lundi 16 septembre 2013

Syrie : Mais où étaient-ils quand Israël utilisait du phosphore blanc à Gaza ?....... Quand Israël a utilisé pendant la Guerre de Gaza 2008-2009, en 2009, des obus à fragmentation, incendiaires (et éclairants) au phosphore blanc sur les zones urbaines de la bande de Gaza, la soi-disant communauté internationale était où ?

 
Le "deux poids deux mesures" dans les relations internationales se poursuit inlassablement. La communauté internationale s’inquiète de l’éventuelle utilisation d’armes chimiques par le régime de Damas. C’est "qui" la communauté internationale ? Où est-elle quand ces terroristes commettent des attentats en Syrie ? Alors que leurs protégés sont en grande difficulté malgré l’argent et les armes de plus en plus sophistiquées à eux livrées, on nous sort d’un chapeau de magicien les armes chimiques que le régime syrien de Bachar el-Assad serait en train d’assembler, "vraisemblablement du gaz sarin" disent-ils. Avec leur morgue habituelle, devins et devineresses à souhait, ils menacent ensuite, dans des salmigondis à n’en plus finir. Toute la presse "mainstream" ne titre qu’à propos du gaz sarin, comme par hasard…
Mais qui peut croire à cette nouvelle fable de ceux qui ne vivent depuis des siècles que par la falsification, le mensonge et la négation des autres ?
Là, nous sommes en face d’une des plus grandes escroqueries du moment, l’idée de se focaliser uniquement sur la Syrie et, la voltige mensongère et mortifère est savamment organisée et orchestrée, pour que les regards se détournent des colonies israéliennes de  Jérusalem-Est. Là, sur ce dossier brûlant, actuel et surtout réel,  Barack Obama, "exhorte" Israël de ne pas poursuivre sa colonisation, alors que les extrémistes qui gouvernent ce pays persistent et signent en précisant que rien ne les arrêtera pour la construction prévue des 2000 logements.
Mais, sur des suppositions galvaudées, des supputations tirées par les cheveux, après Hillary Clinton, c’est au tour de Barack Obama de monter au créneau pour déverser son fiel sur la Syrie et Bachar al-Assad. Quand Israël a utilisé pendant la Guerre de Gaza 2008-2009, en 2009, des obus à fragmentation, incendiaires (et éclairants) au phosphore blanc sur les zones urbaines de la bande de Gaza, la soi-disant communauté internationale était où ?  Le protocole III additionnel à la Convention sur certaines armes classiques de l’ONU, signé en 1983, réprouve pourtant son utilisation.
Israël a-t-il été menacé ou sanctionné ? Non.
Bien sûr, si la Syrie venait à utiliser ces armes chimiques, par honnêteté intellectuelle nous condamnerons…
Mais, les "qui" ont récemment utilisé des armes chimiques ? Les Etats-Unis, la Russie, l’Argentine et Israël. Pourquoi n’ont-ils pas été sanctionnés ? Le gaz sarin est un gaz dit organophosphoré, comme le soman ou le tabun. Avec des effets néfastes , il bloque la transmission de l’influx nerveux, entraînant la mort par arrêt de la respiration et du coeur. Agissant même à doses infimes, il pénètre par voie respiratoire ou par simple contact avec la peau, selon la Fédération des scientifiques américains (FAS). Alors que le régime syrien indique qu’il n’utilisera pas d’armes chimiques, les autres l’ont pourtant fait mais, les réactions n’ont pas été aussi fortes, tenaces et perverses. Bientôt, ils nous diront que Bachar al-Assad n’est plus musulman alaouite mais fait partie de la secte japonaise de triste mémoire… Aum, qui avait utilisé ce gaz dans le métro de Tokyo…
Quelle imposture !
Source : Allain Jules

Israël a mis en place son propre arsenal d’armes chimiques, reléve un document de la CIA récemment découvert.


Un document de la CIA récemment découvert révèle qu’Israël a mis aussi en place son propre arsenal d’armes chimiques.
Des responsables du renseignement à Washington estiment que l’Etat hébreu a secrètement fabriqué et stocké des armes chimiques et biologiques depuis des décennies pour compléter son arsenal nucléaire présumé.
Peu d’informations ou de preuves tangibles circulent toutefois sur un éventuel programme chimique israélien. Les informations les plus fiables sur un tel programme apparaissent dans un rapport secret de la CIA en 1983. Des satellites espions américains ont repéré en 1982 «une usine de production de gaz chimique et une unité de stockage dans le désert du Néguev», selon le document de la CIA. «D’autres unités de production d’armes chimiques auraient aussi été mises en place dans le cadre d’une industrie chimique bien développée». Il n’est pas sûr si Israël dispose encore à ce jour d'armes chimiques.
En 1992, le gouvernement israélien a signé mais n’a jamais ratifié la Convention sur les armes chimiques, qui interdit de telles armes. Le rapport de la CIA, déclassé en 2009, traite d’informations sur l’utilisation par l’Union soviétique d’armes chimiques et biologiques en Afghanistan et dans le sud-est asiatique. Des sections entières sur le Moyen-Orient ont été censurées par des responsables gouvernementaux.

Foreign Policy (9 septembre 2013)
SOURCE : TENDANCES DE L’ORIENT

La Syrie n'est pas seule sur le champ de bataille…. Le processus de contrôle des armes chimiques syriennes jouit de garanties russes, renforcées par un engagement ouvertement annoncé de soutenir la Syrie face à toute agression américaine.

Vladimir Poutine a en effet clairement déclaré que l'adhésion de la Syrie à la convention sur les armes chimiques exige des Etats-Unis, en contrepartie, trois mesures:
1)    L'annonce claire, nette et précise, par Washington, de l'abandon de son projet d'agression contre la Syrie
2)    Le retrait de sa flotte et des moyens militaires qu'il a massés pour mener cette opération
3)   Prendre des mesures immédiates pour cesser le soutien aux groupes terroristes, ce qui requiert un engagement américain clair de contraindre les pays qui arment et financent les extrémistes et envoient des terroristes en Syrie, à mettre un terme à leurs agissements.
Après l'abandon par les Etats-Unis de leur projet d'agression militaire contre la Syrie, de nombreuses interrogations ont été soulevées au sujet de l'initiative russe. Washington a tenté de mettre en avant uniquement l'un de ses aspects, celui qui concerne l'adhésion de la Syrie à la convention contre la prolifération des armes chimiques et son accord pour placer son arsenal sous contrôle international. Mais les déclarations des présidents Vladimir Poutine et Bachar al-Assad ont assuré que le plan russe comporte un calendrier d'engagements réciproques, syriens et américains.
Vladimir Poutine a en effet clairement déclaré que l'adhésion de la Syrie à la convention sur les armes chimiques exige des Etats-Unis, en contrepartie, trois mesures: l'annonce claire, nette et précise, par Washington, de l'abandon de son projet d'agression contre la Syrie; le retrait de sa flotte et des moyens militaires qu'il a massés pour mener cette opération; enfin, prendre des mesures immédiates pour cesser le soutien aux groupes terroristes, ce qui requiert un engagement américain clair de contraindre les pays qui arment et financent les extrémistes et envoient des terroristes en Syrie, à mettre un terme à leurs agissements. C'est ce qui explique la petite phrase du ministre russe des Affaires étrangère, Serguei Lavrov, lors de ses entretiens avec son homologue américain, sur "le lien organique entre l'initiative russe et la conférence de Genève 2". John Kerry devait adhérer à cette thèse ultérieurement, ajoutant que toute résolution des Nations unies sur les armes chimiques ne comportera pas de sanctions contre la Syrie, après le rejet par Lavrov du projet français.
De con côté, dans l'interview qu'il a accordé à la chaine de télévision Russia 24, le président syrien, Bachar al-Assad, a indiqué que la Syrie considère que l'initiative russe est bâtie sur des engagements aussi bien de la part de son pays que des Etats-Unis. Il a estimé que la mise en œuvre par Damas de l'accord sur le chimique doit s'accompagner de mesures simultanées prises par les Américains pour abandonner leurs menaces d'agression et la fin de leur soutien terrorisme.
M. Poutine a développé les mêmes arguments dans la tribune qu'il a publié dans le New York Times. S'adressant directement à l'opinion publique américaine et au membres du Congrès, le président russe a déclaré que les rebelles armés soutenus par les Etats-Unis et l'Occident sont des organisations classées terroristes par Washington. Il s'agit de groupes de mercenaires terroristes multinationaux (venant de 83 pays, comme l'a dit le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moallem). M. Poutine a indiqué que parmi ces terroristes, figurent également des citoyens russes.
Résistance de la Syrie, émergence de la Russie
Le processus de contrôle des armes chimiques syriennes jouit de garanties russes, renforcées par un engagement ouvertement annoncé de soutenir la Syrie face à toute agression américaine. Un calendrier est actuellement en train d'être négocié pour mettre en œuvre l'équation suivante: la mise sous contrôle de l'arsenal chimique syrien en contrepartie de l'arrêt de l'agression contre la Syrie à tous les niveaux, à travers le mécanisme de l'arrêt de la violence qui s'inspire de l'accord de Genève 2. Cette situation permettra à l'armée arabe syrienne de renforcer son offensive pour anéantir les foyers terroristes et permettre à l'Etat d'étendre son autorité sur l'ensemble du territoire.
Ce nouvel épisode de la crise syrienne s'est donc soldé par l'émergence de la Russie en tant qu'acteur international incontournable, face à l'hégémonie unilatérale américaine.
C'est nouveaux rapports de force ont pu voir le jour grâce à la résistance de l'Etat syrien, de son armée et du peuple. Le fait que les Etats-Unis se sont vus obligés de participer directement aux opérations militaires est un signe de l'échec de leurs agents et sous-traitants locaux et régionaux de réaliser quoi que ce soit sur le terrain. De plus, l'abandon de l'option militaire par Washington est un signe de sa faillite en tant que puissance internationale hégémonique.
Dans le dernier bras de fer, l'axe de la résistance a réussi à renforcer sa présence au cœur même de la Syrie. Cela a été rendu possible par le courage des positions iraniennes et la solidité de celles de la Russie, laquelle aurait placé la Syrie sous la protection de son parapluie nucléaire, selon certaines informations. C'est cette complémentarité entre les acteurs de cet axe qui a brisé l'unilatéralisme américain.
Ce nouvel équilibre mondiale, marqué par le recul des Etats-Unis, ne fera qu'inquiéter Israël, qui voit ses efforts de détruire l'Etat syrien partir en fumée.

SOURCE : TENDANCES DE L’ORIENT

TURQUIE : Des groupes de rebelles syriens ont essayé d’acheter des composants d’armes chimiques ,affirment des procureurs turcs…Laurent Fabius devrait aller expliquer à la justice turque qu’elle fait fausse route et que c’est Bachar al-Assad quelle devrait inculper.

Le gouvernement turc est un des plus fermes soutiens à l’opposition syrienne armée à laquelle il fournit une aide multiforme. Il n’empêche que la justice turque vient d’inculper un «rebelle» syrien dont une des activités consistait à acheter des substances chimiques dont certaines qui entrent dans la composition du gaz sarin. Le sarin est ce gaz de combat que les forces gouvernementales syriennes sont accusées d’avoir utilisé en août dernier dans la périphérie de Damas. Laurent Fabius devrait aller expliquer à la justice turque qu’elle fait fausse route et que c’est Bachar al-Assad quelle devrait inculper.
Un procureur a bouclé le 12 septembre son acte d’inculpation dans le cadre d’une enquête sur les substances chimiques saisies dans la province méridionale de Hatay. Il affirme que des groupes de rebelles djihadistes syriens avaient cherché à acquérir des matériaux qui pouvaient être utilisés dans la production de sarin, un gaz extrêmement toxique.
L’acte d’accusation qui comprend des transcriptions de plusieurs conversations téléphoniques entre les suspects impliqués indique qu’un citoyen syrien âgé de 35 ans, identifié sous le nom d’Hytham Qassap était entré en contact avec un réseau en Turquie afin de se procurer des substances chimiques pour le Front al-Nosra et les djihadistes des brigades Ahrar al-Sham.
L’acte d’accusation  a rejeté la validité des déclarations des suspects selon lesquelles ils ignoraient que les substances chimiques qu’ils essayaient d’obtenir pouvaient servir à produire du gaz sarin.
« Les suspects ont plaidé non coupable en affirmant qu’ils ne savaient pas que les substances qu’ils essayaient d’acquérir pouvaient servir à fabriquer du gaz sarin. Les suspects n’ont cessé d’énoncer des faits incohérents et contradictoires sur cette question », indique l’acte d’accusation.
Les magistrats ont aussi signalé que les fournisseurs turcs des substances chimiques avaient dit au principal suspect, Qassap lors des conversations téléphoniques, que deux des huit produits chimiques qu’il essayait d’acquérir étaient soumis à approbation par l’Etat.
L’acte d’accusation contient aussi le témoignage de Qassap où il avoue ses liens avec les brigades Ahrar al-Sham et s’être rendu à Antakya sur ordre de leur chef, Abu Walid. «Après mon arrivée à Antakya, d’autres groupes rebelles sont entrés en contact avec moi. Tandis que certains le demandaient des médicaments et d’autres fournitures de nature humanitaire, d’autres voulaient obtenir de l’équipement militaire», a-t-il dit aux procureurs.
Onze personnes en tout avaient été arrêtés au cours d’une enquête lancée en mai dernier après que la police avait reçu un tuyau suggérant que certains groupes de rebelles syriens cherchaient à se procurer des matériaux qui pouvaient servir à produire des armes chimiques.
Qassap et cinq suspects turcs ont été arrêtés tandis que cinq autres ont été relâchés. Ces derniers ont été libérés après que des tests en laboratoire ont démontré que les substances saisies durant l’opération n’étaient pas du gaz sarin.
Source : Afrique Asie