dimanche 31 mars 2013

Quelques différences entre les Etats-Unis et la Corée du Nord....il y a un thème où les Etats-Unis battent la Corée du Nord : la faim. Aux Etats-Unis 50 millions de personnes survivent avec des bons d’aide alimentaire soit 16% (un sixième) de la population ou deux fois la population totale nord-coréenne.


Le cadre (suivant) montre quelques intéressantes différences entre les Etats-Unis, et tous les pays soumis à ses intérêts et la Corée du Nord. Il est clair que les défenseurs du régime capitaliste peuvent recourir au lieu commun qu’aux USA il y a la "liberté", bien que ce concept vide de liberté consiste en l’accès a certains droits et privilèges, comme aller chez le médecin ou à l’université, pouvoir voyager ou la fameuse liberté d’expression, etc ... seulement si on a de l’argent parce que sinon on n’existe pas. En réalité et si nous admettons ce que nous répètent les médias de propagande capitaliste jusqu’à la satiété, si la Corée du Nord est un pays antidémocratique, alors comment définir le désastre social et l’inégalité brutal qui existe aux Etats-Unis et dans les pays qui lui sont soumis ?
 
Voyons les différences entre les deux pays qui apparaissent dans le cadre antérieur :
1) En Corée du Nord il n’existe pas le chômage et le droit au travail est total. Aux Etats-Unis et les pays qui l’imitent ou s’impose son modèle (comme la Corée du Sud), le chômage est soumis aux intérêts du marché (ou ce qui est la même chose : des grands mafieux qui le contrôlent).

2) Le droit au logement est une réalité en Corée du Nord, car les maisons et les appartement sont gratuit. Aux Etats-Unis, paradigme de la "liberté", seul ceux qui peuvent se le payer ont un logement, et beaucoup, comme en Espagne, s’endettent durant toute leur vie pour pouvoir la payer ... s’il ne perdent pas leur travail en chemin.

3) Comme tout le monde a un travail et un toit il n’existe pas ce qu’aux Etats-Unis on nomme "homeless". L’exclusion sociale n’existe pas car tous les travailleurs ont leur droits garantit de manière égalitaire.

4) La journée de travail est de 8 heures, de jure et de facto. Dans les régimes capitalistes c’est de plus en plus selon le bon vouloir du chef.

5) Les travailleurs sont les propriétaires des moyens de production et pour cela ils participent dans la prise des décisions de l’entreprise. Au Etats-Unis et dans ses satellites les travailleurs sont des esclaves salarié qui font et produisent ce que décident ceux qui à la fin gardent les bénéfices.

6) En Corée du Nord les enfants ont la garantie de leur droit au bien-être et au développement. Les enfants ont une place garantie gratuitement dans les garderies et les écoles, sans compter l’accès à la santé universelle et de qualité. Aux Etats-Unis et dans le reste des tyrannies capitalistes cela dépend de la famille où nait l’enfant et si ses parents n’ont pas de travail ou sont pauvres l’enfant en subit les conséquences.

7) En Corée du Nord les hommes et les femmes reçoivent le même salaire pour les même travail et les femmes ne sont pas considérées comme des citoyennes de seconde classe (aux Etats-Unis et dans le reste des pays européens les travailleuses continuent de gagner beaucoup moins que leur collègues hommes).

8 ) En Corée du Nord le droit aux vacances payées par l’état et l’accès aux stations balnéaires et aux hôtels est garanti pour tous. Aux Etats-Unis et dans le reste des pays de son empire seul profite des loisir ceux qui peuvent se les payer.

9) En Corée du Nord l’éducation est gratuite et d’égale qualité pour tous à tous les niveaux (depuis l’école primaire jusqu’à l’université). dans les pays capitalistes tandi que certains se payent une éducation privé de qualité les autres doivent se contenter d’une éducation publique de plus en plus abandonnée à son sort.

10) La santé en Corée du Nord est un droit universel et gratuit (avec une couverture de toutes les maladies). Aux Etats-Unis, dans l’UE et dans le reste des pays similaires, y compris dans ceux qui ont toujours été des modèles d’un bon système sanitaire la tendance est que si tu ne paye pas tu meurs.

11) Tous les métiers en Corée du Nord sont prestigieux. Il n’y a pas de différences entre un employé de bureau et un balayeur car les deux ont une fonction sociale indispensable. Dans les pays capitalistes on est promue la différence sociale et sont méprisé les travailleurs qui, généralement de par leur origine sociale, sont employés dans des métiers simples.

12) En Corée du Nord le niveau d’alphabétisation est de 99,9%. Aux Etats-Unis "un citoyen sur vingt est analphabète et 29% de la population a une faible capacité pour la lecture et l’informatique". (Los Angeles Times).

Il s’agit seulement de quelques différences. Naturellement les travailleurs nord coréens ont leur services publics assurés et ne doivent pas payer pour leur santé, leur éducation ou les vacances, qui sont un bien marchand pour les mafieux capitalistes, et pour leur médias de propagande qui ne cessent de dénoncer le supposé caractère antidémocratique de la Corée du Nord tandi qu’il vendent le fascisme étasunien où les droits dépendent de l’argent qu’on a et en définitive de la capacité de consommation, c’est à dire la loi du plus fort, ou du plus riche, comme supposée démocratie par le simple fait que de temps en temps les travailleurs peuvent voter.

Il est vrai que la Corée du Nord a des problème à régler et des réalités critiquables, mais il est certain que, depuis le point de vue du travailleur, la différence avec les Etats-Unis et le reste des pays soumis à son idéologie politique et économique, dominé par les intérêts des mafias multinationales et des délinquants milliardaires, elle est catégoriquement, abyssale.

Mais il y a un thème où les Etats-Unis battent la Corée du Nord : la faim. Aux Etats-Unis 50 millions de personnes survivent avec des bons d’aide alimentaire soit 16% (un sixième) de la population ou deux fois la population totale nord-coréenne.

URL de cet article 19909

La Ligue arabe face à l'histoire....Les peuples arabes méritent mieux que cette organisation qui accepte de servir d'alibi à tous leurs ennemis.

«La Ligue arabe a sapé les efforts de l'envoyé spécial (de l'ONU) Lakhdar Brahimi, ce qui est un développement malheureux qui a nui à la réputation de la Ligue arabe qui est devenue une force négative plutôt que positive», a déclaré le président du Conseil de sécurité des Nations unies, M.Vitaly Churkin.

La Ligue arabe vient de perdre ce qui lui restait de crédibilité. Entraînés par le Qatar sur le dossier syrien, les pays arabes, à l'exception de l'Algérie et de l'Irak qui se sont démarqués et du Liban qui s'est abstenu, ont donné à Doha un sacré coup à leur organisation dans ses relations avec les autres instances internationales. Ils l'on fait au cours du 24e Sommet de la Ligue, mené au pas de charge (il a été clôturé plus tôt que prévu de 24 heures). Un sommet qui marquera l'histoire du Monde arabe en déclin. Un sommet qui a piétiné sa propre charte pour installer l'opposition syrienne à la place de l'Etat syrien. Le ministre russe, Serguei Lavrov, ne s'est pas privé, jeudi dernier, de rappeler l'article 8 de la Charte de la Ligue arabe qui «souligne la nécessité de respecter les structures politiques dans les Etats arabes et interdit toute action visant à renverser les régimes dans ces Etats». Il rejoint, en ce sens, l'argument défendu par l'Algérie. Allant dans le même sens, c'est Mme Louisa Hanoune, cette femme politique algérienne qui chaque jour nous donne des leçons de patriotisme et de courage, qui a eu, avant lui, le mot, qui pour être le plus juste, ne pouvait qu'être le plus dur. Pour elle, la Ligue arabe est devenue «une Ligue de putschistes». Par cette décision contre nature, la Ligue arabe, croyait ouvrir la voie à l'obtention d'un siège à l'ONU à l'opposition syrienne. Le but était d'aller vers une intervention militaire directe contre la Syrie avec la bénédiction onusienne. C'est ce qu'a réclamé, dès l'ouverture du Sommet de Doha, le chef de l'opposition syrienne. Mauvais calcul. Comme on dit si bien chez nous: «Li yahsseb ouahdou, ichitlou.» Une citation dont l'esprit veut dire que «celui qui compte seul, sans tenir compte de la réalité, croira toujours avoir plus que ce qu'il pensait». Le Qatar et les pays arabes qui l'ont suivi n'ont pas tardé à s'en rendre compte. «La Ligue arabe a sapé les efforts de l'envoyé spécial (de l'ONU) Lakhdar Brahimi, ce qui est un développement malheureux qui a nui à la réputation de la Ligue arabe qui est devenue une force négative plutôt que positive», a déclaré le président du Conseil de sécurité des Nations unies, M.Vitaly Churkin. De Bruxelles, un responsable de l'Otan a déclaré que l'Alliance atlantique «n'avait aucune intention d'intervenir militairement en Syrie». Même Paris sur qui misait le Qatar et l'opposition syrienne, a décidé de ne pas livrer d'armes aux rebelles. Jeudi dernier, lors de son intervention télévisée, le président français, François Hollande, a été très clair à ce sujet. «Nous ne le ferons pas, car nous n'avons pas la certitude que l'opposition exerce un contrôle total», a-t-il précisé au sujet de ces livraisons d'armes aux Syriens installés par la Ligue arabe. Que reste-t-il «aux amis de la Syrie» à qui ont été remis les clés de l'ambassade de Syrie au Qatar? Le communiqué de la Ligue arabe souligne que «chaque Etat membre a le droit d'apporter tous les moyens d'autodéfense, y compris militaires, pour soutenir la résistance du peuple syrien». Comme hypocrisie, difficile de trouver mieux. Il est question de «soutenir un peuple» à qui, dans le même temps, on refuse de s'exprimer par les urnes. Venant d'Etats, pour la plupart pas très habitués aux élections, cela n'étonne guère. Le 25e Sommet aura réussi à discréditer davantage la Ligue arabe sur la scène internationale. Cette «force» devenue négative a été prise à son propre jeu. Celui de la grenouille et du boeuf de la fable. Les peuples arabes méritent mieux que cette organisation qui accepte de servir d'alibi à tous leurs ennemis. En contrepartie de quoi le Qatar livre-t-il ainsi les peuples arabes au chaos? L'organisation de la Coupe du Monde de football, avec stades climatisés? En 2022? D'ici là, beaucoup d'eau aura coulé sous les ponts...

CORÉE DU NORD • S’ils veulent la guerre, ils l’auront.....Si les Etats-Unis s’imaginent qu’ils peuvent transformer la RPDC en Irak, c’est une fatale erreur de calcul.

Un quotidien officiel nord-coréen s’insurge contre les sanctions votées par l’ONU et dénonce les manigances américaines. Pour lui, pas d’ambiguité, la guerre est déclarée.


Il y a quelques jours, les Etats-Unis, dénonçant notre essai nucléaire d’autodéfense [du 12 février dernier] ont concocté une nouvelle résolution portant sur des sanctions au Conseil de Sécurité des Nations unies (voir l'encadré ci-dessous). Manipulant ce dernier comme leur marionnette, les Etats-Unis ont inventé la deuxième résolution de ce type cette année, la cinquième en huit ans. La nouvelle résolution du Conseil de sécurité, sous la férule de Washington, trahit sa nature scélérate en présentant la mise en œuvre de sanctions contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC) comme un devoir, internationalisant cette mesure plus que jamais encore auparavant.

Cette sanction collective constitue très exactement une déclaration et un acte de guerre contre la RPDC. Sous le couvert du Conseil de sécurité, les Etats-Unis cherchent à atteindre leurs objectifs agressifs contre la RPDC en menaçant son droit à l’existence ainsi que sa souveraineté. C’est un acte criminel, anti-éthique, pour ne pas dire un acte de guerre. Plus grave encore, les Etats-Unis ont conçu la résolution sur les sanctions pour qu’elle coïncide avec les manœuvres militaires conjointes [menées chaque année de concert par Washington et Séoul] “Key Resolve” et “Foal Eagle”.

Ce tapage collectif sur les sanctions orchestré par les Etats-Unis a pour but de provoquer la guerre afin d’étouffer la RPDC. Par le biais de telles sanctions, les Etats-Unis complotent pour envahir la RPDC comme ils l’ont fait avec l’Irak. D’après un communiqué d’un porte-parole du Commandement suprême de l’Armée populaire de Corée, l’accord d’armistice coréen [signé en 1953 ; il avait mis fin à la guerre de Corée] est considéré comme nul et non avenu à partir du lundi 11 mars. L’armée et le peuple de la RPDC se dressent à l’unisson pour lutter contre les sanctions collectives pilotées par les Etats-Unis et leurs manœuvres destinées à provoquer une guerre d’agression. Si les Etats-Unis s’imaginent qu’ils peuvent transformer la RPDC en Irak, c’est une fatale erreur de calcul. Le monde verra alors comment notre armée et notre peuple font voler en éclats les sanctions collectives manigancées par les Etats-Unis et l’agitation guerrière, et défendent leur dignité, et leur statut de puissance nucléaire lanceuse de satellites. Ce ne sont pas de vaines paroles.

vendredi 29 mars 2013

Syrie : la guerre des mots et des images...les chirurgiens esthétiques de TF1, RTL ou France 24 travaillent d’arrache-pied pour relooker les djihadistes à l’œuvre en Syrie en zapatistes fleur bleue.

Défendre les égorgeurs, les dépeceurs, les pillards, les génocidaires d’Al Nosra ou de l’ASL qui massacrent le peuple syrien avec l’aide de la CIA, des monarchies obscurantistes du Golfe et des gouvernements européens n’ayant pas plus d’estime pour leur propre peuple que pour le peuple syrien, ça c’est humaniste.

Vous ne le saviez sans doute pas. Et pour cause. Dans ce pays-là, il y a eu 250.000 disparitions forcées en 20 ans dont 34.467 entre 2005 et 2010. Dans une seule fosse commune située près d’une caserne militaire, pas moins de 2000 corps ont été retrouvés. Des opposants politiques ont été donnés en pâture aux caïmans, des rebelles jetés vivants dans des fours crématoires, des syndicalistes éliminés par milliers, des villages bombardés par l'aviation, des jeunes ramassés dans la rue, emmenés en forêt, exécutés puis habillés par leurs assassins en combattants pour faire croire qu’ils ont été tués lors d’accrochages militaires, des militants des droits de l’homme dénonçant la barbarie abattus en pleine rue, des bourreaux du peuple bénéficiant de l’impunité, près de 600.000 personnes déplacées entre 2010 et 2011. Nous avons là toutes les caractéristiques d’une dictature qui assassine son peuple. Et pourtant, ce régime-là n’est jamais décrit comme tel par nos médias. Normal, c’est l’État colombien, enfant gâté de Washington, Paris et Tel Aviv. En somme, un régime ami…

Pour savoir si nos médias sont réellement libres comme ils le prétendent, rient de tel que de comparer le traitement médiatique des conflits qui déchirent la Colombie, État aligné au « monde libre » et la Syrie, vilain petit canard de l’axe du Mal.
Quand les médias occidentaux parlent de la Syrie, le mot « chabbiha » désignant les forces civiles loyalistes revient en boucle. Les chabbiha sont accusés de crimes barbares pour le compte de Damas.
Mais avez-vous seulement entendu parler des Autodéfenses unies (AUC), des « Bacrim » ou de la Force Oméga qui sévissent quotidiennement en Colombie ?
Dans les médias occidentaux, il est interdit de parler de « révolution » et d’insurrection populaire en Colombie.
En revanche, les chirurgiens esthétiques de TF1, RTL ou France 24 travaillent d’arrache-pied pour relooker les djihadistes à l’œuvre en Syrie en zapatistes fleur bleue.
En Colombie, les centaines de milliers de paysans pauvres, d’indigènes qui sont engagés à des degrés divers dans la résistance armée n’auraient rien à voir avec le peuple.
En revanche, l’insurrection anti-baassiste serait la « révolution » de « tout un peuple » et ce, malgré l’existence de millions de citoyens syriens qui expriment une hostilité farouche envers l’opposition et une loyauté sans faille envers le gouvernement.
Notre presse qualifie la révolution colombienne de « terrorisme », de « gang », de « maffia » ou encore de « narco-guérilla ». Elle est pourtant plus émancipée et moins dépravée que la prétendue « révolution syrienne », cette malheureuse courtisane enfermée dans le harem des rois du Golfe.
Marie Delcas, correspondante du quotidien Le Monde (30 mai 2012) titrait : « La menace des FARC plane toujours ».
Imaginez-vous un seul instant que l’Armée syrienne libre soit considérée comme une menace ?
Lorsque la dictature colombienne commet des crimes, elle est toujours excusée. Dans le cas du régime terroriste de Bogotá, il n’y a ni indignation, ni sanction, ni résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, ni menace d’intervention militaire, ni campagne de sensibilisation en faveur des victimes de la dictature, ni discussion sur l’armement des rebelles, ni fourniture de « matériel non létal ».
Ne vous risquez surtout pas à défendre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), principal mouvement de résistance contre le régime de Bogotá, vous finiriez derrière les barreaux pour apologie du terrorisme et pire encore, excommuniés par l’Inquisition bobo pour blasphème idéologique voire hérésie stalinienne.
Par contre, défendre les égorgeurs, les dépeceurs, les pillards, les génocidaires d’Al Nosra ou de l’ASL qui massacrent le peuple syrien avec l’aide de la CIA, des monarchies obscurantistes du Golfe et des gouvernements européens n’ayant pas plus d’estime pour leur propre peuple que pour le peuple syrien, ça c’est humaniste.
Si vous parlez de résolution politique du conflit en Colombie, vous serez soupçonné de sympathie envers les FARC parce que « l’on ne négocie par avec des terroristes ». Et si vous parlez de résolution politique du conflit en Syrie, vous serez soupçonné de sympathie envers le président Assad parce que « l’on ne négocie pas avec des dictateurs ».
Last but not least, les victimes de la répression du régime syrien ont droit à toutes les larmes et c’est légitime. Mais jamais les victimes du régime colombien. Eux n’ont ni voix, ni rêve, ni visage.
Vous avez dit conditionnement idéologique ?
Vous avez dit indignation sélective ?

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jeudi 28 mars 2013

EGYPTE : La confrérie et la Palestine...les Frères ne soutiennent ni les Palestiniens, ni leur cause, ils soutiennent plutôt le Hamas.

J’ai lu sur l’un de ces fameux réseaux sociaux, le Facebook, que le président Morsi a réussi là où Israël a échoué, en amenant les Egyptiens à détester la Palestine.

Au premier coup d’oeil, on a l’impression que c’est vrai en raison de la manière dont les Frères favorisent les habitants de Gaza aux dépens des Egyptiens eux mêmes. Mais un examen plus détaillé de la réalité nous dit le contraire. En effet, les Frères ne soutiennent ni les Palestiniens, ni leur cause, ils soutiennent plutôt le Hamas. Avec ce « non-soutien » aux Palestiniens, les Frères ont réalisé toutes les requêtes d’Israël et des Etats-Unis, plus que Moubarak lui-même d’ailleurs. Il n’y a eu, en effet, aucun alignement des Frères sur la cause palestinienne depuis leur accession au pouvoir.

Les Frères ont réussi à obtenir une promesse du Hamas de ne plus lancer de missiles à l’intérieur d’Israël. Ceci a amené les Etats-Unis à considérer Morsi comme un « politicien pragmatique de premier ordre ». C’est pour cette raison d’ailleurs que les Américains soutiennent à présent le régime des Frères. Mais l’administration américaine fait face à une opposition accrue à ses politiques au sein du congrès, comme dans la presse et auprès de l’opinion publique.

En même temps, depuis l’arrivée de Morsi à la présidence, les nouvelles se succèdent sur l’acheminement d’une aide en catimini à Gaza. On parle surtout du carburant dont la carence a provoqué une crise en Egypte et d’autres aides encore. Citons aussi l’affaire de ces tissus utilisés dans la fabrication de costumes militaires, acheminés en contrebande à la bande de Gaza d’une manière mystérieuse. L’opinion publique égyptienne a commencé à croire que c’est le Hamas qui a libéré Mohamad Morsi et les autres membres de la confrérie des prisons pendant la révolution de janvier 2011.

En réalité, la relation entre la confrérie et le mouvement Hamas est une relation qui a trait à l’organisation et non pas une relation de bienveillance. La preuve en est que les Frères entretiennent des liens avec le Hamas, loin de la cause palestinienne. Une telle relation n’existe pas, par exemple, à l’égard de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, qui est le représentant légitime et reconnu de l’Etat palestinien. Les relations des Frères avec le président palestinien, Mahmoud Abbass, sont fades comparées à celle avec les « frères gazaouis ». Les relations des Frères avec l’Autorité palestinienne se rapprochent de celles existant entre l’Autorité palestinienne et n’importe quel pays non arabe. L’opinion publique égyptienne dénonce cette relation mystérieuse et suspecte entre la confrérie et le Hamas et non pas le soutien qu’elle apporte à la cause palestinienne. Un soutien qui fait toujours défaut.

mardi 26 mars 2013

SYRIE : L’ingérence de Médecins Sans Frontières en Syrie aux côtés de bandes terroristes est criminelle - Lettre adressée à Médecins Sans Frontières, en réaction de ses appels aux dons, par une personne de nationalité syrienne.

Vos actions en Syrie avec des « humanitaires » embarqués par les hommes armés de l’ASL, votre parti pris, votre propagande en faveur d’une « opposition » militarisée, comprenant une majorité de mercenaires liés à Al-Qaida, soutenue par des puissances extérieures, vous rendent complices des souffrances atroce que ces opposants ont causé au peuple syrien ; de la même façon que les médias de la presse dominante...

Effectivement, pourquoi vos amis, les combattants d’une prétendue Armée syrienne libre, financés et armés par les monarchies pétrolières du golfe (comme vous-mêmes manifestement en Syrie) et des puissances occidentales - en étroite collusion avec les Frères Musulmans dans le monde - ciblent-ils des populations qui dites-vous « n’ont rien demandé » ?
Je vais vous le dire, tout en n’étant pas sûr que mon message soit entendu car votre parti pris - avec ces bandes armées qui font souffrir le peuple syrien et honnis d’eux - est flagrant, et ne vous innocente pas : la déstabilisation de la Syrie souveraine, est dirigée par ceux qui veulent agenouiller ce maillon clé de l’axe de la résistance à Israël.
Si vous voulez savoir ce que « les populations ont demandé », sachez qu’elles ont constamment appelé leur gouvernement et leurs forces armées à ce qu’ils les protègent des attaques des bandes armées que vous appelez « opposants » (notamment quand les observateurs internationaux circulaient en Syrie, et l’armée n’était pas censée intervenir)« Les populations », c’est-à-dire la grande majorité du peuple syrien, ont demandé la levée des sanctions économiques, ont manifesté massivement,- et quotidiennement contre l’ingérence, les « populations » se sont organisées en comités de défense des quartiers, les volontaires sont de plus en plus nombreux.

Le peuple syrien dans sa majorité soutient son gouvernement car il est garant de la stabilité du pays et de sa diversité

Vous n’êtes pas censés prendre parti…et pourtant !
Vos actions en Syrie avec des « humanitaires » embarqués par les hommes armés de l’ASL, votre parti pris, votre propagande en faveur d’une « opposition » militarisée, comprenant une majorité de mercenaires liés à Al-Qaida, soutenue par des puissances extérieures, vous rendent complices des souffrances atroce que ces opposants ont causé au peuple syrien ; de la même façon que les médias de la presse dominante.
Les faux-témoins dont vous avez dit avoir recueilli le témoignage au Liban, et que vous avez présentés à la presse comme étant fiables, ont abondamment servi la propagande de votre organisation en faveur de ces bandes extrémistes qui ont mis la Syrie à feu et à sang. Nous avons constaté qu’aucun de ces « témoins, qui prétendaient avoir été persécutés par le gouvernement syrien jusque dans les hôpitaux en tant que blessés », ne s’exprimait avec un accent syrien ! Vos affirmations que nul journaliste, mise à part Silvia Cattori, n’a pris soin de vérifier, se retournent contre vous. Vos témoignages n’étaient qu’une opération de propagande devant contribuer, par Peillon et Bérès interposés, à dire que le gouvernement syrien tirait sur des civils et ensuite détruisait les centres de soins. Et à leur cacher que des ONG et des médecins arabes abondamment financés et équipés par le Qatar, étaient sur place. Vos témoignages n’étaient qu’une opération de propagande devant contribuer, par Peillon et Bérès interposés, à dire que le gouvernement syrien tirait sur des civils et ensuite détruisait les centres de soins. Et à leur cacher que des ONG et des médecins arabes étaient sur place, financés et équipés par le Qatar.
Il n’y a rien d’humanitaire dans votre engagement en Syrie !
Tout cela nous conduit à penser que vous n’êtes que les responsables dévoyés d’une ONG qui dans certains contextes de guerre vient à l’appui d’interventions directes ou indirectes de puissances qui, comme la France, s’appuient sur des bandes terroristes, et parmi eux une grande majorité de mercenaires, pour parvenir à leurs fins.
La respectabilité et la sympathie que les médecins inspirent dans leur dévouement à sauver des vies, est complètement détournée par des médecins « barbouzards » qui comme Jacques Bérès ont été financés et instrumentalisés par des associations musulmanes comme démontré par un échange avec vos sponsors que nous portons à votre connaissance ci-dessous.
Par conséquent, la description de vos actions supposées « héroïques », est méprisable. Vous n’avez pas aidé le peuple syrien, contrairement à ce que vous prétendez ; le fait est que vous prenez le parti de ceux qui vous financent. Par extension je me permets de croire que c’est le cas dans toutes vos interventions ; il n’y a pas de raison que vous soyez loyaux ailleurs, et si malhonnêtes dans le cas de la Syrie.
Est-il besoin d’être devin pour savoir que votre aide va aux soi-disant rebelles, les terroristes destructeurs de la Syrie, de son peuple, de son passé et probablement de son futur ? Aux pilleurs saccageurs de sites historiques ? Aux dépeceurs de l’économie et de l’industrie ? Aux faiseurs d’orphelins et de veuves ? Aux égorgeurs semeurs de terreur ? Aux poseurs de bombes, aux kamikazes qui n’hésitent pas à faire exploser l’université d’Alep et à massacrer des centaines d’étudiants ?
Si vous parlez réellement de population qui fuit, sachez qu’elle fuit à l’arrivée de ces libérateurs fous d’Allah, drogués, fanatisés à souhait, à qui vous apportez votre aide. (Tiens les mêmes que la France va combattre au Mali) ?!
« Les hôpitaux ont été ciblés », dites-vous ; certes mais aussi les lignes électriques, les écoles, les édifices publics, la liste est longue, et toujours par vos chers libérateurs.
Les bandes armées ont massacré, pris en embuscade, assassiné, attaqué des édifices publics et saboté des voies ferrées. Sur le financement : En cherchant à détruire le régime syrien, l’organisation des Frères Musulmans a un objectif commun avec les Etats Unis, Israël et l’Arabie Saoudite dont la paranoïa à propos de l’Islam chiite a atteint son paroxysme avec la contestation à Bahreïn. Wikileaks avait révélé à quel point l’Arabie Saoudite était impatiente de voir les USA attaquer l’Iran. Un objectif de rechange est la destruction de la relation stratégique ente l’Iran, le Hezbollah et la Syrie. Les Etats Unis et l’Arabie Saoudite peuvent avoir des raisons légèrement différentes de vouloir la destruction du régime baathiste dominé par les Alaouites à Damas… mais ce qui importe est qu’ils veulent le détruire…Les Etats Unis font tout ce qu’ils peuvent pour acculer la Syrie. Ils apportent un soutien financier aux dirigeants de l’opposition en exil. 
« Les obus de mortiers tombent » encore et toujours par le fait des mêmes prétendus « libérateurs » !
« Les guerres sont toujours sales » dites-vous, comme une fatalité, eh bien ne vous faites pas les anges gardiens des initiateurs de guerre !
Vous rentrez en Syrie de manière clandestine. En effet ; il paraît que cela donne des frissons et fait monter l’adrénaline ?! Mais pourquoi pas y aller de manière légale comme le fait la Croix-Rouge, si vous vouliez vraiment être efficaces et fidèles à vos principes affichés ? Votre charte ne vous permet pas que je sache, de rentrer illégalement en Syrie, mais vous vous en vantez dans votre courrier.
« Vu l’état du système de santé syrien après presque deux ans de conflit… », dites-vous ? Mais cela n’est-il pas normal dès lors que la Syrie a été punie, mise sous embargo ? Embargo qui pénalise et étouffe le peuple, pas le gouvernement, dont vous voulez avoir la peau à tout prix. Gouvernement d’un État qui est le dernier bastion laïc de la région, que veulent détruire ces prétendus libérateurs que vous allez soigner dans les zones qu’ils occupent par la violence (ils ne s’en cachent pas, ils le déclarent ouvertement). Un État syrien qui est garant des libertés confessionnelles, face à l’intolérance des instaurateurs de la charia, qui dès qu’ils le peuvent, proclament les zones conquises « émirats islamiques », comme ils l’ont fait à Baba Amr à Homs, et dans certains quartiers d’Alep.
C’est pour se rallier à ce camp de faux « libérateurs », que vous êtes entrés illégalement en Syrie, comme du reste tous ces autres journalistes français, embarqués comme vous avec la rébellion, qui ont inondé le public de propagande en présentant les bandes terroristes formées de mercenaires comme une authentique résistance.
« …Pour continuer à mener à bien cette mission en toute indépendance…. » dites-vous. Mais de quelle indépendance pouvez-vous vous encore vous prévaloir quand, comme cela a été établi par diverses sources, le médecin Jacques Bérès et l’anesthésiste Didier Peillon par exemple, sont entrés illégalement en Syrie plusieurs fois en 2012 et avec l’appui de Médecins Sans Frontières, financés et accompagnés là où le voulaient ces terroristes de l’ASL que vous osez honteusement appeler « opposants » ?
Vous n’êtes pas neutres. Votre engagement n’est pas humanitaire mais politique. Vous innocentez des « rebelles » qui violent les fillettes devant les yeux horrifiés de leur mère, qui ont égorgés des hommes parce qu’ils étaient chrétiens ou alaouites.Il y a des journalistes honnêtes qui sont allés eux du côté du peuple qui en sa majorité rejette ces rebelles que vous innocentez.
Ne vous attendez pas à ce que les patriotes syriens, qui sont eux horrifiés par les « opposants » terroristes de l’ASL, auxquels vous vous êtes associés, vous disent merci. Les patriotes syriens qui se sont ralliés à la résistance de leur gouvernement et leur armée syrienne face à la barbarie des bandes terroristes que vous appuyez, vous disent : honte à vous !
Ceux qui désavouent votre soutien aux criminels en Syrie, et croyez moi ils sont de plus en plus nombreux, vont désormais devoir se méfier de vos actions « humanitaires » politisées.
Majd Haddad - 15 mars 2013
http://www.silviacattori.net/article4300.html

ALGER : Le haik un patrimoine traditionnel et culturel algérien.

Le haïk au-delà de sa fonction vestimentaire traditionnelle était un acte de résistance contre la politique coloniale de déculturation. Par sa seule présence dans l’espace public, il permettait de réaffirmer quotidiennement l’attachement du peuple algérien à son identité, à sa liberté et à sa détermination à résister face à la barbarie de la colonisation.
 
Le haik un patrimoine traditionnel et culturel algérien,Étoffe rectangulaire de couleur blanche attachée à la taille par une ceinture, accompagné d’une pièce de tissu brodé cachant la partie inférieure du visage,riche en symboles et parfaite antithèse du noir obscur du wahhabisme.Il était pendant des siècles le symbole de la femme algérienne.
Le haïk a fait son grand retour à Alger la semaine dernière, à l'occasion d'un défilé,afin de promouvoir une tenue traditionnelle tombée en désuétude.
Une trentaine de jeunes femmes ainsi parées ont défilé, sous les encouragements et les applaudissements de leurs concitoyens, du cœur de la Casbah jusqu’à la Grande Poste de la capitale, où elles se sont dévoilées, le sourire aux lèvres,heureuses de l'accueil chaleureux qui leur a été réservé.
Le Haïk partie de notre culture met en valeur la femme d'aujourd'hui, tout en légèreté et élégance.
Les jeunes Algériennes, après avoir été cheveux au vent, ont majoritairement arboré le voile sous la pression des islamistes durant la « décennie noire ».
Merci à ces femmes d’Alger qui entrent en résistance contre le niqab, qui a fait irruption dans le paysage national au moment des années 90, pour donner une seconde vie au Haïk, cette tenue du terroir qui non seulement faisait, jadis, le charme de l’Algérienne, mais qui porte également dans ses plis l’âme révolutionnaire d'un pays tout entier.


Tunisie : Une opposition démocratique sans contenu social


La crise politique et la crise tout court mettent cependant le parti au pouvoir Ennahda dans une situation difficile et tendent à le discréditer auprès d’une partie de sa base. Il semble que, dans les manifestations de février, on ait pu entendre certains de ses électeurs déçus. C’est une situation qui, à la droite d’Ennahda, peut renforcer les salafistes et leurs surenchères. Par ailleurs, l’opposition de gauche aussi peut espérer en tirer profit sur le plan politique, et être amenée à jouer un rôle. Mais qu’ont à offrir ses dirigeants aux déçus de janvier 2011 ?
La composante la plus radicale de cette opposition de gauche est le Front populaire, autrefois Front du 14 janvier (date du départ de Ben Ali) où les militants les plus actifs étaient ceux du PCOT, le Parti communiste des ouvriers tunisiens. Actifs également sous la dictature, les militants du parti dirigé par Hamma Hammami furent bien souvent battus, emprisonnés, torturés pour leurs idées. Mais aujourd’hui, ce Front du 14 janvier devenu « populaire », qui rassemble une dizaine de partis de gauche et d’extrême gauche, prétend incarner uniquement une opposition « démocratique » et « laïque » aux partis islamistes.
En juillet 2011, le PCOT tenait à affirmer, à la suite de son congrès, « l’importance de l’union des forces démocratiques et révolutionnaires pour faire face aux forces de rétention et assurer l’aboutissement du processus démocratique ». Et ce n’est pas une coïncidence si, un an plus tard, le PCOT a changé de nom pour adopter celui, plus neutre, de Parti des travailleurs tunisiens. Au cours de la récente crise politique, Hamma Hammami a insisté pour que s’organise « un congrès national de salut qui prépare à des élections libres et loyales en Tunisie ». Au sein de ce Front populaire, où l’on trouve également des militants se réclamant du trotskysme, s’affiche ainsi la volonté d’incarner la même « transition démocratique » que brandissent les dirigeants impérialistes pour tenter de combler le vide politique laissé par le départ du dictateur. La défense des revendications des masses populaires est ainsi renvoyée à plus tard.
Malheureusement, cette « transition démocratique » restera un leurre, qu’elle soit conduite par l’une ou l’autre aile d’Ennahda, ou qu’elle le soit par des partis qui se présentent comme laïques et démocratiques.
Bien sûr, dans l’opposition de ces derniers au pouvoir d’Ennahda et aux menées des groupes islamistes, se manifestent nombre d’aspirations profondes et légitimes. En particulier, il n’est certes pas indifférent, pour les Tunisiennes, de savoir si les islamistes parviendront à inscrire dans la loi l’inégalité entre hommes et femmes, et à imposer un recul social tel qu’il les oblige à se voiler sous un niqab. La lutte est à mener pour la défense et l’élargissement de tous les droits démocratiques aujourd’hui menacés.
Mais pour des militants se réclamant de la classe ouvrière, le fait de s’engager dans ces luttes ou de les soutenir ne peut en aucun cas justifier d’appuyer ou, pire, de participer à une union nationale ou à une quelconque solution gouvernementale, simplement parce qu’elle se présenterait comme plus laïque ou plus démocratique.
Le problème qui se pose avant tout aux masses tunisiennes, c’est le chômage, la pauvreté, les hausses des prix, la faim. Ceux qui vivent cette misère sans espoir ne peuvent attendre cent ou deux cents ans qu’une transition achevée leur donne le pain et la liberté. C’est à cela que la classe ouvrière, et les militants qui s’en réclament, doivent pouvoir donner une réponse.
Dans la crise qui s’est ouverte en janvier 2011, et qui dure encore aujourd’hui, bien des travailleurs sont intervenus à tel ou tel niveau pour tenter de défendre leurs intérêts économiques immédiats. Mais la classe ouvrière jusqu’à présent n’est pas parvenue à avoir une intervention indépendante, en tant que classe défendant ses intérêts d’ensemble, ses intérêts politiques. Ses membres en sont ainsi réduits à mettre leur confiance dans la « transition démocratique » promise et dans ce qu’elle pourrait leur amener. Mais en fait de transition, même la situation présente risque fort de n’être qu’une brève étape.
Les classes dominantes ont de toute façon besoin de remettre en place une dictature. Celle-ci pourra se présenter sous le masque de l’islamisme, comme c’est déjà le cas actuellement. Mais elle pourrait tout aussi bien se présenter sous un masque laïc comme c’était le cas sous Ben Ali. Car en tout cas son but fondamental sera de tenir en respect les classes populaires et leurs revendications ; des revendications que, dans la situation de la Tunisie comme dans celle de tous les pays pauvres, la bourgeoisie est bien incapable de satisfaire.
Alors la classe ouvrière et la majorité des masses populaires n’ont pas vraiment le choix entre se limiter à soutenir des objectifs démocratiques, ou bien viser à renverser l’ordre social. Si elles veulent vraiment lutter pour imposer leurs exigences vitales, elles doivent être prêtes à aller jusqu’au bout de cette lutte, c’est-à-dire jusqu’à renverser le pouvoir de la bourgeoisie et de l’impérialisme et à imposer leur propre pouvoir.
La classe ouvrière, les masses populaires, ont besoin pour cela d’un parti prêt à mettre en avant leurs revendications envers et contre tout, face à tous ceux qui ont intérêt à maintenir l’exploitation dans les usines ou les centres d’appel, dans les mines et dans les campagnes. Car elles doivent continuer à les mettre en avant aussi face à tous ceux qui prêchent la patience, qui déclarent que tout n’est pas possible, qu’il faut laisser la transition se faire et que le moment n’est pas encore venu de remettre en cause l’exploitation capitaliste. Il leur faut un parti qui soit prêt à aller jusqu’au bout dans la remise en cause de cet ordre social.
Faute d’une telle perspective, non seulement la mal-nommée « révolution » de janvier 2011 se révélera n’avoir en rien révolutionné la société, mais même la « transition » promise se révèlera de plus en plus n’avoir mené à aucun progrès démocratique.
LUTTE OUVRIERE
EXTRAIT DE L'ARTICLE : Tunisie - L’impasse politique et l’impasse pour la population

dimanche 24 mars 2013

Plan américain de déstabilisation de la région, de l’Irak au Liban en passant par le Syrie et la Jordanie...avec la complicité active du Courant du futur et d’entreprises médiatiques au sein desquelles travaillent des délégués des services de renseignements américains du bureau de communication US, basé à Dubaï...


Ce n’est pas exagéré de dire que l’ambassadeur des Etats-Unis au Liban, Maura Connelly, a donné le coup d’envoi du nouveau plan américain visant à répandre le désordre sécuritaire et à créer une ambiance de confrontation qui conduira au vide dans le pays à l’occasion des élections législatives. Une échéance que Washington souhaite voir organiser à la date prévue au nom du respect des délais constitutionnels, alors qu’en réalité il l’utilise pour servir ses desseins.
Les mouvements coordonnés des groupes extrémistes takfiristes, leurs discours provocateurs exacerbant les tensions politiques et leurs campagnes médiatiques contre le Hezbollah font partis de ce plan américain destiné à encourager l’escalade sur le terrain, avec la complicité active du Courant du futur et d’entreprises médiatiques au sein desquelles travaillent des délégués des services de renseignements américains du bureau de communication US, basé à Dubaï. Ces deux dernières années, tous les efforts des Etats-Unis pour provoquer une discorde sectaire avaient échoué.
On pourrait se poser la question sur la relation entre les cheikh Ahmad al-Assir et Daï al-Islam al-Chabal d’un côté, les Etats-Unis de l’autre. La réponse est claire : cette relation est entretenue via les financiers du Golfe (Arabie saoudite, Qatar, Emirats arabes unis, Koweït et le clan Hariri au Liban) de ces deux dignitaires extrémistes, qui sont directement liés aux Américains dont ils exécutent les instructions à la lettre.
Le plan américain consiste à asséner un coup à un des piliers de la stabilité du Liban, représenté par le formule du pouvoir mise en place au Liban depuis la formation du gouvernement de Najib Mikati. L’action de Washington vise à relier les dossiers explosifs de la région, notamment la Syrie, l’Irak, le Liban et la Jordanie. Son but est d’améliorer les conditions des négociations afin de renforcer l’influence de ses collaborateurs dans la région. Surtout que cette influence avait sérieusement reculé après le retrait américain d’Irak et les défaites israéliennes au Liban et en Palestine.
Dans ce contexte, Maura Connelly a transmis au président de la République Michel Sleiman, au Premier ministre Najib Mikati et au ministre de l’Intérieur Marwan Charbel, des messages leur demandant de commencer les préparatifs pour la tenue des élections législatives en juin prochain sur la base de la loi de 1960. Car le remplacement de cette loi conduirait à un recul supplémentaire de l’influence de Washington et de ses auxiliaires libanais et régionaux, y compris les centristes, dont les liens avec l’Occident ne sont plus un secret pour personne. La demande transmise par Mme Connelly a créé un climat électrifié à l’intérieur du gouvernement libanais après que MM. Sleiman, Mikati et Charbel aient cédé aux "souhaits" américains, qui reflètent un changement de la tactique des Etats-Unis qui ont décidé de tourner la page de la stabilité et d’opter pour l’escalade dans la région allant de l’Irak au Liban, en passant par la Syrie et la Jordanie.
Le mouvement entamé par le Conseil de coopération du Golfe pour faire pression sur le Liban et menacer d’expulser des milliers de Libanais travaillant dans ces Etats est une des illustrations de ce plan américain. De même que la féroce campagne de dénigrement lancée contre le ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour et les informations sur le limogeage du chef de la diplomatie et des deux ministres du Hezbollah. Les fuites sur l’intention du président Sleiman de demander aux ministres qui lui sont proches de démissionner s’inscrivent dans ce même cadre. Toutes ces mesures, si elles sont mises en œuvre, porteraient un coup à la stabilité gouvernementale et politique aux plus hauts sommets de l’Etat.
Ces données apportent la preuve de l’existence d’un plan américain de déstabilisation dans le but d’élargir le champ de bataille syrien en y incluant le Liban, afin de mettre sur la table des négociations la question des armes de la Résistance. L’ultime objectif étant, bien entendu, de garantir la sécurité d’Israël en affaiblissent la Résistance.
Ghaleb Kandil

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samedi 23 mars 2013

Il est interdit de laisser mourir Chavez...nous y consacrerons notre vie entière

Qui peut prétendre aujourd’hui qu’il est mort, qui peut dire qu’il est possible de s’habituer à une idée aussi macabre ? Cet enfant à qui, un jour, l’on a refusé l’accès à l’école parce qu’il ne portait pas de chaussures, est devenu l’homme qui a enseigné à son pays à marcher.


CARACAS, Venezuela.— J’ai quitté Cuba, les drapeaux en berne. Depuis hier après-midi, néfaste après-midi, l’information est tombée : Chavez est mort. On parle de décès, d’obsèques, de dépouille, de cortège funèbre. Malgré mes efforts pour me faire à cette idée, je n’arrive pas à imaginer que Chavez ne soit plus de ce monde. En effet, c’est comme si le substantif était sans lien avec l’adjectif, comme si le langage était devenu fou.
Je suis arrivée à Caracas, avec l’incrédulité de celle qui se refuse à accepter. Et l’on en vient alors, à en vouloir à la vie (une expression plus dure serait ici plus opportune, mais je la réserve à la solitude de ma colère) car Chavez, au-delà de tout, était un homme bon. De ces hommes qui ont tant de choses à accomplir, de ces hommes que la mort devrait fuir, toujours.
Cette ville me fait mal. Et même s’ils disent que Chavez est mort, quel que soit l’endroit où se porte mon regard, je le vois. C’est un peu comme s’il avait échappé à la tristesse, comme s’il avait dépassé ce corps qui ne lui répondait plus, parce que lui, toujours aussi tenace, devait poursuivre la bataille.
C’est pourquoi il est toujours présent dans l’âme de son peuple, chez cette jeunesse qui, dans la nuit de Caracas, ne dort pas et soulage sa douleur « en tatouant » dans sa vie la vie de Chavez, chez ces mères qui, leurs enfants dans les bras, font la queue des heures durant, chez ces personnes âgées qui, malgré leur fragile santé, se protègent du soleil dans ces mêmes files d’attente afin voir leur président, chez ces hommes qui, dans l’attente, pleurent par moment, le leader qui leur a rappelé qu’ils étaient des êtres humains dignes.
J’ai quitté Cuba qui avait mis ses drapeaux en berne, un pays pleurant, lui aussi, un père. Mais par ces méandres indéchiffrables de l’existence, par ces clins d’œil que nous fait la vie, au plus profond de ma peine, je suis redevenue complice de la vie. L’avion qui m’a ramenée dans ce pays, était rempli de médecins, d’infirmières, de « guérisseurs » de l’âme, comme le signe évident que la lumière qu’alluma Chavez n’a pas la moindre intention de s’éteindre, parce que la vie continue, parce que le combat se poursuit, parce que la victoire s’est incarnée dans le peuple de cette terre, parce que Chavez est toujours parmi nous, parce qu’il a vaincu le destin et qu’il est devenu cette force qui porte aujourd’hui cette patrie sauvée.
Qui peut prétendre aujourd’hui qu’il est mort, qui peut dire qu’il est possible de s’habituer à une idée aussi macabre ? Cet enfant à qui, un jour, l’on a refusé l’accès à l’école parce qu’il ne portait pas de chaussures, est devenu l’homme qui a enseigné à son pays à marcher.
Ceux qui aujourd’hui le pleurent, savent que ces pleurs sont passagers, parce que la Révolution n’admet ni le repos, ni l’attente, ni l’affliction. Parce que, comme l’a dit une âme bouleversée par ce drame du 5 mars : « Ceci est pour l’éternité, Hasta siempre. Il est interdit de laisser mourir Chavez, nous y consacrerons notre vie entière ».
Leticia Martinez Hernandez
http://www.granma.cu/frances/cuba-f/14marz-Il%20est%20interd...

URL de cet article 19815

Syrie : ?هل تغيّرت المعادلة السورية بعد الكيماوي؟!

 
الكاتب العميد د. أمين محمد حطيط
العميد د. أمين محمد حطيط
فوجئ البعض من لجوء الجماعات المسلحة الإرهابية المتحرّكة على الارض السورية إلى استعمال السلاح الكيماوي، كما استهجن ردّة الفعل الغربية جرّاء هذا الأمر، خاصة لجهة محاولة التمييع من جهة، او تحريف الحقائق واستثمار معطيات محرّفة من جهة أخرى، للتصعيد ضد سورية بما يترافق مع تعيين كردي أميركي رئيساً لما يسمى بـ»حكومة المعارضة السورية». ولوضع الأمور في نصابها نقارب الموضوع من جوانبه الأساسية التي لا بدّ من التطرق إليها، بحثاً عن الحقيقة وإظهارها وتحديد الموقع الفعلي بعد التصعيد.
ومن الطبيعي ان نبدأ بالتأكيد بتحديد المستخدم للسلاح الكيماوي، وهنا لا يبذل الباحث الموضوعي جهداً كبيراً لمعرفة الجهة التي أطلقت الصاروخ على خان العسل قرب حلب، إذ أن البقعة المقصوفة تحت السيطرة التامّة للجيش السوري ويقطنها مواطنون أظهروا تمسّكهم الكبير بالدولة وبالحكومة الشرعية القائمة، ورفضهم للمسلحين الغرباء، كما رفضهم لمن ضلّلوا ورفعوا السلاح في وجه دولتهم، هذا من جهة، ومن جهة أخرى جاء القصف في لحظة حرجة ظهر فيها عجز المسلحين بالقدرات التي يملكونها عن إحداث تغيير في الميدان لصالحهم يُكسبهم سيطرة على منطقة يغلقونها في وجه الدولة و ينازعونها الشرعية في حكمها، أضف إلى ذلك الأزمة التي تعيشها ما يسمى بـ «المعارضات السورية» المتنازعة والمشتتة بين داخل وخارج، إذ لا يجمعها إلا فكرة العداء للنظام ثمّ تفرقها شهوة السلطة.
كل هذا يقودنا إلى الجزم بأن الجماعات المسلحة لجأت وبقرار من قيادة العدوان وتسهيل وتواطؤ من المثلث الاقليمي والثنائي الأوروبي التنفيذي، لجأت إلى القصف الكيماوي رغبة منها في تحقيق ما يلي:
تخطي الأزمة البنيوية والعجز الميداني الذين تعاني منهما ما يوصف بالمعارضة، وإدخال سلاح جديد في المعركة من اجل تحقيق التوازن الذي تحلم به جبهة العدوان، الذي روّج له وزير خارجية فرنسا فابيوس بالقول «ان تسليح فرنسا للمعارضة هو بقصد منحها القوة التي تقيم التوازن وتدفع إلى حلّ السلمي». ونحن نعرف وفقاً لقواعد العلم العسكري والاستراتيجي، بأن الخصم في الميدان اذا عجز عن تحقيق الهدف، يلجأ إلى أحد أمرين أو الأمرين معاً: اما ان يطلب التعزيز بالقوى او ان يزجّ في الميدان سلاحاً جديداً، و بالعودة إلى واقع المسلحين فاننا نشهد عجزهم عن فرض السيطرة على الحالة العامة رغم تعزيز قدراتهم بالقوى البشرية التي وصلت في عديدها إلى 135 الف مسلح ثم انخفضت إلى 65 الف، تحت ضربات الجيش السوري ومتغيرات البيئة العامةـ لذلك لم يتبق لهؤلاء إلّا ان يستعملوا السلاح الكيماوي رغبة في تحقيق التوازن المفقود. وان المسلحين المأزومين سياسياً وميدانياً حاولو تفجير أزمتهم بصاروخ كيماوي يخرجهم منها.
رغبة تركية أطلسية ببعث رسالة جدية وحادة إلى سورية، بان التهديدات السابقة بتسليح المعارضة وتدريبها على استعمال أسلحة نوعية فتّاكة، قرار جدّي وعلى الحكومة السورية – برأيهم – ان تأخذه بالاعتبار وان تعيد حساباتها، كما صرح اكثر من مسؤول غربي في هذا الصدد. والحسابات المقصودة هنا تتعلق بتمسك الحكومة السورية والرئيس الاسد بالقرار الشعبي والانصياع له وحده ورفض الاملاءات الخارجية مهما كان مصدرها، وهي تهدف إلى تعيين الحكام مع تجاوز صناديق الاقتراع. وقد جاء تعيين اميركي من اصول كردية سورية رئيساً لحكومة مدّعاة، بمثابة النموذج الذي يريد الغرب فرضه على السوريين، وهو مرفوض طبعاً من قبل الشعب السوري ومن قبل قيادته الوطنية والقومية. لذلك جاء الصاروخ الكيماوي بقصد الترهيب والضغط والتهويل على القيادة السورية حتى تتراجع عن ثوابتها في فهم الحكم واختيار الحكام واتخاذ القرار المستقل.
حاجة أميركية لاختبار الواقع الحالي للقيادة السورية خاصة في تماسكها ورباطة جأشها ثم استدراجها إلى مبادلة الفعل الاجرامي الذي ارتكبته الجماعات المسلحة بالمثل، واللجوء إلى السلاح الكيماوي – هذا اذا فشلت في إلصاق الجريمة أصلا بالنظام - وعندها يكون لأميركا المبرّر الكافي – كما صرحت سابقاً- للتدخل عسكرياً في الازمة تحت غطاء من الهيئات الدولية او الاقليمية من أجل إسقاط النظام الذي صمد حتى الآن وهو قادر على الاستمرار والثبات رغم كثافة العدوان وحجم المعتدين، وعلى جعل دولة كروسيا تقول بوضوح بأن «سقوطه مستحيل».
ان القرار بإشعال غاز السارين هو قرار أميركي، وطأت له منذ شهرين (راجع التقرير الذي وزعته شبكة س ن ن في مطلع السنة تحت عنوان ما هو غاز السارين ولماذا قد تستخدمه دمشق) ورغبت جبهة العدوان من اللجوء اليه لتحقيق ما تقدّم، لكن أحلامها– كما يبدو – ذهبت كغيرها أدراج الرياح، فكانت ردّة الفعل السورية على الصعد العسكرية والسياسية والاعلامية متماسكة وواثقة بالنفس وبقدراتها ما جعل الخطة الغربية تفشل في تحقيق الاهداف الأساسية منها، لكن الفعل الاجرامي لم يذهب من دون نتائج وتداعيات، حيث ان دماء الشهداء الذين اختنقوا إثر هذه الجريمة ومعهم المصابين بغاز السارين (SAREN) الذي نتج عن الصاروخ الكيماوي المسبّب للاختناق والتأثير على الاعصاب، كان لها من المفاعيل ما دفع الامور في اتجاه معاكس للرغبات الاميركية، حيث اننا نسجل في هذا المضمار:
إدانة دولية شاملة وعامة أحرجت أميركا والغرب وأظهرت بشكل خاص النفاق الاميركي في المسألة، فبعد ان ادّعت أميركا انها لا تملك الدليل على استعمال السلاح هذا، عادت وزعمت انها لا تعرف الجهة التي استعملته، واضطرت للهروب إلى الامام للقول بأنها لن تقبل بأن يستعمل النظام السلاح الكيماوي، واذ بها تعترف ضمناً وبشكل مباشر بأنها تقبل وتشجع لا بل تأمر الجماعات المسلحة باستعمال هذا السلاح. ونقول إنها احرجت اميركا، رغم يقيننا بأن أميركا تتحرّك متفلتة من اي قيد قانوني او أخلاقي او إنساني، لكن هذا الموقف الذي وُضعت فيه الآن معطوف على البئية الدولية القائمة، ومن شأنه ان يعطل المسعى الأميركي للتذرّع بالسلاح الكيماوي لدفع المجتمع الدولي للتدخل عسكرياً في سورية.
فضيحة ما يسمى بـ»المعارضة السورية» وإحراج لها، زادا من تشتتها وتنافرها خاصة ان ضحايا الجريمة في معظمهم من الأطفال والنساء، وقد كان بليغا كلام تلك الطفلة السورية المصابة بالغاز السام وهي تقول «هذه هي حريتهم؟ الله لا يوفقهم؟»
ولن نعتني بمواقف الأعراب القابعين في حظيرة النعاج حيث يلتقون تحت اسم «جامعة دول عربية»، فهم لم يتخذوا مواقف اصلا، بل كان سكوتهم هو الموقف الذي يعني قبولهم واشتراكهم في الجريمة المنكرة والمدانة على لسان كل عاقل شريف، وطبعاً هذا لا يتوفر في قاموسهم.
ان لجوء الجبهة المعتدية على سورية المدعومة من قِبل القيادة الاميركية، إلى السلاح الكيماوي، وبالرغم من انه مثّل تصعيداً مهمّاً في الازمة ومجرياتها، الا انه عجز عن إحداث خرق في الميدان العسكري ولم يحقق شيئاً من التوازن الذي تستميت أميركا لتحقيقه قبل الجلوس إلى طاولة التفاوض، وأفقدها أوراق اضافية لن يعوّضها تعيين كردي اميركي مفوضاً سامياً او حاكماً لسورية برتبة «رئيس حكومة موقتة»، ونرى ان التصعيد على المستوى الميداني بالكيماوي، وعلى المستوى السياسي بتعيين اميركي رئيس حكومة مزعومة لسورية، لن يحقق شيئاً من المتوخى منه ولن يغيّر في جوهر المعادلة القائمة لمصلحة الدولة السورية وشرعيتها
AL-Binaa.

jeudi 21 mars 2013

L’Arme trouble de l’Occident impérialiste : mort, prison ou soumission ! Mais comme la vérité est révolutionnaire, il faut la cacher… c’est à nous de la faire exploser à la figure de cette bande de réactionnaires fascisants qui dirigent le monde avec une stratégie de la tension et de la terreur.

« Comment expliquer le fait que six leaders de pays latino-américains qui critiquaient la politique des Etats-Unis et tentaient de former leur propre bloc influent pour devenir souverains et indépendants, ont soudainement contracté la même maladie qu’Hugo Chavez ? » voilà la question qu’a posé Guennadi Ziouganov, le secrétaire général du Parti Communiste de la Fédération de Russie (KPR), ajoutant « J e pense que cet épisode est loin d’être fortuit, il faut engager une enquête sous contrôle international ».

 
Aussi, il est important de visionner cette vidéo dans laquelle Hugo Chavez déjà en 2011, s’interrogeait sur des faits qui engendraient l’apparition de maladies qui ont touché les dirigeants progressistes d’Amérique Latine.

Au grand dam des soi-disant experts et bienpensants de nos média corrompus par le capitalisme, qui depuis deux jours ne cessent de vomir à coups de mensonges leur haine du progressisme sud-américain et de la solidarité internationaliste, suite au décès du Président-Camarade Hugo Chavez ; au grand dam de tous ceux qui pensent qu’il n’y a ni plans ni complots contre les pays et les peuples pour leurs supprimer toute souveraineté ou tout droit qui ne correspondent pas aux puissances capitalistes et aux monopoles des multinationales … voilà que le russe Guennadi Ziouganov comme d’ailleurs Mahmoud Ahmadinejad, le Président iranien, et d’autres… pose la bonne question puisque ce sont des faits et les faits sont têtus, dans la nature il n’y a pas de place pour le hasard et tout est explicable scientifiquement même si la science n’a pas l’ensemble des connaissances pour tout expliquer.

Suite à cette légitime interrogation sur l’apparition de maladies suspectes et brutales chez les membres du camp progressiste et socialiste, il nous faut donc soulever le problème et aller jusqu’au fond de notre analyse. En effet, quand ce ne sont pas des maladies qui viennent frapper mortellement nos camarades qui s’opposent aux impérialistes, d’autres méthodes sont employées pour les éliminer physiquement.

Si certains comme Nelson Mandela ont échappé à la mort mais au prix de dizaines d’années d’emprisonnement et d’isolement, d’autres leaders politiques ont été sauvagement assassinés, et des milliers de prisonniers politiques ou de guerre de notre camp, restent bâillonnés et subissent une peine de mort lente en restant enfermés depuis des dizaines d’années dans des prisons sécurisés ou des camps spéciaux.

Bien sûr nous n’avons aucune pensée sympathique avec les anti progressistes, les mercenaires des services secrets ou les corrompus à la solde des impérialistes… nous sommes solidaires de ceux qui sont de notre côté de la barricade, nous pensons : au libanais Georges Ibrahim Abdallah, à l’afro-américain Mumia Abu Jamal, à l’amérindien Léonard Pelletier, trois condamnés à perpétuité au terme de procès bâclés, orientés et sans preuve, qui subissent des incarcérations depuis 30 ans, aux 5000 prisonniers palestiniens dont les leaders Ahmad Sa’adat du FPLP et Marouane Barghouti du Fatah, au chilien Abimael Guzmán du PCP-SL, aux antiterroristes cubains, Gerardo Hernandez Nordelo, Ramon Labanino Salazar, Antonio Guerrero Rodriguez, Fernando Gonzalez Llort, René Gonzalez Schwerert, aux milliers de prisonniers kurdes du PKK dont Abdullah Öcalan, aux 650 prisonniers basques de l’ETA, aux Corses du FNLC dont Yvan Colonna, aux Irlandais de l’IRA, aux Espagnols des Grapo, aux italiens des BR, aux allemands Sonja Suder et Christian Gauger des RZ, au soldat étasunien Bradley Manning, aux mapuches du Chili, aux zapatistes du Mexique, aux prisonniers du camp de concentration de la base étasunienne de Guantanamo, aux milliers d’Irakiens pro-Saddam et aux milliers de libyens pro-Kadhafi … et la liste est encore longue n’en déplaise à certains.

[N’hésitez à nous rappeler des noms, nous ajouterons… mais surtout pas de pussy riot, de pseudo « rebelles » syriens, d’opposants chinois ou coréens... ou autres mercenaires des services secrets ou corrompus à la solde des impérialistes]

Pinochet, Videla, Papon, Reagan, Mobutu, Bordaberry, Franco, Salazar, Assan II, Reza Pahlavi, Somoza, Batista, Duvallier, Houphouët-Boigny… et tant d’autres assassins sont morts dans leur lit… Thatcher, Bush, Alvarez, Kissinger, Sharon, même en mauvais état de santé, vivent encore… nous disons malheureusement… personne n’ayant réussi à les atteindre malgré toutes les « saloperies » dont ils ont été coupables. Sans oublier tous les escadrons de la mort, contras et mercenaires à la solde des services secrets occidentaux…

Ce qui n’a pas été le cas pour Ernesto Guevara, Martin Luther King, Malcom X, Mehdi Ben Barka, Steeve Biko, Patrice Lumumba, Jamal Abdel Nasser, Salvador Puig i Antich, Bobby Sand, Thomas Sankara, Pierre Goldman, Pierre Overney, Margherita Cagol, Andreas Baader, Ulrike Meinhof, Nisio Gomes, Mohamed Boudiaf, Moustapha Zibri, Laurent-Désiré Kabila Saddam Hussein, Mouammar Kadhafi, Sakine Cansiz, Fidan Dogan et Leyla Söylemez … et peut être Yasser Arafat et tant d’autres camarades de la résistance… qui n’ont pas eu cette chance de mourir tranquillement dans leur lit, ayant été assassinés pour avoir osé s’opposer au capitalisme, au colonialisme, au fascisme et à l’impérialisme.

Aujourd’hui le TPI (Tribunal Pénal International), juge Laurent Gbagbo, l’ancien président de Côte d’Ivoire, qui a voulu émanciper son pays et le libérer de la servitude de la françafrique gaullienne issue des pratiques colonialistes instiguées par des politiciens considérés aujourd’hui comme de grands humanistes issus de la France des Lumières et de la franc-maçonnerie.

Le TPI n’a aucune légitimité pour juger Laurent Gbagbo mais se permet de le juger comme un criminel de guerre alors que ce TPI n’a jamais jugé un membre des pays capitalistes coupables des pires atrocités de guerre, comme par exemple : l’emploi de l’Agent Orange au Vietnam, la création des Escadrons de la Mort en Amérique Latine, l’armement des Contras, des Talibans, des djihadistes, l’emploi d’uranium appauvri ou de phosphore blanc dans les armes de guerre, la pratique de la torture et de l’apartheid, la mise en place de camps spéciaux de concentration, les trafics d’armes… ou tous les assassinats d’opposants politiques…

Ainsi que dit dans le journal « Panafricain Africawatch » du 3 février 2013, le Président Equato-Guinéen, Obiang Nguema Basogo, qui fût Président de l’Unité Africaine, à propos de ce procès, en dénonçant de manière véhémente l’intervention de la France et de l’ONU dans les conflits ivoirien et libyen : « Eh bien, nous savons que la France s’est impliqué jusqu’au cou dans ce conflit, elle a utilisé ses troupes et s’est battu pour un camp dans le conflit avant les élections, et beaucoup de personnes sont mortes. En tant que tel, la France n’est plus un arbitre impartial en Côte d’Ivoire. Elle devait donc se mettre à l’écart et donner la place à des pays neutres acceptés par les deux parties pour vraiment aider à trouver une solution acceptable en Côte d’Ivoire », ajoutant « la France a joué un rôle clé dans le conflit ivoirien parce que la France avait promis de donner le pouvoir à l’autre partie. Mais elle n’allait pas le faire par les urnes ou les négociations, elle avait l’intention d’utiliser l’armée française. Et c’est exactement ce qu’elle a fait. Et quelque soit ce que nous disions en tant que dirigeants de l’Afrique, siégeant à l’Union africaine, n’avait pas d’importance pour eux » … cela veut tout dire !

Et que Obiang Nguema Basogo sur l’ingérence de la France (et de l’Otan) dans le conflit libyen au côté des forces anti kadhafistes qui s’avèrent (nous le savions) aujourd’hui être des islamistes radicaux : « En Libye, le conflit a aussi commencé comme une affaire interne, comme ce qui s’est passé en Egypte et en Tunisie, mais il a fini dans une rébellion parrainée par les pays étrangers. Tout à coup, les rebelles de l’Est, qui n’avait pas de fusils, ont reçu des armes envoyées par des pays étrangers pour lutter contre le gouvernement du colonel Mouammar Kadhafi, qui avait contribué à la création de l’Union africaine, et a soutenu l’organisation de quelque manière qu’il le pouvait. Dans tous les pays, si un gouvernement est attaqué par des rebelles armés, le gouvernement a le droit de se défendre par le déploiement de son armée. C’est inscrit dans le droit international. Et c’est exactement ce que le gouvernement de Kadhafi a tenté de faire »… cela veut aussi tout dire !

Obiang Nguema Basogo prend là des risques en disant cette vérité qui n’a jamais été retranscrite par nos média bonimenteurs, exactement comme Hugo Chavez et tous les dirigeants d’Amérique Latine [tombés malades avec la même pathologie] n’ont cessé de dire depuis des années pour contrer toutes les tentatives mensongères à l’égard de leur pays et de leur politique sociale et progressiste.

Pourtant encore aujourd’hui, nos média qui ont clairement choisi le camp de la réaction continuent avec une malhonnêteté flagrante à semer la confusion en diabolisant ceux qui ne sont pas dans le camp impérialiste, et en dédiabolisation les faits d’armes des assassins, sérial-killers en col blanc cravaté, qui depuis plus de 50 ans mènent des guerres en contrebande contre les peuples et des guerres idéologiques qui ont déjà fait des millions de morts.

Mais comme la vérité est révolutionnaire, il faut la cacher… c’est à nous de la faire exploser à la figure de cette bande de réactionnaires fascisants qui dirigent le monde avec une stratégie de la tension et de la terreur.

RÉSISTANCE ET OFFENSIVE, SONT NOS SEULES SOLUTIONS !

Les Cahiers communistes de la « cellule ouvrière du bassin minier ouest du Pas-de-Calais »
comibase@gmail.com
n°38/ 12-03-2013
URL de cet article 19724

mercredi 20 mars 2013

La dernière lettre (Truth Dig)...Mon jour du jugement dernier approche. Le vôtre viendra.

Message à Georges Bush et à Dick Cheney de la part d’un vétéran mourant

 Vous pouvez échappez à la justice mais à nos yeux  vous êtes chacun coupable de crimes de guerre flagrants, de pillages et, finalement, d’assassinats, y compris l’assassinat de milliers de jeunes Américains – mes camarades vétérans – dont vous avez volé l’avenir.

Je vous écris cette lettre pour le 10è anniversaire de la guerre en Irak au nom de mes collègues vétérans de la guerre en Irak. Je vous écris cette lettre au nom des 4 488 soldats et Marines qui sont morts en Irak. Je vous écris cette lettre au nom des centaines de milliers de vétérans qui ont été blessés et au nom de ceux dont les blessures, physiques et psychologiques, ont détruit leur vie. Je suis l’un de ces blessés graves. J’ai été paralysé dans une embuscade d’insurgés en 2004 à Sadr. Ma vie touche à sa fin. Je vis en soins palliatifs.
Je vous écris cette lettre au nom des maris et des femmes qui ont perdu leurs époux, au nom des enfants qui ont perdu un parent, au nom des pères et des mères qui ont perdu des fils et des filles et au nom de ceux qui prennent soin des milliers de mes camarades vétérans qui ont des lésions cérébrales. Je vous écris cette lettre au nom de ces vétérans dont le trauma et l’auto-répulsion pour ce qu’ils ont vu, enduré et fait en Irak ont conduit au suicide et au nom des soldats en service et des Marines qui commettent, en moyenne, un suicide par jour. Je vous écris cette lettre au nom de près des un million de morts Irakiens et au nom des innombrables blessés Irakiens. Je vous écris cette lettre au nom de nous tous – les détritus humains que votre guerre a laissés derrière elle, ceux qui passeront leur vie dans une douleur et un chagrin sans fin.
Je vous écris cette lettre, ma dernière lettre, M. Bush et M. Cheney. Je ne vous écris pas parce que je pense que vous saisissez les terribles conséquences humaines et morales de vos mensonges, de vos manipulations et de votre soif de richesse et de pouvoir. Je vous écris cette lettre parce que, avant ma propre mort, je veux qu’il soit clair que moi, et les centaines de mes camarades anciens combattants, ainsi que des millions de mes concitoyens, comme les centaines de millions d’autres en Irak et au Moyen Orient, sachent réellement qui vous êtes et ce que vous avez fait. Vous pouvez échappez à la justice mais à nos yeux vous êtes chacun coupable de crimes de guerre flagrants, de pillages et, finalement, d’assassinats, y compris l’assassinat de milliers de jeunes Américains – mes camarades vétérans – dont vous avez volé l’avenir.
Vos postes de dirigeants, vos millions de dollars de richesse personnelle, vos consultants en relations publiques, vos privilèges et votre pouvoir ne peuvent masquer la vacuité de votre caractère. Vous nous avez envoyé combattre et mourir en Irak après que vous, M. Cheney, ayez esquivé la conscription pour le Vietnam, et vous, M. Bush, vous vous soyez porté AWOL (« absent without official leave » c’est-à-dire « absent sans permission officielle », synonyme dans le langage militaire de désertion – NDT) de votre unité de la Garde Nationale. Votre lâcheté et votre égoïsme ont été démontrés il y a des années. Vous n’étiez pas prêts à risquer votre vie pour notre nation mais vous avez envoyé des centaines de milliers de jeunes hommes et de femmes se sacrifier dans une guerre insensée, sans plus de réflexion qu’il n’en faut pour sortir les poubelles.
J’ai rejoint l’armée deux jours après les attaques du 11 septembre. J’ai rejoint l’armée parce que notre pays avait été attaqué. Je voulais riposter à ceux qui avaient tué près de 3 000 de mes concitoyens. Je n’ai pas rejoint l’armée pour aller en Irak, un pays qui n’avait pas pris part aux attentats du 11 septembre 2001 et ne constituait aucune menace à ses voisins, encore moins pour les Etats-Unis. Je n’ai pas rejoint l’armée pour « libérer » les Irakiens ou pour fermer les installations mythiques d’armes de destruction massive ou pour implanter ce que vous avez appelé cyniquement la « démocratie » à Bagdad et au Moyen-Orient. Je n’ai pas rejoint l’armée pour reconstruire l’Irak, dont vous avez prétendu à l’époque qu’il pourrait être payé par les ressources pétrolières de l’Irak. Au lieu de cela, cette guerre a coûté aux Etats-Unis environ 3 milliards de dollars. Je n’ai surtout pas rejoint l’armée pour mener à bien une guerre préventive. La guerre préventive est illégale au regard du droit international. Et en tant que soldat en Irak, je le sais maintenant, j’étais complice de votre stupidité et de vos crimes. La guerre en Irak est la plus grande erreur stratégique de l’histoire américaine. Elle a fracassé l’équilibre des forces au Moyen-Orient. Elle a installé un gouvernement pro-iranien corrompu et brutal à Bagdad, installé solidement au pouvoir par la torture des escadrons de la mort et la terreur. Et elle a laissé l’Iran comme une puissance dominante de la région. A tous points de vue – moral, stratégique, militaire et économique, l’Irak a été un échec. Et c’est vous, M. Bush et M. Cheney, qui avez commencé cette guerre. C’est vous qui devriez en payer les conséquences.
Je n’écrirais pas cette lettre si j’avais été blessé en combattant en Afghanistan contre ces forces qui ont perpétré les attentats du 11 septembre. Si j’avais été blessé là-bas, je serais quand même malheureux à cause de ma détérioration physique et de ma mort imminente, mais j’aurais au moins la consolation de savoir que mes blessures seraient la conséquence de ma propre décision à défendre le pays que j’aime. Je ne serais pas obligé de rester couché dans mon lit, le corps rempli d’analgésiques, en train de mourir et d’avoir à faire face à des centaines de milliers d’êtres humains, y compris des enfants, y compris moi-même, qui ont été sacrifiés par vous pour rien de plus que la cupidité des compagnies pétrolières, votre alliance avec les émirs du pétrole d’Arabie Saoudite et votre folle vision de l’empire.
J’ai souffert, comme beaucoup d’autres anciens combattants handicapés, des insuffisances de soins souvent ineptes fournis par l’administration des vétérans. J’ai fini par réaliser, comme beaucoup d’autres anciens combattants handicapés, que nos blessures mentales et physiques ne sont d’aucun intérêt pour vous, peut-être d’aucun intérêt pour n’importe quel politicien. Nous avons été utilisés. Nous avons été trahis. Et nous avons été abandonnés. Vous, M. Bush, feignez beaucoup d’être chrétien. Mais mentir n’est-il pas un péché ? Tuer n’est-ce pas un péché ? Le vol et l’égoïsme ne sont-ils pas un péché ? Je ne suis pas chrétien. Mais je crois dans l’idéal chrétien. Je crois que ce que vous faites au plus insignifiant de vos frères vous le faites en définitive à vous-même, à votre propre âme.
Mon jour du jugement dernier approche. Le vôtre viendra. J’espère que vous serez envoyé devant un tribunal. J’espère que, pour le salut de votre âme, vous trouverez le courage moral pour affronter ce que vous avez fait, à moi et à beaucoup, beaucoup d’autres qui méritent de vivre. J’espère qu’avant que votre vie sur terre prenne fin, comme la mienne s’achève à présent, vous trouverez la force de caractère pour vous présenter devant le public américain et devant le monde, et en particulier devant le peuple Irakien, pour implorer leur pardon.
Thomas Young

samedi 16 mars 2013

VIDEO - Les chiens des colons contre les Palestiniens…Violence,Torture et humiliation Israéliennes

 
le film montrant une femme âgée agressée par un chien de Tsahal, dans un village proche de Bethléem


Une plainte a été déposée contre le parlementaire palestinien Ahmad Tibi pour incitation à la haine raciale et mépris des symboles de l’État. Ce député à la Knesset avait posté sur sa page Facebook une photo de lui accompagnée d’une légende écrite en arabe « Allah akbar » (Dieu est grand !) au-dessous de laquelle apparaissaient des chiens formés de petites étoiles de David.
Les attaques de ce type contre des Palestiniens sont légion

La plainte a été déposée Eliyahu Nissim, membre du parti Otzma LeYisrael, dirigé par Arieh Eldad et Michael Ben-Ari.
Ahmad Tibi avait dénoncé par le passé l’utilisation éhontée qui était faite par Tsahal des brigades cynophiles. Les chiens étaient systématiquement incités par leurs maîtres à sauter sur tout Palestinien qui prononçait le takbîr (en arabe تكبي). Les forces israéliennes n’avaient d’ailleurs jamais nié ces allégations.
La tactique semble avoir été reprise contre les Palestiniens par les colons. Déjà autorisés à posséder des armes à feu, ces derniers utiliseraient aujourd’hui les chiens comme une nouvelle arme par destination. « Des pratiques racistes et contraires aux lois internationales », a lâché Ahmad Tibi à la presse. Il ne s’agit malheureusement pas d’un scoop. Les vidéos circulant sur Internet montrant des attaques de ce type menées par des soldats israéliens sur des Palestiniens sont légion. Deux exemples parmi d’autres : le film montrant une femme âgée agressée par un chien de Tsahal, dans un village proche de Bethléem ; et celui qui met en évidence l’agression d’un manifestant palestinien, à Kufr Qaddum. Les images peuvent être difficilement soutenables.
Eliyahu Nissim pourra toujours comparer les publications d’Ahmad Tibi avec les caricatures antisémites des nazis, il n’empêche que ce sont ces derniers qui entraînaient les chiens à mordre.
Capitaine Martin
http://www.resistance-politique.fr/article-les-chiens-des-colons-contre-les-palestiniens-116222422.html

URL de cet article 19773

samedi 9 mars 2013

Terroristes et Occident même combat ?...Comment comprendre sinon ce bizarre comportement qui voit l’Occident combattre les terroristes au Mali, tout en étant leur allié en Syrie, les finançant, les formant, voire en les armant ?

Bachar al Assad un dictateur ? C’est fort possible ! Mais est-ce au Qatar et à l’Arabie Saoudite - deux monarchies absolues où le citoyen n’a pas droit de cité - de faire la leçon au régime syrien en matière de démocratie ? Est-ce aux Etat-Unis qui, toutes ces années, ont conforté et aidé de toutes les manières les régimes dictatoriaux et autocrates du Monde arabe, de dire aux peuples arabes ce qu’il faut faire ?

Maintenant on sait avec certitude qu’à l’exception des révoltes du dit « Printemps arabe » en Tunisie et en Egypte, les bouleversements qui ont marqué et marquent encore, le Monde arabe du Maghreb au Moyen-Orient, ont été téléguidés, diligentés, voire directement encouragés par et à partir des monarchies du Golfe et de l’Occident sous l’impulsion agissante de certains pays plus engagés que d’autres, à l’instar du Qatar et de la France de l’ex-président Nicolas Sarkozy. Ceci pour fixer les idées, car ce qui a été présenté depuis deux ans comme étant des « révolutions » arabes contre les dictatures ne sont en réalité que des actions de déstabilisation commanditées, voire impulsées de l’étranger. En Libye, où il n’y a jamais eu de révoltes, c’est l’Otan qui a ouvert les portes aux islamistes leur donnant l’opportunité de postuler à un pouvoir qu’ils n’avaient aucune chance d’en rêver autrement. Mais c’est encore le pillage des arsenaux libyens par les terroristes - et les conséquences désastreuses qui en ont résulté sur la région du Sahel avec notamment, la prise par les terroristes des deux-tiers du territoire malien - qui donne la mesure des inconséquences de ceux qui, apprentis sorciers, ont voulu remodeler le Monde arabe à leurs intérêts.
Comment comprendre sinon ce bizarre comportement qui voit l’Occident combattre les terroristes au Mali, tout en étant leur allié en Syrie, les finançant, les formant, voire en les armant ?! Jeudi encore, lors de la réunion des dits « Amis » du peuple syrien, les pays occidentaux et les monarchies du Golfe ont décidé d’octroyer des « aides » matérielles et financières à l’opposition syrienne, en fait, à la rébellion. Des groupes qui combattent un gouvernement légitime et un président régulièrement élu par son peuple. Bachar al Assad un dictateur ? C’est fort possible ! Mais est-ce au Qatar et à l’Arabie Saoudite - deux monarchies absolues où le citoyen n’a pas droit de cité - de faire la leçon au régime syrien en matière de démocratie ? Est-ce aux Etat-Unis qui, toutes ces années, ont conforté et aidé de toutes les manières les régimes dictatoriaux et autocrates du Monde arabe, de dire aux peuples arabes ce qu’il faut faire ? Le Qatar qui (grâce à ses immenses richesses) finance les terroristes au Sahel africain (avec toutes les déprédations et meurtres qu’ils ont commis dans la région), la rébellion syrienne (laquelle sans état d’âme ruine méthodiquement ce pays) et vient de condamner à une lourde peine de prison un poète qatari, Mohammed Al-Ajami, (coupable d’avoir chanté le « Printemps arabe » et réclamé la démocratie pour son pays) est-il vraiment le mieux qualifié pour enseigner les droits de l’homme et l’abécédaire de la démocratie au peuple et dirigeants syriens et par extension du Monde arabe ?
Ainsi, depuis deux ans, des choses singulières se passent dans cette région devenue un vaste champ d’expériences iniques dont les uniques victimes sont encore et restent les peuples arabes auxquels on veut « transférer » la « démocratie » par la baïonnette, quitte à les exterminer jusqu’au dernier. C’est en fait le cas en Syrie où la rébellion - des déserteurs de l’armée syrienne renforcés par des mercenaires et des terroristes notamment libyens - s’acharne à détruire le pays. Et c’est à cette opposition armée que les monarchies du Golfe et des pays occidentaux promettent une aide « non létale » et des dons financiers conséquents. A Rome, les Etats-Unis, qui ont mis sur la liste rouge du terrorisme le Front Al-Nosra - qui combat le gouvernement syrien et est auteur de nombreux attentats suicides en Syrie - vont octroyer à la rébellion syrienne 60 millions de dollars. Qui dit que ces dollars n’iront pas alimenter directement les caisses de ces terroristes qui figurent sur leur liste noire ?
Devenu donc un immense champ d’expérimentations non identifiées, le Monde arabe est surtout une cocote-minute qui, à tout moment, peut exploser. Avec les dégâts que l’on peut supposer. De fait, l’effet de surprise qui a joué dans le cas de la Tunisie et de l’Egypte, a fait long feu dans d’autres parties du Monde arabe et singulièrement en Syrie où la guerre entre dans sa troisième année sans que l’on puisse savoir qui en sortira vainqueur et à quel prix ? L’Occident et les terroristes poursuivent-ils le même combat ? La question mérite d’être posée.
Karim MOHSEN
http://www.lexpressiondz.com/edito/169990-terroristes-et-occ...
URL de cet article 19581