Certains responsables arabes sont allés plus loin que
le roi du Bahreïn dans leur « danse du ventre ». Le cas notamment du
richissime homme d’affaires le prince Al Waleed Ben Talal. « Je me
rangerai du côté de la nation juive et de ses aspirations démocratiques, dans
le cas du déclenchement d'une Intifada palestinienne et j'userai de toute mon
influence pour briser les initiatives arabes sinistres visant à condamner
Tel-Aviv, parce que je considère l'entente israélo-arabe et une future amitié
comme nécessaire pour empêcher l'extension dangereuse de l'Iran », a
déclaré le prince Al
Waleed cité par l'agence de presse du Koweït KUNA, le mardi 29 octobre
2015.
La levée des sanctions
américaines, européennes et onusiennes contre l’Iran couronnée par la visite
officielle du président de la république islamique Hassan Rohani à Paris le 28
janvier 2016 a été l’occasion pour sortir l’agonisante Ligue des Etats Arabes
(LEA) de la salle des soins palliatifs pour l’expédier à la morgue. Crée en
1945 dans les officines du Foreign Office qui en lui assignant l’objectif de
« promouvoir une politique économique fondée sur la complémentarité parmi
les pays arabes membres » voulait en faire une sorte d’annexe du
Commonwealth, la LEA a dérivé progressivement vers un seul but : contrer
la naissance de l’Etat d’Israël en 1948 et plus tard freiner son expansion. Or
depuis la déferlante du Printemps arabe et son cortège de guerres civiles
notamment en Syrie, Egypte et au Yémen et surtout depuis que l’Iran commence à
redevenir fréquentable les régimes arabes sunnites sans assises historique et
populaire solides redécouvrent qu’Israël n’est pas leur ennemi, et que le
véritable danger qui menacent leur existence est le fossé qui les séparent de
leurs jeunesses
-fossé considérablement élargi par Internet et les réseaux sociaux- et la
république chiite d’Iran. Cette organisation panarabe, réputée pour ses joutes
oratoires et son inefficacité légendaire, faut-il le rappeler, souffrait déjà
d’une malformation congénitale grave qui l’a contrait à garder le lit depuis sa
naissance en 1945. En effet « la Charte régissant la Ligue Arabe qui unit
quelque 22 Etats souverains y compris de l’Autorité palestinienne est caduque
depuis sa création dans les bureaux du Foreign Office britannique en
1945. », j’écrivais sur mon blog Croque Cactus le
28 janvier 2009. Mais au moins elle faisait du boucan. Maintenant, plus rien.
Le silence radio. Non seulement sa charte fondatrice est caduque mais son
objectif s’est inversé. D’un barrage à Israël elle est devenue-du moins pour
les pétromonarchies qui la financent-, son avocat. En fait les pays arabes se
sentant menacés dan s leur existence par l’Iran et le chiisme rêvent d’un
Israël qui les défendra ou protégera contre/d’une éventuelle agression
iranienne, misant sur la haine (supposée) entre la république islamique et
l’Etat hébreu.
Avec une forte communauté chiite se sentant délaissée
et une minorité sunnite aux commandes, le royaume du Bahreïn se sent le plus
menacé.
http://chankou.over-blog.com/2016/03/ligue-arabe-de-la-salle-des-soins-palliatifs-a-la-morgue.html
