Lorsque vous sortez de la gare de train de la capitale
Bruxelles, pour un moment vous vous croiriez à Kandahar, ou dans une ville
contrôlée par «Daech». Des quartiers entiers ont pris le teint du wahhabisme
que ca soit de la manière dont les habitants s’habillent ou la présence
remarquable du voile à la manière de la Burqa Afghan comme ils l’appellent en
Europe. S’ajoute à cela les écoles wahhabites visiblement répandues. Ce qui est
encore plus surprenant c’est que certains cheikhs du wahhabisme pratiquent leurs
prières et leur Da’wa dans les lieux publics et dans le marché sous les yeux de
la police, avec le consentement des autorités belges.
Il est bien connu que les prédicateurs salafistes dans
les rues belges sont plus nombreux que les membres des Témoins de Jéhovah. Les
wahhabites ont également des capacités financières plus importantes que ces
derniers. L’Arabie saoudite, le Qatar et certaines associations soutenues par
le pouvoir des émirats arabes unis financent les wahhabites. Ce qui laisse
penser que la situation en Belgique est le résultat d’un plan pré-dessiné et
d’une politique bien précise, loin des termes de la tolérance et de la liberté
d'expression.
Les partisans des courants takfiris wahhabites en
Europe se vantent de leur influence remarquable en Belgique, unique en son
genre en Europe. Plusieurs centres wahhabites se situent à quelques centaines
de mètres du centre de l’OTAN à Bruxelles. Plusieurs cafés aux propriétaires
wahhabites ont même été ouverts à proximité du centre. Avant d’entrer au centre
de l’Union Européenne vous pouvez vous arrêter dans un café et être servis par
un homme portant une robe courte et des chaussures Adidas ! Des wahhabites
Afghans ont récemment ouvert des boulangeries dans les environs du centre.
Plus encore les États-Unis ont joué un rôle important,
et fondamental, en faveur de la présence d'adeptes wahhabites takfiris en
Europe en général et en Belgique en particulier depuis les années quatre-vingt
lors de la guerre contre l'Afghanistan.
La Ville de Bruxelles attirait beaucoup de volontaires
pour la guerre contre l'ex-Union soviétique, les associations wahhabites
lançaient des discours anti-communiste et anti-orthodoxes.
Les «missionnaires» wahhabites français et flamands
circulaient librement en Belgique, ils venaient droit d’Afghanistan pour
amasser des fonds et inciter les jeunes à aller en Afghanistan.
Après l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak la
relation entre les autorités belges et les wahhabites s’est dégradée mais avec
le déclenchement de la guerre contre la Syrie, l’alliance entre ces deux partis
s’est rétablie.
Bruxelles et plusieurs autres villes belges ont servi
de centre de refuge à tous les volontaires qui voulaient combattre le pouvoir
syrien. Des vols directs se faisaient de Bruxelles vers un aéroport militaire
turc près d’Istanbul où les volontaires étaient emmenés dans un centre de
formation militaire à Gazi-Entab pour deux semaines puis envoyés en Syrie sous
la tutelle des services de renseignements turcs. Le «front al-Nosra» était le
choix favori des volontaires, mais après l’apparition de «Daech» tous les
terroristes provenant d’Europe ont rejoint ce groupe pour combattre en Irak et
en Syrie.
Selon des informations exclusives au site Al-ahed, la
présence de l’organisation takfiri «Daech» en Europe est divergente non
organisée, mais en contact avec les dirigeants de «Daech» en Irak. La plupart
des organisations et des associations wahhabites avaient prêté serment
d’allégeance à l’organisation «Daech» de manière implicite.
Les partisans du wahhabisme se rassemblaient dans des
cafés appelant à la déclaration ouverte et publique de leur allégeance à «Abou
Baker Al-Baghdadi» et son organisation. Tout cela se faisait sans aucune
réaction de la part des autorités belges, qui considèrent ces groupes comme des
alliés potentiels dans la guerre contre la Syrie et l’Irak.
En Belgique et en France, les organisations de la mafia
de l’argent, de la drogue et des armes se sont croisées avec les organisations
wahhabites. Ces derniers comptaient sur la mafia pour assurer les armes, les
fonds nécessaires et la drogue en coordination avec la mafia turque présente en
Europe. Les mafiosos ont permis le retour de nombreux terroristes ayant
combattu en Syrie et en Irak vers l’Europe. Ces combattants aux expériences
militaires importantes et aux idées wahhabites takfiris ont trouvé que l’Europe
était un foyer opérationnel idéal, de la France jusqu’en Belgique.
En raison de leur nombre considérable dans les pays
européens ils peuvent circuler facilement et déplacer leurs opérations suicides
dans toute l’Europe. Delà une question majeure se pose quelle capitale
européenne sera ciblée la fois prochaine?
Nidal Hamadeh
Source :
Al-Ahednews
