mercredi 6 mars 2013

Hugo Chavez est mort,...on ne pourra qu’apprendre cette nouvelle avec tristesse.

Hugo Chavez est mort, et si on a le coeur à gauche ou si on partage les idéaux d’émancipation ou de justice sociale qui ont été les siens, on ne pourra qu’apprendre cette nouvelle avec tristesse.

Après tout il n’y a pas beaucoup de chefs d’État en Amérique latine ou ailleurs qui ont été capables, avec autant d’acharnement et de passion, de s’attaquer aux si inégales conditions sociales et économiques qui encore en 1998 faisaient qu’au Venezuela, 49% de la population vivaient sous le seuil de pauvreté, et 21% en état d’extrême pauvreté. En 2012 : après 14 ans de révolution bolivarienne, ces taux ont été ramenés respectivement à 27 et 7%. Ce n’est pas rien, surtout en cette ère néolibérale où presque partout ailleurs, on ne parle que de privatisations, de libéralisation des échanges et partant d’accroissement des inégalités, de coupures dans les programmes sociaux ou de dégradation des conditions de vie. Il faut le dire : il y avait quelque chose de l’exploit à opter pour le chemin inverse : celui de renforcer l’État, ou de redistribuer la rente pétrolière vers les secteurs populaires depuis toujours marginalisés, en leur redonnant au passage dignité, ou encore de s’opposer d’arrache-pied aux si nombreuses intromissions étasuniennes.
On comprendra donc que sa disparition secouera toute l’Amérique latine et inquiétera ces pays qui –comme Cuba, La Bolivie et l’Équateur—avaient chacun à leur manière des liens privilégiés avec le Venezuela bolivarien, profitant sans doute des échanges pétroliers effectués avec lui, mais aussi et surtout de cette volonté politique commune de faire entendre la voix d’une Amérique latine unie, capable d’échapper enfin à la tutelle impériale des USA et de s’orienter pas à pas vers un autre mode de développement “sud/sud, moins soumis aux logiques perverses de la dépendance et de l’échange inégal.
Sans doute, il y a aussi des côtés moins lumineux dans cette expérience de transformation sociale absolument inédite, et Hugo Chavez n’y est pas totalement étranger. Mais on ne peut les juger en toute justice sans tenir compte du lourd héritage qu’il a dû assumer : celui d’un pays où le pétrole est autant un cadeau qu’une malédiction ; celui d’une société longtemps désarticulée et dans laquelle n’existait pas de tradition de mouvements sociaux forts et indépendants. Et sans doute certains ne manqueront pas de stigmatiser le caractère personnaliste de sa gouvernance (son “hyperleadership” !) ou les dimensions erratiques ou inachevées de bien des réformes qu’il a parrainées. Mais ces critiques, à bien y regarder, sont d’abord du ressort de ceux qui comme lui ont aspiré –loin du capitalisme néolibéral— à “un autre monde possible”, et continuent à lutter pour qu’il devienne réalité à travers plus de justice, de liberté et de dignité pour les peuples. C’est à eux que revient la tâche d’en faire le bilan intransigeant et d’aller plus loin ! Quant à lui, rendons-lui pour l’instant ce qui lui revient : cette farouche volonté d’avoir –au milieu de tant d’adversités—initié puis rendu possible un tel espoir.
Pierre Mouterde
Source : PRESSE-TOI A GAUCHE


Hugo Chavez : l’homme qui a donné vie à tout un peuple et à tout un continent.....QUE CHAVEZ VIVE DANS LE CŒUR ET L’ESPRIT DE TOUS LES PEUPLES

Hugo Chavez le porte-parole des pauvres, des déshérités des laissés pour compte, des exploités,..
 

Il y a moins de 40 minutes, le 5 mars 2014, à 16 h 35, Hugo Chavez s’est envolé vers le Nazaréen, celui qui l’aura inspiré durant toutes ces années de luttes et de solidarité au service d’un peuple et de tout un Continent.
Véritable Bolivar des temps modernes, son action s’inscrivit dans le cadre de la seconde indépendance du Venezuela, son indépendance économique et politique, et dans celle du réveil de tous les peuples de l’Amérique latine et des Caraïbes, les unissant tous dans la poursuite d’un destin commun. (CELAC)
Celui qui a su se faire le porte-parole des pauvres, des déshérités des laissés pour compte, des exploités, celui qui a allumé en ces derniers la flamme de la dignité, de la confiance, de la solidarité, du courage, celui qui a défié les forces oligarchiques et impériales, celui pour qui les peuples du monde ont prié et qui pleurent aujourd’hui son décès, aura réussi à enraciner son rêve dans le cœur et dans l’âme de dizaines de millions de Vénézuéliens et de Latino-américains.
Seuls, ses adversaires, ces oligarchies qui passèrent des années à puiser à pleine main dans les coffrets de l’État pour gonfler leurs fortunes et les États-Unis d’Amérique qui y trônaient en empereur pour disposer des immenses richesses pétrolières, se réjouissent de son décès.
À ces derniers, il faut ajouter tous ces professionnels de l’information qui se sont prêtés honteusement à couvrir les centaines de machinations mises en place pour faire disparaître cet homme au destin surhumain. Nos médias n’y échappent pas, tout comme nos politiciens serviles à Washington.
Avec la mort d’Hugo Chavez, ce sont des millions de Chavez, que ses adversaires auront devant eux. Ils réaliseront qu’il y a maintenant un peuple, une patrie et un Continent qui sont devenus conscience, dignité, courage, solidarité. Si pendant des décennies les maîtres du monde ont tué des hommes, des femmes et des enfants, dans l’indifférence des peuples, aujourd’hui, leurs armes ne sauraient atteindre cette conscience, élevée au niveau d’un continent et de nombreux peuples à travers le monde.
QUE CHAVEZ VIVE DANS LE CŒUR ET L’ESPRIT DE TOUS LES PEUPLES
Oscar Fortin
Québec, le 5 mars 2013
http://humanisme.blogspot.com
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