Lundi 2
novembre 2015
L’intervention
militaire russe en Syrie est entrain de changer le rapport de force en faveur
du gouvernement en place. Quotidiennement, des bastions terroristes tombent, ce
qui signifie que prochainement, les frappes aériennes de la Coalition ne seront
plus justifiées. C’est certainement ce qui a motivé les Etats-Unis à autoriser,
le 30 octobre, l’envoi de troupes au sol.
Inféodée
aux Etats-Unis et pour affaiblir la Russie, l’OTAN projette, pour sa part, de
positionner 4 000 troupes de combat dans des pays frontaliers de la Russie —sur
fond de conflit dans les dossiers syrien et ukrainien—, tandis que Washington
verse des milliards de dollars à des laboratoires d’armes biologiques installés
dans des pays ayant fait partie de l’ancien bloc soviétique et qui entourent la
Russie.
Dans le
même temps, Washington poursuit sa propagande médiatique contre la Russie et
lui reproche abusivement de viser l’opposition modérée et des objets civils
tels que des hôpitaux, des mosquées et des écoles. Ces accusations mensongères
ont été démenties, à plusieurs reprises, par les autorités russes et par MSF
(Médecins sans frontière). En revanche, ce qui est certain, c’est que les terroristes
du groupe DAESH étaient encore présents en Syrie malgré les 7000 frappes
effectuées par la Coalition !
Mener une «
Guerre froide » contre la Russie n’a pas suffi aux Etats-Unis qui, le 27
octobre, sont entrés illégalement dans les eaux entourant des îles disputées de
l’archipel Spratleys. Selon Lu Kang, porte-parole du ministère chinois des
Affaires étrangères, la présence d’un navire de guerre américain (un
lance-missiles) constitue une « menace à la souveraineté de la Chine et à ses
intérêts sécuritaires ».
Les
Etats-Unis accusent la Chine de poursuivre un programme massif de «
récupération de terres » en construisant des îles artificielles en Mer de chine
méridionale et ainsi, militariser la région. La mer de Chine méridionale
—seconde route commerciale mondiale, par où transite environ un tiers du
pétrole— est revendiquée par la Chine, le Vietnam, les Philippines, la
Malaisie, Brunei et l’Indonésie. Washington déclare ne pas prendre partie aux
revendications territoriales de ces six pays, mais agit tout autrement. En
effet, sous prétexte d’assurer la sécurité dans la région, les Etats-Unis
provoquent la Chine en poursuivant leurs opérations navales dans la région.
S’entretenant
avec son homologue américain, John Richardson, le commandant de la Marine
chinoise, Wu Shengli, a averti que si les Etats-Unis persistaient dans leurs
provocations, il pourrait y avoir « un incident mineur qui déclenche une guerre
».
Les
Etats-Unis ne sont pas prêts à renoncer à leur stratégie de domination mondiale,
qu’ils utilisent pour imposer « la démocratie » aux autres états, à coups de
bombardements, ce qui leur permet, au passage, de satisfaire les demandes du
tout-puissant complexe militaro-industriel américain. En effet, les Etats-Unis
ont besoin d’ennemis pour survivre et alimenter leur industrie de l’armement.
Quant à
l’OTAN, ses décisions, dictées par Washington, conduisent notre monde à sa
perte. La machine de guerre OTAN n’exerce pas sa vocation première qui est
d’assurer la sécurité des pays membres. Sa politique, inféodée à l’Usraël,
œuvre uniquement dans l’intérêt de l’entité sioniste. C’est pourquoi, il est
urgent que les pays membres de l’Alliance, pour le bien de leur nation,
recouvrent leur souveraineté et leur liberté, en s’affranchissant de cette
organisation belliqueuse et inféodée à l’Usraël.
Source :
P.A.S
