jeudi 20 décembre 2012

"Les Arabes ne comprennent que la force brutale"...le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays.

......  le capitaine Montagnac, déclarait : «  Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d’âge ni de sexe (...). Voilà comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants (…), les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs. En un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens.  »...

Depuis le début de la conquête les pouvoirs français ont considéré les Algériens comme des sous-hommes.

Dès le début de la conquête, en 1830, les crimes de guerre furent une constante de l’armée coloniale. Pour le pouvoir français, les indigènes étaient des sous-hommes.
Alger 1957. Le port. Ballottés par la houle, des corps flottent. Ce sont les « crevettes-Bigeard ». Cadavres d’Algériens raflés par les parachutistes. À ces meurtres collectifs et à tant d’autres, il est encore répondu : c’était la guerre, ses dérives, ses bavures. Inévitables. Les crimes du 3e régiment de parachutistes coloniaux (RPC) et plus largement de l’armée coloniale étaient-ils le lot commun de toute guerre ?
L’histoire du colonialisme en Algérie montre en réalité que les crimes de guerre ont été une constante de l’armée coloniale. À cet égard le RPC, responsable de la disparition de Maurice Audin, de l’exécution de Larbi Ben M’hidi, de l’assassinat d’Ali Boumendjel et de milliers de patriotes algériens, n’est-il pas le digne héritier des Colonnes infernales du général Bugeaud, adepte de «  la guerre totale jusqu’à extermination  » ? Digne héritier aussi des Voltigeurs de la mort, dont le chef, le capitaine Montagnac, déclarait : «  Tout doit être pris, saccagé, sans distinction d’âge ni de sexe (...). Voilà comment il faut faire la guerre aux Arabes : tuer tous les hommes jusqu’à l’âge de quinze ans, prendre toutes les femmes et les enfants (…), les envoyer aux îles Marquises ou ailleurs. En un mot, anéantir tout ce qui ne rampera pas à nos pieds comme des chiens.  » Les politiques, à l’image de Tocqueville, théoricien adulé de la démocratie, n’étaient pas en reste : «  Le second moyen en importance, après l’interdiction du commerce, est le ravage du pays (…), le droit de la guerre nous autorise à ravager le pays.  » Absolu d’un idéal totalitaire, la guerre de conquête coloniale a détruit les êtres, les villes, les écoles, l’agriculture, le commerce. Au final une société et un peuple asservis, décivilisés par un implacable processus de spoliation, de paupérisation, de régression socioculturelle et de terreur existentielle.
De 1954 à 1962, pour casser l’insurrection nationale et l’aspiration profonde des Algériens à la liberté, l’armée française n’aura aucun mal à renouer avec les violences de l’armée d’Afrique, celle-là même qui participa au meurtre de 30 000 communards à Paris, entre le 21 et le 28 mai 1871.
Pourquoi ces violences, ces crimes de guerre ? Pour le système colonial (que des historiens et des politiques français, toute honte bue, qualifient de «  système injuste  »), les Algériens étaient des sous-hommes. Pour maintenir leur asservissement, la puissance coloniale se dotera d’une administration militaire et civile mortifère. Celle-ci mettra en pratique les théories sur les races, nécessaire lubrifiant idéologique pour la cohésion de la colonie de peuplement.


À ce sujet, comme le notait l’historien algérien Mostefa Lacheraf, le mérite des Européens d’Algérie qui ont combattu ce système «  est énorme  ». «  Ils sont, à leur manière, des hors-la-loi, ayant opté pour la dignité humaine, contre l’aberration et le meurtre collectif.  » Ils le paieront de leur vie. Comme Maurice Audin. L’Algérien.
 
Smaïl Hadj Ali
http://www.humanite.fr/monde/les-arabes-ne-comprennent-que-l...
(1) Pierre de Castellane, officier de l’armée d’Afrique.

URL de cet article 18723

La rue égyptienne : une véritable arène d’expression.

« la voix des martyrs te demande de te réveiller … Leurs noms sont répétés comme on égrène un chapelet. Enumère leurs noms sur tes doigts … Khaled … Ahmad … Magued … Mina, des martyrs qui viennent de quitter Maspero pour se rendre à la rue Mohamad Mahmoud », fredonne le groupe Eskinderella. Cette troupe musicale ambulante semble être la voix de la révolution dans la rue.



Cette rue joue aujourd’hui plusieurs rôles : un Parlement populaire qui reflète toutes les tendances, une scène de bataille contre la police et même contre l’armée, des expositions à ciel ouvert composées de graffitis qui relatent l’histoire de toute une révolution, un théâtre ambulant et des tribunes qui ont permis à tous les citoyens de s’exprimer.

 

Syrie : Quelles sont les véritables intentions des États-Unis ? (Sham Times)


Tout observateur qui s’intéresserait au comportement des États-Unis, pour en déduire leurs véritables intentions à l’égard de la Syrie, se heurterait à une série d’indications contradictoires.

En effet :

I. D’un côté, ils poussent à la poursuite des opérations terroristes tout en empêchant le dialogue avec les autorités légitimes du pays dont ils voudraient changer radicalement les personnalités et les orientations politiques. C’est pourquoi, ils ont travaillé à :
1. Remplacer à la hâte le « Conseil d’Istanbul » [ou CNS] par une prétendue « Coalition de l’opposition syrienne », concoctée par Washington et clairement dominée par les Frères Musulmans à tous ses échelons.
2. Officialiser cette Coalition créée de novo comme représentante légitime du peuple syrien en oeuvrant à sa reconnaissance par les pays alliés ; ce qui est désormais chose faite, suite à la réunion des « Ennemis de la Syrie » à Marrakech.
3. Former un « Haut conseil militaire » pour garder une mainmise sur les opérations déstabilisatrices en faisant, là aussi, pencher la balance du côté des Frères Musulmans par l’exclusion de deux catégories de combattants irréguliers : la première désignée comme « terroristes de la mouvance d’Al-Qaïda », la seconde constituée de « ceux qui se méfient des Frères musulmans et refusent l’idée de leur domination sur la Syrie ».
4. Revenir sur leur décision publique de ne pas armer les groupes d’opposants pour s’engager, tout aussi publiquement, à les financer et à les armer directement à partir des USA et de l’Europe.
5. Multiplier les rencontres des soi-disant « Amis du peuple syrien », le fameux forum politique rassemblant tous ceux qui ont consenti à marcher avec les USA pour démolir la Syrie indépendante et y installer un gouvernement aux bottes de l’Occident, lui-même inféodé aux USA.
6. Faire déployer les missiles Patriot à la frontière syrienne, histoire de signifier que seule la solution militaire est retenue et que l’OTAN est fin prête à intervenir.
7. Encourager les bandes armées à intensifier leurs opérations terroristes sur le terrain et ainsi réussir à radicaliser l’opposition contre les autorités syriennes.
II. D’un autre côté, ils laissent à penser qu’ils sont désormais prêts à envisager une solution politique qui n’écarterait aucun des protagonistes, y compris les autorités légitimes du pays, sous l’égide du Président Al-Assad qu’ils ont été incapables de disqualifier malgré bientôt deux années de provocations, de manœuvres et d’agressions. Et les voilà partis pour de prétendues négociations pacifiques parmi lesquelles nous notons :
1. La dernière réunion tripartite tenue le 9 Décembre à Genève entre le ministre des Affaires étrangères adjoint de la Russie, Mikhail Bogdanov, le secrétaire d’État adjoint américain, William Burns, et le représentant spécial des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi ; laquelle s’est soldée par un communiqué de ce dernier stipulant « qu’une solution politique à la crise est encore possible et qu’elle se réalisera sur la base de l’accord de Genève du 30 Juin dernier ».
2. L’engagement pris pour charger des experts russes et américains de travailler à la recherche des modalités opérationnelles pour une telle solution pacifique.
3. La distinction des groupes armés opérant en Syrie entre « terroristes » que les USA ne cautionneraient pas et « opposants » qu’ils soutiendraient ; suivie le 11 décembre par la décision d’inscrire le groupe « Jabhat al-Nusra », ayant prouvé son « leadership » ravageur, sur la liste des organisations terroristes internationales.
4. La réduction du niveau de la représentativité US à la quatrième réunion des « Ennemis de la Syrie » le 12 Décembre à Marrakech, ne serait-ce que par l’absence d’Hillary Clinton.
5. Le laxisme apparent dans la mise en place des missiles Patriot, lesquels seront finalement positionnés à distance de la frontière syrienne.
6. Le recul sur les allégations mensongères quant au recours à l’usage d’armes chimiques prétendument envisagé par les autorités syriennes, pour absence de preuves concluantes en faveur d’une telle intention.
7. L’assurance réitérée que ni les États-Unis, ni l’Occident en général, n’avaient pris la décision d’une intervention militaire en Syrie.
III. Ces contradictions, qui n’ont pas manqué de susciter l’indignation du ministre russe des Affaires étrangères, M. Sergueï Lavrov, surtout quand ils ont déclaré reconnaitre la « Coalition de l’opposition syrienne » comme la représentante légitime du peuple syrien [déclaration d’Obama la veille de la Conférence de Marrakech lors d’une interview sur la BBC] et ont invité son président fraichement élu à se rendre à Washington, soulèvent la question de savoir quelles sont leurs véritables intentions, ou plutôt quels sont les moyens dont ils pourraient encore disposer pour arriver à leur fin. Pour répondre à ces questions, il est nécessaire de rappeler les fondamentaux établis suite à 21 mois d’une agression incessante contre l’État et le peuple syriens :
1. L’incapacité des États-Unis et de tous leurs alliés à renverser le gouvernement syrien, à moins d’une intervention militaire directe devenue quasi impossible, ou de la poursuite de la guerre indirecte par terrorisme interposé et mené par des groupes armés, financés et entraînés par des forces qui leur sont inféodées.
2. L’épuisement des cibles syriennes à détruire, maintenant que la machine infernale US a tué et détruit tout ce qu’elle pouvait atteindre comme infrastructures économiques et sociales ; ce qui a échappé étant immunisé et relativement hors de portée.
3. La combativité, l’unité, la discipline et l’endurance de l’Armée syrienne capable de poursuivre son combat défensif et d’empêcher les groupes armés de garder leurs positions prétendument libérées.
4. Le rejet des insurgés et des terroristes par le peuple syrien, dont certaines catégories sont arrivées jusqu’à réclamer et à obtenir des armes pour la défense de leur terre contre ces « étrangers » ; raison supplémentaire qui rend difficile, voire impossible, le maintien des groupes armés dans les régions momentanément occupées ou à occuper.
IV. De tout ce qui précède, nous pouvons comprendre et imaginer la position des USA face à ladite « crise syrienne », position fondée sur les éléments suivants :
1. La conviction que le gouvernement syrien restera sur ses positions quelle que soit l’intensification criminelle(occidentale) de « leur machine à tuer », et que la poursuite de l’action armée n’aboutira qu’à plus de morts et de destructions sans rien changer aux résultats politique ou stratégique.
2. L’absence de garantie quant au maintien futur des alliances actuelles anti-syriennes, surtout si l’incendie se propageait dans une région correspondant en grande partie à leurs zones d’influence, à commencer par les pays du Golfe et la Turquie. Le Prince Talal bin Sultan n’a-t-il pas déclaré que l’Arabie saoudite serait la prochaine victime du « prétendu printemps arabe » ? Et Davudoglou n’a-t-il pas renchéri, à la Conférence de Marrakech, que la situation syrienne est une menace pour les pays voisins ? Par conséquent, les dirigeants US devraient avoir bien compris que ce qu’ils pourraient obtenir par la négociation aujourd’hui, leur échapperait en grande partie s’ils s’en remettaient à plus tard !
3. La nécessité de continuer à travailler avec les Frères Musulmans en tant qu’alliés préférentiels, drapés de bannières islamiques, mais soumis à leurs diktats.
C’est pourquoi, nous ne voyons pas de contradictions dans le comportement des Etats-Unis, mais plutôt une certaine complémentarité qui leur permettrait de jeter les bases d’une solution momentanément satisfaisante, puisqu’ils sont désormais condamnés à négocier.
Ce serait de réussir à mettre en place un nouveau pouvoir réservant des postes clés à des Frères musulmans, puisqu’il s’avère difficilement réalisable qu’une majorité du peuple syrien leur permette de le monopoliser par les urnes. Ainsi, disposant de leur droit de veto, les USA pourraient, au minimum, désactiver n’importe quelle décision future qui irait à l’encontre de leurs intérêts. D’où l’utilité de la « Coalition des frérots opposants » et du Haut commandement militaire des mêmes frérots… Autant se partager un pouvoir qu’on ne peut exclusivement s’accaparer dans l’immédiat !
Par conséquent, nous disons tout simplement que la « solution négociée » voulue par les dirigeants US est de passer outre la volonté d’une grande majorité du peuple syrien et de la sacro-sainte démocratie ; une solution qui garantirait aux Frères Musulmans le pouvoir décisionnel, même si les urnes en décidaient autrement.
Pour y arriver, les USA ne sont pas prêts à lâcher ni pressions politiques, ni opérations militaires criminelles et ce, dans un délai qui semble avoir été fixé jusqu’au printemps prochain sans révision aucune !
Dr Amin Hoteit
Le Docteur Amin Hoteit est libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite.
Article original : Sham Times http://shamtimes.net/news_de.php?PartsID=1&NewsID=5550
URL de cet article 18705

Armes de désinformation massive contre armes de destruction massive...un moyen de propagande et d’intox, car là, la Syrie continue de faire la une de l’actualité internationale.

..Hé bien la chanson des ADM aura réussi, non pas les Armes de Destruction Massive, c’est-à-dire chimiques, mais les Armes de Désinformation Massive qu’utilisent les USA pour réduire à zéro tout un pays, tout un peuple...

Il est très difficile de quitter la région du Moyen-Orient au regard de ce qui s’y passe comme évènements. Je reste malgré moi dans cette région qui se trouve en pleine ébullition et figurez-vous qu’avec l’histoire des prétendues menaces de frappes chimiques contre les rebelles et la population syrienne par Bachar El Assad et la réaction américaine qui menace d’intervenir sous peu, je me suis souvenu d’évènements qui ont eu lieu au début des années 2000 en Irak et qui ont été à l’origine de l’invasion de ce pays et de sa ruine.
Voilà, les ADM (armes de destruction massive) sont actuellement à la mode, mais sont malheureusement devenues des Armes de Désinformation Massive, un moyen de propagande et d’intox, car là, la Syrie continue de faire la une de l’actualité internationale. Ainsi, ces jours-ci, Mme Hillary Clinton, partante de son poste de secrétaire d’Etat, fait son show, et Obama veut mobiliser le monde avec la complicité de la Turquie et leurs alliés de ce qui est appelé « conseil national syrien » et son « armée libre syrienne ». Même William Hague, ministre britannique des Affaires étrangères, « aurait des preuves suggérant l’intention de recourir aux armes chimiques ».
A vrai dire, ce conseil national syrien est composé de gens qui ne vivent pas en Syrie et qui veulent faire croire au monde entier, notamment à ceux qui les soutiennent et les arment, que Bachar El Assad va utiliser des armes chimiques contre la rébellion et même contre sa propre population.
Du déjà vu, du déjà entendu, cette histoire des ADM va revenir dix ans après ce qui s’est produit en Irak contre Saddam Hussein et où, en fin de compte, rien n’a été trouvé. Ceci a également été essayé avec Maamar Kadhafi et pourrait être une autre raison pour que les GI’s américains, et toujours eux, débarquent et interviennent militairement en Syrie. Et là, il est aussi fort probable que cette tâche soit confiée à Israël, la Turquie ou à l’OTAN.
En effet, depuis près de deux années, la Syrie fait l’objet d’un complot international soutenu, financé et armé par le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie, pour on ne sait quelles raisons, même si ces raisons sont tellement évidentes, Printemps arabe exige, démocratie, etc. Ce complot a pour objectif la déstabilisation de tout ce qui est stable et de tout ce qui s’oppose à Israël et au projet d’un nouveau Moyen-Orient tel que défini par les USA.
Ainsi, ces cinq pays, en plus de la France et de nombreux autres pays alliés occidentaux, Angleterre, Canada, etc. mènent une guerre sans merci contre Bachar El Assad et son régime en utilisant des mercenaires de toutes les nationalités, notamment les islamistes « récupérés » des différents maquis, particulièrement européens et arabes.
Avec tout ça, le monde s’apprête à accepter une intervention militaire américaine pour « protéger » les populations syriennes. Incroyable mais vrai, les Américains envoient leur armée et viennent toujours « protéger » les pauvres populations désarmées pour ensuite faire la pluie et le beau temps pendant une vingtaine d’années, comme ce fut le cas en Irak, un pays riche devenu pauvre, un pays uni, découpé en tranches, comme c’est toujours le cas en Afghanistan, pays ruiné par la guerre, désarticulé et qui ne pourra presque jamais relever la tête avec les problèmes qu’il connaît depuis près de trente années.
La Syrie fait l’objet d’une crise de démocratie créée de toutes parts, avec un conflit entre Kurdes et régime, entre sunnites et chiites, entre pro et anti je ne sais pas quoi. Et là, les bonnes âmes interviennent, veulent imposer leur diktat et leur vision de tout, et quand ils ne parviennent pas, intérêts obligent, poussent à l’extrême et soufflent sur le brasier qu’ils ont préparé. On a déplacé des populations civiles en leur faisant peur de se faire étriller. Ses villes et villages ont été détruits pendant cette période de rébellion, son patrimoine séculaire est menacé, son économie est en perdition, sa population civile vit le martyre éparpillée pour les uns dans des camps de refugiés, d’autres ont choisi l’exil et d’autres résistent contre vents et marées aux chants des sirènes en refusant de quitter leur pays. Et que leur reste-t-il ? Hé bien figurez-vous que les Américains veulent descendre chez eux pour les protéger du méchant loup. Et là, ils feront la chasse à l’armée syrienne régulière, aidés par l’armée libre, ils poursuivront Bachar El Assad, comme ils l’ont fait pour Saddam, mais ils détruiront la Syrie, créeront une fédération kurde, laisseront le Golan aux Israéliens qui pourront investir à Damas, à Alep, à Daraa, à Dir Ezzour, etc.
Hé bien la chanson des ADM aura réussi, non pas les Armes de Destruction Massive, c’est-à-dire chimiques, mais les Armes de Désinformation Massive qu’utilisent les USA pour réduire à zéro tout un pays, tout un peuple, grâce à l’agenda élaboré par Obama 1er lors de la fameuse réunion du Caire du temps où Moubarak se prenait pour un pharaon sans savoir qu’il figurait sur cet agenda et qu’il sera remercié pour services rendus. Et là, il a été remplacé par un autre pharaon avec l’aval d’Israël, lequel veut mener le bateau Egypte loin des rivages pour sombrer dans les eaux profondes. Ne souhaitons pas cela au grand peuple d’Egypte qui peut faire fuir ce deuxième pharaon et réussir sa vrai Révolution, pas celle de Youcef El Qaradhaoui, mais celle de Cheikh Imam et des opprimés qui vivent toujours dans la misère et qui ne sont pas près de s’en sortir avec le marasme dans lequel est plongé leur pays.
Pour revenir à la Syrie, souhaitons que le Conseil de sécurité ne retombe pas une deuxième ou une énième fois dans les erreurs de l’aval à l’intervention américaine ou des forces de l’OTAN, comme ce fut le cas pour l’Irak et la Libye, pour que les ADM ne soient pas encore une fois une raison pour enfreindre les logiques. Sachons que le peuple syrien n’a pas fait appel à qui que ce soit pour le libérer, son seul souhait c’est que se taisent les armes, que la raison et le dialogue entre Syriens l’emportent. Ils ont intérêt à ce que cela se concrétise pour que la Syrie redresse la tête et retrouve sa place sur la scène mondiale et arabe, pour qu’ils fassent la différence entre leurs vrais ennemis et leurs vrais amis. Et là, les faux ADM ne seront pas les prétextes des Armes de Désinformation.
Bachir Bennadji
http://lavoixdelasyrie.com/data/?p=8864
URL de cet article 18681