samedi 24 mars 2012

Palestine : Pour quoi se battent les prisonniers politiques palestiniens ?...quand le peuple ou les individus qui en sont les victimes restent fermes, le monde réagit. ..

...Quand le peuple ou les individus qui en sont les victimes restent fermes, le monde réagit. La sympathie se transforme en solidarité, laquelle à son tour nourrit un sentiment croissant de soutien à la lutte, capable d’ébranler les bases du système colonialiste....

La bataille d’Adnan pour la vie et la dignité est un modèle qui doit être suivi dans le combat de libération des Palestiniens. Elle dégage des leçons pour celles et ceux qui prennent part à ce combat, notamment les prisonniers et les militants de la solidarité internationale, sur la façon dont leur action peut être intégrée.
Le cas du combattant de la liberté Khadar Adnan nous rappelle où réside la force du peuple palestinien. Une force qui a été dilapidée et gaspillée à la poursuite d’un État aux dépens de la libération nationale. Avec sa grève de la faim historique et sa détermination héroïque dans son combat contre l’État occupant, Adnan a réaffirmé un principe important de la résistance aux régimes colonialistes : quand le peuple ou les individus qui en sont les victimes restent fermes, le monde réagit. La sympathie se transforme en solidarité, laquelle à son tour nourrit un sentiment croissant de soutien à la lutte, capable d’ébranler les bases du système colonialiste.
Son cas confirme aussi le fait que les organismes du colonisateur ne protègent jamais ses victimes. Son projet ne peut être vaincu qu’en brisant la domination de ces organismes et des règles qu’ils appliquent.
La bataille d’Adnan pour la vie et la dignité est un modèle qui doit être suivi dans le combat de libération des Palestiniens. Elle dégage des leçons pour celles et ceux qui prennent part à ce combat, notamment les prisonniers et les militants de la solidarité internationale, sur la façon dont leur action peut être intégrée.
Campagne de défi
Adnan a pris une initiative déclarée illimitée dans le temps pour protester contre son emprisonnement en vertu d’un ordre. Son objectif a été clair : défier à la fois cet ordre et le système d’oppression israélien. Il a voulu aussi faire savoir que les Palestiniens refusent de se soumettre au traitement qui leur est infligé par les autorités de l’occupation.
La campagne qu’il a lancée a illustré comment les composants du combat populaire peuvent être rassemblés. Inspirée par la détermination du prisonnier, la réaction a été rapide. Une campagne populaire de communication et de mobilisation a rapidement été lancée, tant localement qu’internationalement. Des jeunes, dans leurs diversités, et d’autres organisations de terrain s’y sont immédiatement impliqués, à l’instar des familles de prisonniers et de groupements politiques.
Cette mobilisation s’est étendue bientôt à la Cisjordanie, à la bande de Gaza et à Jérusalem. Elle s’est élargie encore à la diaspora palestinienne et a engendré un formidable mouvement dans le monde entier.
Les prisonniers dans les geôles israéliennes ont eux aussi lancé une campagne pour prendre fait et cause pour Adnan, le soutenir et partager la responsabilité. Ils ont fait leurs les principes d’une escalade collective organisée qui a commencé par le rejet de la nourriture et le refus de recevoir des approvisionnements (les autorités pénitentiaires israéliennes ont réagi en fermant les cours à ciel ouvert et en empêchant les prisonniers de sortir de leurs cellules). Un nombre croissant d’entre eux se sont déclarés en grève de la faim illimitée.
Le maillon faible d’Israël
Les prisonniers savaient alors qu’ils ne se battaient pas contre les autorités pénitentiaires en elles-mêmes, mais contre l’État d’occupation en tant que système avec toutes ses extensions et institutions. Cependant, les autorités pénitentiaires sur lesquelles la pression s’exerçait ont été le maillon faible au sein de l’appareil de sécurité. Les prisonniers ont ainsi envoyé un message au gouvernement d’Israël qui lui montrait qu’Adnan parlait en leur nom à tous et qui le mettait en garde contre les conséquences qu’il y aurait à mettre sa vie en danger.
Les autorités pénitentiaires ont à leur tour pressé le gouvernement pour qu’il règle le cas Adnan, aussi vite que possible, afin de prévenir les troubles qui montaient chez les prisonniers. Et effectivement, le message a bien été reçu.
L’appareil de sécurité israélien s’est sérieusement inquiété quand la grève de la faim s’est poursuivie et que les conditions d’Adnan sont devenues critiques. Il ne s’inquiétait pas pour sa vie, mais il craignait que sa mort ne déclenche une nouvelle intifada palestinienne, y compris dans les territoires de 1948.
La stratégie d’une action rapide à volets multiples a fait la preuve de son efficacité. En plus de l’action palestinienne, un rôle majeur et influent a été tenu par les mouvements de la solidarité internationale. Cette pression, associée à la crainte de ce qu’il pourrait se passer si on en arrivait à une explosion de colère chez les Palestiniens, a poussé les États-Unis et des pays européens à faire des déclarations, dans les quelques derniers jours de la grève de la faim, contre la détention administrative d’Adnan.
L’une des forces majeures de la campagne de soutien à Adnan a été de raconter l’histoire personnelle de l’homme, de même que sa vie en politique et son combat, d’une manière qui a réussi à transmettre à la fois sa souffrance et sa détermination. L’histoire d’Adnan a aussi incarné l’essence du vécu des Palestiniens et leur quête pour leurs droits et leur liberté, et elle a servi à révéler l’essence d’Israël pour ce qu’elle est vraiment.
Cela a été bien plus efficace pour faire bouger les gens que les simples faits et chiffres, si importants soient-ils. Le rôle principal dans ce drame a été tenu par le prisonnier lui-même, sa famille, son épouse, son père et ses enfants ont eu, eux aussi, des rôles héroïques.
La faillite de la « modération »
Cette bataille a mis en avant la faillite du discours de « modération » qu’Israël et les États-Unis ont imposé à la direction palestinienne officielle. Cette position modérée est prétendument celle qu’il nous faut adopter si nous, les Palestiniens, nous souhaitons nous assurer un soutien international. En pratique, cela signifie pour nous d’accepter volontairement les contrôles oppressifs imposés par le terrorisme globalisé de l’État. La « modération » ici signifie l’abandon du droit à résister contre l’État occupant.
Alors que ce à quoi nous venons d’assister, c’est justement que le monde apporte son soutien aux Palestiniens quand ceux-ci se battent et tiennent fermes, quelle que soit leur adhésion politique. La capacité à émouvoir, faire bouger l’opinion publique internationale et à s’assurer une solidarité efficace et large ne résulte pas d’une stratégie de relations publiques, mais d’un véritable combat sur le terrain pour se lever contre la machine colonialiste oppressive.
Dans tous les cas où une détention administrative israélienne sur ordre militaire - ou tout autre mesure d’urgence telle que l’interdiction de voyager ou d’entrer dans les territoires occupés par Israël en 1967 - a été contestée devant les tribunaux, la Cour suprême israélienne a, systématiquement, soutenu la politique de l’armée, des services de sécurité et des renseignements.
Ce qu’il se passe au tribunal, c’est que le juge demande au Palestinien qui l’a saisi contre l’ordre, qu’il soit un citoyen israélien ou pas, d’autoriser les juges israéliens à avoir une « preuve secrète », une preuve dont les victimes et leurs avocats ne sont pas autorisés à avoir connaissance. Si la victime est d’accord, les juges prennent leur décision sur la base de cette « preuve secrète » et, invariablement, ils suivent les conclusions des agences de sécurité, présentées normalement au nom du ministre concerné ou de la direction militaire.
Si la victime refuse de croire en l’honnêteté ou la crédibilité de l’État occupant, la contestation devant la justice est close, les juges déboutent la victime et lui imputent la charge de son échec.
Des idées dangereuses
Durant la campagne d’Adnan, un certain nombre de dirigeants politiques palestiniens, de militants des droits de l’homme et d’organes de presse ont utilisé l’argument que si Israël avait une preuve quelconque contre Adnan, il lui fallait le traduire devant un tribunal ordinaire. D’autres ont suggéré que la réussite de sa campagne devait en inspirer une autre contre l’usage des ordres de détention administrative en général.
Ce sont là des idées dangereuses, particulièrement quand elles émanent de personnes importantes et influentes. Israël est un État occupant et une entité colonialiste. Même le droit international protège les victimes d’une occupation et interdit qu’elles soient transférées dans des prisons à l’intérieur des frontières de l’État occupant. Par conséquent, que ce soit la détention administrative ou une prison « ordinaire » de l’occupation, c’est tout autant illégal.
Par ailleurs, que signifie cette prétendue « preuve » ici ? La preuve d’une résistance à l’occupation ? Mais résister à une occupation est légitime : ce sont l’occupation et la colonisation israéliennes, elles et leurs tribunaux, qui sont illégitimes. Les milliers de prisonniers palestiniens et arabes dans les geôles israéliennes auraient-ils été condamnés légitimement ? Ils ont tous été jugés sur la base d’une « preuve » qui est principalement secrète et que ni eux ni leurs avocats n’ont été autorisés à connaître.
Et il y a un autre facteur. Des études universitaires israéliennes ont établi sans équivoque l’ampleur d’une discrimination scandaleuse dans les condamnations infligées par les juges en matière pénale. Ces condamnations prononcées contre les citoyens palestiniens d’Israël sont bien plus sévères que pour les condamnés israéliens juifs. Alors qu’a-t-on à attendre lorsque le juge qui représente l’État occupant se prononce sur une accusation de résistance à l’encontre des victimes de cette occupation ?
Notre combat
La véritable préoccupation pour le peuple sous occupation n’est pas de savoir si la détention de leurs fils ou de leurs filles relève d’un ordre administratif israélien ou d’un ordre de tribunal militaire ou civil. L’oppression, la répression et le pillage sont identiques, quel que soit l’outil que l’occupation utilise. La bataille d’Adnan est un combat contre le projet colonialiste dans son ensemble et pas seulement contre l’un de ses outils.
Mais quand des dirigeants palestiniens et des militants des droits de l’homme déclarent que la prochaine étape consiste à intensifier la campagne contre les ordres de détention administrative, cela montre une faiblesse et une vision erronée.
La bataille contre les lois d’urgence israéliennes est une bataille qui regarde les Israéliens, pas le peuple palestinien. La bataille pour les Palestiniens, et pour toutes celles et ceux dans le monde qui s’opposent à l’occupation et au colonialisme, est contre l’occupation et l’État occupant, et pour la libération nationale, pour le rétablissement de la patrie et le retour de ses habitants aujourd’hui réfugiés et exilés.
Le cas d’Adnan prouve que la victoire sur le projet colonialiste n’est pas une mission impossible. Elle est possible. Et il a renoué avec l’espoir, il a renforcé cet espoir que le peuple palestinien est capable de dynamiser son libre-arbitre, sa volonté pour la victoire.
Ameer Makhoul - UFree
Source : Info-Palestine

Lettre à un animateur de Radio-Canada : Plaidoyer pour la non-ingérence en Syrie

...Nous sommes tellement mal informés au sujet de la Syrie que les religieuses syriennes doivent maintenant sortir de leurs monastères pour dire au troupeau des organisations occidentales de s'ouvrir les yeux et de cesser de s'enfermer dans les grilles de lecture préfabriquées par la pensée hollywoodienne, par la doctrine sioniste, par les diktats de l'empire américain et du Nouvel Ordre Mondial...

Bonjour à tous et à toutes,
Bonjour Monsieur Desautels,
J'écoute très souvent votre émission pendant que je voyage ou que je prépare mon repas du soir. Je veux d'abord vous féliciter de la qualité de votre émission en général. Les invités auxquels vous accordez des entrevues m'ouvrent très souvent de nouveaux horizons et je l'apprécie beaucoup. Je me dis que si les taxes et les impôts que je paie peuvent servir à diffuser dans le grand public des connaissances valables et vérifiables, les capacités organisatrices et nourricières de ces connaissances nous feront graduellement comprendre que le monde entier est notre famille.  On ne peut plus rester indifférent aux horreurs de la guerre. Si nous sommes capables de mieux voir ce qui arrive à notre planète et à ses habitants, nous agirons mieux dans nos milieux et nous cesserons d'encourager et de supporter les prédateurs de tous poils.

J'écoute la radio de CBC autant que celle de Radio Canada. Au cours des dernières années, j'ai envoyé plusieurs fois mes commentaires d'appréciation. À d'autres moments j'ai voulu ajouter un peu de lumière au débat public à partir de mon vécu quotidien au Nouveau-Brunswick et surtout à partir des expériences que j'ai connues au cours de 15 années de travail bénévole dans les pays en développement. J'ai 66 ans et tant que j'en aurai la force et la santé, je veux continuer de partager mes connaissances et mon expérience avec les plus démunis.

Les années que j'ai passées en Haïti, en Colombie, en Inde, aux Philippines et au Sénégal de même que des séjours plus ou moins longs aux États-Unis, en France, en Hollande, en Allemagne, au Chili et en Angleterre m'ont permis de voir le monde dans une perspective plus vaste. J'ai appris qu'il y avait plusieurs façons d'aborder et de solutionner les mêmes problèmes. J'ai appris que nous, Occidentaux, n'avions pas le monopole du droit, de la justice  et de la rectitude. J'ai aussi profité de mes séjours à l'étranger pour lire les oeuvres de plusieurs écrivains des pays où je travaillais et leur savoir m'a servi et continue de me servir.

Quand j'écoute la radio ou que je regarde la télévision, je compare, je questionne, et j'évalue en fonction de toutes ces connaissances et expériences acquises au cours des années.

Aujourd'hui, c'est la première fois que je vous écrit. J'ai une grande faveur à vous demander et je vais l'expliquer le mieux possible.

Depuis quelques mois, j'entends des nouvelles au sujet de la Syrie et je dois dire que j'ai de la peine à rester calme. Je suis fâché. Je suis outré. Sachant que Radio-Canada et CBC n'ont pas toujours les moyens d'avoir des correspondants indépendants dans les endroits chauds de l'actualité internationale, j'essaie de tempérer mes transports et de me renseigner ailleurs. L'Internet a depuis longtemps enlevé le monopole de l'information aux grands médias "politiquement prudents." L'Internet nous permet aussi d'avoir accès aux opinions des écrivains et des journalistes du milieu où se déroulent les événements qui envahissent nos demeures qu'on le veuille ou non.

Nous sommes tellement mal informés au sujet de la Syrie que les religieuses syriennes doivent maintenant sortir de leurs monastères pour dire au troupeau des organisations occidentales de s'ouvrir les yeux et de cesser de s'enfermer dans les grilles de lecture préfabriquées par la pensée hollywoodienne, par la doctrine sioniste, par les diktats de l'empire américain et du Nouvel Ordre Mondial. En tant que francophones, nous nous référons trop souvent aux médias de la France qui n'est plus celle du Général De Gaulle, mais bien celle de Sarkosy. Ce démagogue dangereux est bien sûr le reflet fidèle de la conscience collective qu'il dirige et cela se voit dans les dogmes du rationalisme outrancier et autres élucubrations dangereuses que bien des médias français voudraient faire avaler au reste du monde.

Depuis le printemps dernier, des journalistes indépendants ont séjourné en Syrie. Ils ont été témoins d'une opposition minoritaire et fragmentée, aux objectifs différents, parfois violente et armée. Il faut se demander par qui cette opposition est armée et dans quel but. Les deux mots latins (CUI BONO), attribués à Cicéron, devraient être utilisés plus souvent par tous les journalistes intègres et soucieux de donner l'heure juste. Les mensonges finissent toujours par se savoir; pensons aux fameuses armes de destruction massive restées introuvables. Sommes-nous capables de tirer des leçons de l'Irak, de l'Afghanistan, de la Yougoslavie, de la Libye, etc.?

À qui ces violences profitent-elles et quels en sont les véritables auteurs? Depuis le mois de mars, des journalistes indépendants ont vu une Syrie pas du tout à feu et à sang, généralement très calme, dans les grandes villes notamment où une large partie de la population soutenait le gouvernement. Ils ont vu en mai, en juin et en juillet, des grandes manifestions de soutien pour le gouvernement. Ils ont vu encore dernièrement les résultats d'un référendum favorable au gouvernement. Même l'opposition intelligente ne veut pas de cette ingérence étrangère qui a été désastreuse partout où elle s'est produite.

Qu'est-ce que les révolutions colorées ont amené en fin de compte? Par qui sont-elles fabriquées et financées? L'empire américain et ses vassaux de même que les empires financiers transnationaux continuent de fourrer leurs nez partout sans comprendre que le pouvoir absolu qu'ils recherchent depuis des lustres leur échappe de plus en plus. Les puissantes baleines banquières qu'on ne pouvait pas harponner parce qu'elles ne faisaient jamais vraiment surface sont maintenant forcées d'apparaître au grand jour dans toute leur laideur, leur égoïsme et leur cruauté de prédateurs sans conscience. Les grandes banques dirigent maintenant officiellement la Grèce et l'Italie et d'autres pays vont bientôt passer à la caisse. La démocratie est à la poubelle pendant que la plèbe fait les frais du grand ménage.

Pendant ce temps les médias toujours occupés à se gargariser du "printemps arabe" sans savoir tout ce qui s'est passé en sous-main.pour le préparer et sans parler de l'après désastreux. On ne peut pas en parler parce qu'on est trop occupé à foutre le bordel ailleurs.

Pour ce qui est de la Syrie, les grands médias français bien au chaud dans leurs bureaux de presse et de connivence avec la presse britannique et celle du Qatar ont choisi de construire graduellement un climat de violence attribué uniquement au gouvernement syrien. Mais, ce n'est plus un secret que la France de Sarkozy, le MI6, l'OTAN, Israël, la Turquie, Al-Qaïda, la CIA et les monarchies du Golfe se sont associés--jolis partenaires!--pour soutenir les rebelles et autres groupes de mercenaires et de fanatiques très peu sympathiques et pas du tout démocratiques. Comment ces grands joueurs avec leurs feuilles de route ensanglantées pourraient-ils apporter la démocratie à la Syrie? Leurs régimes est la contradiction même de la démocratie. Ils peuvent envoyer en parlementaires en Syrie tous les Kofi Annan qu'ils peuvent trouver, ils ne pourront jamais redorer le blason de leur crédibilité. Ils l'ont perdu depuis longtemps, même si les médias mainstream prétendent le contraire et s'acharnent à nous le faire croire.

Avant-hier, vous avez invité François Brousseau à brosser un bref tableau de la situation syrienne. M. Brousseau devrait savoir que de nos jours, les connaissances partielles et les demi-vérités sont dangereuses. Oui, de plus en plus dangereuses car elles circulent à la vitesse de la lumière et elles sont reprises en boucles par ceux qui veulent faire flèches de tout bois. Au lieu de se presser avec des informations mal digérés qui risquent d'envenimer le débat, il est préférable de reporter son jugement et de continuer de faire ses devoirs. En Inde, il y a un proverbe qui nous dit que ceux qui arrivent tard arrivent souvent plus forts. What comes late comes stronger.

J'invite François Brousseau à lire un article intitulé Le terrorisme au nom de la "démocratie" où Nadia Khost, une écrivaine syrienne, dénonce le cynisme de l'Occident. Voir: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29200

Sylvia Cattori, une journaliste européenne, peut aussi apporter au moulin de Radio-Canada de l'eau plus limpide que celle qu'on nous a servie depuis plusieurs mois. Voir: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29741 où elle explique assez clairement que les auteurs d'atrocités sont les opposants armés.

Dans la vie, il vient un moment où, malgré nos occupations quotidiennes, on ne plus se taire. Je vous ai écrit longuement car je crois que mon intervention peut servir. J'ai simplement voulu partager une part utile de ce que j'ai appris. Je termine en partageant avec vous des mots de Gilles Vigneault tirés de son livre Balises (Page 110):

Dans le secret des ministères
On calcule encor le moment
Le plus favorable à la guerre
Et s'il reste quelqu'un debout
Ce sera pour dire avant tout

"Si seulement quelque poète
Avait chanté notre méprise
Malheur à celui qui s'est tu."

Et pour cela même je veille
Ce n'est ni vice ni vertu
Peut-être est-ce au fond pour qu'on dire
Que c'était moi le plus têtu.

Avec Monsieur Vigneault, je répète: "Et les humains sont de ma race."

Bonne lecture!

Miville Couture
Saint-Jean, Nouveau Brunswick
Articles de Miville Couture publiés par Mondialisation.ca

Les défenseurs des droits humains, guerriers de l’Empire (Black Agenda Report)...."Amnesty International et Human Rights Watch ont choisi leur camp dans les conflits armés soutenus par Washington – le camp de l’Empire.”

Voici un texte "Human Rights Warriors for Empire", paru le 15/02/ 2012 (il y a un petit moment, donc, mais encore d’actualité, hélas) dans Black Agenda Report. Ecrit par Glen Ford, rédacteur en chef.
"Amnesty International et Human Rights Watch ont choisi leur camp dans les conflits armés soutenus par Washington – le camp de l’Empire.”
La Syrie n’a pas d’autre choix que de sécuriser chaque mètre carré de son territoire.
La plus grande offensive impériale depuis l’invasion de l’Irak de mars 2003, bat son plein sous couvert d’"intervention humanitaire" – version d’une habileté diabolique des "guerres stupides" de George Bush, revue et corrigée par Barack Obama.
N’ayant pas réussi à obtenir une pseudo-résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU du style de celle adoptée pour la Libye pour lancer une offensive militaire "humanitaire” contre la Syrie, les États-Unis passent tranquillement à une campagne mondiale "en dehors du système de l’ONU" pour étendre la coalition OTAN/ monarques du Golfe Persique / djihadistes. Prochain arrêt : la Tunisie, où les alliés de Washington se réuniront le 24 février pour affûter leurs lames en tant qu’"Amis de la Syrie.” Le Département d’état US s’est activé pour dresser la liste des membres des "amis" et déterminer quel serait leur "mandat" – terme qui, en jargon des seigneurs de guerre, signifie peaufiner une alliance de circonstance en vue de réaliser l’acte de piraterie contre la souveraineté de la Syrie.
Amnesty International et Human Rights Watch sirotent leur bière avec leurs collègues pirates. Ces guerriers des "droits humains", installés dans les entrailles des empires passés et présents, leurs poitrines scintillantes des médailles récoltées pour bons et loyaux services de propagande lors de l’agression commise par les grandes puissances en Libye, apportent une légitimité "de gauche" aux desseins impériaux.
Amnesty International, dont le siège est à Londres, a organisé une ’"journée d’action mondiale pour s’insurger contre les ’crimes contre l’humanité’ commis en Syrie et accuser la Russie et la Chine d’avoir utilisé leur véto au Conseil de Sécurité pour "trahir" le peuple syrien – se faisant l’écho de l’hystérie guerrière qui émanait de Washington, Paris, Londres et des porcheries royales de Riyad et de Doha.
Human Rights Watch, dont le siège est à New-York, accusait Moscou et Beijing de commettre des actes "incendiaires" – comme si ce n’était pas l’empire et ses alliés qui mettaient le feu au Moyen-Orient et à l’Afrique, en armant et en finançant les djihadistes – parmi lesquels des centaines d’anciens salafistes libyens actuellement sur le terrain en Syrie.
"Amnesty International et Human Rights Watch apportent une légitimité "de gauche" aux desseins impériaux"
Sous la tutelle impériale “intelligente” (par opposition à "stupide") d’Obama, les génocidaires coloniaux comme la France proposent actuellement la création de "couloirs humanitaires" en Syrie pour "permettre aux ONG d’atteindre les zones où ont lieu des massacres scandaleux”. L’OTAN avait refusé catégoriquement la création de ces couloirs en Libye quand les Africains subsahariens et les Noirs libyens se faisaient massacrer par des milices armées et financées par ces mêmes "Amis" qui assiègent actuellement la Syrie.
La Turquie prétend qu’elle a rejeté, pour l’instant, l’idée de créer des zones tampons humanitaires le long de sa frontière avec la Syrie – côté syrien – tout en procurant des armes, des entrainements et un sanctuaire aux déserteurs de l’armée syrienne. En réalité, ce sont les concentrations de troupes et de blindés de l’armée syrienne le long de la frontière qui ont empêché la création de ces zones tampons – simple euphémisme pour la création d’une "zone libérée” qui doit être "protégée" par l’OTAN ou quelque autre regroupement de forces soutenues par les États-Unis.
L’OTAN, qui a bombardé la Libye non-stop pendant six mois, faisant des dizaines de milliers de victimes tout en refusant de compter un seul corps, veut à tout prix se trouver un coin de champ de pétrole syrien où planter le drapeau “humanitaire” de l’intervention.
Ils se cherchent de toute évidence un Benghazi, pour justifier d’un remake de l’opération en Libye– une évidence qui a incité les Russes et les Chinois à opposer leurs vétos.
Face à la certitude d’une offensive soutenue par les grandes puissances sous couvert de "protéger les civils sur un "territoire "libéré", la Syrie ne peut se permettre de céder à des rebelles armés et des djihadistes étrangers ne serait-ce qu’un quartier dans une seule ville – même pas un pâté d’immeubles - ou une enclave rurale ou frontalière. Cette voie mène directement à la perte de souveraineté et l’éventuel charcutage de la Syrie – que les experts occidentaux qualifient déjà d’état "ramassis", et qui pourrait devenir "état en déliquescence". Il est certain que les Français et les Britanniques, qui ont tracé les frontières de la région après la Première Guerre Mondiale, sont experts en matière de découpage de territoire d’autres peuples. Et c’est une litote que de dire qu’Israël serait aux anges.
“C’est la recette qui a été appliquée en Libye, et elle aurait aussi bien pu être sortie de la bouche de Barack Obama”.
Avec les succès apparents de l’armée syrienne pour sécuriser la plus grande partie de Homs et d’autres foyers de rébellion, l’opposition armée a accéléré ses méthodes terroristes – une campagne qui avait profondément inquiété la propre mission d’observation de la Ligue Arabe en Syrie, et qui avait conduit l’Arabie Saoudite et le Qatar à escamoter le rapport de la Mission. Les pays du Golfe, au lieu de cela, poussent ouvertement la Ligue Arabe à "fournir toutes sortes d’aides politiques et matérielles" à l’opposition, ce qui veut dire des armes et, sans doute, davantage de combattants salafistes. Alep, la principale ville commerciale et industrielle de Syrie, qui n’avait connu pratiquement pas de rébellion, a été frappée par deux attentats mortels à la voiture piégée la semaine dernière - attentats qui portent la signature des membres d’Al-Qaïda de l’Irak voisin.
Les divers "Amis de la Syrie", tous blottis dans le cocon des U.S./OTAN/Arabie Saoudite/Qatar parlent maintenant ouvertement d’une guerre civile totale en Syrie – ce qui signifie un conflit armé intensifié financé et dirigé par eux – comme étant la meilleure alternative à cette lutte interminable que semble gagner le régime actuellement. Il y a un interdit, cependant : "pas de bottes occidentales au sol sous quelque forme que ce soit", comme l’avait exprimé William Hague, le Ministre des Affaires Étrangères britannique. C’est la recette qui a été appliquée en Libye, elle aurait aussi bien pu être sortie de la bouche de Barack Obama.
La Syrie se bat pour exister en tant que nation contre toutes sortes de forces mobilisées par les États-Unis et l’OTAN. Sur les 6000 personnes environ qui ont trouvé la mort au cours des 11 derniers mois, environ un tiers sont des soldats et des policiers syriens – preuve par les chiffres qu’il s’agit bien d’une agression armée contre l’État. Il ne fait aucun doute qu’il y a un engagement étranger massif, ou que le but de la politique US vise le changement de régime, comme l’a répété à plusieurs reprises la secrétaire d’État, Hillary Clinton ("Assad doit partir", a-t-elle déclaré aux journalistes en Bulgarie).
Organisations le plus souvent associées à (ce qui passe pour être) la gauche dans les pays où Amnesty International et Human Rights Watch ont leurs sièges, elles sont des alliées précieuses de l’actuelle offensive de l’empire. Elles ont beaucoup de compagnons de route dans (à nouveau, ce qui passe pour être) les milieux pacifistes dans les pays colonisateurs et néo-colonisateurs.
La "gauche" française n’a guère levé le petit doigt quand des millions d’Algériens mouraient au cours de la guerre d’Indépendance, et ne s’est pas avérée être une alliée effective des populations anciennement colonisées au cours des 50 années qui ont suivi.
Parmi les puissances impériales européennes, seule la prétendue Révolution des Œillets de 1974, un putsch réalisé par de jeunes officiers, s’est soldée par une aide substantielle pour les sujets de l’empire : le retrait des troupes des anciennes colonies africaines du Portugal.
"Sur les quelque 6000 personnes qui sont mortes ces 11 derniers mois, environ un tiers sont des militaires ou des policiers syriens– des chiffres qui indiquent clairement qu’il s’agit d’une offensive armée contre l’état”.
Le mouvement de protestation contre la guerre aux Etats-Unis avait perdu de son ampleur quand la menace de conscription avait été levée, au début des années 70, alors que les bombardements se poursuivaient au Vietnam (où les États-Unis testaient des armes nouvelles et exotiques contre son peuple) jusqu’à la chute de Saïgon, en 1975.
En 2008, tout ce que beaucoup des gauchistes USaméricains semblaient vouloir, c’était d’envoyer au diable les Républicains, et peu importait le reste du monde. Le démocrate Barack Obama a fait passer la machine de guerre impériale à la vitesse supérieure sans que la "gauche" ne pipe mot pratiquement.
Il y a eu une grande ambiguïté – le terme le plus poli qui me vienne à l’esprit – chez les soi-disant gauchistes aux Etats-Unis et en Europe concernant les bombardements par l’OTAN et la mise sous tutelle de la Libye. Et nous revoilà, confrontés aux menaces existentielles de l’empire contre la Syrie et l’Iran, alors que les gauchistes ergotent sur les droits humains tandis que "le plus grand pourvoyeur de violence dans le monde" s’active à baliser de nouveaux sentiers de la guerre.
Un militant pacifiste qui n’est pas également anti-impérialiste, cela n’existe pas. Et la seule tâche qui incombe à un anti-impérialiste qui se trouve dans les entrailles de la bête, c’est de désarmer la bête. Sinon, il est inutile à l’humanité.
Comme on disait à une époque : soit vous contribuez à apporter une solution, soit vous faites partie intégrante du problème. Amnesty International et Human Rights Watch font partie intégrante du problème.
Glen Ford
SOURCE : Des Bassines et du Zèle http://blog.emceebeulogue.fr
URL de cet article 16191 http://www.legrandsoir.info/les-defenseurs-des-droits-humains-guerriers-de-l-empire-black-agenda-report.html

Les chemins qui mènent à la catastrophe.....Quelques dirigeants des pays les plus puissants manipulaient alors le monde...

Réflexions du compañero Fidel
....L’Iran ne détient pas d’armes atomiques. On l’accuse de produire de l’uranium enrichi qui sert de combustible énergétique ou de composant à usage médical.Pourtant, bénéficiant de l’aide et de la coopération des États-Unis, Israël a fabriqué un armement nucléaire sans en informer qui que ce soit ni en rendre compte à personne, et dispose à ce jour de centaines d’entre elles sans jamais l’avoir reconnu. Pour empêcher le développement de la recherche dans des pays arabes voisins, il a attaqué et détruit les réacteurs de l’Iraq et de la Syrie, et il vient de déclarer son intention d’attaquer et de détruire les centres de production iraniens de combustible nucléaire....
Je pourrais écrire ces Réflexions aujourd’hui, demain ou n’importe quel jour sans risque de me tromper. Notre espèce doit se colleter à des problèmes nouveaux. Quand j’ai affirmé voilà vingt ans à la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement qu’une espèce était en péril d’extinction, j’avais moins de raisons qu’aujourd’hui pour alerter au sujet d’un danger que je voyais sans doute menaçant d’ici à cent ans. Quelques dirigeants des pays les plus puissants manipulaient alors le monde. Ils se bornèrent à m’applaudir par politesse et continuèrent sans ciller de creuser la sépulture de notre espèce.
On aurait pu penser que le bon sens et l’ordre régnaient sur notre planète. Il y avait beau temps que le développement économique appuyé sur la technologie et la science semblait être l’alpha et oméga de la société humaine.
Aujourd’hui, tout est bien plus clair. De profondes vérités se fraient un passage. Presque deux cents États, soi-disant indépendants, constituent l’organisation politique à laquelle il est échu, censément, de régir les destinées du monde.
Environ vingt-cinq mille armes nucléaires aux mains de forces alliées ou antagonistes disposées à défendre l’ordre changeant, par intérêt ou par nécessité, réduisent virtuellement à rien les droits de milliards de personnes.
Je ne serais pas assez naïf pour assigner à la Russie ou à la Chine la responsabilité du développement de ce genre d’armes après la monstrueuse boucherie d’Hiroshima et de Nagasaki commise par Truman à la mort de Roosevelt.
Je ne commettrais pas non plus l’erreur de nier l’Holocauste qui a coûté la mort à des millions d’enfants et d’adultes, d’hommes et de femmes, surtout juif, gitans, russes et d’autres nationalités, aux mains du nazisme. Voilà pourquoi la politique infâme de ceux qui nient son droit à l’existence au peuple palestinien me répugne.
Qui peut penser que les États-Unis seront capables d’agir d’une manière indépendante qui les préserve de la catastrophe inévitable qui les attend ?
Les quarante millions de dollars que le président Obama a promis de collecter en quelques semaines pour sa campagne électorale ne serviront qu’à prouver que la monnaie de son pays est très dévaluée et que les États-Unis, à la tête d’une dette publique insolite et toujours croissante qui frôle les vingt billions de dollars, vivent de l’argent qu’ils impriment et non de ce qu’ils produisent, tandis que le reste du monde paie pour ce qu’ils dilapident.
Que nul n’aille croire non plus que le candidat démocrate sera meilleur ou pire que ses adversaires républicains, qu’ils s’appellent Mitt Romney ou Rick Santorum. Des années-lumière séparent ce trio de personnages aussi illustres qu’Abraham Lincoln ou Martin Luther King. Il est vraiment inouï de constater qu’une nation si puissante technologiquement parlant dispose d’un gouvernement si vide d’idées et de valeurs morales.
L’Iran ne détient pas d’armes atomiques. On l’accuse de produire de l’uranium enrichi qui sert de combustible énergétique ou de composant à usage médical. Qu’on le veuille ou non, le posséder ou le produire ne veut pas dire mise au point d’armes atomiques. Des dizaines de pays utilisent de l’uranium enrichi comme source d’énergie, mais il ne peut servir à la mise au point d’une arme atomique qu’au terme d’un procès de purification complexe.
Pourtant, bénéficiant de l’aide et de la coopération des États-Unis, Israël a fabriqué un armement nucléaire sans en informer qui que ce soit ni en rendre compte à personne, et dispose à ce jour de centaines d’entre elles sans jamais l’avoir reconnu. Pour empêcher le développement de la recherche dans des pays arabes voisins, il a attaqué et détruit les réacteurs de l’Iraq et de la Syrie, et il vient de déclarer son intention d’attaquer et de détruire les centres de production iraniens de combustible nucléaire.
C’est autour de ce point crucial qu’a tourné la politique internationale dans cette région du monde complexe et dangereuse qui produit et livre le gros du carburant qui fait marcher l’économie mondiale.
L’élimination sélective de scientifiques iraniens parmi les plus éminents par Israël et ses alliés de l’OTAN est devenue une pratique qui suscite des haines et des sentiments de vengeance.
Le gouvernement israélien a déclaré ouvertement son intention d’attaquer l’usine iranienne qui produit de l’uranium enrichi, et l’administration étasunienne a consacré des centaines de millions de dollars à la mise au point d’une bombe dans ce but.
Le 10 mars 2012, Michel Chossudovsky et Finian Cunningham ont révélé ce qui suit dans un article :
« Un important général des forces de l’air étasuniennes a décrit la plus grosse bombe classique jamais fabriquée – une bombe anti-bunker de 13,6 tonnes – comme "grandiose" pour une attaque militaire contre l’Iran.
« Ce commentaire désinvolte au sujet d’un engin d’assassinat massif a eu lieu juste la semaine où le président Barack Obama a averti de ne pas "parler à la légère" d’une guerre dans le Golfe persique.
« Herbert Carlisle, vice-chef d’état-major aux Opération de l’USAF, […] a ajouté que la bombe serait probablement utilisée dans toute attaque contre l’Iran ordonnée par Washington.
« La MOP, appelée aussi parfois "la mère de toutes les bombes", est conçue pour perforer soixante mètres de béton armé avant d’exploser. On la juge la plus grosse arme classique – non atomique – de l’arsenal étasunien. […]
« Le Pentagone planifie une vaste destruction de l’infrastructure iranienne et des attaques massives contre des objectifs civils par l’emploi combiné de bombes atomiques tactiques et de monstrueuses bombes classiques qui causent des explosions en forme de champignon, dont la MOAB et la GBU-57A/B ou Massive Ordnance Penetrator (MOP), encore plus grosse et destructive.
« On décrit la MOP comme "une puissante nouvelle bombe qui vise directement les installations nucléaires souterraines de l’Iran et de la Corée du Nord ; elle est plus longue que onze personnes placées côte à côte, soit plus de six mètres d’un bout à l’autre". »
Je prie les lecteurs de m’excuser pour ce jargon militaire fort embrouillé.
Comme on peut le constater, ces calculs partent du présupposé que les combattants iraniens, soit des millions d’hommes et de femmes connus pour leur ferveur religieuse et leurs traditions de lutte, vont se rendre sans riposter.
Les Iraniens ont vu récemment comment des soldats étasuniens occupant l’Afghanistan ont, en à peine trois semaines, uriné sur les cadavres d’Afghans assassinés, brûlé des corans et assassiné plus de quinze civils sans défense.
Imaginons un peu les forces étasuniennes larguant sur des installations industrielles des bombes monstrueuses capables de perforer soixante mètres de béton armé. On n’avait jamais conçu une pareille équipée !
Il n’est pas besoin de plus amples commentaires pour comprendre la gravité de cette politique : par là, notre espèce sera inexorablement menée à la catastrophe. Si nous n’apprenons pas à comprendre, nous n’apprendrons jamais à survivre.
Je suis convaincu pour ma part que les États-Unis sont sur le point de commettre la pire erreur de leur histoire et d’y entraîner le monde.
Fidel Castro Ruz
Le 21 mars 2012
19 h 35

version espagnole : http://www.cuba.cu/gobierno/reflexiones/2012/esp/f200312e.ht...
URL de cet article 16166 http://www.legrandsoir.info/les-chemins-qui-menent-a-la-catastrophe.html