dimanche 11 août 2013

Maroc : Quelque chose s’est cassée du côté du Makhzen.....


Il serait pour le moins étonnant que Mohamed VI ait pu signer la grâce de ce pédophile espagnol sans s’informer sur la nature de sa condamnation. Car la paranoïa et la rigueur de la monarchie marocaine est proverbiale. Il y a donc une certitude que l’apposition de son paraphe sur l’acte libérateur du criminel, bourreau d’enfant, s’est réalisée en parfaite connaissance de cause.
Cette certitude vient s’appuyer sur la conviction que la dynastie alaouite a de l’insignifiance de ses sujetset de son pouvoir immanent et imprescriptible. Certains laudateurs de la presse et des analyses de commande défendent l’idée que le roi a été trompé.
Comme si le Makhzen pouvait contenir des serviteurs capables de seulement penser à une tromperie vis à vis de celui qui constitue leur seigneur et maître et l’expression de leur existence.
Ce faisant, les mêmes ravaleurs de façade royale, veulent faire accroire que le recul du monarque sur sa décision n’est pas un geste de faiblesse et pourrait être compris par les Marocains comme un geste de bonté. Comme si la violente répression de la contestation, dont ont été victimes des journalistes, n’illustrait pas à elle seule l’arrogance du palais, avant que cette arrogance soit remisée devant l’ampleur du scandale et de la colère qu’il a suscitée au Maroc et à travers le monde.
Ce qui devrait être alors dit c’est M6 vient de subir le premier revers depuis que son premier aïeul a occupé le trône. Et la lame de fond ne s’est pas arrêtée. L’indignation est profonde.
Un site, entre autres, la version marocaine. overblog.com, n’a pas les mots assez forts pour traiter du sujet. Ces mots vont bien au-delà du simple fait et touchent à la problématique du rapport de pouvoir entre la société et le trône. Le site décline une révolte manifeste : " N’y a-t-il donc aucune limite à vos droits sur nous ? N’y -at- il donc aucune limite à vos démonstrations de pouvoir absolu sur nous ? Ni celles de l’humanisme, ni celles de la pudeur, ni celles de la dignité, à défaut de celles du patriotisme ? ".
D’autres termes plus crus sur le crime de l’Espagnol, ne peuvent être reproduits, ici, qui sont lancés à la face du roi, pleins de dégoût et de reproches. Il est même questions des motivations de Mohamed VI dans le cadeau qu’il a fait à Juan Carlos. Le site fait ouvertement allusion à la contrepartie escomptée de ce dernier : " Ce sont peut-être des cadeaux classiques entre monarques…tu me libères un pédophile, je te pistonne pour le SAHARA ou pour tes dossiers foireux un peu partout, ou pour tes affaires perso ou pour des trucs dont on ne peut même pas deviner la nature ".
Hypothèses criardes de vérité, livrées sans une ironie méprisante de la cuisine politique et diplomatique royale. Et il y a de quoi. Il n’y a qu’un juste retour de politesse. L’auteur de la diatribe est amer : " nous valons donc si peu à vos yeux, au point d’offrir les petits corps de nos enfants à tous les détraqués de la terre parce que l’article 34 vous le permet ? "
M6 a peut-être été plus loin qu’il ne devait, aveuglé par son absolutisme. De toutes les façons quelque chose s’est bien cassée.
Ahmed Halfaoui

Fermeture d'ambassades de l'UE : les dessous de la panique semée par les USA…..« Noircis dans le scandale de l’affaire Snowden, les services américains NSA et CIA tentent de justifier leur activité en général et l’existence du renseignement électronique en particulier. »

Réagissant à l’alerte sonnée par les USA suite aux menaces d’Al-Qaïda, la Grande Bretagne, le Canada, la France et la Norvège ont fermé la semaine dernière leurs représentations diplomatiques dans les pays du Proche-Orient et d’Afrique du Nord. La panique émanait des Etats-Unis. La Voix de la Russie tente d’élucider les causes profondes de ces démarches de la communauté internationale.
La formule par laquelle Washington a expliqué la suspension de l’activité de ses ambassades n’étonne pas. « Bien que les buts concrets des terroristes soient inconnus, leurs intentions sont parfaitement claires », a déclaré le général Martin Dempsey, président du Comité des chefs d’États-majors interarmées, à la chaîne ABC. Les portes de quatre ambassades sont déjà closes. Par ailleurs, la rapidité et la coordination avec laquelle les décisions de Londres, Ottawa, Paris et Oslo se sont succédé suscitent l’étonnement, fait remarquer Lev Korolkov, vétéran du Service du renseignement extérieur, expert des situations de crise.
« La raison pour laquelle certains pays se sont soudainement mis à fermer leurs ambassades est obscure. Par ailleurs, auparavant la situation n’était pas moins sérieuse, car les signes d’attentats terroristes sont nombreux et réguliers. Dans la réalité, les menaces se concrétisent à hauteur de moins d’un pourcent. Après les explosions aux Etats-Unis et au Kenya, les actes terroristes ne se sont pas répétés. »
Il est possible que cette réaction soit due à l’activité coordonnée des services de renseignement des Etats-Unis et de ceux des pays du bloc euro-atlantique qui semblent leur servir de filiales. Transmises via les canaux américains, les menaces d’attentats terroristes ont sans doute provoqué une réaction appropriée chez les pays d’Europe Occidentale. Ces derniers ont ainsi suivi l’exemple américain.
Pourtant, compte tenu des formules assez vagues de l’administration américaine, il est possible de voir dans cette campagne une tentative pour étouffer le scandale de l’affaire Snowden, estime l’expert K. Bogdanov.
« Les Américains veulent résoudre deux tâches. La première est purement administrative. Noircis dans le scandale de l’affaire Snowden, les services américains NSA et CIA tentent de justifier leur activité en général et l’existence du renseignement électronique en particulier. »
Entre temps, la campagne actuelle peut avoir un but complètement différent, qui reste inconnu. Selon M. Korolkov, malgré le retrait d’Afghanistan des troupes américaines annoncé par Washington, l’administration souhaite toujours maintenir sa présence au Proche-Orient. Pour y parvenir, les structures de force américaines sont parfaitement capables d’organiser une provocation de ce type.
Grigori Milenine
Source : Cameroonvoice

Évasions simultanées de jihadistes dans 9 pays.....Les bureaux de recrutement des organisations militaires privées peinent de plus en plus à envoyer du personnel « faire le jihad » en Syrie. D’où l’idée d’extraire de prison des combattants aguerris.

À la suite d’une série d’évasions de prison survenues dans neuf pays membres d’Interpol au cours du seul mois dernier, notamment en Iraq, en Libye et au Pakistan, le Secrétariat général de l’Organisation a lancé une alerte mondiale de sécurité invitant à la plus grande vigilance.
L’implication d’Al-Qaida étant soupçonnée dans plusieurs de ces opérations, qui ont abouti à l’évasion de centaines de terroristes et autres criminels, le communiqué d’Interpol sollicite l’assistance des 190 pays membres de l’Organisation en vue de déterminer si ces événements récents sont coordonnés ou liés. », annonce l’agence de coopération policière dans un communiqué daté du 3 août 2013.
L’agence ne donne pas la liste des États concernés. Les principales opérations auxquelles elle fait référence sont :
 le 23 juillet, 500 à 1 000 détenus s’évadent des prisons de Taj et d’Abou Graïb (Irak).
 le 27 juillet, 1 117 détenus s’évadent de la prison de Kouafia (district de Benghazi, Libye) à la suite d’une émeute interne couplée à une attaque externe.
 dans la nuit du 29 au 30 juillet, 243 talibans s’évadent de la prison de Dera Ismaïl Khan (zones tribales pakistanaises).
Selon les témoins, ces évasions sont survenues à l’issue d’opérations commandos très sophistiquées.
Les bureaux de recrutement des organisations militaires privées peinent de plus en plus à envoyer du personnel « faire le jihad » en Syrie. D’où l’idée d’extraire de prison des combattants aguerris. De source sûre, les Irakiens sont déjà arrivés sur le terrain.
Washington a répondu à la suspicion qui pèse sur ses Forces spéciales d’avoir organisé ces opérations, en dénonçant un complot d’Al-Qaïda et en fermant temporairement 22 de ses ambassades.
Source : Réseau Voltaire

BAHREIN : Solidarité avec le peuple oublié du " Printemps Arabe "....Un micro-État pétrolier allié aux puissances occidentales et dont les exactions contre la population n'intéressent guère nos médias mainstream.

Tandis que les médias occidentaux s'échinent à trouver au microscope la moindre particule de favoritisme confessionnel dans une Syrie dotée pourtant des institutions les plus multiethniques et multiconfessionnelles de tout le monde arabo-musulman, les monarchies du Golfe, elles, s'en donnent à cœur joie dans la mise en application de l'apartheid confessionnel. C'est le cas du Royaume de Bahreïn, un micro-État pétrolier allié aux puissances occidentales et dont les exactions contre la population n'intéressent guère nos médias mainstream.
La dynastie régnante, Al Khalifa, est d'obédience wahhabite, un courant sunnite qui est l'un des plus puritains, violents et sectaires de l'Islam. Venue du Najd, une région du centre de l'Arabie Saoudite à la fin du XVIIIe siècle, la famille Al Khalifa s'est imposée par la terreur sur la population locale avec le soutien de la Couronne britannique soucieuse de limiter l'influence iranienne sur l'archipel.
Depuis, les Al Khalifa contrôlent tous les leviers du pouvoir. Tant et si bien qu'aujourd'hui, à la tête de l'État bahreïnien, tout le monde s'appelle Al Khalifa : le roi, Hamad Ben Issa Al Khalifa, le premier ministre, Al Khalifa, le ministre des affaires étrangères, Al Khalifa, le ministre de l'information, Al Khalifa, le ministre de la culture, Al Khalifa, le ministre de l'intérieur, Al Khalifa, le ministre de la défense, Al Khalifa, le chef de l'armée, Al Khalifa, le commandant de la garde nationale, Al Khalifa, les conseillers du premier ministre pour la sécurité, Al Khalifa, le directeur de l'Agence de sécurité nationale, Al Khalifa, l'ambassadeur en poste en Angleterre, la puissance tutélaire, Al Khalifa, le président de la Cour suprême, Al Khalifa…
Les ennemis jurés des Al Khalifa : leur propre peuple, en particulier les chiites qui représentent plus de 70 % de la population bahreïnienne. Ces derniers subissent une ségrégation terrifiante. Comme l'a constaté l'euro-députée portugaise Ana Gomes, les chiites de Bahreïn n'ont accès à quasi aucun travail dans l'administration, sont systématiquement discriminés à l'embauche et n'ont pas droit à un logement décent. Des centaines d'entre eux sont poursuivis devant des tribunaux militaires, croupissent en prison et subissent la torture. Les ONG des droits de l'homme bahreïniennes dénombrent également plusieurs cas de disparitions forcées.
La haine des chiites est telle dans le Royaume de Bahreïn que le 14 mars 2011, les autres puissances anti-chiites régionales coalisées au sein du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont envoyé leurs troupes pour mater la révolte avec le soutien tacite des États occidentaux. Bilan : une soixantaine de manifestants tués sur la place de la Perle dans la capitale Manama.
Depuis, un climat d'état d'urgence s'est installé dans le pays.
Après 30 mois de terreur d'État, les Al Khalifa ont trouvé un nouveau stratagème pour venir à bout de la contestation : marginaliser la majorité chiite par une politique de naturalisation massive de sunnites étrangers et par la déchéance de la nationalité pour les chiites jugés trop récalcitrants. Ainsi, des milliers de réfugiés syriens ou d'immigrés jordaniens, yéménites et pakistanais de confession sunnite ont reçu la nationalité bahreïnienne ces dernières années. Nombre d'entre eux ont été enrôlés dans la police ou l'armée pour mater la population chiite.
Malgré la répression, le mouvement populaire est demeuré résolument pacifique et uni au-delà des provocations sectaires du régime. Ce 14 août, les révoltés du Bahreïn descendront massivement dans la rue pour manifester contre la dictature mafieuse des Al Khalifa à l'occasion du 42e anniversaire de l'Indépendance de Bahreïn, une fête célébrant le départ des troupes britanniques du pays mais ignorée par les Al Khalifa qui ont fixé la date de la fête nationale au 16 décembre, jour correspondant à l'intronisation de l'émir Issa Bin Salman Al Khalifa (1961).
La dynastie régnante a d'ores et déjà annoncé que tout rassemblement serait interdit.

Source : Afrique Asie