samedi 5 novembre 2011

violation du serment d’Hippocrate : Des médecins israéliens sont complices des tortures infligées aux prisonniers palestiniens

samedi 5 novembre 2011
Des médecins israéliens sont complices des mauvais traitements et tortures infligés aux prisonniers palestiniens, en violation du serment d’Hippocrate, ont déclaré dans un rapport publié jeudi deux groupes israéliens de défense des droits de l’homme.

Le rapport se concentre sur les professions médicales qui ont été témoins, ont participé ou été en contact avec les prisonniers qui ont été interrogés par les services du Shin Bet, connus sous le nom d’Agence de Sécurité d’Israël, qui infligent fréquemment des violences physiques ou psychologiques.
L’étude de 61 pages - « Doctoring the Evidence, Abandoning the Victim » - a été rédigée par le Comité public contre la torture en Israël [PCATI], et l’antenne israélienne de Physicians for Human Rights.
Les conclusions sont fondées sur les témoignages et les données concernant plus de 100 victimes de torture et de mauvais traitements, répertoriées par le PCATI depuis 2007, et montrent que les professionnels de la médecine « sont fréquemment impliqués activement ou passivement dans des actes de torture ou de mauvais traitements. »
Le porte-parole du PCATI, Edan Anneau, a déclaré à l’AFP que les victimes étaient toujours des Palestiniens, « accusés d’être impliqués dans des questions de sécurité. »
Que ce soit par leurs actes directs ou par leur silence, les médecins se sont rendus complices de ce qui se passe dans les salles d’interrogatoire, dit le rapport.
Le rapport ajoute que la preuve est établie que les médecins ont ont omis systématiquement de documenter correctement les blessures infligées aux détenus, évitant de signaler les abus, et envoyant des détenus subir des interrogatoires même après avoir constaté les blessures qu’ils avaient subies.
Dans certains cas, ils ont également remis des données médicales privées aux interrogateurs, mettant souvent en priorité les besoins de l’interrogatoire plutôt que le souci de l’état du blessé.
« Ce rapport révèle, avec des preuves significatives, que de nombreux médecins ignorent les plaintes de leurs patients, qu’ils permettent aux interrogateurs de l’Agence israélienne de sécurité d’utiliser la torture, » dit encore le rapport.
Il ajoute que le personnel médical, « approuve l’utilisation de méthodes d’interrogatoire interdites et les mauvais traitements infligés à des détenus sans défense, et dissimule des informations, permettant ainsi une totale impunité pour les tortionnaires. »
Le porte-parole de l’Association médicale israélienne ne pouvait être joint ce jeudi pour commenter le rapport, mais le Service pénitentiaire israélien a prétendu que le personnel dans ses installations suit des procédures qui ont été soumises à une large surveillance.
Anneau a déclaré cependant que de nombreux interrogatoires ont été réalisées dans les propres bâtiments du Shin Bet, plutôt que dans des prisons ordinaires.
Les interrogateurs du Shin Bet sont à l’abri de toute surveillance, d’enquête ou de condamnation par les autorités de police, qui refusent systématiquement la prise en compte des plaintes. Ils sont donc également protégés par des professionnels de la santé qui interagissent avec les détenus.
Anneau a déclaré que des copies du rapport avait été envoyées à l’Association médicale israélienne, au ministère de la santé et à d’autres organismes pertinents.
« Nous espérons que ce rapport aidera le système médical à changer ses méthodes », écrivent le directeur exécutif du PCATI, Ishai Menuchin et Ran Cohen, le directeur exécutif de Physicians for Human Rights en Israël.

4 novembre 2011 - Ma’an News - Vous pouvez consulter cet article à : http://www.maannews.net/eng/ViewDet...
Traduction : Info-Palestine.net

La réunion du G-20 - Ces pays prétendent monopoliser les technologies et les marchés par les brevets, les banques, les moyens de transport les plus modernes ....

Syrie : Amnesty International, le changement de régime et un ambassadeur (Dissident Voice)...Le moment est venu d’aller renverser un autre gouvernement.

Manoeuvre de guerre Otan contre l'Iran - la manœuvre de Decimomannu, confirmant qu’on est en train de mettre au point un plan d’attaque contre l’Iran...

Samedi 5 novembre 2011
.....Hôte d’honneur l’aviation israélienne, qui, avec celles italienne, allemande et hollandaise, s’est exercée à des « attaques à longue portée ». Comme le rapporte ce matin (jeudi 3 novembre 2011, NdT) la presse israélienne elle-même, ceci entre dans le cadre de la préparation d’une attaque contre les implantations nucléaires iraniennes....
 
Les avions de chasse OTAN stationnés à Decimomannu (Cagliari, Sardaigne) avaient à peine fini de bombarder la Libye que s’est immédiatement déroulée dans la base aérienne la manœuvre Vega 2011. Hôte d’honneur l’aviation israélienne, qui, avec celles italienne, allemande et hollandaise, s’est exercée à des « attaques à longue portée ». Comme le rapporte ce matin (jeudi 3 novembre 2011, NdT) la presse israélienne elle-même, ceci entre dans le cadre de la préparation d’une attaque contre les implantations nucléaires iraniennes. La manœuvre fait partie de la coopération militaire Italie-Israël, établie par la Loi du 17 mai 2005. Elle entre aussi en même temps dans le « Programme de coopération individuelle » avec Israël, ratifié par l’OTAN le 2 décembre 2008, trois semaines environ avant l’attaque contre Gaza. Elle comprend non seulement des manœuvres militaires conjointes, mais l’intégration des forces armées israéliennes dans le système électronique OTAN et la coopération dans le secteur des armements. C’est ainsi que la seule puissance nucléaire de la région, Israël, se trouve de fait intégrée dans l’OTAN même si elle refuse de signer le Traité de non-prolifération (alors que l’Iran, qui ne possède pas d’armes nucléaires, l’a signé).  

Il y a deux jours Israël a testé un nouveau missile balistique à longue portée, que le ministre de la défense1 Ehud Barack a défini comme « un important pas en avant dans le domaine balistique et spatial ». Ceci confirme le rapport d’une commission britannique indépendante, que vient de publier le Guardian, selon lequel Israël est engagé à potentialiser ses capacités d’attaque nucléaire, en particulier les missiles balistiques Jéricho 3 à portée intercontinentale de 8-9mille Kms et les missiles de croisière lancés par les sous-marins. Ce programme est soutenu par les plus grands pays de l’OTAN.  

L’Allemagne a fourni à Israël, dans les années 90, trois sous-marins Dolphin (deux sous forme de don) et lui en remettra en 2012 deux autres (dont le coût de 1,3 milliards de dollars est financé pour un tiers par le gouvernement allemand), tandis qu’est ouverte la tractation pour la fourniture d’un sixième sous-marin. Les Dolphin, dotés des systèmes de navigation et de combat les plus sophistiqués, ont été modifiés de façon à pouvoir lancer des missiles de croisière nucléaires à longue portée : les Popeye Turbo, dérivés des étasuniens, avec une portée de 1.500 Kms.
Les Etats-Unis, qui ont déjà fourni à Israël plus de 300 chasseurs bombardiers F-16 et F-15, se sont engagés à lui fournir au moins 75 chasseurs F-35 Joint Strike Fighter de cinquième génération (dont le coût unitaire a grimpé à 120 millions de dollars) et à entraîner en premier les pilotes israéliens, pour former au plus tôt trois escadrilles de F-35 qui constitueront « un nouveau fer de lance stratégique des forces aériennes israéliennes ».
 
L’Italie, dans le cadre de l’accord de coopération militaire, est en train de collaborer à des projets de recherche conjointe surtout avec les instituts israéliens Weizmann et Technion2 , qui effectuent des recherches sur les armes nucléaires et sur celles de nouveau type. Entre dans ce cadre la manœuvre de Decimomannu, confirmant qu’on est en train de mettre au point un plan d’attaque contre l’Iran, avec la participation de forces israéliennes, étasuniennes, britanniques et autres, soutenues par les commandements et les bases OTAN. Et le plan prévoit sûrement, pour décourager d’éventuelles lourdes représailles, de pointer sur la tête du pays attaqué le pistolet avec la balle nucléaire dans le canon.
Manlio Dinucci
envoi Marie Ange Patrizio   
Edition de vendredi 4 novembre de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio