jeudi 8 mars 2012

La chute du gouvernement syrien favoriserait une attaque contre l’Iran,Des troupes britanniques et qataries préparent une incursion militaire par la Turquie.

Selon Aviation Week, « les nouvelles installations syriennes perfectionnées servant à la collecte de renseignements et à la surveillance à distance » représentent un obstacle à une attaque israélienne contre l’Iran.
Soulignant la coopération entre la Syrie et l’Iran, l’article explique :
La chute du gouvernement du président Bachar Al-Assad pourrait créer un chaos qui protégerait une attaque des États-Unis ou d’Israël contre l’Iran. Autrement, la Syrie pourrait fournir à l’Iran une alerte rapide. (David Fulghum, Syria Key To Iranian Defenses Against West, 6 mars 2012.)
Cette information appuie l’argument avancé par plusieurs médias indépendants voulant que « la route vers Téhéran passe par Damas ». Selon de nombreux reportages, l’insurrection armée en Syrie, appuyée par l’étranger, est une opération clandestine visant à renverser le gouvernement syrien, le seul allié de l’Iran dans la région. Les médias dominants occidentaux continuent de présenter l’insurrection comme un mouvement de contestation pacifique, même si la secrétaire d’État des États-Unis, Hillary Clinton a admis qu’Al-Qaïda en faisait partie.
L’article d’Aviation Week mentionne que la chute de Bachar Al-Assad affaiblirait l’Iran et faciliterait une attaque des États-Unis et d’Israël.
On ajoute qu’une attaque contre l’Iran par Israël se ferait « par l’espace aérien de la Syrie, de la Turquie, de la Jordanie ou de l’Arabie Saoudite ».
Toutefois, les systèmes de renseignement perfectionnés de la Syrie permettent dorénavant la surveillance électronique « d’Israël, de la Jordanie et du nord de l’Arabie Saoudite », ainsi qu’une station radar installée sur le Mont Sannine, « dominant le plateau du Golan, occupé par Israël, ainsi que la plaine de Bekaa, contrôlée par le Hezbollah et la Syrie ».
Les améliorations apportées par les Russes aux systèmes syriens serviront par ailleurs à « suivre les trajectoires navales et aériennes des États-Unis et d’Israël dans l’est de la Méditerranée, y compris en Grèce et à Chypre (où les États-Unis possèdent leur propres installations vouées au renseignement) ».
D'autres reportages affirment que des troupes britanniques et qataries établies à Homs « sont en train d’ouvrir la voie à une incursion militaire clandestine [de la Syrie] par la Turquie ». (British and Qatari troops already waging secret war in Syria?- 13 undercover French army officers seized in Syria, Lanka Newspapers, 6 mars 2012.)

Julie Lévesque a collaboré à ce reportage.
Articles de Mondialisation.ca publiés par Mondialisation.ca

SYRIE : La nouvelle de l’arrestation d’un nombre des agents français en Syrie est quasi officielle.

.....“Bachar n’est pas prêt pour être renversé et ses partisans augmentent en Syrie et dans le monde arabe dont les peuples ne sont pas favorables seulement aux idées des Saoudiens et des Qataris alliés des Etats Unis, ce que la France cherche malheureusement à promouvoir”....

La nouvelle de l’arrestation d’un nombre des agents français en Syrie se confirme. Cette information a été abondamment citée et commentée dans la presse internationale, sauf en France. Cependant, l’ancien colonel français Alain Corvez a brisé le silence formel français en affirmant que cette information qui circule depuis quelques jours s’avère quasi officielle.

Dans une lettre électronique envoyée à certains de ses amis dont Alintiqad a reçu une copie, M. Corvez confirme que la nouvelle qui circule dans la presse depuis huit jours évoquant l’arrestation des officiers français en Syrie avec une différence sur leur nombre est devenue quasi officielle.

“Que feront-ils dans cette impasse ? Nos soldats sont davantage envoyés dans des pays pour défendre des intérêts qui ne sont pas les nôtres, mais ceux des Etats-Unis”, a écrit l’expert stratégique dans sa lettre.

“En participant aux ingérences américano-qataries dans les affaires d’autres pays, notre diplomatie est devenue dépendante et destructive pour notre réputation internationale”, a-t-il déploré.

Et M. Corvez d’ajouter : “Bachar n’est pas prêt pour être renversé et ses partisans augmentent en Syrie et dans le monde arabe dont les peuples ne sont pas favorables seulement aux idées des Saoudiens et des Qataris alliés des Etats Unis, ce que la France cherche malheureusement à promouvoir”.

“En tout cas, cette situation pourrait exploser à la face des candidats à la présidentielle française et changerait les données, même si certains candidats ont observé un silence à l’égard de ce sujet”, a-t-il conclu.

M. Corvez avait dénoncé un complot tramé contre la Syrie vise son rôle clé dans la région, accusant l’entité sioniste de jouer un rôle dans les événements en Syrie dans le cadre d’un agenda étranger bien défini.

Dans une interview accordée à la télévision syrienne, il s’est interrogé sur les vrais motifs de Sarkozy à changer ses positions vis-à-vis de la Syrie. Il a appelé les autorités françaises à considérer que ce qui se déroule en Syrie n’est pas une révolution démocratique mais une tentative violente de certaines forces extrémistes à imposer un nouveau régime à la Syrie qui convient à leur taille.

Samedi dernier, la télévision publique syrienne a confirmé des informations publiées deux semaines plus tôt par le Réseau Voltaire : l’Armée nationale syrienne a fait prisonniers 18 agents français à Homs et un 19e à Azouz.

De son côté, la presse turque a confirmé l’arrestation du 19e agent français en expliquant que 4 agents turcs avaient été arrêtés avec lui.

Source original : Alintiqad
http://www.french.moqawama.org/essaydetails.php?eid=5170&cid=287
Publié sur le site du Comité/ Valmy : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2288
Articles de Nidal Hamadé publiés par Mondialisation.ca



FRANCE - CAMPAGNE PRESIDENTIELLE : LE HALAL,UN DEBAT "RACISTE ET ODIEUX"

.....Quand cessera-t-on de prendre les Français pour des imbéciles?

La presse algérienne suit de près les débats sur l'abattage halal qui agitent la campagne présidentielle. Pour Le Quotidien d'Oran, la polémique ne fait pas honneur à la droite. Quand cessera-t-on de prendre les Français pour des imbéciles?
K. Selim
Le Quotidien d'Oran
La France n'est pas un pays arriéré, les progrès de l'éducation sont réels et continus malgré les éternels débats sur le recul du niveau scolaire. Et, dans certains segments, le savoir français est en pointe. Voilà un pays où l'irrationnel devrait avoir été réduit à la portion congrue, insignifiante. Quand le président de la République en titre, qui joue sa réélection, claironne que le halal est au cœur des préoccupations des Français – il y a deux semaines seulement, il estimait que la polémique n'avait pas lieu d'être –, on ne doute pas vraiment de la réception d'un tel discours par le rationalisme des Français.
On ne doute pas, mais on constate qu'une partie de la droite dite "républicaine", terme utilisé pour la différencier de l'extrême droite et des néofascistes, en vient à manquer singulièrement de respect pour les Français et à insulter carrément leur intelligence. Après l'absurde association entre vote des étrangers [et la possibilité qu'ils soient élus dans les conseils municipaux] et halal d'un ministre de l'Intérieur français [lors d'un meeting, le 2 mars, Claude Guéant a avancé que des conseillers municipaux étrangers pourraient, par exemple, rendre "obligatoire la nourriture halal dans les repas des cantines"], tellement obsédé par les musulmans qu'il les voit comme des étrangers même quand ils sont français, le très effacé Premier ministre François Fillon a décidé d'apporter son obole à cette basse manipulation [le 5 mars, il a déclaré sur Europe 1 que "les religions devraient réfléchir au maintien des traditions qui n’ont plus grand-chose à voir avec l’état de la science"]. Le thème a été lancé par la leader d'un Front "national" qui s'impose comme l'inspirateur des débats de la droite française et de sa crétinisation accélérée.
Pourquoi tenter de faire croire que le halal est la principale préoccupation des Français ? Il est clair qu'en l'absence de bilan à défendre et en dehors de tous scrupules moraux et éthiques on embraie sur les peurs, les haines et la fabrication de l'ennemi extérieur. Jean-Luc Mélenchon constatait, avec une ironie mordante, que Marine Le Pen "veut nous faire croire qu'on attrape l'islam par le manger !" et qu'elle met "sur la table comme ennemi public premièrement les musulmans, deuxièmement les juifs", avec les viandes halal et casher [sur TF1, le 5 mars]. Le propos concerne non seulement Mme Le Pen, mais aussi une partie de la droite institutionnelle présumée "respectable" et "républicaine". Les Français n'étant pas des demeurés – l'école a fait son œuvre malgré tout –, ils décodent parfaitement que l'objet de la vindicte n'est pas un rituel d'abattage, mais les "étrangers", les "races", les "couleurs" et les "religions". On peut être contre le vote des étrangers sans développer un argumentaire raciste et odieux.
Dans la majorité des pays de la planète, le droit de vote est limité aux nationaux. Accorder un droit de vote aux étrangers dans des municipalités est un progrès, une idée généreuse et parfois motivée par des raisons pratiques. Mais le refuser n'est pas une hérésie non plus – à condition de ne pas se fonder sur des argumentaires racistes et imbéciles. Associer le halal et le vote des étrangers est une assertion insultante pour l'intelligence des Français. Et même des faire-valoir de la "diversité", comme Rachida Dati, n'ont pu que constater que l'on était en train d'"assimiler les musulmans français à des étrangers" [dans un entretien au Figaro daté du 4 mars]. Mais peut-être faut-il féliciter MM. Sarkozy, Fillon et Guéant pour leurs positionnements. Leurs outrances les situent à mille lieues de ce qui fait le meilleur de la France.
 
Courrier international