mercredi 9 juillet 2014

Tunisie : Le jeûne mortel des ouvrières de Latelec n’émeut pas les patrons français !



18e jour de la grève de la faim. Dans l’indifférence totale du gouvernement en place, de l’UGTT*, de l’ANC** et d’une grande partie de la société civile, les ouvrières de SEA Latelec-Fouchana risquent le tout pour le tout. Les négociations se mènent, jusqu’ici, aux conditions des patrons français qui persistent à refuser la réintégration des ouvrières licenciées.
Fragilisée par ses problèmes de santé, Sonia Jebali voit sa santé se détériorer de jour en jour.
Le médecin m’a sommé, hier, d’arrêter ma grève de la faim en me prévenant que je risque une crise cardiaque ou l’arrêt d’un rein, à n’importe quel moment. En plus de mon anémie, je suis sous traitement pour une maladie auto-immune. Depuis deux semaines, j’ai arrêté ce traitement et mes lésions cutanées me font souffrir de plus en plus. Malgré tout ça, je ne vais pas arrêter la grève de la faim jusqu’à la réintégration des ouvrières dans leur usine.
Sonia Jebali, déléguée syndicale et gréviste.

 Déterminées, Sonia et ses camarades n’arrêteront pas la grève de la faim, même après que l’UGTT a annoncé une grève générale dans la zone industrielle de Ben Arous, les 16 et 17 juillet prochain. En fait, les grévistes n’ont plus confiance dans ce syndicat qui les a lâchées, lors des précédentes négociations, en signant pour valider leur licenciement.
"Pour le moment, on n’a pas réussi à trouver un compromis. Il n’y a pas assez de soutien à notre cause. Ainsi, le bureau régional exécutif de Ben Arous nous a rendu visite, seulement au dixième jour de la grève. Maintenant, je préfère garder les choses en main et continuer la grève pour maintenir la pression. Et je tiens tout le monde pour responsable, s’il m’arrivait malheur", conclut la déléguée syndicale.
C’est en 2005, avec l’implantation de Latelec en Tunisie, que ces ouvrières ont été embauchées dans des conditions précaires. Non seulement, leurs salaires mensuels ne dépassaient pas les 200 dinars*** (bien au dessous du Smig tunisien qui est passé, en 2012, de 300 à 320 dinars), mais elles étaient, en plus, victimes de harcèlement moral et sexuel, d’intimidations et de racisme. C’est ce qui les décide, en 2011, s’organiser dans un syndicat qui a réuni la majorité de la main-d’œuvre de l’usine. En contrepartie, les patrons français ont commencé à déployer toutes les méthodes de pression imaginables pour diviser le mouvement et faire taire les voix contestataires. Au bout de plusieurs mois de lutte, les ouvrières ont réussi, en mai 2012, à obtenir gain de cause en recouvrant une partie de leurs droits (augmentation de salaire, payement des heures supplémentaires et couverture sociale), ainsi que la réintégration des travailleurs qui avaient été licenciés pour donner l’exemple.
Beaucoup ignorent que la majorité des syndicalistes qui s’opposent à l’exploitation des patrons finissent par être licenciés. Après quoi, la liste des noms des « fauteurs de trouble » fait le tour des usines pour intimider les ouvriers qui seraient, des fois, tentés de se révolter. Pour l’heure, en attendant que la direction de l’usine réagisse, les grévistes risquent à tout moment de succomber à leur jeûne mortel, là-bas au local de l’UGET****, non loin de la Kasbah, du Bardo***** et du ministère des Affaires sociales.
On signalera encore une autre grève de la faim, celle d’un ouvrier de la société Leman Industrie qui en est à son 15e jour de grève pour revendiquer, lui aussi, son droit à la réintégration.
 Source : TLAXCALA

Mali - Alors que la guerre continue au Mali, les créanciers réclament le remboursement…. le FMI exerce une pression constante sur le Gouvernement malien pour qu’il privatise l’énergie du Mali (EDM) et augmente le coût de consommation pour les abonnés.





Alors que la guerre continue au Mali, les créanciers réclament le remboursement des dettes et instrumentalisent l’« aide » pour leurs propres intérêts.
La guerre qui continue au Nord du Mali n’a aucune incidence sur le comportement des créanciers qui continuent d’exiger le remboursement de la dette malienne. Comble du cynisme : ces même créanciers prétendent aider le Mali à se « reconstruire et se développer ». 3,25 milliards d’euros (environ 2 128 milliards de FCFA) ont été ainsi promis en mai 2013 par 80 pays et 28 organisations internationales. Le 15 mai dernier, ils se sont réunis à Bamako sous la coprésidence de la Commission européenne, de la France et du Mali pour assurer le suivi de cette « aide ». Mais de quelle aide parle-t-on ?
Sur les fonds déjà décaissés, les deux tiers ont été utilisés au nom du Mali mais sans passer par le Trésor public malien et sans qu’on connaisse sa destination ! De plus, cet argent utilisé sans le consentement du peuple malien et qui a pu servir en partie des intérêts privés constitue une dette à charge de la population. En effet, une partie de cette prétendue « aide » est composée en partie de prêts qui augmentent donc la dette du Mali. À titre d’exemple, 36% de l’ « aide » promise par la France constitue des prêts sous conditions. Cette part s’élève même à 78% pour l’ « aide » promise par la Banque mondiale et 100% pour le FMI !
La partie composée de dons est, quant à elle, extrêmement critiquable puisque des dons ayant servi à financer des projets déjà arrivés à leur terme comme la construction de la route Tombouctou-Gomacoura, financée par l’Union européenne, sont comptabilisés une deuxième fois dans ces 3,25 milliards d’euros d’« aide ».
Enfin, une partie de cette « aide » repart directement dans les poches des créanciers étrangers car les autorités maliennes se sont engagées en 2013 dans une lettre d’intention envoyée au FMI à rembourser la dette en priorité. Soulignons que cette lettre d’intention a été signée en pleine crise sécuritaire et qu’elle méprise les préoccupations de la population. L’augmentation des revenus des travailleurs, la promotion des industries nationales pour créer des emplois, l’accès aux services sociaux de base de qualité, la promotion des énergies renouvelables devraient compter parmi les priorités du gouvernement. Soulignons que l’obligation pour un État de respecter des droits humains est une obligation supérieure à celle de rembourser ses créanciers.
Pour le CADTM, cette lettre d’intention dictée par le FMI est illégitime et ne doit pas donc pas être appliquée. D’une part, elle viole les droits du peuple malien et d’autre part, elle ne repose sur aucune légitimité démocratique puisqu’elle a été signée par un gouvernement provisoire avec la complicité du FMI.
Rappelons que le FMI exerce une pression constante sur le Gouvernement malien pour qu’il privatise l’énergie du Mali (EDM) et augmente le coût de consommation pour les abonnés.
Épinglons également la schizophrénie de cette organisation internationale qui, d’un côté, critique le fait que les entreprises ne paient pas assez de taxes, et de l’autre, exigent du gouvernement qu’il accorde des exonérations fiscales aux multinationales.
Enfin, il n’appartient pas au FMI d’exiger la revente du nouvel avion présidentiel. Ce droit revient exclusivement au peuple malien.
Le réseau CADTM exige :
• la fin des conditionnalités imposées par les créanciers
• l’annulation sans condition de toutes les dettes illégitimes comme celles qui ne servent pas les intérêts de population et celles qui n’ont pas été approuvées par les élus ;
• que l’aide internationale soit composée uniquement de dons
• la réelle implication des acteurs de la société civile malienne dans la gestion des fonds
• que le budget de l’agriculture soit consacré prioritairement aux besoins cruciaux des agricultures paysannes vivrières occupant environ 95% des actifs agricoles. Ce modèle agricole autonome reste le seul système agraire respectueux du climat et de l’environnement et du droit à la vie pour tous – du vivre ensemble.
CADTM international

Les crimes commis par Israël doivent être exposés devant la communauté internationale, En l’espace de 6 mois, Israël a kidnappé 2478 Palestiniens.



 Le responsable du Département du recensement au ministère palestinien des détenus, Abdul-Nasser Ferwana, a déclaré que l’armée israélienne a kidnappé 2478 Palestiniens dans la période allant du 1er janvier au 30 juin de cette année.
Abdul-Nasser Ferwana a déclaré que, après les trois colons israéliens aient été portés disparus, le 12 juin, l’armée israélienne a kidnappé près de 600 Palestiniens.
Ferwana a ajouté qu’il y avait 412 enfants et 39 femmes parmi les 2478 Palestiniens enlevés cette année par les soldats de l’occupation.
Il a déclaré que le nombre d’arrestations depuis le début de cette année est plus élevé de 27% par rapport à la même période de l’année dernière.
 L’ancien prisonnier politique a de plus déclaré que la grande majorité des enlèvements effectués par l’armée n’ont rien à voir avec les revendications israéliennes de sécurité, mais sont simplement effectuée en guise de punition, en actes de vengeance et de punition collective dirigés contre l’ensemble de la population palestinienne.
Il a ajouté que les crimes commis par Israël doivent être exposés devant la communauté internationale, et qu’il doit y être mis fin, en particulier depuis que l’armée cible délibérément des civils, dont des enfants, en violation directe du droit international.

http://www.qassam.ps/news-8574-2478_Palestinians_Kidnaped_Since_The_Be...