du discours Présidentiel en faveur d’une attaque. »
Il a observé hier, après avoir assisté à une autre réunion confidentielle et avoir examiné  plus de documents secrets :
« Ai assisté à une autre réunion sur la Syrie et passé en revue d’autres documents. Maintenant je suis encore plus sceptique que jamais. Je ne peux croire que notre Président pousse à la guerre. »
Tom Harkin, membre du Congrès a déclaré : « Je viens juste d’assister à une réunion confidentielle du Congrès sur la Syrie, et franchement, elle soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Ce que j’ai pu voir présenté par l’Administration m’apparait de seconde main. »
Michael burgess, membre du Congrès,  a déclaré « oui, j’ai eu accès aux documents secrets. Il n’y a pas grand-chose. »
Le site d’informations Yahoo News rapporte :
A titre d’exemple, la députée démocrate du New Hampshire Carol Shea-Porter a quitté jeudi dernier une audience confidentielle en déclarant qu’elle était opposée à toute intervention « maintenant plus que jamais ». « Je pense que nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir pour rendre ce dossier crédible » a-t-elle déclaré après la réunion. « Il semble que nous soyons tous très préoccupé et que la tendance soit au non. »
Le Sénateur Joe Manchin a annoncé qu’il voterait non pour des frappes en Syrie juste après avoir assisté à une réunion d’information confidentielle du renseignement.
Alan Grayson, membre du Congrès, attire l’attention dans  le  New York Times :
 « Le dossier documentant l’attaque de la Syrie n’est constitué que de 2 documents : un résumé de 4 pages de renseignements non classifiés, et un résumé classifié de 12 pages. Le premier ne fait qu’énumérer des indices de preuves uniquement à charge en faveur d’une attaque. Je ne suis pas autorisé à vous dire ce qui figure dans le second, mais vous pouvez en tirer vos propres conclusions ; [c'est-à-dire que le second résumé n’est pas plus convaincant que le premier de 4 pages rendu public] Jeudi dernier [5 septembre], j’ai demandé au personnel du Comité Parlementaire du Renseignement [House Intelligence Comittee] si il y avait d’autres documents à disposition, classés secrets ou non, et leur réponse a été négative.  Les notes de synthèse sur les armes chimiques syriennes se fondent sur des centaines de documents sous jacents du renseignement. La note accessible au public cite des interceptions d’appels téléphoniques, des posts sur les « réseaux sociaux » et d’autres documents de ce type, mais aucun de ces documents n’est joint ou même cité in extenso –même pas des reportages vidéo obtenus sur youtube. Quant à savoir si la note de synthèse confidentielle est du même type, bien sûr je ne peux pas la commenter, mais encore une fois, vous pouvez en tirer vos propres conclusions.
Et pourtant nous autres membres du Congrès sommes supposés accepter sans discussion, que les partisans d’une attaque de la Syrie ont correctement décrit les indices sous-jacents, même si ces partisans refusent de nous montrer le moindre d’entre eux, à nous comme au peuple américain.  En fait, même pour simplement obtenir l’accès aux documents classés secrets, nous devons franchir une série d’obstacles au delà du raisonnable.
Nous devons descendre dans les entrailles du centre d’accueil des visiteurs du Capitole, jusqu’à une pièce au 4ème sous sol. En vertu d’instructions transmises par le Président du Comité du Renseignement, la prise de note est interdite (1).
 Une fois que nous quittons les lieux, il nous est interdit de communiquer avec le public, les médias, nos administrés ou même d’autres membres [du Congrès] sur la note de synthèse classée secrète. Nous ne sommes même pas autorisés à faire quoi que ce soit pour vérifier la validité des informations qui nous ont été présentées. Et encore, ce n’est que la note de synthèse secrète. D’après ce que j’ai compris, le Comité du Renseignement a adressé une demande officielle de droit d’accès aux indices de preuve sous jacents il y a plusieurs jours. Je n’ai pas entendu parler d’une réponse à cette heure. Et franchement, je n’en espère aucune. 
En refusant de divulguer les données sous jacentes même aux membres du Congrès, l’administration rend impossible pour quiconque souhaiterait le faire, de juger de façon indépendante si ces affirmations sont correctes ou non. »
En résumé : la course vers la guerre se fonde sur des renseignements biaisés, et rappelle beaucoup l’affaire irakienne.

Révolution Permanente : Pro-Russia, pro-lege !... Enfin, nous y sommes,La bipolarisation du monde, entre peuples sauvages et peuples civilisés, entre peuples vivant de pillage et peuples vivant du fruit d’un juste labeur, entre serviteurs de Lucifer et serviteurs du Dieu vivant, entre espèces déshumanisées et gens ayant une éthique sociale, entre puissances occidentales décadentes et puissances émergentes du sud et de l’Est.

Il a suffit d’écouter Barak Obama, le promoteur des contre-valeurs et de l’apocalypse, au dernier Sommet du G20 en train de perdre son sang froid et traiter « d’âne et de con » le Digne, Sage et charismatique Vladimir Poutine pour s’en convaincre.
D’un côté, il y a un petit homme politique chef de meute de la bande des pillards, flanqué de « son animal de compagnie », le gaulois nommé François, pour emprunter l’expression aux Russes et de l’autre, le digne héritier de Trotski et Lénine, j’ai nommé le grand Vladimir Poutine, avec beaucoup de hauteur et de grandeur, répondant froidement aux pestiférés qui s’excitent sans rien pouvoir faire contre la Syrie, pour en conclure qu’enfin, un leader civilisé est né.
Alors, nous disons : Pro-Russia, pro-Lege !
Oui, permettez-nous l’expression. Ce n’est que trop peu dire que de parler ainsi. On aurait voulu dire davantage.
C’est donc l’heure du choix. Entre d’un côté, la Russie, attachée à la légalité, à l’éthique sociale, au respect de la vie humaine, au respect de la souveraineté des peuples et de l’autre, une bande de voyous méprisants, arrogants, haineux et voleurs.
C’est l’heure du choix entre un monde où les valeurs peuvent être foulées au pied au gré des intérêts mesquins et, un monde d’égalité entre peuples, se tenant la main, formant un univers dans lequel le respect des lois internationales que nous nous sommes données est perçu comme un sacerdoce à ne jamais trahir.
C’est l’heure du choix entre les maudits fils de Sodome et Gomorrhe et, ceux de la Nouvelle Jérusalem, pas la Jérusalem du sionisme de l’égarement et du reniement, mais la Jérusalem universelle, telle que rêvée par Dieu.
Pro-Russia. Oui, nous le sommes. En tant que membres de la Révolution Permanente, de son petit bout visible avec Hassane Magued, Hermann N’DA, Doriane "la Vraie", Ouattara Tchedjougou, Bintou, LaRédemption, souscek, LaReflexion, Charlie Bronx, Koné Côte d’Ivoire, …, juste pour ne citer que ces noms de code connus, afin de laisser dans l’invisible tous les Guerriers de l’Afrique digne debout et dressés contre ces peuples maudits qui ont érigé l’invasion, le pillage, le massacre et la destruction des autres peuples, en culture civique qu’ils enseignent à leurs descendants eux aussi maudits comme leurs ascendants.
Pro-Russia, nous appelons tous les pays émergents, tous les Etats qui s’y reconnaissent ou qui y aspirent, tous les dignes fils de l’Amérique Latine, de l’Afrique et du monde Arabe à affirmer clairement leur alliance géostratégique avec la Russie, la Chine, afin de former au plus vite, autour des ces alliés stratégiques qui s’affirment comme pouvant mériter de notre confiance, ce grand Bloc Emergent qui sonne le déclin de la puissance bâtie sur la fourberie, l’escroquerie d’Etat, le terrorisme institutionnel et la diplomatie de l’arnaque.
Pro-Russia, Pro-Lege, que ceux qui respectent la Loi comme gage de la paix entre les peuples de ce monde, rejoignent dès à présent le camp de la légalité et du respect de la Souveraineté des peuples.
A Très Bientôt
Cameroonvoice

La Syrie, otage d’une bataille pour l’énergie


lundi 9 septembre 2013 - 10h27
En sous-main du conflit, la rivalité entre le Qatar et l’Iran autour du champ gazier le plus important du monde et les intérêts géostratégiques des pays du Golfe.
La crise syrienne se nourrit de plusieurs guerres : une guerre civile, un conflit régional entre mondes perse et arabe, entre sunnites et chiites, un face-à-face entre États-Unis et Russie aux allures de guerre froide. Mais aussi une bataille énergétique autour du gaz. Décryptage.
Un possible hub énergétique…
La Syrie se trouve au cœur des intérêts de deux États : le Qatar et l’Iran, la grande puissance régionale. Les deux voisins partagent le plus grand champ gazier du monde : soit 9700 km2 dans le golfe Persique, qui court de part et d’autre de la limite des eaux territoriales des deux pays. C’est le North Dome, du côté qatari, et le South Pars, du côté iranien. Une manne considérable : le site abriterait environ 51000 milliards de m3 de gaz. La copropriété se passe mal : le Qatar, qui n’est pas soumis aux sanctions internationales comme l’Iran, pompe davantage dans la réserve que son grand voisin. De son côté, la République islamique menace régulièrement de fermer le détroit d’Ormuz par lequel passent les méthaniers qataris. Inacceptable pour Doha, qui a bâti sa puissance économique sur les exportations de gaz. Pour contourner l’obstacle, les Qataris se sont donc mis à chercher de nouvelles voies de transit. En 2009, Doha avait imaginé un gazoduc terrestre allant du golfe Persique jusqu’à la Turquie. Le pipeline serait passé par l’Arabie saoudite, la Jordanie et la Syrie.
… enjeu d’une bataille entre géants gaziers
C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles le Qatar décide alors de se rapprocher de Damas. Les deux États n’ont pas toujours été en bons termes, loin de là. Qu’importe, en février 2010, l’émirat signe un pacte de défense avec la Syrie. L’entente ne dure pas : Bachar el-Assad finit par dire non au pipeline qatari. « Damas s’est sans doute souvenu de son allié russe, dont les intérêts économiques auraient été menacés, explique Roland Lombardi, doctorant à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (Iremam). D’autant que Gazprom, le géant gazier russe, s’est positionné pour devenir le principal exploitant des réserves de gaz et de pétrole sur le point d’être découvertes au large de la Syrie. » Et en 2011, Assad signe pour la construction d’un pipeline avec l’Iran et l’Irak : l’Islamic Gas Pipeline, qui sera relié au South Stream, le gazoduc russe.
« On comprend mieux l’intérêt du Qatar à un changement de régime à Damas, affirme ainsi David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Insitut français d’analyse stratégique (Ifas). Il est évident que si le régime de Bachar el-Assad tombe et qu’il est remplacé par un gouvernement de Frères musulmans, ce dernier sera sensible aux demandes de ceux qui les ont aidés à accéder au pouvoir. » Des enjeux qui peuvent expliquer en partie le soutien étonnamment massif offert par le Qatar à la rébellion syrienne. Selon le Financial Times, l’émirat a dépensé 3 milliards de dollars pour financer l’armement des rebelles. Un montant qui dépasse de loin les aides des pays occidentaux – fin novembre 2012, Paris a donné 1,2 million d’euros à la nouvelle coalition formée par l’opposition syrienne. « Mais, ces dernières semaines, avec l’avancée des troupes syriennes, il est évident que seule une intervention occidentale pourrait aider l’opposition syrienne, et donc le Qatar, à arriver à ses fins », poursuit Roland Lombardi.
… dont les européens risquent d’être les grands perdants
Les pays européens ont beaucoup à perdre dans ce dossier. Ainsi, le projet de gazoduc qatari devait être raccordé à Nabucco, un projet de pipeline européen dont l’objectif est d’alléger la dépendance des pays européens au gaz russe. Un enjeu essentiel, surtout depuis la crise du gaz en Ukraine. En 2009, à la suite d’un différend sur le prix du gaz, la Russie avait ainsi stoppé ses exportations à l’Ukraine, provoquant, par un effet domino, des pénuries notamment en Hongrie, en Grèce et en Bulgarie. L’issue de la crise syrienne devrait donc déterminer également en partie le degré de soumission des pays européens à la Russie.
Bellaciao