jeudi 3 octobre 2013

Syrie - Mère Agnès : Les enfants de l’attaque chimique ont été anesthésiés !

La mère Agnès-Marie de la Croix a assuré que les enfants qui ont été filmés dans le massacre aux armes chimiques dans la région de Ghouta en Syrie sont toujours vivants mais qu’ils ont été anesthésiés.

« Les habitants de la province de Lattaquié m’ont informée avoir vu leurs enfants dans les vidéos sur la Ghouta, filmées par les miliciens armés », a-t-elle dit dans une interview avec la chaine de télévision al-Mayadeen.
Accompagnant l’équipe des inspecteurs des Nations Unies dans leur deuxième visite à Damas, Mère Agnès explique que « le premier motif de son action était au début humanitaire, et la veille de l’attaque chimique dans la Ghouta nous étions à Damas. Nous avons vu de nos propres yeux ce qui a eu lieu à Maadamiya.
Donc, s’il y avait eu des morts, des victimes et des blessés, on aurait remarqué ceci immédiatement. Mais cette nuit, aucun mouvement inhabituel n’a été enregistré. Les gens ici sont tous des voisins et se connaissent. Les habitants de la Ghouta qui se sont déplacés vers Damas n’ont pas été paniqués par un événement de cette ampleur, surtout que les informations de presse ont fait état de 1400 morts et de 10000 blessés dans une petite zone. Nous n’avons pas entendu non plus les ambulances. Tout était calme cette nuit ».
« Telles étaient mes premières remarques, et lors de mon voyage en Malaisie, j’ai été en contact permanent avec les habitants de Lattaquié. Le 4 aout, les groupes armés ont ravagé 11 villages dans la province de Lattaquié.
Les médias occidentaux ont parlé d’une avancée de l’opposition syrienne, alors qu’un véritable carnage avait eu lieu. Nous avions dressé des listes comprenant les martyrs de la province de Lattaquié et les disparus. Les groupes armés avaient kidnappé 115 personnes dont 65 enfants de moins de 15 ans. Au cours de mon voyage, j’ai appris que des parents de la province de Lattaquié ont reconnu des enfants enlevés de la même région qui sont apparus dans les images diffusées sur les victimes des armes chimiques présumées dans la Ghouta.
Les Américains ont choisi 13 films parmi les vidéos présentées par les groupes armés et les ont qualifiés de surs.
Et Mère Agnès d’ajouter : « J’étais en contact avec des journalistes allemands, je leur avais dit que je suis incapable de déterminer la date et le lieu de chaque film. Ils m’ont envoyée une liste de 43 films dont les premières vidéos. Ma surprise était grande à la vue des mêmes enfants repris dans au moins quatre ou cinq vidéos. Je me suis dit que ce qui se passe est anormal.
Quand je me suis approfondie dans l’étude de toutes les vidéos sur des attaques chimiques présumées, je me demandais à chaque fois : d’où cherchent-ils tous ces enfants ? Où sont leurs parents ? Est-ce possible qu’une mère abandonne ses enfants ? Il est normal qu’un ou deux enfants disparaissent, mais perdre ce grand nombre d’enfants ceci suscite des interrogations ».
 « Toutefois, j’ai une bonne nouvelle : les enfants étaient anesthésiés, la preuve en est que tous les enfants étaient calmes à l’exception d’un enfant qui pleurait. On aurait administré à ces enfants plusieurs types d’anesthésiants pour donner l’impression qu’ils sont morts. Quant aux jeunes tués, je pense qu’ils sont des éléments des groupes armés qui ont joué le rôle de comparse ».
« S’ils étaient morts, on aurait vu ce nombre élevé de victimes enterrés dans les tranchées énormes creusées pour contenir entre 300 à 400 dépouilles. Mais seules 8 corps y ont été enterrés. Nous n’avons pas vu ceux qui enterrent. S’il y avait vraiment 1500 corps, où seraient-ils alors ? ».
Mère Agnès révèle à la chaine al-Mayadeen qu’une équipe internationale baptisée « l’équipe du 21 aout », et regroupant des experts allemands, français, italiens, canadiens et américains a été formée pour dresser une liste chronologique des événements entre 1h55 et 4h00 du matin. Ce timing suscite plusieurs interrogations. Il est impossible que toutes les dépouilles aient été transportées aux morgues le même jour, surtout qu’on parlait de milliers de victimes.
Nous sommes de plus en plus convaincus que ces vidéos n’ont pas été filmées le 21 aout. Elles ont été postées sur internet en ce jour et ceci nécessite plus de preuves »
A suivre
Mise en ligne CV : 27 septembre 2013

Syrie : des leçons pour supplétifs....C’est le sort des pantins que d’être soumis au bon vouloir des tireurs de ficelles..


La fonction de supplétif est l’une des plus compliquées qui soit. La preuve en a été donnée par l’atroce situation dans laquelle s’est trouvé le président français, François Hollande, sur le dossier syrien.
Le Nouvel Observateur vient de remuer le couteau de la plaie. Il a pu recueillir des informations sur le déroulement de la journée du samedi 31 août, le " J-1 ", qui devait précéder le jour de la " punition " du " régime de Bachar El Assad ". " Les frappes sont pour ce soir ", il ne faisait aucun doute, mais à la Défense, un membre du commandement avoue : " nous ne maîtrisions pas : le calendrier. C’est Obama qui devait donner le top départ ".
De l’autre côté de l’Atlantique, de Washington, le président étasunien allait appeler sur la " ligne directe et sécurisée ". Nous pouvons le confirmer, maintenant, Obama se préoccupait fort peu des émois du Français. Lui, il avait la décision et n’avait besoin que de donner des ordres, et surtout gérait l’affaire au mieux des intérêts stratégiques de son pays. Pendant qu’en France tout l’appareil d’État était mobilisé et attendait dans une fébrilité insoutenable que le téléphone sonne, Obama était sûrement en train de négocier avec les Russes, en se donnant le temps pour la chose, puisqu’il a décidé de consulter ses parlementaires, en vacances à ce moment.
Là encore, nous savons ce qu’il est advenu. L’aboutissement à un accord entre les États-Unis et la Russie qui enterre pratiquement tout recours à la confrontation armée, qu’aurait peut-être déclenchée une agression atlantiste contre la Syrie. Accord suivi d’une résolution du Conseil de sécurité, loin de toute contrainte majeure et de menace de guerre d’agression. Et il n’y a pas que le pouvoir français à avoir goûté à l’amertume de la désillusion. Il y a aussi ces " oppositions " syriennes qui jubilaient de se voir gratifiées de bombardements qui leur offriraient la Syrie. Elles ont dû déchanter, tandis qu’Al-Qaïda se renforçait et ne laisse plus aucun doute sur son hégémonie militaire. Et voilà que se profile, pour les semaines qui viennent, une Conférence internationale sur la Syrie, où il s’agit pour la Coalition d’Istanbul (CNS) de se constituer en interlocuteur crédible et représentatif, alors que les groupes armés lui dénient toute reconnaissance.
Ban Ki-moon, le Secrétaire général des Nations Unies, obligé de faire le travail pour lequel il est payé, l’incite à " entrer en contact avec les autres groupes d’opposition pour former une délégation représentative et unie ", car il s’agit ni plus ni moins que de se préparer à " entreprendre un dialogue sérieux aussi vite que possible ". Une entreprise qui est autrement plus compliquée que de prendre directement le pouvoir des mains de l’OTAN. Après la destruction du pays, cela s’entend. Nous voilà donc devant le spectacle offert par des comparses en plein désarroi, devant les développements inattendus de l’agenda étatsunien et devant un tirage de cartes insoupçonnées. C’est le sort des pantins que d’être soumis au bon vouloir des tireurs de ficelles, la leçon devrait servir à bien d’autres candidats à l’allégeance aux puissants.