samedi 12 novembre 2016

Trump, une victoire de la démocratie sur les médias de masse.



K.O technique

Avant d’être la victoire du candidat républicain populiste sur la candidate démocrate du système, l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis est la victoire d’un peuple sur l’oligarchie médiatique qui prétendait le cornaquer. Jamais les médias « mainstream » n’avaient pris une telle claque. Un véritable krach qui fera date au même titre que le krach de 1929 dans l'histoire économique, bien qu’il soit encore peu commenté. Et pour cause, les commentateurs en sont les premières victimes.
Peut-être parce qu’ils s’étaient pris eux même à croire à leurs mensonges et à leurs faux sondages, ne l’ont-ils pas vu venir. Le matin de la victoire du républicain, pas un article cohérent en faisant état sur les versions en ligne des grands journaux. Un black out médiatique généralisé. Le prestigieux New York Times en perdait sa une, et refusait, en rupture avec les principes déontologiques de base du journalisme, de reporter l’évènement. D’un bout à l’autre de l’hémisphère ouest, les médias d’habitude rangés en ordre de bataille comme un seul homme, cherchaient leur chemin, comme un nid de fourmis sur lequel aurait marché le gorille.

A-t-on échappé de justesse à une confrontation nucléaire ?

Bien sûr, tous les bien pensant, et parmi eux, les artistes sponsorisés d’Hollywood ont déploré cette victoire, affichant sur les réseaux sociaux des images de la statue de liberté les mains sur les yeux en signe de catastrophe. Ils reprochent au peuple américain, qu’ils méprisent, sa crédulité et son ignorance. Mais qui sait si le peuple, en barrant la route à Hillary-la-corrompue, comme l’a surnommé son rival victorieux, ne s’est pas mis en travers d’une guerre nucléaire ?
La véhémence des propos tenus par Hillary Clinton pendant les débats présidentiels au sujet des Russes et des Chinois annonçait des années bien plus dangereuses que les propos de Trump sur les femmes ou les mexicains, ceux-ci fussent-ils peu glorieux. Pourtant, les médias ne semblaient pas lui faire grief de ce ton va-t-en-guerre, et faisaient campagne unanime pour elle, de sorte qu’elle est apparue comme une candidate suspendue par des fils à la main invisible d’un deus ex machina.

Des médias va-t-en guerre détenus par des groupes d’armement

Portons nos regard trois ans en arrière et, force est de constater que les médias de l’ouest n’ont eu de cesse de militer en faveur d’un antagonisme avec la Russie et la Chine, et maintenu une tension dramatique constante sur le peuple avec des sujets à tendance islamophobes, anti chinois et anti-russes, sans cesse réactualisés. Ce qui n’est pas étonnant quand on sait à qui appartiennent lesdits médias. En France, Le figaro, appartient à Dassault, marchand d’arme, le Journal du Dimanche, à Lagardère, marchand d’armes, et libération, à Rothschild, Israélien. Pour ne citer que ceux là. Il y a donc un conflit d’intérêts manifeste, de même qu’il a un conflit d’intérêts lorsque la secrétaire d’état Clinton récolte des fonds très importants pour sa fondation pendant son mandat. En raison même de ce conflit d’intérêts, il est logique que ces médias n’effectuent pas leur devoir d’information en toute indépendance, mais travaillent à l’accomplissement des objectifs des groupes auxquels ils appartiennent.

On connaît maintenant l’économie de la guerre au moyen orient.

Les grands conglomérats militaro-industrialo-mediatico-pharmaceutiques promeuvent des guerres à l’étranger, si possible loin de leurs frontières. Plus il y a de guerres, plus ils vendent d’armes. Plus ils vendent d’armes, plus il y a de guerre, et plus ils vendent de journaux ; la guerre détruit, donc il faudra reconstruire, et cela tombe bien, en plus d’une chaîne de télévision, ou d’un journal, la holding possède un groupe de bâtiments et travaux publics ; dans les pays ainsi détruits (exemple Irak) ils installent ensuite au pouvoir une coalition qui leur est soumise, hommes avec lesquels il est aisé de signer des contrats avantageux d’exploitation des hydrocarbures et autres richesses naturelles ; comme le pays a été mis à feu et à sang, les populations émigrent massivement ; via leurs journaux positionnés à gauche, ces même groupes plaident en faveur des solidarités entre peuples en montrant des photographies d’enfants de migrants morts sur les plages de la méditerranée. En France, pour ces groupes, l’immigration provoquée par ces guerres est d’abord la garanti d’un afflux de main d’œuvre pas chère et beaucoup plus docile que le français moyen syndicalisé. Par la même occasion ces guerres permettent aux laboratoires pharmaceutiques et aux groupes industriels de vendre des millions de tonnes de médicaments et de matériel médical. Par la force de ces opérations en Irak, en Syrie et en Libye, alors que l’on fait croire aux peuples qu’il s’agit de libérer des peuples et d’abattre des dictateurs sanguinaires, ces groupes s’enrichissent considérablement avec d’autres intentions. Ils ont également accompli une fonction politique. D’abord sur la scène internationale, ils ont rendu service à des alliés, clients, associés ou actionnaires de la région qui souhaitaient se débarrasser de leurs ennemis jurés. Nous nommons l’axe Arabie Saoudite, Quatar, Israël, à titre d’exemple, qui ont pu se débarrasser ainsi de leurs ennemis en Irak, en Syrie et en Libye. Sur le plan de la politique intérieure, la droite comme la gauche ont également vu leur politique influencée par ces conflits. La droite, grâce aux attentats et à la menace terroriste qui résulte directement des interventions en Irak, en Libye et en Syrie, a pu voter des lois privatives de liberté et sécuritaires – il faut de plus en plus de lois à mesure qu’il y a de plus en plus de riches et de plus en plus de pauvre. Lois qui ont été plébiscitées par les classes pauvres du peuple comme l’ont montré les sondages. Le peuple ne voyant pas la manipulation dont il est l’objet, terrorisé qu’il est, entre de lui même dans le piège vers lequelle il est conduit. La gauche quant à elle, trouve dans ces guerres contre le terrorisme un sujet opportun pour parler d’autre chose que de la misère sociale qui gagne les classes sociales pauvres exploitées qu’elle à abandonné. Elle profite également de ce divertissement et de l’état d’urgence sur le terrorisme pour passer en toute discrétion des lois contre le travailleur, sans que les médias de gauche occupés à parler de la guerre et des réfugiés, ne consacre leurs une au sujet. A titre d’exemple, sous François Hollande, les délais pour poursuivre son employeur aux prud’hommes est passé de 5 ans à 3 ans, et la loi Macron, qui est ironiquement appelé « loi pour l’égalité des chances », a retiré la possibilité au justiciable de se défendre lui même en cas d’appel de la décision rendu par le tribunal de prud’hommes.
Ainsi ces même médias qui reprochaient à Trump ses propos sur les mexicains ou sur les femmes, et tous les bien pensant avec eux, la bourgeoisie de gauche et de droite qui forme et arrête ses opinions en regardant le journal de 20H sur TF1, en lisant libé ou le Figaro, ne se sont ils pas formalisés qu’Hillary Clinton ait voté la guerre en Irak. Peu importe que cette guerre ai eu pour conséquence direct la mort de cinq cent mille civils, femme et enfants compris.
Un observateur neutre y verrait une forme de négationnisme de crime contre l’humanité. D’un point de vue moral, une faute sans commune mesure avec les propos tenus par trump pendant sa campagne électorale. Mais peu importe. Les bourgeois sont habitués à vivre dans la contradiction et les médias aussi.
L’Irak ? La Libye ? La Syrie ? Pas capable d’émouvoir notre français moyen…Ou du moins plus capable depuis les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan grâces auxquels un « Je suis Charlie » unanime a pu remplacer un « nous sommes tous palestiniens » qui avait peine à prendre il est vrai, les tenants socialistes du « touche pas à mon pote » se muant avec une rapidité déconcertante en prosélytes du « mon pote est un terroriste ».
Tout cela mériterait réflexion, questionnements et enquêtes. Mais les médias sont repartis en rang de bataille. La colonne de fourmis c’est remise en route vers ses buts destructeurs et querelleurs, armée de toute sa mauvaise foi : pourquoi les sondages se sont trompés ? Hillary a t’-elle été victime d’un vote machiste ? Ce qu’a dit trump sur la France (et pas du bien)… Et si Michelle Obama se présentait ? Ne cédons pas au sirène du populisme… etc.
Finalement, cela est clair. Au travers des sujets qu’ils abordent et de la manière dont ils en parlent, les médias de l’occident n’ont pas pour préoccupation bienfaisante le bonheur des peuples et encore moins leurs désirs, mais l’obsession de tromper, de diviser, et de divertir. Les journalistes appartiennent au peuple me direz vous. Oui, c’est vrai. Mais ils sont dans la situation d’adeptes d’une secte. Victimes et bourreaux pour la plupart, payés pour faire leur boulot dans des sociétés vivant dans la peur, le chômage et l’auto flagellation.

La France prisonnière des idéologies ?

La possibilité d’une victoire du vote populaire sur le diktat médiatique semble peu probable en France. Premièrement, il n’y a pas de candidat d’envergure capable de rassembler le peuple. Deuxièmement, s’il se présentait, il ne serait pas élu. Donald Trump a pu être élu parce que le peuple américain n’est pas contaminé par les idéologies. Le peuple américain est pragmatique et met la liberté au dessus de l’égalité. C’est ainsi que Donald Trump a pu réunir les classes populaires et les classes supérieures conservatrices. En France, jamais le peuple ne pourrait voter pour un milliardaire. Une partie du peuple votera toujours socialiste ou communiste, par réflexe conditionné. Le changement est ainsi rendu impossible. Ceci, pour le plus grand bonheur de nos petits politiciens de droite et de gauche qui prospèrent sur la misère sociale, l’appauvrissement des classes moyennes travailleuses, et l’ignorance de la petite bourgeoisie, dont ils se partagent la gestion depuis 30 ans.

Source : AGORAVOX

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire