mardi 27 novembre 2012

Gaza... Ironie de l’Histoire

A Gaza, la question palestinienne se rappelle au souvenir du monde arabe en tant que question centrale, au moment même où les monarchies du Golfe et leurs alliés occidentaux voulaient faire, eux, de l’affrontement entre Arabes, en Irak, puis en Libye, puis encore en Syrie, et de celui avec l’Iran, la confrontation centrale.
Ils pensaient pouvoir « s’occuper » tranquillement de la Syrie, mais voilà que les Palestiniens ressurgissent… comme leur mauvaise conscience. L’embarras des monarchies du Golfe est grand. Comment expliquer en effet qu’elles aient voulu le boycott économique, financier, diplomatique de la Lybie et de la Syrie et qu’elles ne le réclament pas pour Israël ?
Comment expliquer qu’elles aient demandé au Conseil de sécurité une zone d’exclusion aérienne dans ces pays, et d’y intervenir militairement et qu’elles ne le demandent plus dès qu’il s’agit de protéger les Palestiniens contre Israël ?
Comment justifier qu’elles aient apporté leur soutien militaire à des forces d’opposition en Libye et en Syrie, qu’elles soient même intervenus militairement directement en Libye, comme l’a fait le Qatar, et qu’elles ne le fassent pas pour Gaza ?
Qui ne se souvient de leur activité intense pour constituer, côte à côte avec les puissances occidentales, une alliance de pays sous la formule « les Amis de la Libye », et les « Amis de la Syrie ». Que ne le font-ils pas pour Gaza et la Palestine ?
La contradiction est trop flagrante. Et, ironie de l’histoire, les monarchies du Golfe, qui ont toujours subordonné la question de la Palestine aux intérêts de leur alliance avec les Etats Unis et les autres pays occidentaux, s’affairent aujourd’hui à obtenir sans attendre une trêve dans la nouvelle opération militaire d’Israël contre Gaza. Le Qatar reproche même à qui veut l’entendre à la Ligue arabe sa passivité. Il envoie une délégation à Gaza. L’Arabie saoudite agit aussi pour une trêve rapide, alors qu’en Décembre 2008, lors de la sanglante opération militaire « Plomb durci » d’Israël contre Gaza, elle était allée, avec l’ex président Moubarak, jusqu’à accuser Hamas d’avoir provoqué l’agression, et qu’en Janvier 2009, elle avait refusé, toujours avec l’Egypte, de participer au sommet arabe extraordinaire convoqué à Doha à ce sujet. Cette fois-ci, ils ne le font pas. Quoique…certains, diffusent, de façon parfaitement indigne, à travers leurs relais, la thèse que cette nouvelle attaque israélienne n’est que le résultat« d’un complot du régime syrien » visant à détourner l’attention de la Syrie.
Que s’est-il donc passé ? A quoi est due cette évolution ? Personne n’est dupe : il ne s’agit pas d’actions et de moyens au niveau de ceux, énormes, financiers et militaires mobilisés par les monarchies arabes pour intervenir en Libye et en Syrie. Ce qui s’est passé c’est que l’Egypte, cette fois-ci,a rappelé, en signe de protestation, son ambassadeur en Israël et que son premier ministre est allé à Gaza, en signe de soutien. Il a été suivi par le ministre des affaires étrangères tunisien. Des actes qui auraient été impensables, il y a à 4 ans, fin 2008, lors de la précédente opération d’Israël contre Gaza. Ce n’est pas un hasard si ces deux initiatives ont été prises par les deux pays arabes où les changements sont venus de deux soulèvements authentiquement populaires, dont les pouvoirs qui en sont issus, islamistes ou autre, sont obligés de tenir compte désormais de leur opinion sous peine de perdre toute crédibilité et de n’avoir aucun avenir. Ce sont, indéniablement, les premiers fruits des luttes des peuples arabes pour la démocratie. Les luttes pour la démocratie dans les pays arabes ne peuvent être différées ou sacrifiées sur l’autel des« intérêts supérieurs du pays » ou sous prétexte des manœuvres occidentales et des féodalités du Golfe pour les récupérer, les orienter dans le sens de leurs intérêts. Même s’il commence à peine à se dessiner, ce nouveau contexte arabe dans lequel se présente la lutte du peuple palestinien apporte la démonstration directe de la relation intime entre la défense de la cause nationale et la démocratie. Les initiatives prises par l’Egypte et la Tunisie ont créé une dynamique. Des Etats arabes, qui avaient été effrayés par l’attaque de l’OTAN contre la Libye, parlent plus librement. L’énorme pression des pays du Golfe sur la Ligue arabe commence à se relâcher Certains Etats arabes s’enhardissent et envoient des délégations à Gaza. L’Irak va jusqu’à réclamer l’utilisation de l’arme du pétrole, ce dont on ne parlait plus depuis 40 ans, depuis la guerre d’Octobre 1973. La Ligue arabe envoie elle aussi une délégation à Gaza.
Du côté des monarchies arabes et des puissances occidentales, le souci est donc désormais d’aboutir rapidement à une trêve et de faire pression dans ce sens sur Israël afin d’éviter un développement incontrôlable de cette dynamique de soutien à la Palestine. La différence de l’attitude des pays occidentaux avec celle qui avait été la leur en 2008 est là aussi manifeste. La France, l’Angleterre, l’Italie, l’Allemagne dépêchent sans attendre leur ministre des affaires étrangères. L’Union européenne intervient elle aussi en urgence et demande un cessez le feu immédiat. A l’heure où ces lignes sont écrites, le mardi 19 novembre, la Turquie, membre de l’OTAN a envoyé elle aussi une délégation à Gaza, et le Secrétaire général de l’ONU vient lui aussi d’arriver dans la région pour obtenir un cessez le feu. Les medias occidentaux ont envoyé cette fois des correspondants à Gaza et donnent des images en direct des bombardements israéliens sur Gaza, et jusqu’à celles des enfants palestiniens tués, ce qui est une autre façon de faire pression sur Israël. Quand ils le veulent, n’est-ce pas...
Israël lui-même semble hésiter entre « la solution diplomatique et la solution militaire » comme il présente son dilemme. En réalité il doute des gains qu’il pourrait obtenir d’une action frontale et brutale par rapport aux risques politiques de l’opération.
Mais désormais ce que demande Hamas aux dirigeants arabes, c’est une vraie solidarité, c’est-à-dire la fin du blocus israélien sur Gaza et de leurs infinies souffrances. Les monarchies du Golfe ont tout fait pour éliminer les dirigeants des dictatures nationalistes arabes. Mais les inconséquences de ceux-ci servaient à la fois d’alibi et de couverture à leurs propres contradictions et à leurs turpitudes. Aujourd’hui les monarchies arabes se trouvent en première ligne face aux exigences de la cause nationale arabe. Et maintenant que les dirigeants nationalistes arabes ont été éliminés, elles se trouvent mises à nu, étrangement isolées, et désormais en danger. Ironie de l’Histoire.
Djamel LABIDI
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5175944

URL de cet article 18446

Les régimes Arabes en recomposition

Les Arabes ont prouvé leur efficacité quand il s’est agi de faire accepter aux Palestiniens de négocier avec leurs assassins sionistes. Le cessez-le-feu a été placé en priorité absolue, à l’appel des Etats-Unis. En deux coups de cuillère à pot, l’affaire a été conclue. Le Hamas et les groupes qui tiennent Ghaza ont été amenés à se plier à de vagues promesses, conjoncturelles et très hypothétiques. Le résultat a boosté la popularité des Frères égyptiens au sein de la « communauté internationale » et de la machine médiatique à leur solde. A l’inverse, en Syrie, depuis près de deux années, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et la mort continue son œuvre au quotidien. Les Arabes étaient là dès le départ de feu, mais avec d’autres dispositions, que celles qu’ils ont manifestées au Caire. C’est contre toute idée de cessez-le-feu ou de négociations qu’ils se sont mobilisés et qu’ils sont toujours sur le pied de guerre, intransigeants. Pis, ce sont eux qui alimentent le carnage et ne lésinent sur aucun moyen pour entretenir l’affrontement sanglant. Acheminement d’armes, de mercenaires et de groupes de desperados islamistes, sont de leur fait. Etouffement de l’opposition pacifiste, promotion de supplétifs va-t-en-guerre et diabolisation du pouvoir qui appelle au dialogue, sont aussi leur tâche fondamentale. L’explication de cette différence de traitement se trouve dans le fait que dans les deux cas les Arabes sont dans le même camp. Pour Ghaza comme pour la Syrie ils sont du côté des Etats-Unis et de leurs vassaux occidentaux. Dans le premier il fallait calmer les Palestiniens, pour donner à Israël le temps de se préparer contre la donne inattendue des missiles de longue portée, dans le deuxième cas il faut détruire l’Etat syrien. Le jeu est des plus clairs. Les Palestiniens découvriront bien, après maintes autres épreuves, que rien n’aura changé dans les intentions d’un ennemi dont l’essence est de détruire en eux jusqu’à la velléité de résistance et d’attachement à leur terre. Ce jour-là, les Arabes auront, selon leurs calculs, gagné un rapport de force qui les autorisera à assumer, sans faux-semblants, leur engagement. La Syrie effondrée, l’Iran dévasté ou amoindri et des Frères partout chez les Arabes et assimilés, une configuration stratégique favorable à toutes les remises en cause, à commencer par le soutien à la cause palestinienne. Le processus dégénératif du monde dit arabe a atteint un tel degré qu’il y a lieu de croire à toutes les fuites et à tous les bruits sur la reconfiguration de la région, selon les plans impérialo-sionistes. La Jordanie sacrifiée et servant de refouloir aux derniers habitants de la Cisjordanie et le Sinaï accueillant les Ghazaouis chassés, jusqu’au dernier, de leur territoire, pour qu’Israël accapare, en même temps, les eaux territoriales offrant d’immenses réserves de gaz naturel. Une sorte de remake des opérations de spoliations qui ont précédé et accompagné la création de l’entité sioniste et son implacable expansion territoriale. Une entité qui est le seul membre des Nations unies dont les frontières ne sont pas connues et qui refuse d’en avoir.
Ahmed Halfaoui
http://www.lesdebats.com/editions/261112/les%20debats.htm

URL de cet article 18452

LE JEU DES COLLABOS

PARTOUT OÙ LES FORCES AMÉRICANO-SIONISTES ONT AGI, ELLES N’ONT ENGENDRÉ QUE RUINES ET MALHEURS AUX POPULATIONS, ET CE, AVEC LA COMPLICITÉ DE MARIONNETTES BIEN FILÉES À L’IMAGE DES RÔLES QU’ELLES SONT CENSÉES JOUER.

A commencer par l’Egypte des Frères musulmans qui, au temps de Moubarak, dénonçait les accords de Camp David. D’ailleurs, n’était-ce pas là l’une des raisons de l’assassinat de Sadate ? Mais les règles de la realpolitik égyptienne ont changé au fil du temps. Avec l’avènement de Morsi, la perception des fréros semble en constante évolution vis-à-vis de l’entité sioniste. Ces derniers temps, certaines sources avancent que le président égyptien Mohamed Morsi a pris ses distances avec la tendance la plus dure du Parti de la liberté et de la justice, qui réclame l’amendement de certaines clauses du traité de paix avec le régime sioniste. Et pourquoi donc ? Le leader égyptien aurait-il mangé la fameuse soupe aux lentilles qu’avait offerte Olmert à Mahmoud Abbas lors d’un dîner intime ? Pour l’instant, laissons le temps au nuage de se dissiper ; mais ce qui reste à remarquer c’est ce ton pathético-fraternel de Mohamed Morsi qui, à l’occasion de la nomination d’un nouvel ambassadeur égyptien en Israël, aurait même adressé un message amical à son homologue Shimon Pérès. Les contacts entre les gouvernements des deux pays restent réguliers et sont qualifiés de « cordiaux et productifs ». Les Israéliens coopèrent notamment avec les Egyptiens dans le Sinaï dans la lutte menée contre les groupes radicaux. Enfin, une source israélienne affirme que la surveillance exercée par les Egyptiens sur les tunnels de Gaza est plus efficace actuellement que durant l’ère Moubarak. Et puisqu’on est au temps des collabos véreux, les autorités militaires afghanes semble plaider la cause de ces Amerloques qui ont tout violé sur leur passage. Ils attribuent cela à de « l’ignorance culturelle ». Dans ce sens, ils ont distribué à leurs unités un guide sur l’« ignorance culturelle des Occidentaux », qui explique le comportement, parfois insultant, des militaires de l’ISAF, notamment américains, vis-à-vis des us et coutumes locales. Les dix-huit pages du manuel intitulé « Compréhension culturelle : guide pour comprendre la culture de la coalition » révèlent les nombreuses gaffes des militaires occidentaux. Parmi les autres comportements jugés irrévérencieux pour les Afghans, mais considérés comme normaux pour les Occidentaux, « demander des nouvelles de votre épouse, mettre les pieds sur la table tout en vous parlant, se déshabiller devant vous pour prendre une douche »… Première initiative du genre de la part des autorités de Kaboul, ce guide sera distribué à tous les commandants d’unités de l’armée afghane, expliqué et commenté aux soldats afghans, dont une grande partie est analphabète, au cours de trois leçons, chacune d’une durée d’une heure. De la nouvelle pédagogie du moment que d’ores et déjà ces Afghans sont victimes de préjugés à l’image de ces « indigènes » que l’on tente « d’apprivoiser » sous les appellations de « missions civilisatrices ».
Chérif Abdedaïm
La Nouvelle République http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=19049

Palestine : Lettre aux Présidents Obama, Hollande et tous les autres ! Par Nabil El-Haggar...Comprenez que la légitimité d’Israël ne sera accomplie que si le peuple autochtone de la Palestine la lui reconnaît.

Lettre aux Présidents Obama, Hollande et tous les autres !
Les massacres récurrents des palestiniens
par Nabil El-Haggar

Eu égard à vos positions, comportement et dires, considérant que les grands et honnêtes hommes que vous êtes ne peuvent qu’être sincères, je suppose que seules vos cultures politiques vous empêchent de connaître la vérité sur le conflit dit israélo palestinien. C’est pourquoi je me permets, en toute modestie, de vous aider à comprendre en une leçon l’essentiel de ce que vous devez savoir…
Il était une fois, un pays, vieux de quelques milliers d’années, qui s’appelait Palestine, où il faisait bon vivre. Toutes les communautés, ethniques et religieuses, y vivaient en totale harmonie. Toutes et tous, étaient des palestiniens.

A six mille kilomètres de la Palestine, l’Europe enfanta l’antijudaïsme puis le transforma en antisémitisme. Elle créa le nazisme…

C’est donc bien l’Europe qui est responsable de siècles de discrimination envers sa population juive, considérée d’abord comme « peuple déicide », puis peuple « paria ». Il y a un peu plus de soixante ans, c’est elle qui a envoyé six millions de Juifs à la mort.


Pourtant, la facilité avec laquelle les politiques que vous êtes se taisent devant le mal que fait Israël aux Palestiniens pourrait laisser croire qu’il appartient aux Palestiniens de payer le prix des crimes antisémites commis en Europe.

La facilité avec laquelle la mauvaise conscience européenne se montre efficace dans le fait d’abandonner les Palestiniens à leurs souffrances oblige à répéter ces évidences : les Palestiniens ne sont pour rien dans les crimes antisémites, les gendarmes qui ont procédé aux rafles des juifs dans le métro parisien, en 1942, pour les envoyer dans les camps de la mort, étaient des Européens.

Les directeurs d’écoles qui ont livré à la Gestapo les listes d’enfants juifs inscrits dans leurs écoles, avant même qu’on le leur demande, étaient des Européens !

Les Palestiniens ont pour le moins le droit d’exiger de votre part le respect qu’ils méritent en tant que victimes !

Messieurs les Présidents,

Puisque l’Occident colonialiste dont vous êtes les héritiers a décidé la création d’un Etat juif en Palestine, puisque cet état a opéré à son tour un véritable génocide social du peuple et de la société palestiniens, au mépris de tous les droits humains, il est de votre responsabilité de reconnaître le tort causé aux Palestiniens, de vous en déclarer responsable et de leur offrir protection et respect !

Messieurs les Présidents,

Vous vous êtes rendus coupables puisque que vous n’accordez pas le moindre respect aux victimes palestiniennes, celles de la Nakba, mais aussi de tous les autres crimes qui ont suivi, comme le massacre de réfugiés à Beyrouth, à Sabra et Chatilla.

Coupables aussi de la souffrance des Palestiniens qui dure depuis plus de 65ans. Pis encore, en déclarant qu’Israël a « le droit de se défendre », en faisant croire qu’Israël -l’une des plus grandes puissances militaires et technologiques du monde- est menacé par les roquettes palestiniennes , vous vous transformez en mauvais représentants en communication de ce monstre guerrier qui avec un sadisme légendaire, couplé à une puissance de frappe colossale, détruit des milliers de maisons, arrache des milliers d’oliviers millénaires, tue, emprisonne, torture, expulse et humilie enfants, femmes, hommes. Cela non seulement à Gaza, mais partout où se trouvent des Palestiniens, y compris chez ceux qui ont la citoyenneté israélienne.

Messieurs les Présidents,

La Palestine et des millions de palestiniens sont les victime d’Israël. En réalité, ils sont aussi vos victimes !

Vos prédécesseurs ont volé un pays et condamné ses habitants à l’exil, à mourir et, au mieux, à survivre dans des camps de réfugiés !

Vous avez menti, en expliquant à vos opinions publiques que les palestiniens ne sont que vils terroristes cherchant à tuer le juif !

Vous avez menti en n’expliquant pas à vos enfants l’histoire véritable du conflit.

Vous avez condamné tout un peuple jadis heureux à errer sans droit dans les camps de réfugiés.

Vous avez dénigré tout un peuple pacifique, volé et saccagé son patrimoine, omis de dire qu’il disposait d’une vraie culture, oublié que ses érudits écrivaient de la poésie et des romans d’amour, traduisaient en arabe les livres étrangers de philosophie, science et politique, mais aussi des pièces de théâtre comme celle d’Hamlet, traduite et joué en arabe à Jérusalem en 1936 par une femme !

Messieurs les Présidents,

Depuis 65 ans, au mépris des décisions prises par la communauté internationale, c’est à dire par vous-mêmes, vous condamnez les Palestiniens à ne jamais pouvoir rentrer chez eux, ce qui est contraire au droit humain le plus élémentaire.

La vérité est que, quand il s’agit d’Israël, vous ne respectez rien, même pas vos dires, encore moins vos propres valeurs…

Comment la Palestine meurtrie, fatiguée, faible et mille fois violée pourrait compter sur vous pour la sauver ?

Messieurs les Présidents,

Le peuple de Palestine, peu importe où il se trouve, n’est pas naïf : Vous continuez de soutenir aveuglement l’Etat d’Israël, un Etat que vous aviez vous même « exceptionalisé » en lui délivrant un permis permanent de tuer !

Messieurs les Présidents,

En supposant que vous ayez encore le moindre pouvoir sur votre protégé Israël, vous venez d’autoriser un massacre de plus à Gaza !

Celui-ci se déroule en Palestine devant le monde entier. Le peuple palestinien n’a pas encore fini de panser les blessures du massacre précédent, en 2008, où quelques milliers de palestiniens ont été tués par les bombes à phosphore !

Celui que vous venez d’autoriser vous semble incontournable, voir légitime ! Vous, monsieur le président américain, vous avez même déclaré qu’Israël « a le droit de se défendre » !

Monsieur le Président Prix Nobel de la Paix, vous êtes-vous au moins posé la question de savoir si les Palestiniens avaient, eux aussi, le droit de se défendre ? Se défendre contre l’occupation, contre un mur digne du moyen âge, contre l’arbitraire, contre la colonisation, contre les destructions de leurs maisons, contre les expulsions, contre l’assassinat et l’enfermement des enfants qui souffrent depuis tant d’années ? N’ont-ils pas droit à votre protection ? N’ont-ils pas droit de vivre en paix ?

Messieurs les Présidents,

Ce qui vous semble normal, voire légitime, n’est que la volonté israélienne d’en finir avec la présence palestinienne en Palestine. En d’autres termes, après avoir accompli la première Nakba en 1947, avoir réussi à en provoquer une deuxième à Oslo, il semblerait qu’il soit temps pour Israël d’en provoquer une troisième en confisquant ce qui reste de terre palestinienne, en détruisant la jeunesse, en lui ôtant toute volonté de résistance face à la colonisation afin de vider la Palestine, la détruire.

Messieurs les Présidents,

Votre soumission au sionisme et à l’Etat d’Israël pour les raisons qui sont les vôtres vous rend coupables de ne pas chercher la vérité !

C’est pourquoi le peuple palestinien vous déclare coupables de l’avoir abandonné.

Messieurs les Présidents,

L’avidité du puissant israélien le laisse penser, que de massacre en massacre, Israël accomplira ainsi son destin.

Comprenez que la légitimité d’Israël ne sera accomplie que si le peuple autochtone de la Palestine la lui reconnaît.

Note :
1. À propos de Nabil El-Haggar
Nabil El-Haggar, Professeur des Universités (Université de Lille-I), est membre de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité), Président-fondateur de l’Association " Les Gens d’ Hellemmes ", Directeur de la collection d’ouvrages collectifs "les Rendez-vous d’Archimède ", co-auteur du Cahier de Propositions “ L’Université au XXIe siècle ” (Assemblée Mondiale des Citoyens. Lille, 2001). Il est, par ailleurs, auteur de nombreux livres et a dirigé, entre autres, l’ouvrage " La laïcité ", publié aux éditions L’Harmattan.
2. Cette Lettre m’a été envoyée par l’auteur. Son contenu m’a semblé mériter une large diffusion.
URL de cet article 18465

Le droit à « l’autodéfense d’Israël » : une énorme victoire de la propagande (Haaretz)....les dirigeants occidentaux ont donné carte blanche aux Israéliens pour faire ce qu’ils font le mieux : se vautrer dans leur sentiment de victimisation et ignorer la souffrance palestinienne.

...En 1993, les Palestiniens ont donné à Israël un cadeau, une opportunité en or de couper les fils reliant 1948 au présent, d’abandonner les caractéristiques de dépossession coloniale du pays, et en même temps de prévoir un futur différent pour les deux peuples de la région. La génération d’Oslo qui a accepté les Accords d’Oslo (pleins de pièges disposés par de judicieux juristes israéliens) est la génération qui devait connaître une société israélienne à multiples facettes, voire normale parce que l’occupation de 1967 le permettait (dans le but de fournir des travailleurs bon marché), une liberté de mouvement presque totale. Les Palestiniens ont accepté un accord basé sur le minimum de leurs exigences. Un des piliers de ces exigences minimum était de traiter la bande de Gaza et la Cisjordanie comme une entité territoriale unique....
Un Palestinien porte le cadavre d’un enfant hors des décombres, après qu’un missile israélien ait frappé une maison, tuant au moins sept membres d’une même famille dans la ville de Gaza - 18 novembre 2012

En soutenant l’offensive israélienne contre Gaza, les dirigeants occidentaux ont donné carte blanche aux Israéliens pour faire ce qu’ils font le mieux : se vautrer dans leur sentiment de victimisation et ignorer la souffrance palestinienne.
L’une des victoires formidables de la propagande israélienne est d’avoir été accepté comme une victime des Palestiniens, à la fois aux yeux du public israélien et dans le regard des dirigeants occidentaux qui s’empressent de parler du droit des Israéliens à se défendre eux-mêmes. La propagande est tellement efficace que seules les roquettes palestiniennes dans le sud d’Israël, et à présent à Tel Aviv, sont comptées dans la série des hostilités. Les roquettes, l’atteinte au saint des saints - une jeep militaire – sont toujours vues comme un point de départ ; avec la terrifiante sirène qui semble sortie d’une film sur la Deuxième Guerre Mondiale, elles construisent le méta-récit de la victime, intitulé « se défendre soi-même.
Chaque jour, en fait à chaque instant, ce méta-récit permet à Israël d’ajouter un autre maillon à la chaîne de dépossession d’une nation, chaîne aussi vieille que l’Etat lui-même, tout en réussissant à dissimuler le fait qu’un fil sans discontinuité se déroule depuis le refus en 1948 d’autoriser les réfugiés palestiniens à retourner dans leurs maisons, l’expulsion au début des années ’50 des bédouins du désert du Néguev, l’expulsion actuelle des bédouins de la vallée du Jourdain, les fermes pour Juifs dans le Néguev, la discrimination dans les budgets en Israël et les tirs sur les pêcheurs gazaouis pour les empêcher de gagner décemment leur vie. Des millions de fils comme ceux-là relient 1948 au présent. Ils sont le tissu de la vie pour la nation palestinienne, si divisée soit-elle en poches isolées. Ils sont le tissu de l’existence de citoyens palestiniens d’Israël et de ceux qui vivent dans leur pays d’exil.
Mais ces menaces ne sont pas tout le tissu de la vie. La résistance aux fils que nous, Israéliens tissons inlassablement fait aussi partie du tissu de vie pour les Palestiniens. Le mot résistance a été avili pour finir par signifier la compétition très virile pour voir lequel des missile explosera le plus loin, (compétition entre organisations palestiniennes, et entre elles et l’armée israélienne). Ce qui n’infirme pas le fait que par essence, la résistance à l’injustice inhérente à la domination israélienne est une partie inséparable de la vie pour chacun des Palestiniens.
Les ministères étrangers et internationaux du Développement en Occident et aux Etats-Unis collaborent sciemment avec les représentations mensongères d’Israël comme victime, ne serait-ce que parce que chaque semaine ils reçoivent les rapports de leurs représentants en Cisjordanie et dans la bande de Gaza concernant les maillons supplémentaires qu’Israël a ajoutés à la chaîne, ou parce que l’argent de leurs propres contribuables va compenser quelques-uns des désastres humanitaires, grands et petits, infligés par Israël.
Le 8 novembre, deux jours avant l’attaque du saint des saints – des soldats dans une jeep militaire – ils auraient pu lire que des soldats des Forces de Défense Israéliennes (FDI) ont tué Ahmad Abou Daqqa, 13 ans, qui jouait au foot avec ses amis dans le village d’Abassan, à l’est de Khan Younis. Les soldats se trouvaient à 1,5 km des gamins, dans le secteur de la bande de Gaza, occupés à « exposer » (l’euphémisme pour détruire) des terres agricoles. Alors, pourquoi le décompte de l’agression ne débuterait-il pas par un enfant ? Le 10 novembre, après l’attaque de la jeep, les FDI ont encore tué 4 civils âgés de 16 à 19 ans.
Ils se complaisent dans l’ignorance
Les dirigeants occidentaux auraient dû savoir qu’avant l’exercice des FDI la semaine dernière dans la Vallée du Jourdain, des dizaines de familles bédouines ont dû évacuer leurs maisons. Comme c’est extraordinaire que l’entraînement des FDI ait toujours lieu là où vivent des bédouins, et pas des colons israéliens, et que cela constitue une raison de les expulser. Une autre raison. Une autre expulsion. Les dirigeants de l’Occident devraient aussi avoir su, en se basant sur les rapports sur papier polychrome financés par leurs pays, que depuis le début de 2012 Israël a détruit 569 immeubles et structures palestiniens, dont des puits et 178 résidences. En tout, 1014 personnes ont été affectées par ces démolitions.
Nous n’avons pas entendu des masses d’habitants de Tel Aviv et du sud avertir les intendants de l’Etat sur les ramifications de cette destruction contre la population civile. Les Israéliens se complaisent dans leur ignorance. Ces informations et d’autres du même genre sont accessibles et disponibles pour qui est vraiment intéressé. Mais les Israéliens choisissent de ne pas savoir. Cette ignorance délibérée est la première pierre de fondation dans la construction du sens israélien de la victimisation. Mais l’ignorance c’est l’ignorance. Le fait que les Israéliens ne veulent pas savoir ce qu’ils font en tant que puissance occupante n’annule ni leurs actes ni la résistance palestinienne.
En 1993, les Palestiniens ont donné à Israël un cadeau, une opportunité en or de couper les fils reliant 1948 au présent, d’abandonner les caractéristiques de dépossession coloniale du pays, et en même temps de prévoir un futur différent pour les deux peuples de la région. La génération d’Oslo qui a accepté les Accords d’Oslo (pleins de pièges disposés par de judicieux juristes israéliens) est la génération qui devait connaître une société israélienne à multiples facettes, voire normale parce que l’occupation de 1967 le permettait (dans le but de fournir des travailleurs bon marché), une liberté de mouvement presque totale. Les Palestiniens ont accepté un accord basé sur le minimum de leurs exigences. Un des piliers de ces exigences minimum était de traiter la bande de Gaza et la Cisjordanie comme une entité territoriale unique.
Mais dès que l’application d’Oslo a commencé, Israël a systématiquement fait tout ce qu’il pouvait pour faire de Gaza une entité séparée, déconnectée, dans son obstination à maintenir les fils de 1948 et à les étendre. Depuis l’avènement du Hamas, il a tout fait pour sauvegarder l’impression que le Hamas préfère – que la bande de Gaza est une entité politique séparée où il n’y a pas d’occupation. Si c’est ainsi, pourquoi ne pas voir les choses comme ceci : en tant qu’entité politique séparée, toute incursion dans le territoire de Gaza est une violation de sa souveraineté, et c’est ce qu’Israël fait tout le temps. Le gouvernement de l’état de Gaza n’a -t-il pas le droit de répondre, de dissuader ou au moins le droit viril – jumeau de droit viril des FDI – de terroriser les Israéliens tout comme Israël terrorise les Palestiniens ?
Mais Gaza n’est pas un état. Gaza est sous occupation israélienne, en dépit de toutes les acrobaties verbales tant du Hamas que d’Israël. Les Palestiniens qui y vivent font partie d’un peuple dont l’ADN contient la résistance à l’oppression.
En Cisjordanie, des activistes palestiniens tentent de développer un type de résistance différent de la résistance armée virile. Mais les FDI écrasent toute résistance populaire avec zèle et détermination. Nous n’avons pas entendu les habitants de Tel Aviv et du sud se plaindre de l’équilibre de la dissuasion que les FDI construisent contre la population civile israélienne.
Et c’est ainsi qu’Israël fournit à toujours plus de jeunes Palestiniens, pour qui Israël est une société anormale de militaires et de colons, les raisons de conclure que la seule résistance rationnelle est le sang versé et le contre-terrorisme. Et c’est ainsi que chaque maillon israélien d’oppression et chaque mépris de l’existence de l’oppression nous entraînent davantage sur la pente de la compétition masculine.
Amira Hass
Amira Hass est la fille de deux survivants de l’Holocauste. Fait unique pour une journaliste israélienne chargée de la situation en Palestine, elle a choisi de vivre en Cisjordanie et à Gaza, d’où elle publie ses reportages. Ses comptes-rendus d’événements et d’opinions qui vont à contre-courant des positions officielles à la fois israéliennes et palestiniennes l’exposent régulièrement à des attaques verbales et à l’opposition des deux autorités.
Traduction : Marie Meert http://www.info-palestine.net/Palestine/Article013.html
ORIGINAL : http://www.haaretz.com/news/features/israel-s-right-to-self-...

URL de cet article 18453

À hurler : Five Broken Cameras (cinq caméras brisées),un documentaire (Durée : 53 mn) qui raconte l’injustice et l’humiliation faites aux habitants d’un petit village de Cisjordanie par les Israéliens.

...Ce que nous montre Five Broken Cameras, ce sont des paysans palestiniens d’un petit village de Cisjordanie que les Israéliens bousculent, enfument, blessent, humilient, dépouillent de leurs terres. La vraie raison ? Le territoire. Tout le conflit israélo-palestinien est une question de territoire que se disputent deux nations. Une superpuissance dotée de l’arme nucléaire. Une autre qui lance des pierres.

T’as aimé ça ? J’étais dans le hall de l’Excentris, où je venais de voir Five Broken Cameras - cinq caméras brisées -, un documentaire qui raconte l’injustice et l’humiliation faites aux habitants d’un petit village de Cisjordanie par les Israéliens. Une heure et demie de lourde oppression. Non, je n’ai pas aimé ça. Personne ne peut voir des gens se faire écoeurer à ce point-là et aimer ça. Tu sors de là avec l’envie de hurler.
 


Mais je veux dire le film ?

Arrête ! J’ai envie de hurler, j’te dis, pas de jouer au critique de cinéma. Ces derniers jours, quand tu regardais ce qui se passait à Gaza, t’aimais ça ou, comme moi, tu rentrais ta rage en entendant les Israéliens dire que ce n’était pas eux qui avaient commencé ?
Five Broken Cameras est 100 fois plus enrageant. Parce que ce n’est pas la guerre. C’est la paix, enfin si on peut appeler la paix des claques sur la gueule, des soldats qui t’enfument, te réveillent en pleine nuit à coups de crosse dans la porte, des colons qui foutent le feu à tes oliviers.
Le village s’appelle Bil’in. Le cinéaste ? Y’a pas de cinéaste. Le documentariste ? Y’a pas de documentariste. Qu’on se le tienne pour dit : il n’y a pas derrière ce documentaire un cinéaste pacifiste danois pro-palestinien, ni une altermondialiste québécoise tombée amoureuse d’un Palestinien, ni un journaliste français de Libération, ni aucun autre Michael Moore. Il y a un paysan de 40 ans qui s’appelle Emad Burnat. Et si Emad s’est acheté une caméra, ce n’est pas pour filmer les méchants soldats israéliens. C’est pour filmer son quatrième fils, Gibreel, qui vient de naître.
Mais voilà qu’au même moment arrivent sur les terres du village des arpenteurs venus pour tracer la frontière où doit s’élever le fameux mur qui protège maintenant Israël des terroristes. Emad les filme. Quand les gens du village se mettent à manifester pacifiquement, très pacifiquement, Emad les filme aussi. Les villageois ne protestent pas à cause du mur, ils s’y sont résignés depuis longtemps, ils manifestent parce que le tracé empiète très largement sur leurs oliveraies, on est en train de les spolier au profit de la colonie juive voisine.
Quand l’armée débarque, Emad filme. Quand l’armée enfume le village, quand l’armée blesse un de ses frères, quand l’armée tue un villageois, Emad filme. Quand l’armée investit le village en pleine nuit, quand un soldat frappe à sa porte, Emad vient lui répondre la caméra à l’épaule, le soldat l’informe alors de cette chose inouïe : cette maison où est né Emad, où dorment à l’instant ses fils, cette maison se trouve désormais dans une zone interdite, et donc Emad y est interdit de séjour.
Quand un soldat tire sur Emad, Emad ne filme plus, parce que la balle s’est logée dans la lentille de la caméra. Il ne filme plus non plus quand un soldat donne un coup de crosse dans sa caméra. Il ne filme plus quand un colon lui arrache sa caméra. Il lui faudra cinq caméras pour aller au bout de son documentaire. Il lui faudra aussi l’aide d’un cinéaste israélien (Guy Davidi) pour le monter, le lancer, le montrer.

Five Broken Cameras a été primé cette année aux deux plus grands festivals du documentaire dans le monde, Sundance et Amsterdam. Et il vient d’avoir le prix du public aux récentes Rencontres du documentaire de Montréal.

T’as aimé ça, alors ?

Je te l’ai dit : j’ai envie de hurler.

Le film m’a replongé dans une de mes plus anciennes indignations. Je suis de ceux - nombreux et d’opinion plus documentée que la mienne, je pense à des intellectuels comme Edgar Morin, Jean Daniel, Amos Oz - qui pensent qu’il n’y aurait bientôt plus de conflit israélo-palestinien s’il n’y avait plus de colonies.

Je ne comprends pas ces enclaves à l’intérieur du territoire palestinien. Je ne comprends pas que de nouvelles colonies continuent de s’implanter. Je ne comprends pas que les anciennes colonies s’étendent en empiétant sur le territoire palestinien comme on le voit dans le documentaire d’Emad. Je ne comprends pas que des autoroutes, interdites aux Palestiniens, les relient entre elles et à Israël.

Mais ce que je comprends le moins de cette ghettoïsation des Palestiniens, c’est qu’elle se fait au vu et au su du monde entier et qu’aucune des grandes démocraties du monde, la France, l’Angleterre, l’Allemagne, les États-Unis, le Canada, ne mette son poing sur la table. De temps en temps, un ou une secrétaire d’État américain déclare que les États-Unis ont demandé à l’État hébreu de mettre fin à l’implantation de nouvelles colonies. Notez bien : pas de procéder à l’évacuation des colonies implantées, non, non... S’il vous plaît, M. Nétanyahou, pas de nouvelles colonies. Il en rit comme Sharon avant lui et les plus libéraux aussi.

Ne comptez pas sur Obama pour lever le ton et conditionner la considérable aide américaine à l’évacuation des colonies. Rappelez-vous comment Nétanyahou a été accueilli en héros, ovationné par le Congrès, rappelez-vous qu’il a eu l’outrecuidance de planter Obama devant ce même Congrès...

Ce que nous montre Five Broken Cameras, ce sont des paysans palestiniens d’un petit village de Cisjordanie que les Israéliens bousculent, enfument, blessent, humilient, dépouillent de leurs terres. La vraie raison ? Le territoire. Tout le conflit israélo-palestinien est une question de territoire que se disputent deux nations. Une superpuissance dotée de l’arme nucléaire. Une autre qui lance des pierres.

Devinez derrière laquelle se rangent ceux qui mènent l’univers ?

Pierre Foglia
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