Aucun débat n’est prévu sur la situation du peuple
palestinien ni sur la massacre de l’année dernière, encore moins sur l’impunité
des colons assassins de bébés et de familles entières. Pour mémoire, Tel-Aviv a
été construite sur les ruines des sept villages palestiniens.
Tel-Aviv est avant tout le symbole de l’État d’Israël
et de sa politique historique de nettoyage ethnique, capitale économique d’un
pays dont le gouvernement d’extrême-droite méprise quotidiennement le droit
international et mène une politique brutale de colonisation des territoires
palestiniens.
L’enjeu réel, pour celles et ceux qui
soutiennent la juste cause du peuple palestinien, serait d’imposer que
Tel-Aviv-sur-Seine, qui n’est autre que l’expression d’un soutien à l’Apartheid
qu’Israël impose en Palestine et contre les citoyens arabes, ne se tienne pas.
Une semaine après l’annonce de la mort du petit Ali
Dawabshah, brûlé vif dans l’incendie criminel de sa maison par des colons
israéliens, on apprend que son père, brûlé à 90%, a lui aussi succombé à ses
blessures. La mère, elle aussi brûlée au troisième degré sur 90% de son corps,
se débat toujours entre la vie et la mort, de même que le petit frère de quatre
ans. La décision de la Mairie de Paris de maintenir coûte que coûte Tel-Aviv
Plage est d’autant plus révoltante après des crimes pareils. Quoi qu’en dise le
gouvernement de Benjamin Netanyahu qui veut faire passer les auteurs de ce
crime pour des « extrémistes », c’est l’État d’Israël le seul responsable de
ces crimes, avec sa politique de colonisation et d’exaction contre le peuple
palestinien.


