vendredi 30 novembre 2012

ARGENTINE : Mémoire d'un saccage - Argentine, le hold up du siècle (Film durée : 61 mn) - Ce film est dédié à tous ceux qui résistent avec dignité et courage. Les chemins de la misère sont encore plus inacceptables lorsqu'ils sont prévisibles et qu¹ils se passent en terre abondante...

A ceux qui résistérent durant toutes ces années, A leur dignité et à leur courage... Le Peuple uni ne sera jamais vaincu ! JURONS DE MOURIR DANS LA GLOIRE !
 
 
L'histoire de la crise économique de 2001 en Argentine depuis la dictature de Videla jusqu'aux évènements tragiques de décembre 2001.

Toute ressemblance avec ce qui se passe en Grèce actuellement n'est que pure coïncidence.

Durant ces 25 dernières années, de la dictature militaire à aujourd'hui, l'Argentine a subi l'un des effondrements économique et social les plus brutaux qu'un pays ait pu connaître en temps de paix. Ce pays riche et sa population ont vécu l'ensemble des traumatismes dénoncés par les altermondialistes. Tout cela avec l'aide et la connivence de multinationales occidentales et sous le regard complice des institutions internationales.

Cette politique de la terre brûlée a abouti à un véritable génocide social, un cataclysme inouï fait de famine, de maladies et de vies humaines sacrifiées.
Mémoire d'un saccage dénoue un à un les mécanismes qui ont conduit à cette catastrophe. Ce film est dédié à tous ceux qui résistent avec dignité et courage. Les chemins de la misère sont encore plus inacceptables lorsqu'ils sont prévisibles et qu¹ils se passent en terre abondante.


 

mardi 27 novembre 2012

Gaza... Ironie de l’Histoire

A Gaza, la question palestinienne se rappelle au souvenir du monde arabe en tant que question centrale, au moment même où les monarchies du Golfe et leurs alliés occidentaux voulaient faire, eux, de l’affrontement entre Arabes, en Irak, puis en Libye, puis encore en Syrie, et de celui avec l’Iran, la confrontation centrale.
Ils pensaient pouvoir « s’occuper » tranquillement de la Syrie, mais voilà que les Palestiniens ressurgissent… comme leur mauvaise conscience. L’embarras des monarchies du Golfe est grand. Comment expliquer en effet qu’elles aient voulu le boycott économique, financier, diplomatique de la Lybie et de la Syrie et qu’elles ne le réclament pas pour Israël ?
Comment expliquer qu’elles aient demandé au Conseil de sécurité une zone d’exclusion aérienne dans ces pays, et d’y intervenir militairement et qu’elles ne le demandent plus dès qu’il s’agit de protéger les Palestiniens contre Israël ?
Comment justifier qu’elles aient apporté leur soutien militaire à des forces d’opposition en Libye et en Syrie, qu’elles soient même intervenus militairement directement en Libye, comme l’a fait le Qatar, et qu’elles ne le fassent pas pour Gaza ?
Qui ne se souvient de leur activité intense pour constituer, côte à côte avec les puissances occidentales, une alliance de pays sous la formule « les Amis de la Libye », et les « Amis de la Syrie ». Que ne le font-ils pas pour Gaza et la Palestine ?
La contradiction est trop flagrante. Et, ironie de l’histoire, les monarchies du Golfe, qui ont toujours subordonné la question de la Palestine aux intérêts de leur alliance avec les Etats Unis et les autres pays occidentaux, s’affairent aujourd’hui à obtenir sans attendre une trêve dans la nouvelle opération militaire d’Israël contre Gaza. Le Qatar reproche même à qui veut l’entendre à la Ligue arabe sa passivité. Il envoie une délégation à Gaza. L’Arabie saoudite agit aussi pour une trêve rapide, alors qu’en Décembre 2008, lors de la sanglante opération militaire « Plomb durci » d’Israël contre Gaza, elle était allée, avec l’ex président Moubarak, jusqu’à accuser Hamas d’avoir provoqué l’agression, et qu’en Janvier 2009, elle avait refusé, toujours avec l’Egypte, de participer au sommet arabe extraordinaire convoqué à Doha à ce sujet. Cette fois-ci, ils ne le font pas. Quoique…certains, diffusent, de façon parfaitement indigne, à travers leurs relais, la thèse que cette nouvelle attaque israélienne n’est que le résultat« d’un complot du régime syrien » visant à détourner l’attention de la Syrie.
Que s’est-il donc passé ? A quoi est due cette évolution ? Personne n’est dupe : il ne s’agit pas d’actions et de moyens au niveau de ceux, énormes, financiers et militaires mobilisés par les monarchies arabes pour intervenir en Libye et en Syrie. Ce qui s’est passé c’est que l’Egypte, cette fois-ci,a rappelé, en signe de protestation, son ambassadeur en Israël et que son premier ministre est allé à Gaza, en signe de soutien. Il a été suivi par le ministre des affaires étrangères tunisien. Des actes qui auraient été impensables, il y a à 4 ans, fin 2008, lors de la précédente opération d’Israël contre Gaza. Ce n’est pas un hasard si ces deux initiatives ont été prises par les deux pays arabes où les changements sont venus de deux soulèvements authentiquement populaires, dont les pouvoirs qui en sont issus, islamistes ou autre, sont obligés de tenir compte désormais de leur opinion sous peine de perdre toute crédibilité et de n’avoir aucun avenir. Ce sont, indéniablement, les premiers fruits des luttes des peuples arabes pour la démocratie. Les luttes pour la démocratie dans les pays arabes ne peuvent être différées ou sacrifiées sur l’autel des« intérêts supérieurs du pays » ou sous prétexte des manœuvres occidentales et des féodalités du Golfe pour les récupérer, les orienter dans le sens de leurs intérêts. Même s’il commence à peine à se dessiner, ce nouveau contexte arabe dans lequel se présente la lutte du peuple palestinien apporte la démonstration directe de la relation intime entre la défense de la cause nationale et la démocratie. Les initiatives prises par l’Egypte et la Tunisie ont créé une dynamique. Des Etats arabes, qui avaient été effrayés par l’attaque de l’OTAN contre la Libye, parlent plus librement. L’énorme pression des pays du Golfe sur la Ligue arabe commence à se relâcher Certains Etats arabes s’enhardissent et envoient des délégations à Gaza. L’Irak va jusqu’à réclamer l’utilisation de l’arme du pétrole, ce dont on ne parlait plus depuis 40 ans, depuis la guerre d’Octobre 1973. La Ligue arabe envoie elle aussi une délégation à Gaza.
Du côté des monarchies arabes et des puissances occidentales, le souci est donc désormais d’aboutir rapidement à une trêve et de faire pression dans ce sens sur Israël afin d’éviter un développement incontrôlable de cette dynamique de soutien à la Palestine. La différence de l’attitude des pays occidentaux avec celle qui avait été la leur en 2008 est là aussi manifeste. La France, l’Angleterre, l’Italie, l’Allemagne dépêchent sans attendre leur ministre des affaires étrangères. L’Union européenne intervient elle aussi en urgence et demande un cessez le feu immédiat. A l’heure où ces lignes sont écrites, le mardi 19 novembre, la Turquie, membre de l’OTAN a envoyé elle aussi une délégation à Gaza, et le Secrétaire général de l’ONU vient lui aussi d’arriver dans la région pour obtenir un cessez le feu. Les medias occidentaux ont envoyé cette fois des correspondants à Gaza et donnent des images en direct des bombardements israéliens sur Gaza, et jusqu’à celles des enfants palestiniens tués, ce qui est une autre façon de faire pression sur Israël. Quand ils le veulent, n’est-ce pas...
Israël lui-même semble hésiter entre « la solution diplomatique et la solution militaire » comme il présente son dilemme. En réalité il doute des gains qu’il pourrait obtenir d’une action frontale et brutale par rapport aux risques politiques de l’opération.
Mais désormais ce que demande Hamas aux dirigeants arabes, c’est une vraie solidarité, c’est-à-dire la fin du blocus israélien sur Gaza et de leurs infinies souffrances. Les monarchies du Golfe ont tout fait pour éliminer les dirigeants des dictatures nationalistes arabes. Mais les inconséquences de ceux-ci servaient à la fois d’alibi et de couverture à leurs propres contradictions et à leurs turpitudes. Aujourd’hui les monarchies arabes se trouvent en première ligne face aux exigences de la cause nationale arabe. Et maintenant que les dirigeants nationalistes arabes ont été éliminés, elles se trouvent mises à nu, étrangement isolées, et désormais en danger. Ironie de l’Histoire.
Djamel LABIDI
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5175944

URL de cet article 18446

Les régimes Arabes en recomposition

Les Arabes ont prouvé leur efficacité quand il s’est agi de faire accepter aux Palestiniens de négocier avec leurs assassins sionistes. Le cessez-le-feu a été placé en priorité absolue, à l’appel des Etats-Unis. En deux coups de cuillère à pot, l’affaire a été conclue. Le Hamas et les groupes qui tiennent Ghaza ont été amenés à se plier à de vagues promesses, conjoncturelles et très hypothétiques. Le résultat a boosté la popularité des Frères égyptiens au sein de la « communauté internationale » et de la machine médiatique à leur solde. A l’inverse, en Syrie, depuis près de deux années, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et la mort continue son œuvre au quotidien. Les Arabes étaient là dès le départ de feu, mais avec d’autres dispositions, que celles qu’ils ont manifestées au Caire. C’est contre toute idée de cessez-le-feu ou de négociations qu’ils se sont mobilisés et qu’ils sont toujours sur le pied de guerre, intransigeants. Pis, ce sont eux qui alimentent le carnage et ne lésinent sur aucun moyen pour entretenir l’affrontement sanglant. Acheminement d’armes, de mercenaires et de groupes de desperados islamistes, sont de leur fait. Etouffement de l’opposition pacifiste, promotion de supplétifs va-t-en-guerre et diabolisation du pouvoir qui appelle au dialogue, sont aussi leur tâche fondamentale. L’explication de cette différence de traitement se trouve dans le fait que dans les deux cas les Arabes sont dans le même camp. Pour Ghaza comme pour la Syrie ils sont du côté des Etats-Unis et de leurs vassaux occidentaux. Dans le premier il fallait calmer les Palestiniens, pour donner à Israël le temps de se préparer contre la donne inattendue des missiles de longue portée, dans le deuxième cas il faut détruire l’Etat syrien. Le jeu est des plus clairs. Les Palestiniens découvriront bien, après maintes autres épreuves, que rien n’aura changé dans les intentions d’un ennemi dont l’essence est de détruire en eux jusqu’à la velléité de résistance et d’attachement à leur terre. Ce jour-là, les Arabes auront, selon leurs calculs, gagné un rapport de force qui les autorisera à assumer, sans faux-semblants, leur engagement. La Syrie effondrée, l’Iran dévasté ou amoindri et des Frères partout chez les Arabes et assimilés, une configuration stratégique favorable à toutes les remises en cause, à commencer par le soutien à la cause palestinienne. Le processus dégénératif du monde dit arabe a atteint un tel degré qu’il y a lieu de croire à toutes les fuites et à tous les bruits sur la reconfiguration de la région, selon les plans impérialo-sionistes. La Jordanie sacrifiée et servant de refouloir aux derniers habitants de la Cisjordanie et le Sinaï accueillant les Ghazaouis chassés, jusqu’au dernier, de leur territoire, pour qu’Israël accapare, en même temps, les eaux territoriales offrant d’immenses réserves de gaz naturel. Une sorte de remake des opérations de spoliations qui ont précédé et accompagné la création de l’entité sioniste et son implacable expansion territoriale. Une entité qui est le seul membre des Nations unies dont les frontières ne sont pas connues et qui refuse d’en avoir.
Ahmed Halfaoui
http://www.lesdebats.com/editions/261112/les%20debats.htm

URL de cet article 18452

LE JEU DES COLLABOS

PARTOUT OÙ LES FORCES AMÉRICANO-SIONISTES ONT AGI, ELLES N’ONT ENGENDRÉ QUE RUINES ET MALHEURS AUX POPULATIONS, ET CE, AVEC LA COMPLICITÉ DE MARIONNETTES BIEN FILÉES À L’IMAGE DES RÔLES QU’ELLES SONT CENSÉES JOUER.

A commencer par l’Egypte des Frères musulmans qui, au temps de Moubarak, dénonçait les accords de Camp David. D’ailleurs, n’était-ce pas là l’une des raisons de l’assassinat de Sadate ? Mais les règles de la realpolitik égyptienne ont changé au fil du temps. Avec l’avènement de Morsi, la perception des fréros semble en constante évolution vis-à-vis de l’entité sioniste. Ces derniers temps, certaines sources avancent que le président égyptien Mohamed Morsi a pris ses distances avec la tendance la plus dure du Parti de la liberté et de la justice, qui réclame l’amendement de certaines clauses du traité de paix avec le régime sioniste. Et pourquoi donc ? Le leader égyptien aurait-il mangé la fameuse soupe aux lentilles qu’avait offerte Olmert à Mahmoud Abbas lors d’un dîner intime ? Pour l’instant, laissons le temps au nuage de se dissiper ; mais ce qui reste à remarquer c’est ce ton pathético-fraternel de Mohamed Morsi qui, à l’occasion de la nomination d’un nouvel ambassadeur égyptien en Israël, aurait même adressé un message amical à son homologue Shimon Pérès. Les contacts entre les gouvernements des deux pays restent réguliers et sont qualifiés de « cordiaux et productifs ». Les Israéliens coopèrent notamment avec les Egyptiens dans le Sinaï dans la lutte menée contre les groupes radicaux. Enfin, une source israélienne affirme que la surveillance exercée par les Egyptiens sur les tunnels de Gaza est plus efficace actuellement que durant l’ère Moubarak. Et puisqu’on est au temps des collabos véreux, les autorités militaires afghanes semble plaider la cause de ces Amerloques qui ont tout violé sur leur passage. Ils attribuent cela à de « l’ignorance culturelle ». Dans ce sens, ils ont distribué à leurs unités un guide sur l’« ignorance culturelle des Occidentaux », qui explique le comportement, parfois insultant, des militaires de l’ISAF, notamment américains, vis-à-vis des us et coutumes locales. Les dix-huit pages du manuel intitulé « Compréhension culturelle : guide pour comprendre la culture de la coalition » révèlent les nombreuses gaffes des militaires occidentaux. Parmi les autres comportements jugés irrévérencieux pour les Afghans, mais considérés comme normaux pour les Occidentaux, « demander des nouvelles de votre épouse, mettre les pieds sur la table tout en vous parlant, se déshabiller devant vous pour prendre une douche »… Première initiative du genre de la part des autorités de Kaboul, ce guide sera distribué à tous les commandants d’unités de l’armée afghane, expliqué et commenté aux soldats afghans, dont une grande partie est analphabète, au cours de trois leçons, chacune d’une durée d’une heure. De la nouvelle pédagogie du moment que d’ores et déjà ces Afghans sont victimes de préjugés à l’image de ces « indigènes » que l’on tente « d’apprivoiser » sous les appellations de « missions civilisatrices ».
Chérif Abdedaïm
La Nouvelle République http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=19049

Palestine : Lettre aux Présidents Obama, Hollande et tous les autres ! Par Nabil El-Haggar...Comprenez que la légitimité d’Israël ne sera accomplie que si le peuple autochtone de la Palestine la lui reconnaît.

Lettre aux Présidents Obama, Hollande et tous les autres !
Les massacres récurrents des palestiniens
par Nabil El-Haggar

Eu égard à vos positions, comportement et dires, considérant que les grands et honnêtes hommes que vous êtes ne peuvent qu’être sincères, je suppose que seules vos cultures politiques vous empêchent de connaître la vérité sur le conflit dit israélo palestinien. C’est pourquoi je me permets, en toute modestie, de vous aider à comprendre en une leçon l’essentiel de ce que vous devez savoir…
Il était une fois, un pays, vieux de quelques milliers d’années, qui s’appelait Palestine, où il faisait bon vivre. Toutes les communautés, ethniques et religieuses, y vivaient en totale harmonie. Toutes et tous, étaient des palestiniens.

A six mille kilomètres de la Palestine, l’Europe enfanta l’antijudaïsme puis le transforma en antisémitisme. Elle créa le nazisme…

C’est donc bien l’Europe qui est responsable de siècles de discrimination envers sa population juive, considérée d’abord comme « peuple déicide », puis peuple « paria ». Il y a un peu plus de soixante ans, c’est elle qui a envoyé six millions de Juifs à la mort.


Pourtant, la facilité avec laquelle les politiques que vous êtes se taisent devant le mal que fait Israël aux Palestiniens pourrait laisser croire qu’il appartient aux Palestiniens de payer le prix des crimes antisémites commis en Europe.

La facilité avec laquelle la mauvaise conscience européenne se montre efficace dans le fait d’abandonner les Palestiniens à leurs souffrances oblige à répéter ces évidences : les Palestiniens ne sont pour rien dans les crimes antisémites, les gendarmes qui ont procédé aux rafles des juifs dans le métro parisien, en 1942, pour les envoyer dans les camps de la mort, étaient des Européens.

Les directeurs d’écoles qui ont livré à la Gestapo les listes d’enfants juifs inscrits dans leurs écoles, avant même qu’on le leur demande, étaient des Européens !

Les Palestiniens ont pour le moins le droit d’exiger de votre part le respect qu’ils méritent en tant que victimes !

Messieurs les Présidents,

Puisque l’Occident colonialiste dont vous êtes les héritiers a décidé la création d’un Etat juif en Palestine, puisque cet état a opéré à son tour un véritable génocide social du peuple et de la société palestiniens, au mépris de tous les droits humains, il est de votre responsabilité de reconnaître le tort causé aux Palestiniens, de vous en déclarer responsable et de leur offrir protection et respect !

Messieurs les Présidents,

Vous vous êtes rendus coupables puisque que vous n’accordez pas le moindre respect aux victimes palestiniennes, celles de la Nakba, mais aussi de tous les autres crimes qui ont suivi, comme le massacre de réfugiés à Beyrouth, à Sabra et Chatilla.

Coupables aussi de la souffrance des Palestiniens qui dure depuis plus de 65ans. Pis encore, en déclarant qu’Israël a « le droit de se défendre », en faisant croire qu’Israël -l’une des plus grandes puissances militaires et technologiques du monde- est menacé par les roquettes palestiniennes , vous vous transformez en mauvais représentants en communication de ce monstre guerrier qui avec un sadisme légendaire, couplé à une puissance de frappe colossale, détruit des milliers de maisons, arrache des milliers d’oliviers millénaires, tue, emprisonne, torture, expulse et humilie enfants, femmes, hommes. Cela non seulement à Gaza, mais partout où se trouvent des Palestiniens, y compris chez ceux qui ont la citoyenneté israélienne.

Messieurs les Présidents,

La Palestine et des millions de palestiniens sont les victime d’Israël. En réalité, ils sont aussi vos victimes !

Vos prédécesseurs ont volé un pays et condamné ses habitants à l’exil, à mourir et, au mieux, à survivre dans des camps de réfugiés !

Vous avez menti, en expliquant à vos opinions publiques que les palestiniens ne sont que vils terroristes cherchant à tuer le juif !

Vous avez menti en n’expliquant pas à vos enfants l’histoire véritable du conflit.

Vous avez condamné tout un peuple jadis heureux à errer sans droit dans les camps de réfugiés.

Vous avez dénigré tout un peuple pacifique, volé et saccagé son patrimoine, omis de dire qu’il disposait d’une vraie culture, oublié que ses érudits écrivaient de la poésie et des romans d’amour, traduisaient en arabe les livres étrangers de philosophie, science et politique, mais aussi des pièces de théâtre comme celle d’Hamlet, traduite et joué en arabe à Jérusalem en 1936 par une femme !

Messieurs les Présidents,

Depuis 65 ans, au mépris des décisions prises par la communauté internationale, c’est à dire par vous-mêmes, vous condamnez les Palestiniens à ne jamais pouvoir rentrer chez eux, ce qui est contraire au droit humain le plus élémentaire.

La vérité est que, quand il s’agit d’Israël, vous ne respectez rien, même pas vos dires, encore moins vos propres valeurs…

Comment la Palestine meurtrie, fatiguée, faible et mille fois violée pourrait compter sur vous pour la sauver ?

Messieurs les Présidents,

Le peuple de Palestine, peu importe où il se trouve, n’est pas naïf : Vous continuez de soutenir aveuglement l’Etat d’Israël, un Etat que vous aviez vous même « exceptionalisé » en lui délivrant un permis permanent de tuer !

Messieurs les Présidents,

En supposant que vous ayez encore le moindre pouvoir sur votre protégé Israël, vous venez d’autoriser un massacre de plus à Gaza !

Celui-ci se déroule en Palestine devant le monde entier. Le peuple palestinien n’a pas encore fini de panser les blessures du massacre précédent, en 2008, où quelques milliers de palestiniens ont été tués par les bombes à phosphore !

Celui que vous venez d’autoriser vous semble incontournable, voir légitime ! Vous, monsieur le président américain, vous avez même déclaré qu’Israël « a le droit de se défendre » !

Monsieur le Président Prix Nobel de la Paix, vous êtes-vous au moins posé la question de savoir si les Palestiniens avaient, eux aussi, le droit de se défendre ? Se défendre contre l’occupation, contre un mur digne du moyen âge, contre l’arbitraire, contre la colonisation, contre les destructions de leurs maisons, contre les expulsions, contre l’assassinat et l’enfermement des enfants qui souffrent depuis tant d’années ? N’ont-ils pas droit à votre protection ? N’ont-ils pas droit de vivre en paix ?

Messieurs les Présidents,

Ce qui vous semble normal, voire légitime, n’est que la volonté israélienne d’en finir avec la présence palestinienne en Palestine. En d’autres termes, après avoir accompli la première Nakba en 1947, avoir réussi à en provoquer une deuxième à Oslo, il semblerait qu’il soit temps pour Israël d’en provoquer une troisième en confisquant ce qui reste de terre palestinienne, en détruisant la jeunesse, en lui ôtant toute volonté de résistance face à la colonisation afin de vider la Palestine, la détruire.

Messieurs les Présidents,

Votre soumission au sionisme et à l’Etat d’Israël pour les raisons qui sont les vôtres vous rend coupables de ne pas chercher la vérité !

C’est pourquoi le peuple palestinien vous déclare coupables de l’avoir abandonné.

Messieurs les Présidents,

L’avidité du puissant israélien le laisse penser, que de massacre en massacre, Israël accomplira ainsi son destin.

Comprenez que la légitimité d’Israël ne sera accomplie que si le peuple autochtone de la Palestine la lui reconnaît.

Note :
1. À propos de Nabil El-Haggar
Nabil El-Haggar, Professeur des Universités (Université de Lille-I), est membre de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité), Président-fondateur de l’Association " Les Gens d’ Hellemmes ", Directeur de la collection d’ouvrages collectifs "les Rendez-vous d’Archimède ", co-auteur du Cahier de Propositions “ L’Université au XXIe siècle ” (Assemblée Mondiale des Citoyens. Lille, 2001). Il est, par ailleurs, auteur de nombreux livres et a dirigé, entre autres, l’ouvrage " La laïcité ", publié aux éditions L’Harmattan.
2. Cette Lettre m’a été envoyée par l’auteur. Son contenu m’a semblé mériter une large diffusion.
URL de cet article 18465

Le droit à « l’autodéfense d’Israël » : une énorme victoire de la propagande (Haaretz)....les dirigeants occidentaux ont donné carte blanche aux Israéliens pour faire ce qu’ils font le mieux : se vautrer dans leur sentiment de victimisation et ignorer la souffrance palestinienne.

...En 1993, les Palestiniens ont donné à Israël un cadeau, une opportunité en or de couper les fils reliant 1948 au présent, d’abandonner les caractéristiques de dépossession coloniale du pays, et en même temps de prévoir un futur différent pour les deux peuples de la région. La génération d’Oslo qui a accepté les Accords d’Oslo (pleins de pièges disposés par de judicieux juristes israéliens) est la génération qui devait connaître une société israélienne à multiples facettes, voire normale parce que l’occupation de 1967 le permettait (dans le but de fournir des travailleurs bon marché), une liberté de mouvement presque totale. Les Palestiniens ont accepté un accord basé sur le minimum de leurs exigences. Un des piliers de ces exigences minimum était de traiter la bande de Gaza et la Cisjordanie comme une entité territoriale unique....
Un Palestinien porte le cadavre d’un enfant hors des décombres, après qu’un missile israélien ait frappé une maison, tuant au moins sept membres d’une même famille dans la ville de Gaza - 18 novembre 2012

En soutenant l’offensive israélienne contre Gaza, les dirigeants occidentaux ont donné carte blanche aux Israéliens pour faire ce qu’ils font le mieux : se vautrer dans leur sentiment de victimisation et ignorer la souffrance palestinienne.
L’une des victoires formidables de la propagande israélienne est d’avoir été accepté comme une victime des Palestiniens, à la fois aux yeux du public israélien et dans le regard des dirigeants occidentaux qui s’empressent de parler du droit des Israéliens à se défendre eux-mêmes. La propagande est tellement efficace que seules les roquettes palestiniennes dans le sud d’Israël, et à présent à Tel Aviv, sont comptées dans la série des hostilités. Les roquettes, l’atteinte au saint des saints - une jeep militaire – sont toujours vues comme un point de départ ; avec la terrifiante sirène qui semble sortie d’une film sur la Deuxième Guerre Mondiale, elles construisent le méta-récit de la victime, intitulé « se défendre soi-même.
Chaque jour, en fait à chaque instant, ce méta-récit permet à Israël d’ajouter un autre maillon à la chaîne de dépossession d’une nation, chaîne aussi vieille que l’Etat lui-même, tout en réussissant à dissimuler le fait qu’un fil sans discontinuité se déroule depuis le refus en 1948 d’autoriser les réfugiés palestiniens à retourner dans leurs maisons, l’expulsion au début des années ’50 des bédouins du désert du Néguev, l’expulsion actuelle des bédouins de la vallée du Jourdain, les fermes pour Juifs dans le Néguev, la discrimination dans les budgets en Israël et les tirs sur les pêcheurs gazaouis pour les empêcher de gagner décemment leur vie. Des millions de fils comme ceux-là relient 1948 au présent. Ils sont le tissu de la vie pour la nation palestinienne, si divisée soit-elle en poches isolées. Ils sont le tissu de l’existence de citoyens palestiniens d’Israël et de ceux qui vivent dans leur pays d’exil.
Mais ces menaces ne sont pas tout le tissu de la vie. La résistance aux fils que nous, Israéliens tissons inlassablement fait aussi partie du tissu de vie pour les Palestiniens. Le mot résistance a été avili pour finir par signifier la compétition très virile pour voir lequel des missile explosera le plus loin, (compétition entre organisations palestiniennes, et entre elles et l’armée israélienne). Ce qui n’infirme pas le fait que par essence, la résistance à l’injustice inhérente à la domination israélienne est une partie inséparable de la vie pour chacun des Palestiniens.
Les ministères étrangers et internationaux du Développement en Occident et aux Etats-Unis collaborent sciemment avec les représentations mensongères d’Israël comme victime, ne serait-ce que parce que chaque semaine ils reçoivent les rapports de leurs représentants en Cisjordanie et dans la bande de Gaza concernant les maillons supplémentaires qu’Israël a ajoutés à la chaîne, ou parce que l’argent de leurs propres contribuables va compenser quelques-uns des désastres humanitaires, grands et petits, infligés par Israël.
Le 8 novembre, deux jours avant l’attaque du saint des saints – des soldats dans une jeep militaire – ils auraient pu lire que des soldats des Forces de Défense Israéliennes (FDI) ont tué Ahmad Abou Daqqa, 13 ans, qui jouait au foot avec ses amis dans le village d’Abassan, à l’est de Khan Younis. Les soldats se trouvaient à 1,5 km des gamins, dans le secteur de la bande de Gaza, occupés à « exposer » (l’euphémisme pour détruire) des terres agricoles. Alors, pourquoi le décompte de l’agression ne débuterait-il pas par un enfant ? Le 10 novembre, après l’attaque de la jeep, les FDI ont encore tué 4 civils âgés de 16 à 19 ans.
Ils se complaisent dans l’ignorance
Les dirigeants occidentaux auraient dû savoir qu’avant l’exercice des FDI la semaine dernière dans la Vallée du Jourdain, des dizaines de familles bédouines ont dû évacuer leurs maisons. Comme c’est extraordinaire que l’entraînement des FDI ait toujours lieu là où vivent des bédouins, et pas des colons israéliens, et que cela constitue une raison de les expulser. Une autre raison. Une autre expulsion. Les dirigeants de l’Occident devraient aussi avoir su, en se basant sur les rapports sur papier polychrome financés par leurs pays, que depuis le début de 2012 Israël a détruit 569 immeubles et structures palestiniens, dont des puits et 178 résidences. En tout, 1014 personnes ont été affectées par ces démolitions.
Nous n’avons pas entendu des masses d’habitants de Tel Aviv et du sud avertir les intendants de l’Etat sur les ramifications de cette destruction contre la population civile. Les Israéliens se complaisent dans leur ignorance. Ces informations et d’autres du même genre sont accessibles et disponibles pour qui est vraiment intéressé. Mais les Israéliens choisissent de ne pas savoir. Cette ignorance délibérée est la première pierre de fondation dans la construction du sens israélien de la victimisation. Mais l’ignorance c’est l’ignorance. Le fait que les Israéliens ne veulent pas savoir ce qu’ils font en tant que puissance occupante n’annule ni leurs actes ni la résistance palestinienne.
En 1993, les Palestiniens ont donné à Israël un cadeau, une opportunité en or de couper les fils reliant 1948 au présent, d’abandonner les caractéristiques de dépossession coloniale du pays, et en même temps de prévoir un futur différent pour les deux peuples de la région. La génération d’Oslo qui a accepté les Accords d’Oslo (pleins de pièges disposés par de judicieux juristes israéliens) est la génération qui devait connaître une société israélienne à multiples facettes, voire normale parce que l’occupation de 1967 le permettait (dans le but de fournir des travailleurs bon marché), une liberté de mouvement presque totale. Les Palestiniens ont accepté un accord basé sur le minimum de leurs exigences. Un des piliers de ces exigences minimum était de traiter la bande de Gaza et la Cisjordanie comme une entité territoriale unique.
Mais dès que l’application d’Oslo a commencé, Israël a systématiquement fait tout ce qu’il pouvait pour faire de Gaza une entité séparée, déconnectée, dans son obstination à maintenir les fils de 1948 et à les étendre. Depuis l’avènement du Hamas, il a tout fait pour sauvegarder l’impression que le Hamas préfère – que la bande de Gaza est une entité politique séparée où il n’y a pas d’occupation. Si c’est ainsi, pourquoi ne pas voir les choses comme ceci : en tant qu’entité politique séparée, toute incursion dans le territoire de Gaza est une violation de sa souveraineté, et c’est ce qu’Israël fait tout le temps. Le gouvernement de l’état de Gaza n’a -t-il pas le droit de répondre, de dissuader ou au moins le droit viril – jumeau de droit viril des FDI – de terroriser les Israéliens tout comme Israël terrorise les Palestiniens ?
Mais Gaza n’est pas un état. Gaza est sous occupation israélienne, en dépit de toutes les acrobaties verbales tant du Hamas que d’Israël. Les Palestiniens qui y vivent font partie d’un peuple dont l’ADN contient la résistance à l’oppression.
En Cisjordanie, des activistes palestiniens tentent de développer un type de résistance différent de la résistance armée virile. Mais les FDI écrasent toute résistance populaire avec zèle et détermination. Nous n’avons pas entendu les habitants de Tel Aviv et du sud se plaindre de l’équilibre de la dissuasion que les FDI construisent contre la population civile israélienne.
Et c’est ainsi qu’Israël fournit à toujours plus de jeunes Palestiniens, pour qui Israël est une société anormale de militaires et de colons, les raisons de conclure que la seule résistance rationnelle est le sang versé et le contre-terrorisme. Et c’est ainsi que chaque maillon israélien d’oppression et chaque mépris de l’existence de l’oppression nous entraînent davantage sur la pente de la compétition masculine.
Amira Hass
Amira Hass est la fille de deux survivants de l’Holocauste. Fait unique pour une journaliste israélienne chargée de la situation en Palestine, elle a choisi de vivre en Cisjordanie et à Gaza, d’où elle publie ses reportages. Ses comptes-rendus d’événements et d’opinions qui vont à contre-courant des positions officielles à la fois israéliennes et palestiniennes l’exposent régulièrement à des attaques verbales et à l’opposition des deux autorités.
Traduction : Marie Meert http://www.info-palestine.net/Palestine/Article013.html
ORIGINAL : http://www.haaretz.com/news/features/israel-s-right-to-self-...

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À hurler : Five Broken Cameras (cinq caméras brisées),un documentaire (Durée : 53 mn) qui raconte l’injustice et l’humiliation faites aux habitants d’un petit village de Cisjordanie par les Israéliens.

...Ce que nous montre Five Broken Cameras, ce sont des paysans palestiniens d’un petit village de Cisjordanie que les Israéliens bousculent, enfument, blessent, humilient, dépouillent de leurs terres. La vraie raison ? Le territoire. Tout le conflit israélo-palestinien est une question de territoire que se disputent deux nations. Une superpuissance dotée de l’arme nucléaire. Une autre qui lance des pierres.

T’as aimé ça ? J’étais dans le hall de l’Excentris, où je venais de voir Five Broken Cameras - cinq caméras brisées -, un documentaire qui raconte l’injustice et l’humiliation faites aux habitants d’un petit village de Cisjordanie par les Israéliens. Une heure et demie de lourde oppression. Non, je n’ai pas aimé ça. Personne ne peut voir des gens se faire écoeurer à ce point-là et aimer ça. Tu sors de là avec l’envie de hurler.
 


Mais je veux dire le film ?

Arrête ! J’ai envie de hurler, j’te dis, pas de jouer au critique de cinéma. Ces derniers jours, quand tu regardais ce qui se passait à Gaza, t’aimais ça ou, comme moi, tu rentrais ta rage en entendant les Israéliens dire que ce n’était pas eux qui avaient commencé ?
Five Broken Cameras est 100 fois plus enrageant. Parce que ce n’est pas la guerre. C’est la paix, enfin si on peut appeler la paix des claques sur la gueule, des soldats qui t’enfument, te réveillent en pleine nuit à coups de crosse dans la porte, des colons qui foutent le feu à tes oliviers.
Le village s’appelle Bil’in. Le cinéaste ? Y’a pas de cinéaste. Le documentariste ? Y’a pas de documentariste. Qu’on se le tienne pour dit : il n’y a pas derrière ce documentaire un cinéaste pacifiste danois pro-palestinien, ni une altermondialiste québécoise tombée amoureuse d’un Palestinien, ni un journaliste français de Libération, ni aucun autre Michael Moore. Il y a un paysan de 40 ans qui s’appelle Emad Burnat. Et si Emad s’est acheté une caméra, ce n’est pas pour filmer les méchants soldats israéliens. C’est pour filmer son quatrième fils, Gibreel, qui vient de naître.
Mais voilà qu’au même moment arrivent sur les terres du village des arpenteurs venus pour tracer la frontière où doit s’élever le fameux mur qui protège maintenant Israël des terroristes. Emad les filme. Quand les gens du village se mettent à manifester pacifiquement, très pacifiquement, Emad les filme aussi. Les villageois ne protestent pas à cause du mur, ils s’y sont résignés depuis longtemps, ils manifestent parce que le tracé empiète très largement sur leurs oliveraies, on est en train de les spolier au profit de la colonie juive voisine.
Quand l’armée débarque, Emad filme. Quand l’armée enfume le village, quand l’armée blesse un de ses frères, quand l’armée tue un villageois, Emad filme. Quand l’armée investit le village en pleine nuit, quand un soldat frappe à sa porte, Emad vient lui répondre la caméra à l’épaule, le soldat l’informe alors de cette chose inouïe : cette maison où est né Emad, où dorment à l’instant ses fils, cette maison se trouve désormais dans une zone interdite, et donc Emad y est interdit de séjour.
Quand un soldat tire sur Emad, Emad ne filme plus, parce que la balle s’est logée dans la lentille de la caméra. Il ne filme plus non plus quand un soldat donne un coup de crosse dans sa caméra. Il ne filme plus quand un colon lui arrache sa caméra. Il lui faudra cinq caméras pour aller au bout de son documentaire. Il lui faudra aussi l’aide d’un cinéaste israélien (Guy Davidi) pour le monter, le lancer, le montrer.

Five Broken Cameras a été primé cette année aux deux plus grands festivals du documentaire dans le monde, Sundance et Amsterdam. Et il vient d’avoir le prix du public aux récentes Rencontres du documentaire de Montréal.

T’as aimé ça, alors ?

Je te l’ai dit : j’ai envie de hurler.

Le film m’a replongé dans une de mes plus anciennes indignations. Je suis de ceux - nombreux et d’opinion plus documentée que la mienne, je pense à des intellectuels comme Edgar Morin, Jean Daniel, Amos Oz - qui pensent qu’il n’y aurait bientôt plus de conflit israélo-palestinien s’il n’y avait plus de colonies.

Je ne comprends pas ces enclaves à l’intérieur du territoire palestinien. Je ne comprends pas que de nouvelles colonies continuent de s’implanter. Je ne comprends pas que les anciennes colonies s’étendent en empiétant sur le territoire palestinien comme on le voit dans le documentaire d’Emad. Je ne comprends pas que des autoroutes, interdites aux Palestiniens, les relient entre elles et à Israël.

Mais ce que je comprends le moins de cette ghettoïsation des Palestiniens, c’est qu’elle se fait au vu et au su du monde entier et qu’aucune des grandes démocraties du monde, la France, l’Angleterre, l’Allemagne, les États-Unis, le Canada, ne mette son poing sur la table. De temps en temps, un ou une secrétaire d’État américain déclare que les États-Unis ont demandé à l’État hébreu de mettre fin à l’implantation de nouvelles colonies. Notez bien : pas de procéder à l’évacuation des colonies implantées, non, non... S’il vous plaît, M. Nétanyahou, pas de nouvelles colonies. Il en rit comme Sharon avant lui et les plus libéraux aussi.

Ne comptez pas sur Obama pour lever le ton et conditionner la considérable aide américaine à l’évacuation des colonies. Rappelez-vous comment Nétanyahou a été accueilli en héros, ovationné par le Congrès, rappelez-vous qu’il a eu l’outrecuidance de planter Obama devant ce même Congrès...

Ce que nous montre Five Broken Cameras, ce sont des paysans palestiniens d’un petit village de Cisjordanie que les Israéliens bousculent, enfument, blessent, humilient, dépouillent de leurs terres. La vraie raison ? Le territoire. Tout le conflit israélo-palestinien est une question de territoire que se disputent deux nations. Une superpuissance dotée de l’arme nucléaire. Une autre qui lance des pierres.

Devinez derrière laquelle se rangent ceux qui mènent l’univers ?

Pierre Foglia
http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/pierre-foglia/20121...
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vendredi 23 novembre 2012

" Nous sommes ici afin de négocier une autre Colombie pour le plus grand nombre, pas pour nous rendre,Je connais bien l’ennemi et son maître, les États-Unis. Ils veulent uniquement nous mettre à genoux, mais ils n’y parviendront pas "


Il est arrivé, m’a serré la main et s’est assis à côté de moi. Il a commencé à boire un jus de fruits, levant parfois les yeux pour me regarder. Chacun de ses mouvements était silencieux. Je venais de terminer l’interview de Ricardo Tellez, plus connu sous le nom de Rodrigo Granda, l’un des chefs de la délégation des FARC dans les négociations avec le gouvernement colombien à La Havane. J’avais proposé à Tellez de m’aider à le convaincre de faire une interview. « Je vous le présente, et c’est qui lui décidera. Il n’a jamais donné d’interview de sa vie, et je crois qu’il n’a jamais été pris en photo », m’avait-il dit.
Je lui demande comment il se sent. « Bien, même si ma terre, ma forêt me manquent », me répond-il, ouvrant à peine la bouche, et il se remet à savourer son jus de fruits. Vraiment, cet homme est un paysan typique : réservé et avare de paroles devant les étrangers.
Miguel Angel Pascuas est né le 20 novembre 1940 dans la ville de Neiva, au sud du pays. Dès les débuts des années soixante, il entra dans la lutte guérillera. Il fut parmi les 52 hommes et les trois femmes qui, dans la région de Marquetalia au sud-ouest du pays, firent front à l’attaque de seize mille soldats assistés par des spécialistes étasuniens. Le 27 mai 1964, en plein assaut militaire, il fit partie des fondateurs des FARC, même si c’est seulement deux ans après qu’elles prendraient ce nom. « On dit que je suis le dernier membre des fondateurs qui reste en activité, mais il y a aussi Jaime Bustos. Il existe d’autres marquetaliens, mais ils se sont retirés pour cause de vieillesse ou de maladie. »
Cela fait 25 ans qu’il dirige le Sixième Front des FARC, l’un des plus actifs et des plus stratégiques. Il tient en échec les puissantes Forces Armées officielles, car il a réussi à porter la confrontation tout près de Cali, la troisième ville du pays.
Pour essayer de rompre son apparente indifférence, je lui dis que c’est la première fois de ma vie qu’il y a autant de dollars autour de moi. Les personnes présentes me regardent, intriguées. « Le gouvernement colombien offre plusieurs millions de dollars pour la tête de Tellez. Pour Pascuas, le Département d’ État des États-Unis donne 2,5 millions, et le gouvernement colombien, un million ». Je remarque que Pascuas préfère regarder son jus de fruits et le remuer.
Je lui propose de l’interviewer. Avec une incroyable économie de mots, il me dit qu’il n’a pas grand-chose à raconter. J’insiste. Il accepte, mais à une seule condition : que ça se passe dans un lieu ouvert. Il ne veut pas s’enfermer dans un salon. « Je ne réussis toujours pas à m’habituer à dormir dans une chambre, ni dans ce lit. J’ai l’oreille très sensible, habituée aux bruits de la montagne. A l’aube, je n’entends pas le bruit des petits animaux de la forêt, seulement celui des voitures qui passent, et ça me perturbe. Quand je suis dans le paramo [plaine d’altitude], je me couche sur les feuilles du frailejón [plante à feuilles velues poussant dans le paramo] et sur d’autres herbes. Et si c’est dans une zone chaude, j’utilise un hamac et une moustiquaire. Toujours en plein air. Vous ne pouvez pas imaginer la tranquillité qui règne dans la forêt, dans la campagne ». Je lui réponds que je ne peux l’imaginer, et que les moustiques me font paniquer, même si j’ai été élevé dans un quartier très pauvre qui en était infesté. J’arrive à lui tirer un sourire avec ça, même si je crois plutôt qu’il se moque de moi. En tout cas, il en résulte qu’il accepte de parler avec moi quelques jours plus tard.
« Je lutterai et lutterai pour la prise du pouvoir, tant que la santé et la vie me le permettent. Nous voulions que ce soit par la voie politique, et c’est pour cela que nous avons insisté pour dialoguer avec le gouvernement. Si seulement nous avions pu former un parti politique sans qu’ils nous tuent, comme ils l’ont fait avec l’Union Patriotique. Rappelez-vous qu’ils ont assassiné environ cinq mille de nos compañeros et compañeras. Alors nous avons dû renforcer le côté militaire. Dans les négociations actuelles, nous ne pouvons refaire les erreurs que nous avons commises durant celles menées dans la région du Caguan, au sud de la Colombie [entre 1998 et 2002]. Notre élan militaire était fort avant le Caguan, et nous avions réussi à occasionner de grandes défaites à l’ennemi. Lors de ces dialogues, nous avons fait confiance, et quand ils ont été rompus, l’ennemi a lancé l’assaut avec une grande force puisqu’il s’était préparé à la guerre. C’était au moment de ce qu’on a appelé le Plan Colombie, dirigé et armé par les gringos sous le prétexte de la guerre au narcotrafic, mais pour en finir avec nous, en fait. Mais on s’adapte aux nouvelles tactiques et aux stratégies de l’ennemi. Après chaque combat ou bombardement nous en faisons l’analyse pour décider de la façon de répondre et d’avancer.
« Qu’est-ce-que je ressens à être l’un des hommes les plus pourchassés ? Je me sens très bien. Je n’ai pas peur, parce que je suis déjà habitué. Parfois, à cause de l’âge, ma santé me contrarie, mais pour diriger je n’ai pas de problème. Je n’ai jamais été blessé, c’est pour ça que je me considère très chanceux car j’ai participé à beaucoup de combats et de prises de villes. J’ai vu mourir des compañeros et des compañeras. J’ai dû les porter et les enterrer pour que l’ennemi ne s’empare pas des cadavres et ne fasse la fête, ni de la publicité avec. Parfois, j’ai dû dormir à leur côté jusqu’à ce que l’ennemi s’éloigne. En plusieurs occasions, j’ai dû rester caché plusieurs jours, alors que l’armée était très proche, tout en cherchant comment sortir de l’encerclement avec ma troupe.
« Quand j’entends qu’on nous traite de terroristes, ça ne me fait rien, parce qu’on sait que nous sommes en lutte pour une cause juste. Il est certain que la population civile souffre de cette guerre, même si nous essayons de la protéger. L’armée dit que nous nous abritons parmi la population civile, mais si seulement ils disaient la vérité : quand nous les harcelons, ils se cachent dans les écoles, les maisons et les hôpitaux. Ce sont des lâches. Ce n’est pas nous qui construisons les postes de police et militaires à l’intérieur des villages.
« Malheureusement, la guerre se rapproche chaque jour des zones très peuplées, des villes. L’armée exerce sa répression et tue les habitants parce qu’elle dit qu’ils collaborent avec nous. Les gens voient notre arrivée d’un bon œil, oui, mais ils craignent la répression de l’armée. En vérité, si nous avons réussi à arriver aussi près des grandes villes, comme Cali, c’est parce que nous ne sommes pas des terroristes ; c’est parce qu’une partie importante de la population est de notre côté, sans être combattante. Il est impossible d’avancer dans la guerre révolutionnaire sans le travail politique avec la population, sans la maîtrise du terrain.
« Une semaine avant de partir à la Havane, l’armée m’a assiégé pour tenter de me capturer ou de me tuer. C’était dans la zone où je devais rencontrer les représentants de Cuba et de la Croix Rouge Internationale qui allaient me transférer. Quand l’hélicoptère est arrivé avec eux, nous avons pris toutes les précautions, car l’armée pouvait de nouveau imiter les emblèmes de la Croix Rouge, comme elle l’a déjà fait pour récupérer Ingrid Betancourt, même si c’est considéré comme un crime de guerre. Cet État ne peut pas agir proprement, bien que d’autres pays soient garants.
« Figurez-vous que pour sortir du pays vers Cuba et aller ensuite à Oslo entamer les discussions, le gouvernement a demandé à Interpol de retirer les mandats d’arrêts internationaux qui pèsent sur plusieurs d’entre nous. Au retour d’Oslo, le gouvernement a demandé à nouveau notre capture : il n’y a qu’à Cuba et en Norvège que ça n’est pas effectif. Est-ce que c’est logique ? Est-ce-que c’est honnête face aux pays garants de ce processus ?
« Je connais bien l’ennemi et son maître, les États-Unis. Ils veulent uniquement nous mettre à genoux, mais ils n’y parviendront pas. Nous sommes ici afin de négocier une autre Colombie pour le plus grand nombre, pas pour nous rendre ou nous vendre. Soyez sûr qu’ils n’y arriveront pas. Pourvu que les intentions du gouvernement soient sincères et que nous puissions parvenir à des accords nous mettant sur le chemin d’un dialogue pour la paix et la justice sociale. »
Interview réalisée par Hernando Calvo Ospina
Traduction : Hélène Vaucelle

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Leur démocratie est un miroir aux alouettes...La démocratie en Occident n’est finalement que la dictature soft des marchés financiers (réseaux relationnels liant financiers, hommes politiques et journalistes, presse détenue par les industriels et financiers proches des cercles du pouvoir, etc.). Et celle qu’on exporte…


Toute l’hypocrisie qui tourne autour des événements en Syrie, tous les discours mensongers, toutes les fausses bonnes intentions et les promesses en toc ne peuvent pleinement se comprendre sans avoir analysé le cas du Bahreïn, cette petite île située au large des côtes du Qatar et de l’Arabie saoudite.
Le Bahreïn est encore gouverné aujourd’hui par le roi Hamad ben Issa Al-Khalifa, mais le monarque a été ébranlé en février 2011 par un gigantesque mouvement de protestation (le plus important de toute l’histoire de l’île) appelé « la Révolution de la perle » (le Bahreïn est un fabricant de perles bien connu, et la place principale de la capitale Manama s’appelle à juste titre Pearl Square).
Suivant les exemples tunisien et égyptien, la majorité chiite de Bahreïn (près de 75 % de la population) organisa ses premières journées de la colère, exigeant l’abdication du roi sunnite et la mise en place d’un gouvernement qui reflétât la majorité populaire chiite trop longtemps éloignée des sphères du pouvoir. C’est ainsi que le 14 février 2011, 30.000 personnes se rassemblèrent sur Pearl Square pour manifester leur désaccord avec la politique subie jusqu’alors. Comme prévu, la situation s’envenima et la police chargea la foule. Soudain, c’est le coup dur. Ali Abdulhadi Mushaima, tout juste 21 ans, vient d’être mortellement touché. On découvrira plus tard que la police anti-émeute bahreïnie utilisait les mêmes projectiles que celui qui provoqua la mort du jeune homme.
Ses funérailles rassemblèrent 50.000 personnes, et les manifestations qui suivirent drainèrent toujours plus de monde dans les rues de la capitale. Le 22 février, une semaine après les premières manifestations, ils n’étaient pas moins de 150.000 à battre le pavé. Leur nombre doubla dès le 25 février. C’étaient maintenant 40 % des habitants de l’île qui osaient défier le roi. Le régime perdit rapidement le contrôle de la situation : après avoir montré quelques signes d’ouverture, il comprit vite que son sort ne tenait plus qu’à un fil. La répression se déchaîna : en une semaine à peine, quatre-vingts civils perdirent la vie, fauchés par les tirs bien ajustés des forces de l’ordre ou victimes de matraquages trop appuyés. Le nombre de morts pour un pays d’à peine 1.200.000 habitants a été considérable ; toutes proportions gardées, ce chiffre représenterait pour la France plus de 4.000 vies humaines…
On aurait pu s’attendre, devant cette impasse politique, à voir les traditionnels défenseurs de la démocratie et des libertés rappliquer, menaçant le pouvoir en place d’une intervention humanitaire sous l’égide (ou pas) de l’ONU et armant au passage la rébellion pour qu’elle mette fin à la répression. C’est pourtant ce qu’ils ont fait… en se rangeant du côté de la monarchie.
Le roi de Bahreïn, lié traditionnellement aux autres monarchies du Golfe, demanda l’aide du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et de l’Arabie saoudite (fidèle alliée des États-Unis). Le prétexte avancé est que « l’Iran chiite pouvait infiltrer l’insurrection avec des cellules combattantes ». La Jordanie et le Qatar envoyèrent à leur tour leur soldatesque. Le 14 mars, une force militaire composée de 1.500 hommes était envoyée pour mater la rébellion. La répression eut lieu sous le regard attentif de la cinquième flotte américaine, ancrée à Manama. Hillary Clinton lança pour la forme un appel en direction du régime… « en espérant une normalisation de la situation ». Les Saoudiens œuvrèrent comme il convient puisque la révolte fut matée dans l’œuf. Le bilan du « retour au calme » est sans appel : 93 morts, des milliers de blessés, des centaines sinon des milliers de cas de torture.
Le fait que l’Iran chiite, dont les relations ont toujours été peu ou prou tendues avec les monarchies du Golfe, aient tenté de suivre de près les événements ne fait aucun doute, mais les Saoudiens et les Étatsuniens ont infiltré depuis les soulèvements syrien et libyen. Et là réside l’hypocrisie : on invoque d’un côté le recours à la justice en Syrie (comme on l’a précédemment fait en Libye), et de l’autre on ferme les yeux sur ce qui se passe au Bahreïn.
La démocratie est un prétexte à tous les mauvais coups. Cette grotesque escroquerie masque en réalité les véritables ressorts du système. Les responsables des organisations qui exercent le pouvoir réel ne sont pas élus. Les accords économiques internationaux réduisent de plus en plus la marge d’action des États, et le peuple n’est ni consulté (ou alors, on lui demande de revoter quand il se « trompe » - cf. référendum du 29 mai 2005 sur le projet de constitution européenne), ni informé. Pourtant, les électeurs continuent de voter. Il faut dire que ceux qui détiennent réellement le pouvoir continuent de bercer le tout un chacun de l’illusion de l’alternance démocratique.
Pourtant, quelle différence y-a-t-il entre les programmes politiques de « droite » et de « gauche » ? Rien… ou si peu. Nos politiciens s’accordent sur tout (l’Europe, la démocratie, …) puisqu’il n’y a pratiquement plus rien à décider, se contentant de gérer les affaires courantes.
La démocratie est un leurre, au Bahreïn, en France ou ailleurs. Depuis 1945, les États-Unis, « avant-garde » en la matière, nous l’ont servie à toutes les sauces. Elle n’aura finalement fait que desservir les intérêts des peuples : coup d’État en 1953 fomenté par la CIA en Iran pour renverser le premier ministre Mossadegh, renversement en 1954 du gouvernement en place au Guatemala, tentative de déstabilisation de Cuba en 1961 après le débarquement de la baie des Cochons, crimes de guerre au Vietnam de 1961 à 1973, soutien en 1964 au renversement de João Goulart par une junte militaire qui instaure une dictature au Brésil de 1964 à 1985, encouragement au coup d’État du général Pinochet en 1973, aide au gouvernement salvadorien et aux escadrons de la mort de 1980 à 1990, soutien des contras situés au Honduras afin de lutter contre las sandinistes du Nicaragua, guerre du Golfe en 1991 ayant provoqué une situation sanitaire dramatique en Irak, crimes de guerre en Afghanistan sous prétexte d’une guerre contre le terrorisme, soutien en 2011 des rebelles libyens accusés à leur tour de crimes de guerre… La liste des crimes commis en son nom n’est pas exhaustive.
L’exemple du Bahreïn nous montre que les véritables maîtres du monde, qui sont en réalité les dirigeants des grandes multinationales (le poids des sociétés multinationales ayant depuis longtemps dépassé celui des États), n’avaient aucun intérêt à voir les aspirations populaires portées par un nouveau gouvernement, ce dernier fût-t-il pour le coup véritablement démocratique.
La démocratie en Occident n’est finalement que la dictature soft des marchés financiers (réseaux relationnels liant financiers, hommes politiques et journalistes, presse détenue par les industriels et financiers proches des cercles du pouvoir, etc.). Et celle qu’on exporte… une dictature au profit des mêmes marchés. Le système se perpétuera tant que l’alchimie des élections fonctionnera à plein. Mettez-vous en travers de son chemin et il se fera subitement plus autoritaire. Dans ces conditions, comment croire à un changement de société par la voie des urnes ? Leur démocratie n’est qu’un miroir aux alouettes et les gens qui y croient les dindons de la farce.
Capitaine Martin

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jeudi 22 novembre 2012

La cyber-guerre continue entre les "Anonymous" et l’état colonial d’Israël...Les cyber-militants dénoncent dans un communiqué "le traitement barbare, brutal et méprisable du peuple palestinien" par l’armée israélienne, Tsahal.

Les cybermilitants prédisent déjà que ce mois de novembre "va se transformer en cyberguerre".
"Notre objectif est de protéger le peuple palestinien"

44 millions. C’est le nombre "de cyber-attaques détectées contre les sites web du gouvernement", rapporte Israël, dimanche 18 novembre. Après le début de son offensive sur la bande de Gaza, l’Etat hébreu est devenu la cible du mouvement des Anonymous.
Les cybermilitants dénoncent dans un communiqué "le traitement barbare, brutal et méprisable du peuple palestinien" par l’armée israélienne, Tsahal. "Le Guardian" précise que 10 millions d’attaques ont visé le seul site du président israélien.
Les Anonymous ont ainsi lancé plus de 700 attaques contre différents sites web d’institutions publiques et privées pour protester contre les raids israéliens. Le groupe a même affirmé avoir réussi à supprimer la base de données de la Bank of Jerusalem et bloqué le site du ministère des Affaires étrangères. Dans un autre communiqué, les cybermilitants annoncent leur intention de "frapper tout site internet dont nous estimons qu’il fait partie du cyberespace israélien en représailles de la maltraitance du peuple à Gaza".
Le groupe revendique une défense "du peuple palestinien oppressé", mais aussi "la liberté pour la Palestine".
"La guerre se déroule sur trois fronts"
Toutes ces attaques ont débouché sur de nombreux piratages de sites (rendus inaccessibles ou ayant vus leur page d’accueil modifiée). Les Anonymous ont également récupéré et publié une liste de 3.000 personnes (nom, prénom, adresse et téléphone) soutenant l’organisation sioniste américaine Unity Coalition for Israel (UCI). Le groupe a également dressé une liste de 35.000 adresses e-mail accompagnées de leur mot de passe de citoyens israéliens, sans préciser le lien entre celles-ci ou l’origine des données.
Face à la déferlante Anonymous, le gouvernement israélien s’est dit engagé dans une guerre sur "un deuxième front, celui des cyber-attaques contre Israël", selon le ministre des Finances, Yuval Steinitz. Il affirme que le gouvernement a réussi à déjouer la plupart des tentatives et à éviter des dysfonctionnements ou dégâts sérieux.
"La guerre se déroule sur trois fronts : le premier est physique, le second est sur les réseaux sociaux, et le troisième est le cyberespace", a ajouté Carmela Avner, officier en chef chargé de l’information d’Israël. L’offensive de Tsahal a inauguré une nouvelle étape dans la guerre en temps réel en racontant en direct sur Twitter son assaut sur la bande de Gaza.
Les cyber-militants prédisent déjà que ce mois de novembre "va se transformer en cyber-guerre".
"Notre objectif est de protéger le peuple palestinien"
Les Anonymous se sont enfin insurgés contre la menace de coupure de l’accès internet dans la bande de Gaza. "Quand le gouvernement israélien a menacé publiquement de couper internet et toutes les autres télécommunications entrant ou sortant de Gaza, ils ont franchi une ligne", lance le mouvement. "Notre objectif est de protéger le peuple palestinien qui est menacé par la censure. Nous savons ce qui arrive aux victimes de l’oppression quand les lumières s’éteignent."
Les Anonymous ont ainsi diffusé un "pack de soins" comprenant deux documents. Le premier est un guide pas-à-pas permettant aux habitants de la bande de Gaza de réussir à se connecter à internet, malgré la volonté de l’armée israélienne. Le second document détaille tous les gestes de premiers secours à promulguer à un blessé.

mercredi 21 novembre 2012

La Palestine a le droit de se défendre !...Israël tue délibérément, détruit les infrastructures du gouvernement, et, comme le font tous ceux qui ont tant de choses à cacher, détruit les bâtiments où se trouvent les médias.

La Palestine a le droit de se défendre. Parce que c’est elle qui est agressée, occupée, dépecée depuis 60 ans, et non l’inverse ! Israël tue délibérément, détruit les infrastructures du gouvernement, et, comme le font tous ceux qui ont tant de choses à cacher, détruit les bâtiments où se trouvent les médias. Et Israël promet de faire pire dans les heures qui viennent.
Mais pourquoi cette agression contre Gaza, et pourquoi maintenant ?
Il semble bien qu’Israël estime la période favorable pour forcer la main à son soutien étasunien et mette à profit la mini carence de pouvoir de la nouvelle administration étasunienne : Hillary Clinton est démissionnaire, et son successeur n’est pas encore désigné. Ce n’est pas la première fois qu’Israël agit ainsi. En 2008, Obama avait été élu le 4 novembre 2008 et l’agression contre Gaza avait débuté le 27 décembre ; la secrétaire d’État, Hillary Clinton, n’avait quant à elle été nommée que le 20 janvier 2009. On peut donc voir là une méthode ordinaire pour Israël de mettre son grand financeur devant le fait accompli en se passant de son avis.
Mais il y a aussi la situation locale. Sans doute Israël veut-il mettre au défi l’Égypte des Frères Musulmans. Le Caire va-t-il poser, ou non, un acte concret de soutien au Hamas, branche palestinienne des Frères Musulmans ? Si c’est non, et c’est bien possible, Israël pourra se flatter de s’être fait un nouvel ami.
Mais, de plus, c’est peut-être aussi un défi au Hezbollah. Pour l’instant, il n’est pas intervenu en Syrie, gardant ainsi sa position d’organisation de la résistance au Liban. Ouvrira-t-il un second front à la frontière libanaise ? C’est peu probable s’il n’est pas directement agressé.
Et puis, Israël doit être fort déçu de voir les Étasuniens se désengager de Syrie. Le coup a foiré, les « contras » qu’ils ont financés se font détruire en masse, les Chinois et les Russes ont tenu bon, Bachar El Assad est solide au poste, et il est possible qu’une force d’interposition vienne mettre prochainement fin aux combats. La paix ne convient pas à Israël. Poursuivre le chaos est son espérance !
Et entre deux assassinats, Israël se plaint que les Palestiniens ne veulent pas négocier ! Négocier un État palestinien qui ferait la paix, un État pourrit par les colonies, sans frontières, sans armée, sans diplomatie, sans capitale, juste gentiment soumis ! Si cette solution dite « à deux États » pouvait fonctionner, c’était il y a très longtemps !
D.R.
Résistance http://www.resistance-politique.fr/article-la-palestine-a-le...

URL de cet article 18401

Outrances, outrages !....Nous vivons une époque où la puissance des armes et de l’argent fait loi.

L’entité sioniste tue au quotidien les Palestiniens, un peuple sans patrie, sans Etat, sans gouvernement, sans armée : normal !
L’entité sioniste a la droit de se défendre, nous assurent, pète-sec, les puissants qui se trouvent du bon côté de l’interprétation du droit international. Une rébellion fomentée, financée et armée de l’étranger, massacre, sans discontinuer, le peuple syrien. Les mêmes puissants exigent le départ du président de la Syrie. Ce parallélisme peut être étendu à d’autres dossiers comme le Sahara occidental, le Kurdistan turc quand c’est la lecture qu’en font les « puissants », qui prime sur tout autre considération. Aussi, les cas palestinien et syrien sont devenus, par la force des choses, des cas d’école. En effet, les Palestiniens spoliés de leurs territoires, déniés dans leurs droits, luttent depuis des décennies pour faire reconnaître leur droit à la fondation d’un Etat indépendant. Au moins pour se conformer à ce droit international au nom duquel la Palestine historique a été partagée entre un Etat juif et un Etat arabe. 67 ans après le partage, les Palestiniens attendent toujours la mise en oeuvre de la résolution 181 du 29 novembre 1947 portant partage de la Palestine, non appliquée à ce jour, faisant du peuple palestinien un peuple apatride. En 67 ans, Israël est devenu une puissance nucléaire, la seule puissance militaire de fait au Moyen-Orient, quand le peuple palestinien dépossédé de ses droits, se heurte à ceux qui créèrent l’entité sioniste et font obstacle à la fondation de l’Etat palestinien. Aujourd’hui, le Conseil de sécurité – impuissant à faire appliquer par Israël ses résolutions inhérentes au contentieux palestino-israélien – met sur le même pied d’égalité une puissance nucléaire (Israël) et un mouvement de résistance populaire (Hamas). C’est cela la démocratie des puissants qui condamne la résistance palestinienne à l’occupation étrangère et absous Israël de ses crimes de guerre et contre l’humanité. Dès lors, faut-il s’étonner qu’un président américain, toute honte bue, réitère le « droit » d’Israël de « tuer » – il s’agit bien de tuerie, car il suffisait à l’Etat hébreu de sommations au regard de l’inégalité des forces en présence – feignant de croire qu’un pays qui met en branle ses forces aériennes, terrestres et marines pour contrer des tirs de roquettes respecte le droit international. Sur un autre plan, mais avec la même philosophie, nous avons le cas syrien qui remet en cause tous les préceptes jusqu’ici admis sur le droit des peuples, sur la liberté, sur la démocratie. Si les Etats-Unis ont adopté une politique tordue dans le conflit israélo-palestinien – sans rapport avec leur situation d’hyperpuissance mondiale, membre permanent du Conseil de sécurité – il en est de même pour la France – également membre permanent du Conseil de sécurité – en rapport à la situation en Syrie. Prenant fait et cause pour la rébellion syrienne – répétons-le : financée, armée et entraînée par l’étranger, ce qui équivaut à une agression extérieure contre l’Etat syrien – Paris, en écho à une rébellion loin de représenter le peuple syrien, exige aussi le départ du président Assad. En fait, le président Hollande s’est glissé sans problème dans les bottes de son prédécesseur de droite, Nicolas Sarkozy. Car, à quel titre un chef d’Etat étranger peut-il exiger d’un homologue étranger de quitter son poste ? Un tel ordre d’un chef d’Etat à l’encontre d’un autre chef d’Etat n’est-il pas, au mieux, farfelu, au pire, une ingérence inadmissible dans les affaires internes d’un Etat indépendant, membre de l’ONU ? Ainsi, Hollande démocrate s’il en est, a le cran de décider à la place du peuple syrien. Incroyable ! Du jamais-vu en diplomatie. C’est également valable pour le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan et son homologue qatari, Cheikh Hamad bin Jassim al-Thani – dont le pays finance et arme la rébellion syrienne au vu et au su d’une « communauté internationale » hypocrite qui reste silencieuse – qui ont sommé M. Assad de partir. Et ce sont eux qui parlent de démocratie ! Nous vivons une époque où la puissance des armes et de l’argent fait loi. Hélas !
Karim MOHSEN
http://www.lexpressiondz.com/

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Silence complice...ce monde occidental inhumain, cruel, féroce et injuste qu pardonne tout à Israël et l’encourage même en soutenant son impunité ?

L’humanité entière et la planète bleue qui la contient devraient se vêtir de rouge, de honte évidemment, devant ce qui se passe à Ghaza. Cette bande territoriale de la Palestine, pour la deuxième fois en quatre ans, période à laquelle avait été déployé le sinistrement célèbre plan « plomb durci », redécouvre les affres des bombardements avec leur lot de tueries, de larmes et de deuils. Le terrorisme d’état n’est pas qu’une figure de style et les Palestiniens n’ont pas fini d’éprouver dans leur chair la mise en pratique de la sauvagerie érigée en mode de gestion des rapports entre pays voisins. S’il est vrai que ce n’est pas avec des sentiments qu’on régit les relations internationales, par contre tuer des enfants, des femmes et des vieillards, par nature innocents, qui ne portent ni armes ni menaces, relève d’une folie meurtrière qu’on croyait à jamais révolue depuis l’ère du nazisme, retournement de l’Histoire, ou du colonialisme. A toute cause malheur étant bon, il est heureux d’apprendre que cette tragédie a réussi à ressouder les rangs des courants palestiniens et il est en même temps triste de constater qu’il faille passer par ce détour dramatique pour cimenter cette (ré) union sur les décombres d’une ville dévastée, sur fond de cris et de pleurs.
Hormis cette parenthèse en partie réconfortante, le plus difficile à accepter, même si sur ce registre l’entité sioniste n’en est pas à son premier crime à ciel ouvert, est ce silence complice de la communauté internationale qui ne dit mot pour condamner fermement ce massacre éhonté, cette fabrique de deuils à l’échelle industrielle et cette attitude de flagrant mépris à l’endroit de cette communauté. Depuis longtemps, l’Occident et, ne l’oublions pas, ses valets des monarchies du Golfe a d’abord inventé, ensuite appliqué avec zèle, la solidarité à la tête du client et son corollaire, la dénonciation sélective. Avec Ghaza, se déploie dans toute sa splendeur hypocrite cette doctrine de double face, les mêmes puissances qui dénonçaient avec véhémence des incidents frontaliers qui ont le statut de broutilles, manifestant cette fois-ci au mieux une timide remontrance, s’adressant aux deux « camps » qui plus est, au pire, et c’est la position la mieux partagée, un silence complice devant ce carnage ciblant des innocents, devant cette agression contre l’humanité et sa conscience, si tant est qu’il lui en reste, de conscience. Encore une fois, preuve est donnée, n’en déplaise aux bonnes consciences et aux professions de foi solidaires, que l’élément humain, surtout ses souffrances, ne pèse qu’un poids négligeable devant les calculs politiques et les considérations d’intérêt, ces dernières convergeant toutes vers celles de l’entité sioniste. Il est de notoriété publique, et seuls quelques rares analystes occidentaux osent le reconnaître, que cette agression est inscrite en droite ligne de la stratégie électorale de Netanyahu, qui joue sur la fibre externe pour racoler le maximum de voix au très prochain scrutin. Mais, ceci dit, jusqu’à quand va-t-on se lamenter sur notre sort comme des midinettes, en nous complaisant dans des jérémiades sur ce monde occidental inhumain, cruel, féroce et injuste qu pardonne tout à Israël et l’encourage même en soutenant son impunité ? Le monde est ainsi fait que la loi du plus fort n’est pas seulement une moralité de fable, mais une donne incontournable, qui fait évidemment peu de cas des lamentations, a fortiori celles émanant des nations les plus faibles. Conclusion : rien ne sert de s’apitoyer sur son propre sort, si ces réactions humaines et légitimes ne sont accompagnées de développement et d’un minimum de puissance.
Nadjib Stambouli
http://www.lejourdalgerie.com

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GAZA : Les massacres israéliens en images...Les images qui vont suivre sont très très violentes. Du coup, si vous êtes sensibles, mieux vaut ne pas les regarder…