vendredi 31 mai 2013

Syrie : le journal Le Monde se moque du monde…« Les médias sont l’entité la plus puissante de la terre. Ils ont le pouvoir de rendre innocent le coupable, et coupable l’innocent, et ça c’est le pouvoir. Parce qu’ils contrôlent la pensée des masses » citation de Malcom X

Cette citation s’applique parfaitement au cas syrien

Guerre chimique en Syrie », titrait le 27 mai le quotidien Le Monde sur la base d’un tissu de mensonges racontés par Jean-Philippe Rémy, son « honorable correspondant » qui rentre de Damas via Johannesburg ! Révélation en parfaite synchronie avec l’agenda franco-britannique et l’extrême zèle de la diplomatie française d’armer encore plus les terroristes islamistes et les mercenaires qui ont mis à feu et à sang la Syrie. La diplomatie fabiusienne aurait beaucoup moins de mal à vendre au Qatar et à l’Arabie Saoudite sa découverte copernicienne du mariage gay que la guerre totale qu’elle veut mener en Syrie, comme celle que Nicolas Sarkozy a livré à la Libye.
La publication du reportage de Jean-Philippe Rémy dans Le Monde du 27 mai sur la guerre chimique que livrerait l’armée nationale syrienne contre les islamo-terroristes, ressemble fort bien à une commande du Quai d’Orsay. La méthode est classique même si certains journalistes français ont encore beaucoup à apprendre des Anglais en matière de désinformation. Sans la moindre preuve matérielle ni le moindre fait avéré, ce « grand » quotidien affirme que l’armée syrienne a employé des armes chimiques contre ce qu’il appelle les « rebelles ». Les seules « preuves » étayant son reportage viennent précisément des « rebelles » en question !
Cette affaire ressemble étrangement à la bombe atomique et aux armes chimiques de Saddam Hussein, prétexte que les néoconservateurs ont utilisé pour envahir et détruire l’Irak pour s'accaparer ses richesses. Elle ressemble aussi au « Qui tue qui en Algérie », cette question odieuse que Le Monde avait lancé au moment où l’armée algérienne combattait les islamistes du FIS et du GIA, responsables de milliers de morts civiles en Algérie.
Par cette désinformation, l’on cherche à faire oublier la « fausse note » de Carla Del Ponte, la magistrate suisse qui a déclaré le 5 mai dernier  que, "Selon les témoignages que nous avons recueillis, les rebelles ont utilisé des armes chimiques, faisant usage de gaz sarin".  Mme Del Ponte, qui est également l'ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, a ajouté à l‘époque que "Nos enquêtes devront encore être approfondies, vérifiées et confirmées à travers de nouveaux témoignages, mais selon ce que nous avons pu établir jusqu'à présent, pour le moment ce sont les opposants au régime qui ont utilisé le gaz sarin". Scandalisés par le courage et l’honnêteté de la magistrate suisse, qui parlait au nom de la Commission d’enquête indépendante de l’ONU, certains propagandistes on prétendu que Carla Del Ponte est revenue sur sa déclaration. L’ONU, ce machin américain comme disait De Gaulle, a bien évidemment démenti les affirmations de la magistrate suisse. Mais on savait déjà qui a employé des armes chimiques, à savoir les islamo-terroristes, financés, galvanisés et armés par le Qatar et l’Arabie Saoudite.
Par cette désinformation, l’on cherche aussi à donner un coup de main à la diplomatie française, otage des intérêts qataris et saoudiens. Avec la dernière initiative du couple américano-russe qui étudie une sortie politique à la crise syrienne, la France s'est trouvée auto-disqualifiée. Malgré la réticence des pays européens –à l’exception de la Grande Bretagne- de lever l’embargo sur les livraisons d'armes aux « rebelles » en Syrie, la France a employé tous les moyens pour obtenir un vote favorable à Bruxelles. Cet excès de zèle français, au nom de la sacro-sainte « ingérence humanitaire » surprend même l’allié américain. Mais il satisfait grandement Israël !
Hasard du calendrier ou synchronie parfaite, Laurent Fabius a affirmé le 27 mai, avant de quitter Bruxelles où il a été défendre l’option franco-britannique d’armer les islamo-terroristes, qu’il y avait « des présomptions de plus en plus fortes, de plus en plus étayées, d’usage localisé d’armes chimiques en Syrie ». Qui est à l’origine de ces « présomptions » ? L’honorable correspondant à Damas, Jean-Philippe Rémy. 
Par cette offensive diplomatique et médiatique le gouvernement très socialiste cherche à saborder l’initiative russe, que les Américains ont été contraint d'accepter. C’est-à-dire Genève2, sommet qui veut réunir tous les protagonistes du conflit syrien en juin. Le gouvernement syrien a donné son accord pour y participer, mais pas l’opposition « démocratique », qui refuse de s’asseoir à la table de négociation, préférant les actions terroristes au compromis politique ! C’est ce radicalisme islamiste que M.Fabius cherche à conforter, mettant ainsi en péril les intérêts supérieurs de la France et sacrifiant les valeurs même de la République chère à Jean Jaurès et à Léon Blum !
On peut comprendre le zèle de M.Fabius jusqu’à refuser la participation de l’Iran au prochain sommet de Genève2. Une exigence absurde mais tout à fait compréhensible pour les initiés ! Absurde, car l’Iran est un acteur incontournable de la guerre par procuration que l’Occident livre à la Syrie. Mais ce qui est incompréhensible pour certains et intelligible pour d’autres, c’est le manque de cohérence dans la politique française. D’un côté, on décide de stopper l’expansion de l’islamo-terrorisme au Mali et en Afrique, et de l’autre côté, on soutient cet islamo-terrorisme en Syrie. La solution de cette énigme ne se trouve pas à Paris mais à Doha !    
La diplomatie fabiusienne aurait beaucoup moins de mal à vendre au Qatar et à l’Arabie Saoudite sa découverte copernicienne du mariage gay qu'à vendre à l'opinion publique la guerre totale qu’elle veut mener en Syrie, comme celle que Nicolas Sarkozy a livré à la Libye. Est-ce un hasard si les deux pays qui veulent à tout prix surarmer les islamo-terroristes, au risque d'un embrasement total de toute la région, soient les deux anciennes grandes puissances coloniales ? Tunisie-Secret.com

SYRIE : entretien télévisé accordé par Le président syrien Bachar al-Assad à la chaine de télévision AlManar et diffusé ce jeudi....." Toute révolution nécessite des facteurs objectifs . On ne peut faire une révolution avec de l’argent..."

Le président syrien a tenu ces propos dans un entretien télévisé accordé la chaine de télévision AlManar et diffusé ce jeudi.
Q: Nous sommes au cœur du Palais du Peuple. Deux ans et demi après l’éclatement de la crise syrienne, laquelle visait avant tout à vous renverser, comment avez-vous fait avorter les tentatives de vos adversaires et ennemis. Quel est le secret de cette persévérance ?
Ils ont échoué dans leurs plans
R : D’une part, Il y a le côté syrien qui est parvenu à déjouer ce plan ; de l’autre, ce sont ses trameurs eux-mêmes qui ont torpillé leur propre plan… Parce que d’un côté ils ne connaissent la situation en Syrie, et de l’autre ils n’ont pas bien lu la situation en Syrie. Ils ont au début lancé leur insurrection en brandissant des slogans de révolution. Mais toute révolution nécessite des facteurs objectifs. On ne peut faire une révolution avec de l’argent. Comme ils ne sont pas parvenus à réaliser les circonstances qui introduisent une révolution, alors ils sont passés à mettre en avant des concepts et des slogans confessionnels et sectaires afin de provoquer une faille au sein de la société syrienne. Ils ont pu entrer dans certains coins de la société syrienne présents dans toute société, des angles d’ignorance et d’inconscience, le résultat qui en a découlé est qu’ils ne sont pas parvenus à vraiment instaurer cette faille laquelle, si elle était présente, elle aurait démembré la Syrie depuis les tous débuts.
Ils ont utilisé un autre slogan qui les fait tomber dans leur propre piège, en disant que ce qui se passe est un conflit pour le pouvoir. La réalité n’a rien à voir avec un conflit pour le pouvoir, la bataille est pour la partie, et non pour le pouvoir. Personne ne combat et ne tombe en martyre pour le pouvoir de quelqu’un.
Q : Dans cette bataille, monsieur le président, il semble, au bout de deux ans et demi, que la direction syrienne est en train de réaliser des progrès sur le terrain. Pourquoi au bout de deux ans et demi, avez-vous choisi de passer de la défense à l’attaque, vous ne pensez pas que vous vous y êtes mis un peu tard, au risque que le cout soit très élevé. Je prendrai comme exemple celui d’al-Qousseir.
Des Syriens ont été arnaqués
R : Nous n’avons jamais abordé cette question sous l’idée de la défense ou de l’attaque. La tactique militaire nécessitait de se comporter avec chacune des petites batailles d’une façon isolée. Nous nous comportions avec la situation non point d’un point de vue militaire, mais dans tous ses aspects, dont politique et social. De nombreux syriens ont été arnaqués au début.
Beaucoup de pays amis à l’étranger ne comprenaient pas la situation en Syrie. On ne peut pas faire les mêmes choses lorsqu’il n’y a pas de consensus.
C’est ce qui a aidé les forces armées beaucoup plus à faire leur devoir et à réaliser des exploits. Ce qui se passe actuellement n’est pas un passage de la phase de la défense à celle de l’attaque. C’est un renversement de l’équilibre des forces à l’avantage des forces régulières.
Q : Comment cet équilibre des forces a-t-il été renversé ? On reproche à la Syrie d’avoir demandé l’aide de combattants étrangers et nous allons appeler les choses par leur nom. On voudrait parler des combattants du Hezbollah. Sachant que dans des entretiens passés, vous aviez dit : nous sommes un peuple de 23 millions, et n’avons besoin de personne. Que fait le Hezbollah en Syrie.
L’environnement qui accueillait les miliciens s’est bouleversé
R : La première raison de ce renversement des équilibres de forces, est due en réalité à un renversement dans l’environnement qui avait accueilli les rebelles. Certaines régions avaient formé un environnement qui abrite les miliciens, non pas par manque de nationalisme, mais par manque de connaissance. De nombreuses personnes se sont pliées aux groupuscules terroristes.
Ils pensaient qu’il s’agissait d’une révolution contre les aspects négatifs qui sévissaient. C’est cet environnement s’est bouleversé. De nombreux miliciens ont finalement quitté ces groupuscules depuis et ont repris leur vie normale. C’est la raison principale.
Le Hezbollah ne défend pas l’Etat syrien.
L’intervention du Hezbollah liée à l’intervention israélienne
En ce qui me concerne, ce qui est soulevé actuellement sur le Hezbollah et sur la participation de combattants étrangers avec l’Etat, c’est un sujet très important qui comporte plusieurs aspects. Pour l’expliquer, nous avons besoin de plusieurs éléments qui lui sont inhérents.
Nous ne pouvons séparer ce qui a été soulevé dernièrement sur le sujet du Hezbollah dans la bataille d’al-Qousseir de la frappe israélienne. Il s’agit de trois aspects dans une seule affaire. Laissez mois parler franchement. Dernièrement surtout après le discours de Sayyed Hassan Nasrallah, a été soulevé dans les medias arabes et étrangers que les combattants du Hezbollah sont en train de combattre en Syrie pour défendre le régime syrien. Bien sûr, entre parenthèses, ils veulent dire par le régime l’Etat syrien.
Plus de 100 mille miliciens en Syrie
Parlons logiquement. Si le Hezbollah voulait défendre la Syrie, combien devrait envoyer de combattants ? Quelques centaines, un millier, deux mille ? Nous parlons d’une bataille à laquelle participent des centaines de milliers de l’armée syrienne et des dizaines de milliers de terroristes si ce n’est plus, peut-être plus de 100 milles, car leur nombre ne cesse d’enfler. L’alimentation du nombre des miliciens se poursuit de la part d’Etats voisins et d’Etat soutenus par des étrangers. Le nombre de participants a travers lequel le Hezbollah contribue en Syrie en comparaison avec celui des terroristes et des militaires de l’armée, et compte tenu de la superficie syrienne, ne peut ni protéger l’Etat, ni la Syrie.
D’autre part, s’ils disent que le Hezbollah défend l’état syrien, pourquoi aujourd’hui seulement, pourquoi en ce moment exclusivement ? Les batailles ont commencé après le mois de Ramadan 2011, et se sont intensifiées en été 2012, date à laquelle a été déclenchée la bataille de Damas, au cours de laquelle l’heure zéro a plusieurs fois été annoncée pour lancer l’attaque, et il y a eu l’assassinat des quatre officiers et plusieurs opérations d’évasion et de défections, de nombreux avaient cru que la chute du régime s’approchait, mais cela n’est pas arrivé. Et pourtant, le Hezbollah n’est pas intervenu en ces moments. Pourquoi a-t-il décidé de le faire aujourd’hui ?
Cet aspect revêt une importance primordiale. Pourquoi n’avons-nous pas vu le Hezbollah à Damas ou à Alep ?? Les plus grandes batailles sont celles qui ont lieu dans ces villes. Et non pas à Qousseir. La ville de Qousseir est toute petite. Pourquoi n’avons-nous pas vu le Hezbollah à Homs ?
Tous veulent étouffer la résistance
Toutes ces données ne sont pas précises. Al-Qousseir est stratégique. Toutes les frontières sont stratégiques pour les terroristes. Toutes les frontières sont utilisées pour le trafic d’armes et de miliciens. Donc toutes ces allégations n’ont rien à voir avec le sujet du Hezbollah. Toutes les lamentations et tous ces hurlements que nous entendus dans le monde arabe ainsi que les déclarations lancées par les responsables étrangers, même Ban Ki-Mon a déclaré appréhender l’intervention du Hezbollah à Qousseir, tout cela vise à étrangler la résistance. Ceci n’a rien à voir avec la défense de la Syrie. Les progrès que vous avez évoqués depuis quelques temps sont très importants à Alep, à Damas, dans la province de Damas, et dans d’autres endroits, mais nous n’avons entendu aucune lamentation.
Question: S’agissant de la nature de la bataille que vous menez, vous et le Hezbollah à Qousseir, d’aucuns croient deviner que vous voulez y établir un passage sécurisé reliant la côte syrienne à Damas pour y instaurer votre Etat alaouite, au cas où sont imposées dans la région la partition ou des modifications géographiques. Cette bataille serait également liée au conflit avec Israël.
On ne livre pas des batailles partout pour la partition
Réponse: D’abord la côte libanaise et syrienne ne passe pas par Qousseir. Géographiquement parlant, ce discours n’est pas logique. Le deuxième point, personne ne livre une guerre pour aller vers la partition.
Si vous voulez une partition, il faut y aller tout droit. On ne peut engager des batailles dans toutes les régions syriennes, tout en ayant des velléités de partition et pour aller prendre un certain coin. Le cours des batailles ne suggèrent nullement que d’aucuns cherchent à diviser dans le rôle syrien. Bien au contraire, ces batailles sont des batailles pour préserver l’unité de la Syrie, et non l’inverse.
Un autre point: nos ancêtres ont essayé cela avec les Français lorsque la France a réclamé la division Syrie, depuis quelques décennies, et ils ont montré qu’ils étaient bien conscients de l’affaire. Est-ils possible que nous autres, leurs petits-fils, soyons moins conscients qu’eux de ce qui se trame?
Jamais.
Les lamentations arabes pour Israël
Je le répète encore une fois. Tous les hurlements qui parviennent à nos oreilles sur ce qui se passe à Qousseir sont liés au sujet d’Israël. Le timing de la bataille de Qousseir est lié à la frappe israélienne. Ce qui est exigé est d’étrangler la résistance. C’est une nouvelle vieille bataille, qui prend à chaque fois une nouvelle apparence. Ce n’est pas Qousseir qui est l’important, mais la frontière. On veut étouffer la résistance, sur terre et sur mer.
C’est pour cela qu’une question se pose ici: on dit que la résistance devrait pointer ses armes vers l’ennemi et donc vers le sud. Cela a été dit le 7 mai, quand certains agents d’Israël au Liban ont voulu confisquer les télécommunications de la Résistance, alors ils ont dit que la résistance avait changé la direction de ses armes vers l’intérieur. Ils ont dit la même chose à propos de l’armée syrienne comme quoi elle devrait se battre sur la frontière avec Israël. Nous avons dit très clairement que l’armée combat l’ennemi partout où il se trouve. Quand l’ennemi est au nord ou vient du nord, on se doit de nous rendre au nord. De même pour l’Est. C’est aussi le cas de la résistance.
Pourquoi le Hezbollah se trouve-t-il à la frontière au Liban ou en Syrie ? Parce que la bataille est la même : avec l’ennemi israélien ou contre ses agents en Syrie ou au Liban.
Q : Concernant l’entrée d’Israël dans l’équation de la crise syrienne dernièrement à travers les raids aériens menés dans la banlieue de Damas, Israël l’a directement lié à des messages : celui ente autre qu’il ne veut pas de bataille ascendante et qu’il ne veut pas d’immixtion dans la crise syrienne. D’où la question qui se pose : que veut Israël ou quel type d’intervention voudrait-il dans l’équation syrienne ?
Les objectifs d’Israël
R : ceci est la confirmation de ce que j’étais en train de dire. Le but consiste à étouffer la résistance en premier lieu. L’intervention israélienne auprès des terroristes et le soutien qu’il leur accorde ont pour objectif deux choses : premièrement étouffer la résistance ; deuxièmement, bombarder les défenses aériennes syriennes. Ce sont ses principaux buts. Le reste lui est bien égal.
Q : Tant que les objectifs d’Israël sont clairs, pourquoi la riposte syrienne, d’après ce qu’on lui reproche, a été aussi faible ? Tout le monde a attendu la riposte syrienne. Dans la déclaration du gouvernement syrien, il y avait allusion au droit de riposte au moment et dans le lieu propices. Pourquoi la riposte n’a pas été directe et immédiate ? Est-il suffisant, selon les fuites d’une source haut placée, de diriger les missiles vers l’ennemi israélien, et de dire que chaque agression allait être répliquée sans retour au haut -commandement ?
Réponse: Nous avons informé toutes les parties étrangères et arabes qui nous ont contactés, que nous allons répondre la prochaine fois. Bien sûr, depuis il y a eu des tentatives de violations israéliennes auxquelles nous avons répliqué. Mais la réponse temporaire n’a aucune valeur. C’est-à-dire la réponse à caractère politique. Si nous voulons répliquer à Israël, nous devons le faire stratégiquement.
Q: Comment, en ouvrant le front du Golan, par exemple?
Réponse: Cela dépend d’abord de la situation populaire, si elle penche vers la résistance ou pas?
Q: Comment vont les choses aujourd’hui en Syrie?
Une pression populaire pour ouvrir le front du Golan
A: Il y a une pression publique claire pour ouvrir le front du Golan pour résister. Il y a même un enthousiasme arabe dans ce sens : des délégations arabes sont venues nous voir et nous dire : où les dizaines jeunes peuvent-ils s’inscrire? Ils veulent venir pour combattre Israël. Bien sûr, le processus de résistance n’est pas un processus simple, et il ne s’agit pas d’une ouverture au sens géographique du terme seulement. La question est d’ordre idéologique, social et politique et militaire dans l’ensemble.
Q: Monsieur le Président, si nous prenons en compte ce qui s’est passé dans le Golan, concernant les véhicules militaires qui ont franchi la ligne d’engagement et ont pris pour cible. Sommes-nous face à un changement des règles du jeu dans les règles d’engagement. S’il en est ainsi, quelle est donc cette équation?
Réponse: Le véritable changement dans les règles d’engagement, c’est quand le peuple ira en direction de la résistance populaire. Tout autre changement est un changement temporaire, sauf si nous allons vers la guerre. Toute riposte pourrait être de nature morale ou dans l’apparence celui d’un changement dans les règles d’engagement, mais je ne le crois pas. Le véritable changement est lorsque les gens opteront pour la résistance. Il s’agira d’un changement radical ou dramatique..
Question: Ne pensez-vous pas que ce discours est venu trop tard, je veux dire pourquoi, après quarante ans d’accalmie et de trêve dans le Golan, on parle maintenant de faire bouger ce front, d’introduire de nouvelles équations, et de nouvelles règles du jeu?
L’Etat ne crée pas la résistance, mais la laisse faire ou…
Réponse: ils disent toujours que la Syrie a fermé le front ou l’a ouvert. L’Etat ne crée pas de résistance, si ce n’est une résistance spontanée et populaire. La résistance ne peut être fabriquée. L’Etat ne peut que soutenir ou entraver, pour se déplacer, comme c’est le cas dans certains pays arabes. Mais je pense que l’État qui fait face à la résistance est un état téméraire. L’affaire aujourd’hui n’est pas que la Syrie a décidé, après quarante ans, d’aller dans cette direction.
Il y a une armée qui fait son devoir. De point de vu situation mentale et patriotisme, il y a ceux qui assument cette responsabilité de libérer la terre. S’il n’y avait pas d’armée, comme au Liban, lorsque l’armée était divisée et le pays aussi pendant la guerre civile, la résistance serait apparue depuis très longtemps.
Or, dans ces circonstances, il y a plusieurs facteurs qui conduisent à cette tendance : la première, les attaques israéliennes répétées, qui sont un facteur clé dans la création de ce désir et de cette motivation. Deuxièmement, il y a le fait que l’armée et les forces armées sont préoccupées dans plusieurs endroits sur le territoire syrien, et cela donne le sentiment chez de nombreux citoyens, qu’il est de leur devoir maintenant d’aller dans cette direction afin de soutenir les forces armées sur le front du Golan.
Q: Monsieur le Président, Netanyahou a déclaré qu’Israël n’hésiterait pas à frapper à Damas dans le cas de transfert d’armes au Hezbollah qui pourrait briser l’équilibre. Si Israël met en exécution ces menaces, je voudrais une réponse directe, quelle serait la réponse de la Syrie ?
Réponse: Comme je l’ai dit, nous avons informé les autres pays que nous répondrons à la frappe par une rappe. Bien sûr, il est difficile de déterminer maintenant quels genres de moyens seront utilisés en termes militaires, cela relève du choix du commandement militaire. Mais nous avons mis au point plusieurs possibilités, selon les circonstances et le moment de la frappe. Cela dépendra des circonstances qui privilégient l’utilisation d’une méthode particulière ou d’une arme particulière d’une manière plus efficace, au détriment d’une autre.
Q: Monsieur le Président, après le récent raid israélien sur la Syrie, il a été question des antis missiles aériens S 300, considéré être un armement qui brise l’équilibre. A la base de ce qui a été évoqué à propos de ce sujet, M. Netanyahu s’est rendu à Moscou. Question immédiate: Est-ce que ces missiles sont sur le chemin de Damas ou sont-ils désormais en Syrie?
Tous les contrats de la Russie seront honorés
Réponse: Habituellement, nous ne faisons pas de révélations dans le domaine militaire sur ce que nous obtenons et ce que nous avons. Mais pour la Russie, les contrats ne sont pas liés à la crise, nous négocions avec eux (Russes) sur différents types d’armes depuis des années, et la Russie s’est engagée avec la Syrie pour honorer ses contrats. Je veux dire, ce n’est ni la visite de Netanyahu, ni la crise elle-même, ni leurs conditions n’affecteront la fourniture d’armes. Tous les contrats que nous avons conclus avec les Russes, et dont une partie a été exécutée, seront honorés.
Al Manar
http://french.irib.ir/analyses/articles/item/259150-assad-le-hezbollah-%C3%A0-qousseir-ne-d%C3%A9fend-pas-l%E2%80%99etat-syrien