samedi 31 août 2013

SYRIE : EXCLUSIF - Témoignages syriens à Gouta : ce sont les rebelles fournis par l’Arabie Saoudite qui sont à l’origine de l’attaque chimique (Mint Press News)

Les rebelles et les résidents locaux à Gouta accusent le prince saoudien Bandar bin Sultan d’avoir fourni les armes chimiques à un groupe rebelle lié à Al -Qaida

Cet article est une collaboration entre Gavlak Dale pour Mint Press News et Yahya Ababneh .

Gouta, Syrie – Tandis que la machine de guerre américaine se met en place après l’attaque par armes chimiques la semaine dernière, les Etats-Unis et leurs alliés sont peut-être en train de se tromper de coupable.
C’est ce qui semble ressortir des entretiens avec des gens à Damas et Gouta, une banlieue de la capitale syrienne où, selon l’ONG humanitaire Médecins sans frontières, au moins 355 personnes ont trouvé la mort la semaine dernière par ce que l’organisation croit être un agent neurotoxique.
Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ainsi que la Ligue arabe ont accusé le régime du président syrien Bachar al-Assad d’avoir mené une attaque avec des armes chimiques qui ont visé principalement des civils. Des navires de guerre américains sont stationnés dans la mer Méditerranée prêts à lancer des frappes militaires contre la Syrie en guise de punition pour cette attaque massive d’armes chimiques. Les États-Unis et d’autres ne sont pas intéressés à examiner toute élément de preuve contraire tandis que le secrétaire d’Etat américain John Kerry déclarait lundi que la culpabilité d’Assad était « un jugement ... déjà clair aux yeux du monde. »
Cependant, selon de nombreux entretiens avec des médecins, des résidents à Gouta, des combattants rebelles et leurs familles, le tableau est différent. Beaucoup croient que certains rebelles ont reçu des armes chimiques par l’intermédiaire du chef du renseignement saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et sont responsables de l’attaque au gaz.
« Mon fils est venu me voir il y a deux semaines pour me demander ce que je pensais des armes qu’on lui avait demandé de transporter », déclare Abou Abdel-Moneim, le père d’un rebelle luttant pour déloger Assad, qui vit à Gouta.
Abdel-Moneim dit que son fils et 12 autres rebelles ont été tués à l’intérieur d’un tunnel utilisé pour stocker des armes fournies par un militant saoudien, connu sous le nom d’Abou Ayesha, qui dirigeait un bataillon de combat. Le père décrit les armes comme ayant une « structure en forme de tube » tandis que d’autres ressemblaient à « d’énormes bouteilles de gaz ».
Des habitants de Gouta disent que les rebelles utilisaient des mosquées et des maisons privées pour se réfugier tout en stockant leurs armes dans des tunnels.
Abdel-Moneim dit que son fils et les autres sont morts lors de l’attaque chimique. Le même jour, le groupe Jabhat al-Nusra, lié à Al-Qaïda, avait annoncé qu’il allait attaquer de la même manière des civils à Latakia, au coeur de la région acquise au régime Assad sur la côte ouest de la Syrie, apparemment en guise de représailles.
« Ils ne nous ont pas dit ce qu’étaient ces armes ni comment les utiliser », se plaint une combattante nommée « K. » « Nous ne savions pas qu’il s’agissait d’armes chimiques. Nous n’avions jamais imaginé que c’était des armes chimiques » .
« Quand le prince saoudien Bandar donne de telles armes, il doit les donner à ceux qui savent comment les manipuler et les utiliser », averti-t-elle. Elle, comme d’autres Syriens, ne veut pas utiliser son nom et prénom par crainte de représailles.
Un chef rebelle bien connu à Gouta nommé « J » acquiesce. « Les militants de Jabhat al-Nusra ne coopèrent pas avec les autres rebelles, à l’exception de combats sur le terrain. Ils ne partagent pas d’informations secrètes. Ils ont simplement utilisé des rebelles ordinaires pour transporter et utiliser ce matériel » , dit-il.
« Nous étions très curieux au sujet de ces armes. Et malheureusement, certains des combattants ont manipulé les armes de façon inappropriée et ont déclenché les explosions », déclare « J ».
Des médecins qui ont traité les victimes des attaques chimiques nous (les intervieweurs) ont mis en garde de faire attention à poser des questions quant à savoir qui, exactement, était responsable de l’agression mortelle.
Le groupe humanitaire Médecins sans frontières a ajouté que des soignants auprès des 3.600 patients ont également signalé des symptômes similaires, y compris l’écume à la bouche, des difficultés respiratoires, des convulsions et une vision floue. Le groupe n’a pas été en mesure de vérifier l’information.
Plus d’une douzaine de rebelles interrogés ont indiqué que leurs salaires proviennent du gouvernement saoudien. 
Implication saoudienne
Dans un récent article de Business Insider, le journaliste Geoffrey Ingersoll a souligné le rôle du prince saoudien Bandar dans la guerre civile syrienne qui dure depuis deux ans et demi. De nombreux observateurs estiment que Bandar, avec ses liens étroits avec Washington, a été au cœur de la campagne pour la guerre par les Etats-Unis contre Assad.
Ingersoll a fait référence à un article dans le quotidien britannique The Daily Telegraph au sujet de négociations secrètes russo-saoudiennes alléguant que Bandar avait offert au président russe Vladimir Poutine du pétrole bon marché en échange de son abandon d’Assad.
« Le prince Bandar s’est engagé à protéger la base navale de la Russie en Syrie si le régime d’Assad était renversé, mais il a également fait allusion à des attaques terroristes Tchétchènes pendant les Jeux olympiques d’hiver à Sotchi, en Russie, en cas d’absence d’accord, » écrit Ingersoll .
« Je peux vous donner une garantie pour protéger les Jeux olympiques d’hiver de l’année prochaine. Les groupes tchétchènes qui menacent la sécurité des jeux sont contrôlés par nous », aurait dit Bandar aux Russes.
« De même que les autorités saoudiennes, les États-Unis auraient donné le feu vert au chef du renseignement saoudien pour mener ces négociations avec la Russie, ce qui n’est pas une surprise » écrit Ingersoll.
« Bandar a reçu son éducations aux Etats-Unis, à la fois militaire et universitaire, et a servi comme ambassadeur saoudien très influent aux États-Unis, et la CIA l’adore, » ajoute-t-il.
Selon le journal britannique The Indépendant, c’est l’agence de renseignement du prince Bandar qui a lancé en premier les accusations d’utilisation de gaz sarin par le régime, à l’attention des alliés occidentaux, au mois de février.
Le Wall Street Journal a récemment rapporté que la CIA a réalisé que l’Arabie Saoudite était "sérieuse" quant au renversement d’Assad lorsque le roi saoudien a nommé le prince Bandar pour diriger l’opération.
« Ils croyaient que le prince Bandar, un vétéran des intrigues diplomatiques de Washington et du monde arabe, pouvait offrir ce que la CIA ne pouvait pas : des tonnes d’argent et d’armes, et, comme l’a dit un diplomate américain, wasta, des pots-de-vin » dit-il.
Selon le Wall Street Journal, Bandar a mis en marche l’objectif prioritaire de la politique étrangère de l’Arabie saoudite, à savoir le renversement d’Assad et ses alliés, l’Iran et le Hezbollah.
Dans ce but, Bandar a convaincu Washington de soutenir un programme pour armer et entraîner les rebelles sur une base militaire prévue en Jordanie.
Le journal rapporte qu’il a rencontré « les Jordaniens mal à l’aise avec une telle base » :
Ses rencontres à Amman avec le roi Abdallah de Jordanie duraient parfois huit heures d’affilée. « Le roi plaisantait : ’Oh, Bandar vient à nouveau ? Prévoyons deux jours pour la réunion’ », a dit une personne proche de ces réunions.
La dépendance financière de la Jordanie auprès de l’Arabie saoudite a peut-être fourni aux Saoudiens un fort argument. Un centre d’opérations en Jordanie a commencé à fonctionner au cours de l’été 2012, comprenant une piste d’atterrissage et des entrepôts d’armes. Selon le WSJ, citant des responsables arabes, des AK-57 et munitions furent fournies par les Saoudiens.
Bien que l’Arabie Saoudite a officiellement affirmé qu’elle soutenait les rebelles plus modérés , le journal a rapporté que « des fonds et des armes ont été discrètement acheminées à des groupes radicaux, simplement pour contrer l’influence des islamistes rivaux soutenus par le Qatar. »
Mais les rebelles interviewés ont dit que le prince Bandar est appelée « al- Habib » ou « l’amant » par les militants d’al -Qaida combattant en Syrie.
Peter Oborne, dans un article du Daily Telegraph jeudi, a émis une mise en garde au sujet de la précipitations de Washington à punir le régime d’Assad par de soi-disant frappes "limitées" qui ne sont pas destinées à renverser le dirigeant syrien mais à diminuer sa capacité à utiliser des armes chimiques :
Considérez ceci : les seuls bénéficiaires de l’atrocité sont les rebelles, qui étaient en train de perdre la guerre, et qui ont maintenant la Grande-Bretagne et l’Amérique prêtes à intervenir à leurs côtés. Bien qu’il semble y avoir peu de doute que des armes chimiques ont été utilisées, il y a un doute sur qui les utilisées.
Il est important de se rappeler qu’Assad a déjà été accusé d’utiliser des gaz toxiques contre les civils. Mais à cette occasion, Carla del Ponte, commissaire de l’ONU sur la Syrie, a conclu que c’étaient les rebelles, et non Assad, qui étaient probablement responsables.
Dale Gavlak, Yahya Ababneh

SYRIE : LE FRONT ANTI-GUERRE SE REVEILLE… « Ce qui se passe aujourd’hui est comparable à la crise des missiles de Cuba . Le président Obama admire John F. Kennedy, et Poutine semble l’héritier du dirigeant soviétique Khrouchtchev. Et donc tout est possible… » a déclaré un diplomate russe.

«  Les Américains et malgré le feuilleton des défaites qu’ils ont essuyées en Irak et en Afghanistan poursuivent obstinément sur cette voie et auront à gouter encore plus l’amertume de leurs prochaines défaites, car la Syrie sera le cimetière des conquérants, sa bataille est plus dangereuse que celle du Vietnam, elle sera un nouveau Vietnam » Jaafari commandant des gardiens de la révolution

De l’Egypte de Sissi à l’Iran, en passant par la Russie, l’Amérique latine, les réactions anti-guerre se multiplient.
L’Egypte contre toute intervention militaire en Syrie
Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Nabil Fahmy, sans doute sur instruction du général Al-Siss, a haussé le ton jeudi 29 août en affirmant que son pays s'opposait avec force à toute intervention militaire contre la Syrie. La différence de ton avec l’ère Moubarak est radicale. Et surtout avec l’ère Morsi qui avait déclaré, deux semaines avant sa déposition, le « djihad contre la Syrie ».
« L'Egypte ne participera à aucune frappe militaire contre la Syrie et s'y oppose avec force, conformément à sa position de principe contre toute intervention militaire étrangère dans ce pays », a souligné M. Fahmy dans un communiqué.
Il a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies à « tout faire pour vérifier les faits (d'une utilisation présumée d'armes chimiques) et de prendre les mesures adéquates face à ce crime horrible ».
Le 20 juillet M. Fahmy avait promis de "réexaminer" les relations diplomatiques avec la Syrie, rompues en juin sous la présidence du président déchu Mohamed Morsi.
Le nassérien Sabbahi : « Une agression contre l’Egypte débute par une frappe contre la Syrie »
De son côté, le chef du courant populaire égyptien, Hamdeen Sabbahi, s’est dit opposé à toute agression contre la Syrie. « L’histoire prouve que toute agression contre l’Egypte débute par une frappe contre la Syrie », a-t-il écrit mardi sur son compte Twitter. Sabbahi a qualifié de « barbare toute agression contre le peuple syrien ». Et d’ajouter : « L’agression occidentale contre la Syrie détruit et ne libère pas.
Pour Sabbahi, « il est nécessaire qu’il y ait une position gouvernementale et populaire arabe unie en défense à notre sécurité régionale ».
Tamarrod réclame la fermeture du canal de Suez
Pour sa part, le mouvement Tamarrod, à la base de la chute du régime des Frères musulmans, a appelé l’Egypte à prendre une position ferme face à une éventuelle frappe américaine contre la Syrie.
Le porte-parole de Tamarrod, Hassan Chahine, a réclamé la fermeture du canal de Suez face aux destroyers et navires de guerre destinés à frapper la Syrie.  
« Le soutien de l’armée syrienne arabe est un devoir national », a-t-il souligné. Et de poursuivre : « Il est temps que les peuples arabes se révoltent après le dévoilement des plans de l’ASL et de ses alliés terroristes visant à déstabiliser la patrie arabe toute entière ».
Tamarrod a en outre annoncé vouloir très prochainement lancer une campagne appelant les peuples arabes à boycotter les marchandises US et de tout pays qui participe à une frappe contre la Syrie.
Diplomate russe : pas de guerre contre la Syrie, ni aujourd’hui ni demain
Selon un diplomate russe, cité par le quotidien libanais alAkhbar «  il n’y a pas de guerre ni aujourd'hui ni demain », indiquant que « l'administration d'Obama a décidé d'épuiser toutes les voies de la légitimité internationale avant de prendre une décision unilatérale d'agir contre  la Syrie » .
Le diplomate russe, qui a souhaité garder l’anonymat, a expliqué que « la prochaine étape consiste à réunir le Conseil de sécurité. Une réunion qui promet d’être houleuse entre les différents cinq membres permanents du Conseil, et dont l’issue est connue d’avance : trois votes contre deux. Washington, Londres, Paris, contre nous et Pékin ».« Cette phase à elle seule risque de s’étendre pour une semaine. L'administration d’Obama cherche en fait à gagner du temps, il veut que le Congrès lui accorde une autorisation lui permettant d’entreprendre une action militaire unilatérale. Pourquoi ? Peut-être pour des calculs politiques américains internes. A savoir un échange de transactions entre l'administration d’Obama  et ses adversaires. A vrai dire, il n’a pas de politique étrangère américaine. Tout ce qui se passe dans le monde est une affaire intérieure américaine pour les Etats-Unis ».
Et de poursuivre : « Selon nos informations, le Congrès américain ne compte pas trancher la question cette semaine ou la semaine prochaine. Il y a donc plusieurs jours d’attente. Et cette attente ne sera pas stérile. Nous avons ouvert depuis Moscou nos lignes avec les Américains. Notre ministre des Affaires étrangères Lavrov est en communication permanente avec son homologue américain Kerry soit par téléphone soit par message.. Et ce dans le but d’éviter tout malentendu ou manque de communication. Il en va de même avec les Européens mais  à un rythme plus faible. D’où une baisse de la tonalité dans les déclarations politiques cette fin de semaine. Cela ne signifie pas pour autant qu’une frappe militaire contre la Syrie n’est plus inscrite sur l’agenda américain.  Mais,  nous assistons au cours de ces dernières heures à une tendance à la baisse dans le ton. Et nous parions sur la continuité de cette tendance  et nous comptons l'investir sérieusement ».
Le diplomate russe a précisé que «  l’annulation de la réunion de La Haye, qui était prévue le mercredi 28 août ne nous a guère affectés. Cette réunion était consacrée à des experts qui travaillent sur l’organisation de  Genève 2 . Son annulation est une réponse  naturelle de la part de Washington à nos positions concernant les armes chimiques et notre détermination à rejeter leurs accusations que nous avons dirigés contre leurs alliés à Ghouta-Damas. Il faut savoir que ce genre de messages diplomatiques est tout à fait naturel dans nos relations ».
Et de souligner : «  Nous ne sommes pas pressés à organiser la deuxième Conférence de Genève. Ce sont eux qui sont pressés. Depuis longtemps,  ils  essaient par tous les moyens de faire avancer les choses et de gagner du temps. Nous pensons donc qu'une autre date sera déterminée prochainement. En fait, ce sont les médias occidentaux qui ont versé de l’ancre sur un imminent raid américain dont le but serait d’accélérer  Genève 2 . Quoiqu’il en soit,  nous sommes persuadés à Moscou que la deuxième phase du dialogue syrien est possible cet automne voire entre Octobre et Novembre ».
Interrogé sur  la position russe en cas d’une attaque américaine contre la Syrie, le diplomate russe a répondu : « les paroles de M. Lavrov concernant le refus  de la Russie de participer dans une guerre contre qui  que ce soit  sont des déclarations purement diplomatiques.  Elles s’inscrivent dans le cadre d’une réponse directe à une question posée lors d'une conférence de presse. Dans la réalité, les faits sont tout autres. Ainsi,  il y a environ 17 mille citoyens russes en Syrie actuellement. Ce sont des experts  qui travaillent  dans toutes les institutions étatiques de la Syrie. Nous disons à tout le monde et à nos citoyens que Moscou s'est engagée à garantir leur protection et leur sécurité physique. Point à la ligne. Il n’y aura pas de grandes opérations d'évacuation dans les prochaines heures. La dernière évacuation en date a concerné une centaine de familles qui ont préférées quitter Damas. Ces familles ont été rapatriées depuis Beyrouth. Les 17 000 russes  qui sont restés à Damas sont des experts et nous comptons les défendre par tous les moyens possibles ».
Cette réponse de la part du diplomate russe  pose  une autre question de nature militaire à savoir quel est l’équilibre des forces militaires en Méditerranée, au large de la Syrie ?
Et de répondre : « la mobilisation américaine n’est pas  le résultat de l’agression chimique de Ghouta. Selon nos informations sûres et certaines,  la mobilisation militaire américaine a commencé depuis un mois. En revanche, notre présence militaire en Méditerranée est connue de tous et s’est renforcée depuis près de deux ans. Depuis que vous avez écrit le 29 Novembre 2011, que la bataille pour la Syrie est devenue une bataille de la Russie ».
Et de conclure : «  En fait,  toutes les options sont ouvertes. Ce qui se passe aujourd’hui est comparable à la crise des missiles de Cuba . Le président Obama admire John F. Kennedy, et Poutine semble l’hériter du dirigeant soviétique Khrouchtchev. Et donc tout est possible. Ce qui est important de savoir c’est que nous estimons que cette semaine rien ne se passera » ...
L’Amérique latine contre une intervention militaire en Syrie
La majorité des pays d'Amérique latine se sont prononcés mercredi contre une intervention militaire en Syrie, au moment où les Etats-Unis et certains de leurs alliés européens envisagent de mener des frappes contre la Syrie.
"Une agression contre la Syrie aurait des conséquences extrêmement graves pour le Moyen-Orient, une région qui est déjà en proie à des troubles", a déclaré dans un communiqué le ministère cubain des Affaires étrangères.
"Elle constituerait une violation flagrante des principes de la Charte des Nations unies et du droit international et accroîtrait les dangers pour la paix et la sécurité internationales", a estimé le ministère cubain.
Le président de l'Equateur, Rafael Correa, a exprimé "le rejet de toute ingérence, à plus forte raison militaire, dans le problème syrien".
Son homologue bolivien, Evo Morales, a lui aussi condamné les menaces de frappes. "Nous rejetons, nous condamnons" toute intervention militaire étrangère en Syrie, a-t-il déclaré au palais présidentiel à la Paz.
M. Morales a mentionné des informations de presse selon lesquelles des armes chimiques auraient été utilisées près de Damas non par le pouvoir mais par la rébellion, afin de susciter une intervention internationale.
"Nous n'acceptons pas l'utilisation d'agents chimiques qui, selon ces informations, sont utilisés par des groupes qui déstabilisent la démocratie et le gouvernement" syrien, a déclaré le président bolivien.
Le Brésil ne soutiendra pas une intervention militaire en Syrie sans l'aval du Conseil de sécurité de l'ONU, a déclaré mercredi le nouveau ministre des Affaires étrangères Luiz Alberto Figueiredo. Selon lui, il s'agirait d'une violation du droit international et de la charte de l'ONU.
Maduro évoque un lien entre les complots d'assassinat contre lui et l'intervention en Syrie
De même le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a condamné les menaces occidentales de frappes contre la Syrie, au cours d'une visite à Tachira, dans l'ouest du pays.
Et il a affirmé que les autorités vénézuéliennes avaient déjoué un complot qui visait à l'assassiner au moment où auraient lieu d'éventuelles frappes occidentales contre la Syrie.
M. Maduro a rappelé l'arrestation au Venezuela, annoncée lundi par les autorités, de deux Colombiens qui seraient impliqués dans ce projet d'assassinat. "Le plan était de m'éliminer au moment de l'attaque contre la Syrie", a-t-il affirmé.
« Le projet des Occidentaux était de les faire coïncider (dans le temps), tout comme ils avaient tenté de le faire en 2002, lorsqu'une tentative de coup d'Etat contre Chavez avait précédé l'agression de l'Irak par les Etats-Unis », ont rapporté les médias vénézuéliens.
Le secrétaire général de l'OEA "opposé" à une intervention en Syrie
Dans ce contexte, le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), le Chilien José Miguel Insulza, s'est déclaré mercredi "profondément opposé" à une éventuelle intervention militaire en Syrie.
"Je suis profondément opposé aux interventions militaires. Il n'y a pas beaucoup d'exemples dans le monde d'interventions de ce type qui ont été positives", a indiqué M. Insulza à la presse.
Attaque contre la Syrie : Triple messages iraniens aux Occidentaux
Les messages iraniens aux Occidentaux ne connaissent pas de répit. Presque toutes les instances politiques et militaires en République islamique d’Iran sont montées au créneau pour se solidariser avec la Syrie, menacée d’une attaque occidentale.
En résumé, l’essentiel de leurs messages atteste que l’intervention occidentale ne sera pas sans riposte, et laissant présager la possibilité d’une intervention iranienne pour assister le pouvoir en Syrie.
Une triple équation est privilégiée par Téhéran
Elle prédit entre autre qu’Israël ne sera pas l’abri de la riposte à l’éventuelle attaque. Dans la nuit de mercredi à mardi, la Commission de la Sécurité nationale au parlement iranien a assuré que «  chaque missile américain abattu sur la Syrie sera répliqué par un missile syrien sur Tel Aviv ».
Même son de cloche de la part du chef d’Etat-major des forces armées iraniennes le général Hassan Fîrûzâbâdî qui avait assuré que les flammes de l’éventuelle agression militaire contre la Syrie brulera l’entité sioniste. Et de la part du commandant des gardiens de la révolution le général Mohammad Ali Jaafari, selon lequel «  les Israéliens devraient savoir que le déclenchement d’une guerre dans la région par les Américains va aboutir à l’éradication d’Israël prochainement ».
Un deuxième Vietnam
La deuxième équation propagée les Iraniens est que la guerre contre la Syrie sera un deuxième Vietnam pour les Américains. «  Les Américains et malgré le feuilleton des défaites qu’ils ont essuyées en Irak et en Afghanistan poursuivent obstinément sur cette voie et auront à gouter encore plus l’amertume de leurs prochaines défaites, car la Syrie sera le cimetière des conquérants, sa bataille est plus dangereuse que celle du Vietnam, elle sera un nouveau Vietnam », a poursuivi Jaafari.  
Une déclaration similaire et aussi sulfureuse a été lancée par le commandant de l’Unité AlQuds chez les gardiens de la révolution, le général Kassem Souleïmani.«  Le pays du Levant est le site de notre ascension vers le Ciel, et sera le cimetière des Américains », avait-il tenus en huis clos, avant d’être relayé par les medias iraniens. Et d’assurer que «  chaque soldat américain qui débarquerait de son avion ou de son navire devrait porter son cercueil avec lui ».
L’Iran s'impliquera
Ces positions sont venues compléter celle du guide suprême l’Imam Ali Khamenei, lequel a assuré qu’une frappe contre la Syrie provoquera un embrasement dans toute la région, laissant entendre que son pays ne restera pas à l’écart de ce qui se passe en Syrie. Et qu’il a entre les mains tous les plans et les choix à adopter en cas d’attaque.
Ces propos d’une grande importance, surtout lorsqu’on sait à quel point  Washington s’emploie pour écarter Téhéran.
En plus de son influent politicien aux Nations Unies Jeffrey Feltmann, elle a dépêché vers la capitale iranienne l’un de ses alliés dans la région, le monarque de l’émirat d’Oman, Sultane Kabouss. Selon des sources iraniennes ayant côtoyé la visite de trois jours ayant eu lieu la semaine passée, ce dernier a demandé aux Iraniens de lever la main de la Syrie, en échange d’une reconnaissance américaine des droits nucléaires iraniens et d’une suspension des sanctions imposées contre la RII.
Parallèlement, Feltmann s’efforçait de faire croire aux Iraniens que l’attaque occidentale dont il leur a révélé la date pour dimanche prochain serait limitée, mettant l’accent qu’elle n’a pas pour but d’éliminer le régime, mais de l’affaiblir pour aller à Genève 2 avec une vision qui garantisse son succès.
Ces propos arabes et américains ne semblent pas avoir persuadé les Iraniens. Sans tarder, Téhéran a répondu à l’hôte onusien que la Syrie est une ligne rouge, ne peut être substituée à aucun autre dossier. Selon AlAkhbar, elle lui a même signifié que quand bien même l’offensive serait limitée, rien n’empêchera la riposte de ne pas l’être.
Justement, Téhéran évoque beaucoup un embrasement de toute la région.  C’est surtout l’avis du commandant des Gardiens de la révolution selon lequel la guerre ne se limitera pas à la Syrie mais atteindra tous les instigateurs à la guerre et leurs protecteurs.  
29 août 2013
Afrique Asie et agences

vendredi 30 août 2013

SYRIE : vidéo - Terroristes en train de tirer des obus chimiques


Une vidéo tournée en Syrie montre de la façon la plus claire possible, des mercenaires islamistes, en train de charger un canon, avec une bombonne de substances chimiques. On remarquera que les terroristes utilisent un système de mise à feu à distance censé les protéger des gaz qui s’échapperaient lors du départ de l’obus chimique.
Justement, on peut voir l’artificier actionner le dispositif de mise à feu puis s’éloigner en courant. Et même après le tir on ne voit aucun de ces criminels revenir rapidement vers le canon.

BANDAR : « Le Qatar n’est pas un véritable pays… c’est un rassemblement de 300 personnes et d’une chaîne de télévision et ceci ne fait pas de lui un pays » !


Selon le sulfureux espion en chef du royaume wahhabite, le Prince Bandar Ben Sultan, cité par le Wall Street Journal, « 300 individus et une chaîne de télévision ne font pas du Qatar un pays ! »
Le chef des renseignements saoudiens le prince Bandar ben Sultan a confié à des journalistes en off que « Le Qatar n’est pas un véritable pays… c’est un rassemblement de 300 personnes et d’une chaîne de télévision et ceci ne fait pas de lui un pays » !
Cité par le Wall street journal, Bandar s’exprimait dans une réunion de coordination pour l’envoi d’armes aux groupes rebelles en Syrie en été dernier.
Ces propos (démentis par l’intéressé) surviennent alors que le roi saoudien Abdallah a multiplié les missions et les charges de son neveu Bandar, qui a été nommé président du bureau de la sécurité nationale, tout en supervisant encore les renseignements généraux saoudiens.
Plusieurs princes de la deuxième génération se sont vus octroyés des postes sensibles au royaume dont Mohammad ben Nayef (dossier interne), Meteeb ben Abdallah (ministre de la garde nationale) et Salmane ben Sultan (vice-ministre de la défense).
Ces propos démentis par l’intéressé, sans convaincre, a fait réagir le turbulent et maléfique petit Qatar. C’est ainsi qu’après une relative accalmie entre les deux monarchies wahhabites du Golfe, les tensions diplomatiques ont repris de plus beller. C’est ainsi que le ministre qatari des Affaires étrangères Khaled al-Attiyya a écrit sur son compte Twitter : « Un citoyen qatari équivaut à tout un peuple, et le peuple qatari équivaut à toute une nation ».
Il a ajouté : « C’est ce que nous inculquons à nos enfants, avec tout le respect et l’estime pour l’autre ».
Le ministère qatari des Affaires étrangères a indiqué ensuite que le compte twitter en question  et les propos qui ont été écrits représentent la position personnelle d’al-Attiya, tout en refusant de commenter la déclaration saoudienne.
Bien que l’Arabie Saoudite et le Qatar soient membres au conseil de coopération du Golfe, les divergences entre eux grandissent de plus en plus, sur fond des positions adoptées par chacune des parties envers les partis islamistes ayant émergé suite  au « printemps arabe ».
Al-Manar

SYRIE : Une fois n'est pas coutume, je crie "Vive l'Angleterre ! "

Le vote de rejet de la résolution portant sur les frappes sur la Syrie par le Parlement britannique marque le retour d'un peu de raison dans l'hubris guerrier des gouvernements occidentaux.
À l’évidence, les députés britanniques n'ont pas été convaincus par les arguments de preuves présentés par leur gouvernement. Ils ont ainsi fait preuve de bon sens, les frappes loin de résoudre la crise ne feraient qu'aggraver la situation et risquer d'embraser toute la région véritable poudrière !
De plus, le Parlement britannique montre l'exemple d'un Parlement souverain, le Parlement français pourrait s'en inspirer justement, l'absence de vote à l'Assemblée nationale remplacée par un simple débat sans suite apparaît plus que dérisoire ! Un vote s'impose !
En l'occurrence, le Président de la République serait bien avisé de revoir sa copie et de corriger son discours guerrier. Quant aux Américains qui prétendent agir seul - sans l'aval du Conseil de Sécurité - et alors que leurs principaux alliés refusent de les suivre ils devraient savoir que le monde a changé et qu'après la faute stratégique de l'Irak, rien ne les oblige à en commettre une autre !

jeudi 29 août 2013

SYRIE : la fleur au fusil….


Aucune justification n'existe en droit international pour "punir un Etat souverain" en dehors d'une décision du Conseil de Sécurité, ce serait tout simplement un acte de guerre dont les commanditaires seraient passibles de la Cour pénale internationale ( CPI ) pour crime de guerre !
Selon les propres termes du Président de la République "la France est prête à punir" la Syrie et utiliser la force militaire avec ses alliés américains et anglais en raison de l'utilisation par Damas de gaz toxiques.
L'utilisation de gaz toxiques suscite légitimement l'opprobre international et n'est pas acceptable.
Mais en l'occurrence sait-on avec certitude qui a fait usage de ces armes ignobles ? Non ! Tout au plus, on nous dit : on a les preuves, eh bien montrez les ! Chat échaudé craint l'eau froide car l'affaire d'Irak demeure dans tous les esprits !
Mais au-delà de ce crime inqualifiable les gouvernements occidentaux - dont la France - s'apprêtent à en commettre encore de plus grands :
-         En premier lieu aucune justification n'existe en droit international pour "punir un Etat souverain " en dehors d'une décision du Conseil de Sécurité, ce serait tout simplement un acte de guerre dont les commanditaires seraient passibles de la Cour pénale internationale ( CPI ) pour crime de guerre ! Ce serait pour la France ruiner le système onusien qu'elle a toujours défendu pour faire naître un peu d'ordre dans la communauté internationale ! La France se rangerait alors du côté de la jungle et du droit du plus fort ! Bravo Monsieur Hollande !
-         En deuxième lieu ce langage "punir ceux qui ont perpétré ce crime" rappelle singulièrement celui du président Bush et des "néocons". Cela est proprement stupéfiant dans la bouche d'un président français qui s'aligne sans vergogne sur Washington et ses théories les plus inadmissibles !
-         En troisième lieu, les frappes aériennes seront sans effet sur le plan militaire, mais en revanche elles vont accélérer l'explosion des tensions politiques, religieuses et ethniques qui existent dans ce Proche-Orient, véritable poudrière ! Pour venger trois cents civils lâchement gazés on s'apprête à provoquer la mort probable de dizaines de milliers de personnes, de déstabiliser tous les Etats de la zone dans un chaos généralisé.
A l'évidence l'affaire irakienne n'a pas servi de leçons à ces apprentis sorciers, la France doit se tenir à l'écart de cette politique dont personne ne peut mesurer les conséquences dramatiques qu'elle va engendrer !
*Jacques MYARD, Député de la Nation, Maire de Maisons-Laffitte, Président du Cercle Nation et République
28 août 2013
Source : Afrique Asie

SYRIE: Un autre crime de guerre occidental en préparation…..L’image de l’Occident en tant que criminel de guerre n’est pas une image de propagande créée par les ennemis de l’Occident, mais le portrait que l’Occident a peint de lui-même.

…..la course à la guerre est d’empêcher l’inspection de l’ONU dont Washington sait qu’elle pourrait réfuter ses allégations et éventuellement l’impliquer dans l’attaque sous faux drapeau effectuée par les «rebelles», qui ont réuni un grand nombre d’enfants dans un endroit pour y être assassinés chimiquement pour ensuite en coller la responsabilité au gouvernement syrien.
Les criminels de guerre de Washington et d’autres capitales occidentales sont déterminés à maintenir leur mensonge selon lequel le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques. Ayant échoué dans les efforts visant à intimider les inspecteurs d’armes chimiques de l’ONU en Syrie, Washington a exigé que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon retire ces inspecteurs avant qu’ils puissent évaluer la preuve et faire leur rapport. Le Secrétaire général de l’ONU s’est élevé contre les criminels de guerre de Washington et a rejeté leur demande. Cependant, comme avec l’Irak, la décision de Washington de commettre une agression contre la Syrie ne se fonde pas sur des faits.http://rt.com/op-edge/syria-un-war-investigation-006/
Les gouvernements américain et britannique n’ont révélé aucune des «preuves concluantes» qu’ils prétendent avoir démontrant que le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques. En écoutant leurs voix, en observant leur langage corporel, et en les regardant dans les yeux, il est tout à fait évident que John Kerry et ses marionnettes britanniques et allemandes mentent de manière éhontée. C’est une situation bien plus honteuse que les énormes mensonges que l’ancien Secrétaire d’Etat Colin Powell a commis à l’ONU sur les armes irakiennes de destruction massive. Colin Powell affirme qu’il a été trompé par la Maison Blanche et ne savait pas qu’il mentait. Kerry et les marionnettes britanniques, françaises et allemandes savent très bien qu’ils mentent.
Le visage que l’Occident présente au monde est celui d’un menteur impudent. 
Washington et ses gouvernements fantoches britanniques et français sont prêts à encore une fois révéler leur criminalité. L’image de l’Occident en tant que criminel de guerre n’est pas une image de propagande créée par les ennemis de l’Occident, mais le portrait que l’Occident a peint de lui-même.
Le journal britannique The Independant a rapporté qu’au cours du dernier week-end, Obama, Cameron et Hollande ont convenu de lancer des attaques de missiles de croisière contre le gouvernement syrien dans les deux semaines à venir, malgré l’absence de toute autorisation de l’ONU et malgré l’absence de tout élément de preuve en faveur des allégations de Washington selon lesquelles le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques contre « ses rebelles » largement soutenus par les forces extérieures américaines, cherchant à renverser le gouvernement syrien.
En effet, une des raisons de la course à la guerre est d’empêcher l’inspection de l’ONU dont Washington sait qu’elle pourrait réfuter ses allégations et éventuellement l’impliquer dans l’attaque sous faux drapeau effectuée par les «rebelles», qui ont réuni un grand nombre d’enfants dans un endroit pour y être assassinés chimiquement pour ensuite en coller la responsabilité au gouvernement syrien.
Une autre raison de la course à la guerre, c’est que Cameron, le Premier ministre britannique, veut précipiter la guerre avant que le Parlement britannique ne puisse le bloquer et l’empêcher de fournir une couverture pour les crimes de guerre d’Obama, de la même manière que Tony Blair avait assuré la couverture de George W. Bush, ce dont il a été dûment récompensé. Qu’est-ce qu’il en a à faire, Cameron, de la vie des syriens quand il peut quitter ses fonctions avec une fortune de 50 millions $ qui l’attendent à bras ouverts ?
Le gouvernement syrien, sachant qu’il n’est pas responsable de l’incident des armes chimiques, a accepté que l’ONU envoie des inspecteurs d’armes chimiques pour déterminer la substance et le vecteur utilisés. Cependant, Washington a déclaré qu’il était «trop tard» pour les inspecteurs de l’ONU et accepte la déclaration intéressée des “rebelles” affiliés à Al-Qaïda accusant le gouvernement syrien d’avoir attaqué des civils avec des produits chimiques.
Dans une tentative pour empêcher les inspecteurs de produits chimiques des Nations Unies qui sont arrivés sur place de faire leur travail, ces derniers ont essuyé des tirs de snipers sur le territoire détenu par les  ”rebelles” et ont été forcés de quitter le site ; mais un rapport ultérieur de RT affirme qu’ils sont retournés sur le site pour effectuer leur inspection. 
 Le gouvernement britannique corrompu a déclaré que la Syrie peut être attaquée sans autorisation de l’ONU, tout comme la Serbie et la Libye ont été attaqués militairement sans autorisation de l’ONU. En d’autres termes, les démocraties occidentales ont déjà établi des précédents pour violer le droit international. « Le droit international? Nous n’avons pas besoin de droit international puant » L’Occident ne connaît qu’une seule règle: la Force prime le Droit. Tant que l’Occident a la Force, l’Occident a le Droit.
Dans une réponse à l’information que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France se préparent à attaquer la Syrie, le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, a déclaré qu’une telle action unilatérale est une «violation grave du droit international», et que la violation n’était pas seulement d’ordre juridique, mais aussi une violation de l’éthique et de morale. Lavrov a évoqué les mensonges et la tromperie utilisés par l’Occident pour justifier ses violations graves du droit international dans les attaques militaires contre la Serbie, l’Irak et la Libye et la façon dont le gouvernement américain a utilisé d’actions préventives pour saper tout espoir pour un règlement pacifique en Irak, en Libye et en Syrie.
Une fois de plus, Washington a anticipé pour saper tout espoir de règlement pacifique. En annonçant la prochaine attaque, les Etats-Unis ont détruit toute incitation pour les «rebelles» à participer aux pourparlers de paix avec le gouvernement syrien. Au moment où ces pourparlers allaient avoir lieu, les «rebelles» n’ont désormais plus aucune incitation à y participer, puisque les militaires de l’Occident viennent à leur secours.
Dans sa conférence de presse, M. Lavrov a parlé de la façon dont les partis au pouvoir aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France attisent les émotions chez les gens mal informés qui, une fois chauffés, trouveraient satisfaction dans la guerre. Ceci, bien sûr, est le moyen par lequel les Etats-Unis ont manipulé le public pour attaquer l’Afghanistan et l’Irak. Mais le public américain est fatigué de la guerre, dont le but n’est jamais établi clairement, et sa suspicion augmente de jour en jour au sujet des justifications du gouvernement pour encore plus de guerres.
Un sondage Reuters / Ipsos révèle que « les Américains s’opposent fermement à l’intervention américaine dans la guerre civile en Syrie et croient que Washington devrait rester en dehors du conflit, même si les rapports selon lesquels le gouvernement de la Syrie a utilisé des produits chimiques mortels pour attaquer les civils sont confirmés ». Pourtant Obama se moque que seulement 9 pour cent de la population soutienne son bellicisme. Comme l’a récemment déclaré l’ancien président Jimmy Carter : « L’Amérique n’a pas de démocratie qui fonctionne ». Il y a un Etat policier dans lequel le pouvoir exécutif s’est placé lui-même au-dessus de toutes les lois et au-dessus de la Constitution.
Cet état policier va maintenant commettre encore un autre crime de guerre d’agression non provoquée de style nazi. A Nuremberg, les nazis ont été condamnés à mort précisément pour les actions identiques à celles commises par Obama, Cameron et Hollande. L’Occident mise sur la force, non sur le droit, pour se garder hors du box des criminels.
Les gouvernements américain, britannique français n’ont pas expliqué pourquoi il vaut mieux que les gens, dans les guerres initiées par l’Occident, soient tués par des explosifs en uranium appauvri plutôt qu’avec des agents chimiques ou de toute autre arme. Il était évident dès le début que Obama était en train de préparer l’attaque contre le gouvernement syrien. Obama a diabolisé les armes chimiques mais pas les “anti-bunkers” nucléaire que les Etats-Unis pourraient utiliser contre l’Iran. Ensuite, Obama a tracé une ligne rouge, en disant que l’utilisation d’armes chimiques par les Syriens était un si grand crime que l’Occident serait obligé d’attaquer la Syrie. Les marionnettes britanniques de Washington, William Hague et Cameron, ont juste répété cette affirmation absurde. La dernière étape dans la machination était d’orchestrer un incident chimique et d’en accuser le gouvernement syrien.
Quel est le véritable agenda de l’Occident? 
Telle est la question non posée et sans réponse. De toute évidence, les gouvernements américains, britanniques et français, qui ont affiché en permanence leur soutien à des régimes dictatoriaux qui répondent à leurs attentes, ne sont pas le moins du monde perturbés par les dictatures. Ils désignent Assad comme dictateur pour le diaboliser aux yeux des masses occidentales mal informés. Mais Washington, le Royaume-Uni, et la France soutiennent un certain nombre de régimes dictatoriaux, comme ceux de Bahreïn, de l’Arabie Saoudite, et maintenant la dictature militaire en Egypte qui tue impitoyablement des Egyptiens sans qu’aucun gouvernement occidental ne parle d’envahir l’Égypte parce qu’il «tue son propre peuple ».
Il est clair aussi, que la prochaine attaque occidentale sur la Syrie n’a rien à voir avec la volonté d’apporter «la liberté et la démocratie» en Syrie, pas plus que la liberté et la démocratie n’étaient les raisons des attaques contre l’Irak et la Libye, dont aucun n’a gagné la “liberté et la démocratie.”
L’attaque occidentale sur la Syrie n’est pas liée aux droits de l’homme, la justice ou l’une des causes ronflants dont l’Occident couvre sa criminalité.
Les médias occidentaux, et encore moins les presstitués américains, ne demandent jamais à Obama, Cameron, ou Hollande quel est le vrai agenda. Il est difficile de croire qu’il y ait un seul journaliste qui soit suffisamment stupide ou naïf pour croire que l’agenda est d’apporter «la liberté et la démocratie” à la Syrie ou de punir Assad pour avoir utilisé des armes chimiques contre des voyous meurtriers qui tentent de renverser le gouvernement syrien.
Bien sûr, la question n’aurait pas de réponse si elle était posée. Mais le fait de poser la question contribuerait à rendre le public conscient que les choses sont tout autres. A l’origine, le prétexte de Washington pour les guerres était d’assurer la sécurité des Américains contre les terroristes. Maintenant, Washington s’efforce de livrer la Syrie à des terroristes djihadistes en les aidant à renverser le gouvernement laïc et non-terroriste d’Assad. Quel est l’agenda derrière le soutien de Washington au terrorisme?
Peut-être que le but des guerres est de radicaliser les musulmans et, ainsi, déstabiliser la Russie et même la Chine. La Russie a une importante population musulmane et est bordé par les pays musulmans. Même la Chine a une certaine population musulmane. Comme la radicalisation se propage en conflits dans les deux seuls pays capables d’être un obstacle à l’hégémonie mondiale américaine, la propagande des médias occidentaux et le grand nombre d’ONG financées par les États-Unis, se présentant comme des organisations de «droits de l’Homme», peuvent être utilisés par Washington pour diaboliser les gouvernements russe et chinois pour les mesures sévères que ceux-ci prennent contre les «rebelles».
Un autre avantage de la radicalisation des musulmans est qu’elle laisse les anciens pays musulmans dans la tourmente ou des guerres civiles pour une longue durée, comme c’est actuellement le cas en Irak et en Libye, éliminant ainsi toute capacité à faire obstruction à Israël par un état organisé.
Le Secrétaire d’Etat John Kerry est en train de travailler au  téléphone utilisant les pots de vin et les menaces pour faire accepter, sinon appuyer, le crime-de-guerre-en-préparation de Washington contre la Syrie.
Washington est en train de conduire le monde plus près que jamais de la guerre nucléaire, même plus que dans les périodes les plus dangereuses de la guerre froide. Quand Washington en terminera avec la Syrie, la prochaine cible sera l’Iran. La Russie et la Chine ne seront plus en mesure de se leurrer eux-mêmes sur l’existence  d’un quelconque système de droit international ou de contrainte qui puisse agir sur la criminalité de l’Occident. L’agression occidentale contraint déjà les deux pays à développer leurs forces nucléaires stratégiques et à circonscrire les ONG financées par l’Occident qui se présentent comme des «organisations des droits de l’homme», mais en réalité constituent une cinquième colonne que Washington peut utiliser pour détruire la légitimité de leurs gouvernements.
La Russie et la Chine ont été extrêmement imprudentes dans leurs relations avec les Etats-Unis. Essentiellement, l’opposition politique russe est financée par Washington. Même le gouvernement chinois est miné. Quand une société américaine ouvre une entreprise en Chine, il crée un conseil d’administration chinois dans lequel sont placés des proches des autorités politiques locales. Ces conseils créent un circuit pour les paiements qui influencent les décisions et la loyauté des membres du parti local et régional. Les États-Unis ont pénétré les universités chinoises et les milieux intellectuels. L’Université Rockefeller est active en Chine dans le cadre philanthropique des Rockefeller. Les voix dissidentes sont créées et sont déployées contre le gouvernement chinois. Les demandes de «libéralisation» peuvent ressusciter des différences régionales et ethniques et saper la cohésion du gouvernement national.
Quand la Russie et la Chine se rendront compte qu’ils sont la proie de cinquièmes colonnes américaines, qu’elles sont isolées diplomatiquement et militairement inférieures en armes,  les armes nucléaires deviendront le seul garant de leur souveraineté. Cela donne à penser que la guerre nucléaire est susceptible de mettre fin à l’humanité bien avant que les hommes ne succombent au réchauffement climatique ou à la hausse des dettes nationales.
Mondialisation.ca, 28 août 2013

Foreign Policy révèle l’hypocrisie des Américains face aux armes chimiques….. Les dirigeants des pays occidentaux restent sourds aux mises en garde de l’Iran et de la Russie, et d’autres pays, sur les risques d’un embrasement généralisé dans la région en cas d’intervention armée occidentale en Syrie.


La nouvelle révélée par Foreign Policy, à partir de documents déclassifiés et témoignages de hauts gradés américains, n’a pas manqué de produire son effet.
Selon ce magazine en ligne américain spécialisé dans les affaires étrangères et l’économie, « en 1988, alors que la guerre entre l’Iran et l’Irak touche à sa fin, les États-Unis apprennent, grâce à des images satellites, que l’Iran est sur le point d’obtenir un avantage stratégique potentiellement décisif en exploitant une faille dans les défenses irakiennes. Les services de renseignement américains font connaître aux Irakiens la localisation des troupes iraniennes en sachant pertinemment que l’armée de Saddam Hussein va les attaquer avec des armes chimiques, dont du sarin, un gaz neurotoxique létal ».
Le magazine fait un parallèle avec le contexte de la guerre en Syrie et poursuit : « Ainsi, alors que le débat fait aujourd’hui rage autour de la question d’une éventuelle intervention des États-Unis pour mettre un terme à des attaques chimiques qui auraient été effectuées par le gouvernement syrien, il y a trente ans, les États-Unis se montraient donc bien plus froidement pragmatiques face à l’utilisation massive des armes chimiques par Saddam Hussein, tant à l’égard de ses ennemis que de ses propres citoyens. » Cette révélation qui démontre encore une fois l’hypocrisie du régime américain intervient alors que se précise une frappe occidentale contre la Syrie. « Nous sommes prêts à y aller si Obama le décide », a affirmé le secrétaire à la Défense américain, Chuck Hagel.
Les Syriens ont prévenu que leur pays ne se laisserait pas faire face à une attaque occidentale. Mais il semble que les Occidentaux ont oublié ce qu’ont été pour eux les bourbiers des guerres coloniales et des interventions en Afghanistan et en Irak. En tout cas, ils n’en ont tiré aucune leçon. De la même façon, les dirigeants des pays occidentaux restent sourds aux mises en garde de l’Iran et de la Russie, et d’autres pays, sur les risques d’un embrasement généralisé dans la région en cas d’intervention armée occidentale en Syrie. 
Kamel Moulfi

Pétition contre l’intervention militaire de la France en Syrie


Pourquoi c’est important :
La situation syrienne est hautement préoccupante. Le conflit qui se tient en Syrie entre le gouvernement de Bachar El-Assad, soutenu par la Russie et la Chine , et de "l’armée syrienne libre" , soutenu par l’Union européenne et les États-Unis, pourrait dégénérer en un conflit mondial.
Les récentes attaques chimiques attribuées au régime de El-Assad soulèvent un grand nombre de questions jetant un doute sur la version officielle des événements telle que relatée dans la très grande majorité des médias occidentaux.
Ce doute est amplifié par les guerres plus ou moins récentes menées par les États-Unis, qui ont toutes étés initiées sur des prétextes qui se sont avérés mensongers :
La Guerre du Viêt Nam a été rendue possible grâce aux incidents du golfe du Tonkin.
La Guerre du Golfe a été rendu possible grâce à l’affaire des couveuses au Koweït... seulement voilà, les témoignages s’avéreront être mensonger et ont servi à favoriser l’entrée en guerre des occidentaux.
La Guerre en Irak a été rendu possible grâce aux armes de destruction massive... seulement voilà, elles ne furent jamais trouvées car il s’agissait d’un montage grossier pour envahir ce pays.
La France, patrie des droits de l’homme, se doit de montrer l’exemple au monde occidental en refusant d’entrer dans une guerre qui pourrait s`avérer catastrophique pour l ensemble de l’Humanité.
Faisons pression auprès du président Hollande pour ne pas s’engager dans cette voix destructrice.
En Février 2003, la France a refuse, avec raison, de se joindre à la seconde guerre en Irak. De nombreuses vies françaises ont été épargnées, et la France a évité de se mouiller dans un conflit sanglant dont l histoire a révélé qu ’il était bâti sur un mensonge.