dimanche 27 novembre 2016

Fidel Castro, éternel héros des déshérités



Personnage controversé en Occident où il est fortement critiqué, Fidel Castro est en revanche plébiscité par les peuples d’Amérique latine et du Tiers-monde qui le considèrent comme un symbole de la résistance à l’oppression et un défenseur de l’aspiration des pays du Sud à l’indépendance, à la souveraineté et à l’autodétermination. Rebelle mythique entré de son vivant dans le Panthéon des grands libérateurs du continent américain, l’ancien guérillero de la Sierra Maestra a vu son prestige dépasser les frontières continentales pour devenir l’archétype de l’anti-impérialisme du XXe siècle et le vecteur d’un message universel d’émancipation.
Les médias occidentaux, en raison de certaines crispations idéologiques et d’une condescendance avérée vis-à-vis des peuples du Sud, n’ont pas su saisir l’importance de la figure de Fidel Castro à Cuba, en Amérique latine et dans le Tiers-Monde. Depuis José Martí, le héros national cubain, aucun autre personnage n’a symbolisé avec autant de force les aspirations du peuple cubain à la souveraineté nationale, à l’indépendance économique et à la justice sociale.
Fidel Castro est un symbole de fierté, de dignité, de résistance et de loyauté aux principes et son prestige dépasse les frontières de sa terre natale pour rayonner à travers le monde. Le leader historique de la Révolution cubaine a pris les armes en faveur des opprimés et a revendiqué leurs droits à une vie décente. Issu d’une des familles les plus riches du pays, il a renoncé à tous ses privilèges de classe pour défendre les sans-voix, abandonnés à leur sort et ignorés par les possédants.
Fidel Castro dispose d’une légitimité historique. Armes à la main, il a lutté en effet contre la sanglante dictature de Fulgencio Batista lors de l’attaque de la caserne Moncada en 1953 et lors de l’insurrection dans la Sierra Maestra de décembre 1956 à décembre 1958. Il a triomphé d’un régime militaire brutal doté d’une puissance de feu impressionnante et soutenu par les USA. Dans un contexte d’une hostilité extrême, il a réalisé le rêve de José Martí d’une Cuba indépendante et souveraine et a guidé son peuple sur le chemin de l’émancipation pleine et définitive en opposant une résistance à toute épreuve face aux prétentions hégémoniques de Washington.
Fidel Castro dispose également d’une légitimité constitutionnelle. Quoi qu’on puisse penser du système électoral cubain, Fidel Castro a été élu, tous les cinq ans, de 1976 à 2006. Avant cette date, il n’était que simple Premier Ministre et non pas Président de la République. En effet, contrairement à une idée reçue, Cuba a connu pas moins de quatre Présidents de la République depuis 1959 : Manuel Urrutia de janvier 1959 à juillet 1959, Osvaldo Dorticós de juillet 1959 à 1975, Fidel Castro de 1976 à 2006 et Raúl Castro depuis 2006, dont la présidence s’achèvera en 2018 suite à la réforme constitutionnelle limitant le nombre de mandats à deux.
Aucun dirigeant ne peut rester à la tête d’un pays pendant trente ans, dans un contexte de guerre larvée avec les USA, sans un soutien majoritaire du peuple. Certes, comme dans toute société, il existe des secteurs insatisfaits, critiques et déçus. La Révolution cubaine, étant l’œuvre de femmes et d’hommes, est par définition imparfaite et n’a jamais eu la prétention de s’ériger en exemple. Mais l’immense majorité des Cubains ont un grand respect pour Fidel Castro dont ils n’ont jamais remis en cause les nobles intentions. Les USA  ont toujours été très lucides à ce sujet. Ainsi, le 6 avril 1960, Lester D. Mallory, sous-secrétaire d’Etat assistant pour les Affaires interaméricaines, rappelait dans un mémorandum à Roy R. Rubottom Jr., alors sous-secrétaire d’État pour les Affaires interaméricaines, le prestige du leader cubain : « La majorité des Cubains soutiennent Castro. Il n’y a pas d’opposition politique efficace […]. Le seul moyen possible pour annihiler le soutien interne [au gouvernement] est de provoquer le désenchantement et le découragement par l’insatisfaction économique et la pénurie ». Washington a suivi ce conseil et a fait preuve d’une hostilité acharnée contre les Cubains en imposant des sanctions économiques extrêmement sévères qui durent jusqu’à aujourd’hui. Mais l’entreprise n’a pas été couronnée de succès. En effet, près d’un demi-siècle plus tard, la popularité de Fidel Castro est toujours aussi vive. C’est ce qu’a pu constater Jonathan D. Farrar, alors chef de la diplomatie étasunienne à La Havane qui n’a pas manqué de souligner « l’admiration personnelle significative pour Fidel » de la part des Cubains, rappelant que « ce serait une erreur de sous-estimer […] le soutien dont dispose le gouvernement particulièrement auprès des communautés populaires et des étudiants ».
Trois facettes caractérisent le personnage de Fidel Castro. Il est tout d’abord l’architecte de la souveraineté nationale qui a réalisé le rêve de l’Apôtre et héros national José Martí d’une Cuba indépendante et a redonné sa dignité au peuple de l’île. Il est ensuite le réformateur social qui a pris fait et cause pour les humbles et les humiliés en créant une des sociétés les moins injustes du Tiers-Monde. Il est enfin l’internationaliste qui a tendu une main généreuse aux peuples nécessiteux et qui a placé la solidarité et l’intégration au centre de la politique étrangère de Cuba.
Salim Lamrani
Fidel Castro, héros des déshérités
Paris, Editions Estrella, 2016

samedi 26 novembre 2016

Une lettre de Gaza aux natifs de Standing Rock



Chers Indiens d’Amérique,



Bien que nous soyons de couleurs, religions, cultures et contrées différentes, j’ai découvert, avec les protestations de Standing Rock, que nous avions beaucoup plus de choses en commun que de différences. Quand je lis votre histoire, je puis nous y voir reflétés, mon peuple et moi. Je sens au fond de mon cœur que votre combat est le mien et que je ne suis pas seule dans la lutte contre l’injustice.
Mes ancêtres n’étaient pas les seuls qui vivaient en Palestine. Juifs, chrétiens et Arabes vivaient tous les uns aux côtés des autres, dans mon pays. Mais mes ancêtres – y compris mes grands-parents et mes arrière-grands-parents – étaient le peuple indigène, tout comme vous. Et ils ont subi le même sort que votre peuple. La politique américaine d’occupation et de déportation via des marches forcées comme la Piste des Larmes, avec le transfert progressif de tant des vôtres dans des réserves surpeuplées et appauvries, me heurte profondément parce qu’elle ressemble étonnamment à l’épuration ethnique de mes ancêtres par l’occupation militaire israélienne lors de ce que nous appelons « al-Nakba » (la catastrophe). Nous savons ce que vous savez : que notre terre est sacrée.
En 1948, mes ancêtres — en même temps que près d’un million d’autres Palestiniens — ont été forcés par la peur ou par la force (dans certains cas à la pointe du fusil) de quitter leurs terres. Plus de 10 000 autres ont été massacrés. Des centaines de nos villages et villes ont été complètement détruits dans un plan systématique d’effacement de nos identités — exactement de la même façon que vous avez été harcelés sans arrêt.
La Palestine, de nos jours, ne représente plus que 22 pour 100 de notre terre natale d’origine. Comme vous, une partie de mon peuple (1,5 million, estime-t-on) doit vivre dans des « camps » (notre mot pour « réserves ») dégradants, où les conditions de vie sont « comparables à celles du tiers-monde ». À l’instar de vos réserves, ces camps se caractérisent par des taux élevés de chômage, de pauvreté et de suicide.
Bien d’autres Palestiniens (environ 6 millions) — dont, aujourd’hui, les descendants des habitants d’origine — sont disséminés un peu partout dans le monde, de la même façon que les vôtres le sont un peu partout aux États-Unis. Aujourd’hui, non seulement l’occupation militaire a accaparé notre terre pour en faire « l’État d’Israël », mais elle continue à mener une politique d’expulsion en détruisant des maisons palestiniennes dans le minuscule bout de terre que nous avons encore, en implantant des colonies illégales et en entravant notre liberté de mouvement au moyen d’un réseau de « check-points sécuritaires ». 
Comme vous, nous ne contrôlons pas nos ressources naturelles. De même que vous n’avez pas été consultés à propos du Dakota Access Pipeline qui, s’il est installé, traversera vos terres et contaminera vos ressources en eau, nous ne sommes en aucun cas consultés par Israël, qui veut exploiter nos approvisionnements en gaz dans notre port à son propre profit et qui monopolise les réserves d’eau de la Cisjordanie au profit des espaces verts de ses propres résidents — en laissant les Palestiniens mourir de soif et de sécheresse. À Gaza, où je vis, les conditions dans lesquelles nous devons vivre font que 10 pour 100 à peine de notre approvisionnement en eau est de l’eau potable. Nous aussi, nous savons que « l’eau, c’est la vie ».
Quand j’étais jeune, j’ai vu comment les médias véhiculaient des images négatives à votre sujet, particulièrement dans les films hollywoodiens – vous dépeignant comme des gens non civilisés, sauvages, racistes et abusant de drogues. De la même façon, les gens de mon peuple sont décrits comme terroristes, « rétrogrades », misogynes et antisémites. Et personne, en plus, ne dira qu’en fait, les blancs sont exactement pareils.
Comme la vôtre, notre résistance a été stigmatisée comme des actes de terrorisme et de violence et non comme un combat pour la survie et la dignité. Cela n’a rien de surprenant, puisque telle est la politique de tout oppresseur cherchant à criminaliser autrui afin de justifier ses propres actes. Telle est la manière dont l’oppresseur crée sa propre version de la réalité afin de rationaliser son comportement et de manipuler les masses. Et tel est le plan de l’oppresseur afin que les peuples colonisés se sentent faibles et isolés. Mais vous êtes en train de prouver qu’il n’y arrivera pas et je voudrais que vous sachiez que mon peuple est avec vous.
Voir vos femmes, vos aînés et vos jeunes se dresser tous ensemble pour protester contre le pipeline et contre votre exclusion du processus décisionnel, voilà qui est très inspirant ! Cela nous donne la force de poursuivre notre propre combat.
En tant que Palestinienne de Gaza, j’ai grandi dans le sentiment d’être de plus en plus détachée du reste du monde à mesure qu’Israël durcit son blocus depuis une décennie. Je suis sûre que vous êtes nombreux à éprouver la même chose. Mais nous ne sommes pas isolés. Nous sommes des « âmes sœurs » de la façon qui compte vraiment.
Israa Suliman
Traduit par Pour la Palestine
Source : TLAXCALA

vendredi 18 novembre 2016

Un monstre est en train de naître, sous nos yeux. On n'avait pas vu celà depuis Ceaucescu et Hitler.



Et personne ne bouge.

Erdogan est malin : l'Union Européenne l'a arrosé de millions d'euros pour filter les jihadistes, donc si l'Europe moufte, Erdogan lui envoie tous les terroristes du Moyen-Orient. Cela étant dit, il protège les membres d'ISIS et leur fournit des passeports turcs à la pelle ! Comment les commissaires de Bruxelles ont-ils pu être aussi naïf (j'avais "débiles" sur le bout de la langue, mais je ne cède pas à l'insulte facile) ?
Cette fois, ce ne sont pas 1 ou 2 dizaines de milliers de réfugiés qui vont se presser aux portes de l'Union Européenne, mais des centaines de milliers pour le moins, fuyant le diable, fuyant l'islamisme, fuyant la dictature. Et que pourra-t-on y faire ? Merkel a déjà à moitié perdu les prochaines élections en ouvrant les portes de l'Allemagne aux pauvres syriens, que fera-t-elle de 200.000 à 300.000 turcs ?
Quant aux américains, eux aussi sont malins. Sans la CIA, Erdogan n'aurait jamais pu accéder au pouvoir. Et de toute façon, les USA ont trop de bases stratégiques en Turquie pour la ramener. Une fois de plus, un conflit entre la Turquie et l'Europe, (peut-être via Chypre ?) ferait vendre des armes et plein d'autres choses aux américains, bien à l'abri de l'autre côté de l'océan atlantique.
Entre les blocs islamistes et le bloc chrétien, la Turquie est le pays du choc des cultures, voire des civilisations. A quoi doit-on s'attendre ? A une guerre civile réprimée dans le sang, comme en Syrie ? A un Liban bis, en beaucoup, beaucoup plus grand ? Quels sont les rapports entre Erdogan et le Hezbollah ?
Avec Trump, les risques d'une guerre ouverte contre la Russie se sont nettement atténués. Mais si on ne réagit pas très vite à ce qui se passe en Turquie, c'est une toute autre guerre à laquelle nous risquons de devoir faire face.

samedi 12 novembre 2016

Trump, une victoire de la démocratie sur les médias de masse.



K.O technique

Avant d’être la victoire du candidat républicain populiste sur la candidate démocrate du système, l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis est la victoire d’un peuple sur l’oligarchie médiatique qui prétendait le cornaquer. Jamais les médias « mainstream » n’avaient pris une telle claque. Un véritable krach qui fera date au même titre que le krach de 1929 dans l'histoire économique, bien qu’il soit encore peu commenté. Et pour cause, les commentateurs en sont les premières victimes.
Peut-être parce qu’ils s’étaient pris eux même à croire à leurs mensonges et à leurs faux sondages, ne l’ont-ils pas vu venir. Le matin de la victoire du républicain, pas un article cohérent en faisant état sur les versions en ligne des grands journaux. Un black out médiatique généralisé. Le prestigieux New York Times en perdait sa une, et refusait, en rupture avec les principes déontologiques de base du journalisme, de reporter l’évènement. D’un bout à l’autre de l’hémisphère ouest, les médias d’habitude rangés en ordre de bataille comme un seul homme, cherchaient leur chemin, comme un nid de fourmis sur lequel aurait marché le gorille.

A-t-on échappé de justesse à une confrontation nucléaire ?

Bien sûr, tous les bien pensant, et parmi eux, les artistes sponsorisés d’Hollywood ont déploré cette victoire, affichant sur les réseaux sociaux des images de la statue de liberté les mains sur les yeux en signe de catastrophe. Ils reprochent au peuple américain, qu’ils méprisent, sa crédulité et son ignorance. Mais qui sait si le peuple, en barrant la route à Hillary-la-corrompue, comme l’a surnommé son rival victorieux, ne s’est pas mis en travers d’une guerre nucléaire ?
La véhémence des propos tenus par Hillary Clinton pendant les débats présidentiels au sujet des Russes et des Chinois annonçait des années bien plus dangereuses que les propos de Trump sur les femmes ou les mexicains, ceux-ci fussent-ils peu glorieux. Pourtant, les médias ne semblaient pas lui faire grief de ce ton va-t-en-guerre, et faisaient campagne unanime pour elle, de sorte qu’elle est apparue comme une candidate suspendue par des fils à la main invisible d’un deus ex machina.

Des médias va-t-en guerre détenus par des groupes d’armement

Portons nos regard trois ans en arrière et, force est de constater que les médias de l’ouest n’ont eu de cesse de militer en faveur d’un antagonisme avec la Russie et la Chine, et maintenu une tension dramatique constante sur le peuple avec des sujets à tendance islamophobes, anti chinois et anti-russes, sans cesse réactualisés. Ce qui n’est pas étonnant quand on sait à qui appartiennent lesdits médias. En France, Le figaro, appartient à Dassault, marchand d’arme, le Journal du Dimanche, à Lagardère, marchand d’armes, et libération, à Rothschild, Israélien. Pour ne citer que ceux là. Il y a donc un conflit d’intérêts manifeste, de même qu’il a un conflit d’intérêts lorsque la secrétaire d’état Clinton récolte des fonds très importants pour sa fondation pendant son mandat. En raison même de ce conflit d’intérêts, il est logique que ces médias n’effectuent pas leur devoir d’information en toute indépendance, mais travaillent à l’accomplissement des objectifs des groupes auxquels ils appartiennent.

On connaît maintenant l’économie de la guerre au moyen orient.

Les grands conglomérats militaro-industrialo-mediatico-pharmaceutiques promeuvent des guerres à l’étranger, si possible loin de leurs frontières. Plus il y a de guerres, plus ils vendent d’armes. Plus ils vendent d’armes, plus il y a de guerre, et plus ils vendent de journaux ; la guerre détruit, donc il faudra reconstruire, et cela tombe bien, en plus d’une chaîne de télévision, ou d’un journal, la holding possède un groupe de bâtiments et travaux publics ; dans les pays ainsi détruits (exemple Irak) ils installent ensuite au pouvoir une coalition qui leur est soumise, hommes avec lesquels il est aisé de signer des contrats avantageux d’exploitation des hydrocarbures et autres richesses naturelles ; comme le pays a été mis à feu et à sang, les populations émigrent massivement ; via leurs journaux positionnés à gauche, ces même groupes plaident en faveur des solidarités entre peuples en montrant des photographies d’enfants de migrants morts sur les plages de la méditerranée. En France, pour ces groupes, l’immigration provoquée par ces guerres est d’abord la garanti d’un afflux de main d’œuvre pas chère et beaucoup plus docile que le français moyen syndicalisé. Par la même occasion ces guerres permettent aux laboratoires pharmaceutiques et aux groupes industriels de vendre des millions de tonnes de médicaments et de matériel médical. Par la force de ces opérations en Irak, en Syrie et en Libye, alors que l’on fait croire aux peuples qu’il s’agit de libérer des peuples et d’abattre des dictateurs sanguinaires, ces groupes s’enrichissent considérablement avec d’autres intentions. Ils ont également accompli une fonction politique. D’abord sur la scène internationale, ils ont rendu service à des alliés, clients, associés ou actionnaires de la région qui souhaitaient se débarrasser de leurs ennemis jurés. Nous nommons l’axe Arabie Saoudite, Quatar, Israël, à titre d’exemple, qui ont pu se débarrasser ainsi de leurs ennemis en Irak, en Syrie et en Libye. Sur le plan de la politique intérieure, la droite comme la gauche ont également vu leur politique influencée par ces conflits. La droite, grâce aux attentats et à la menace terroriste qui résulte directement des interventions en Irak, en Libye et en Syrie, a pu voter des lois privatives de liberté et sécuritaires – il faut de plus en plus de lois à mesure qu’il y a de plus en plus de riches et de plus en plus de pauvre. Lois qui ont été plébiscitées par les classes pauvres du peuple comme l’ont montré les sondages. Le peuple ne voyant pas la manipulation dont il est l’objet, terrorisé qu’il est, entre de lui même dans le piège vers lequelle il est conduit. La gauche quant à elle, trouve dans ces guerres contre le terrorisme un sujet opportun pour parler d’autre chose que de la misère sociale qui gagne les classes sociales pauvres exploitées qu’elle à abandonné. Elle profite également de ce divertissement et de l’état d’urgence sur le terrorisme pour passer en toute discrétion des lois contre le travailleur, sans que les médias de gauche occupés à parler de la guerre et des réfugiés, ne consacre leurs une au sujet. A titre d’exemple, sous François Hollande, les délais pour poursuivre son employeur aux prud’hommes est passé de 5 ans à 3 ans, et la loi Macron, qui est ironiquement appelé « loi pour l’égalité des chances », a retiré la possibilité au justiciable de se défendre lui même en cas d’appel de la décision rendu par le tribunal de prud’hommes.
Ainsi ces même médias qui reprochaient à Trump ses propos sur les mexicains ou sur les femmes, et tous les bien pensant avec eux, la bourgeoisie de gauche et de droite qui forme et arrête ses opinions en regardant le journal de 20H sur TF1, en lisant libé ou le Figaro, ne se sont ils pas formalisés qu’Hillary Clinton ait voté la guerre en Irak. Peu importe que cette guerre ai eu pour conséquence direct la mort de cinq cent mille civils, femme et enfants compris.
Un observateur neutre y verrait une forme de négationnisme de crime contre l’humanité. D’un point de vue moral, une faute sans commune mesure avec les propos tenus par trump pendant sa campagne électorale. Mais peu importe. Les bourgeois sont habitués à vivre dans la contradiction et les médias aussi.
L’Irak ? La Libye ? La Syrie ? Pas capable d’émouvoir notre français moyen…Ou du moins plus capable depuis les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan grâces auxquels un « Je suis Charlie » unanime a pu remplacer un « nous sommes tous palestiniens » qui avait peine à prendre il est vrai, les tenants socialistes du « touche pas à mon pote » se muant avec une rapidité déconcertante en prosélytes du « mon pote est un terroriste ».
Tout cela mériterait réflexion, questionnements et enquêtes. Mais les médias sont repartis en rang de bataille. La colonne de fourmis c’est remise en route vers ses buts destructeurs et querelleurs, armée de toute sa mauvaise foi : pourquoi les sondages se sont trompés ? Hillary a t’-elle été victime d’un vote machiste ? Ce qu’a dit trump sur la France (et pas du bien)… Et si Michelle Obama se présentait ? Ne cédons pas au sirène du populisme… etc.
Finalement, cela est clair. Au travers des sujets qu’ils abordent et de la manière dont ils en parlent, les médias de l’occident n’ont pas pour préoccupation bienfaisante le bonheur des peuples et encore moins leurs désirs, mais l’obsession de tromper, de diviser, et de divertir. Les journalistes appartiennent au peuple me direz vous. Oui, c’est vrai. Mais ils sont dans la situation d’adeptes d’une secte. Victimes et bourreaux pour la plupart, payés pour faire leur boulot dans des sociétés vivant dans la peur, le chômage et l’auto flagellation.

La France prisonnière des idéologies ?

La possibilité d’une victoire du vote populaire sur le diktat médiatique semble peu probable en France. Premièrement, il n’y a pas de candidat d’envergure capable de rassembler le peuple. Deuxièmement, s’il se présentait, il ne serait pas élu. Donald Trump a pu être élu parce que le peuple américain n’est pas contaminé par les idéologies. Le peuple américain est pragmatique et met la liberté au dessus de l’égalité. C’est ainsi que Donald Trump a pu réunir les classes populaires et les classes supérieures conservatrices. En France, jamais le peuple ne pourrait voter pour un milliardaire. Une partie du peuple votera toujours socialiste ou communiste, par réflexe conditionné. Le changement est ainsi rendu impossible. Ceci, pour le plus grand bonheur de nos petits politiciens de droite et de gauche qui prospèrent sur la misère sociale, l’appauvrissement des classes moyennes travailleuses, et l’ignorance de la petite bourgeoisie, dont ils se partagent la gestion depuis 30 ans.

Source : AGORAVOX