lundi 21 janvier 2013

"Pétrole contre nourriture" Pain, pétrole et corruption : Le pire scandale de L’ONU - L’une des plus grandes affaires de corruption de l’histoire moderne.

Le programme « pétrole contre nourriture » avait été lancé en 1996, à la suite de l’embargo total qui frappa l’Irak après son invasion du Koweit, en 1990. Il devait permettre à l’Etat irakien d’échanger du pétrole brut contre des denrées de première nécessité sous le contrôle de l’Organisation des Nations unies (ONU), afin que sa population souffre moins de l’embargo.
On estime que le programme a permis à l’Irak d’exporter pour plus de 60 milliards de dollars de pétrole.
En janvier 2004, un journal irakien faisait éclater le scandale en publiant une liste de 270 noms de personnes et de sociétés ayant reçus des dessous de table dans le cadre du programme. Cette liste incluait les noms de responsables onusiens, accusés d’avoir favorisé certaines entreprises, et ceux d’hommes politiques et d’entreprises accusés d’avoir profité de détournements de fonds.
Il devait permettre à l’Irak de vendre une quantité limitée de son pétrole, sous contrôle de l’ONU, et d’acheter en échange de la nourriture et des médicaments. Pendant près de sept ans, « Pétrole contre nourriture » va brasser près de 100 milliards de dollars. En janvier 2004, un quotidien irakien publie une liste de personnalités et d’entreprises ayant touché des pots-de-vin dans le cadre de cette opération humanitaire. Le scandale éclate.
L’ONU constitue discrètement une commission d’enquête indépendante, présidée par Paul Volcker, qui rend un rapport édifiant en 2005, accusant près de 2 500 individus et sociétés internationales dans une trentaine de pays.
Depuis, très peu de procès ont eu lieu et les mises en examen sont tout aussi rares…

Contrebande d’État :

Dans un univers confiné où se croisent ambassadeurs, anciens agents de services de renseignement, journalistes, fonctionnaires de l’ONU, avocats, affairistes, politiciens et médecins irakiens s’est joué l’une des plus grandes affaires de corruption de l’histoire moderne. Une affaire que, pourtant, le monde entier a très vite oubliée. De Dubaï à Genève en passant par Amman, Paris et New York, les réalisateurs remontent une à une toutes les étapes qui ont permis cette gigantesque contrebande pétrolière. À l’aide de documents inédits, d’archives et de témoignages d’acteurs directs, ils reconstituent avec précision ce qu’il faut bien nommer un pillage, dont la principale victime a été le peuple irakien.