mercredi 12 décembre 2012

CAN 2013 - CLIP 3:29 - "Sela Sela" ’hymne officiel de la compétition. Un titre signifiant "Dansons ensemble", interprété par un duo composé de Wes Madiko et Zahra Universe.


la Confédération africaine de football a choisi la chanson "Sela Sela" pour être l’hymne officiel de la compétition. Un titre signifiant "Dansons ensemble", interprété par un duo composé de Wes Madiko et Zahra Universe. Un tube spécial pour la compétition, dont Afrik-Foot vous propose de découvrir le clip officiel.
La 29e édition de la Coupe d’Afrique des nations 2013 qui va débuter le 19 janvier en Afrique du sud a désormais son hymne officiel. C’est le titre "Sela Sela" (Dance Together), qui a été retenu pour être joué tout au long de la compétition. Interprété par le duo Wes Madiko - Zahra Universe, la chanson est un appel à la communion.
Avec des paroles en anglais et en bantu, "Sela Sela" est une chanson qui parle de fête et de joie parmi tous les peuples, brisant les barrières qui entravent la paix et l’unité. La chanson est un mélange de plusieurs genres, dont la pop, electro-house, dance et R&B, le tout mélangé à des sonorités africaines, ce qui la rend très attrayante pour un large éventail d’auditeurs à travers le monde. Il ne reste plus qu’à écouter ce titre qui rythmera cette CAN 2013.

La vidéo officielle de "Sela Sela" pour la CAN 2013


Toutes les informations disponibles sur le site officiel : www.selasela.com

TUNISIE : Les islamistes lâchent du lest sur l’application de la charia

La société civile tunisienne s’est fortement mobilisée pour faire reculer les partisans d’un État théocratique.
“Nous considérons que les prochaines élections présidentielles et législatives (ndlr) ne devraient pas dépasser le mois de juin 2013. Il est préférable qu’elles se tiennent le 9 avril ou à la fin du mois de juin, après l’achèvement de l’année scolaire et universitaire”, a déclaré, dans les colonnes du quotidien La Presse, le Premier ministre tunisien, Hamadi Jebali, issu du parti islamiste Ennahda, majoritaire au sein de l’Assemblée nationale constituante.
Ayant annoncé au préalable la réactivation de la Commission électorale indépendante dont il préconise la reconduction de son président, il a en outre souhaité que “l’Assemblée nationale constituante fournisse l’effort nécessaire pour accélérer le processus de rédaction de la Constitution.” Aucune limite officielle n’a été fixée à cette Assemblée mais les principaux partis s’étaient engagés, à l’issue des élections du 23 octobre, à ce qu’elle ne siège qu’un an. Les débats ont néanmoins traîné en longueur en son sein, ayant achoppé sur la nature même du régime à consacrer et sur la délicate question de la place de l’islam dans la future loi fondamentale. Certains députés du parti majoritaire, Ennahda, ainsi que certains autres issus de partis d’obédience islamiste, encouragés par des actions d’éclat menées par des salafistes et d’autres militants islamistes en dehors de l’hémicycle, ont fait un forcing pour constitutionnaliser la charia en vue d’en faire la source privilégiée du droit et de la législation. Après avoir longtemps hésité, comme s’ils observaient et évaluaient les rapports de force en présence, les dirigeants d’Ennahda, son principal responsable en tête, ont fini par renoncer à ce projet aux antipodes des attentes des Tunisiens. De fait, la société civile s’est fortement mobilisée pour faire reculer les partisans d’un État théocratique. Très conciliant, comme voulant à tout prix montrer un visage à la fois ouvert et modérateur, il n’a même pas hésité à faire son mea culpa en ce qui concerne le peu d’efficacité de son gouvernement et le retard qu’il a accumulé dans le traitement de nombreux dossiers, comme celui relatif aux victimes de la “révolution.” Concernant la question centrale de l’extrémisme religieux, sur laquelle son parti est souvent accusé de duplicité, le Premier ministre tunisien a eu une réponse qui aurait fait rougir de jalousie un laïc convaincu, si seulement il avait fait référence aux libertés, celles-là même pour lesquelles s’est soulevé le peuple tunisien. “Le combat du Tunisien, ce n’est pas tant de savoir s’il est musulman ou non, mais c’est surtout le travail, le coût de la vie, le loyer, le transport”, a-t-il en effet déclaré. “Il y a en fait deux extrémismes : celui de droite et celui de gauche. Il y a deux salafismes : le salafisme djihadiste et le salafisme de l’anarchie et du chaos”, a-t-il précisé en les rejetant avant de clamer l’attachement des Tunisiens “à la modération et à l’équilibre.”
Les propos du Premier ministre tunisien sont sans doute à saluer, ne serait-ce que parce qu’ils consacrent une première victoire des partisans d’un État civil, pour respecter la terminologie en cours dans les débats tunisiens.
Faut-il pour autant que les modernistes croient tout danger écarté ? Il ne le faut surtout pas, car le chemin est encore long et les luttes sans doute encore plus rudes.
C’est d’autant plus vrai que la Tunisie entre déjà, comme l’a annoncé le Premier ministre lui-même, dans une période préélectorale décisive, puisque ce ne sont rien moins que les élections législatives et présidentielle qui pointent à l’horizon. Et tous ceux qui ont eu affaire aux mouvements islamistes savent combien ils ont le génie de l’humilité, de la modération et de l’ouverture avant chaque scrutin, et combien ils sont capables de volteface en cas de victoire.
M. A. Boumendil
LIBERTE

Le cri silencieux des journalistes égyptiens....le nouveau texte est soupçonné de prendre d’une main ce qu’il donne de l’autre.

Crise politique Plusieurs chaînes de télévision et journaux privés se sont tus pour une journée. Ils protestent contre la déclaration constitutionnelle, les atteintes à la liberté de la presse et la volonté des Frères de soumettre les publications à leur contrôle.

Dans un contexte de crise, onze journaux privés se sont tus, mardi, en protestation contre la déclaration constitutionnelle élargissant les pouvoirs du président et face à une Constitution qui est loin de faire l’unanimité.

La veille, plusieurs journaux égyptiens avaient commencé à durcir le ton en exprimant avec véhémence leur rejet du projet de Constitution qui, malgré la division qu’il provoque, sera soumis à référendum le 15 décembre. Ils titraient simultanément : « Non à la dictature ». Une caricature montrant un journal sous des traits humains, menotté dans une cellule, a été publiée à la une de plusieurs journaux dont Al-Watan, Al-Wafd et Al-Masry Al-Youm, avec en légende « La Constitution qui supprime des droits et menotte la liberté ».

Les chaînes CBC, Dream et ONTV ont également décidé de ne pas diffuser de programmes mercredi 5 décembre.

Lors d’une réunion cette semaine, les rédacteurs en chef des journaux et les représentants des chaînes télévisées ont dénoncé d’un commun accord un « coup d’Etat » contre les objectifs de la révolution. Ils ont affiché leur solidarité avec les juges et ont rejeté le projet de Constitution et la déclaration constitutionnelle.

Parallèlement, le conseil du syndicat des Journalistes a tenu une réunion en urgence, samedi dernier, lors de laquelle il a apporté son soutien aux journaux en grève. Les membres du conseil ont, en outre, décidé de déférer le président du syndicat, Mamdouh Al-Wali, réputé proche des Frères, devant une commission disciplinaire, pour avoir enfreint la décision syndicale, prise à l’unanimité le 20 novembre, de boycotter les séances de l’assemblée constituante.

Cette décision visait à protester contre les atteintes aux libertés publiques et à la liberté d’expression, inscrites dans le projet de Constitution. Pour sa part, Al-Wali se défend en avançant que « le quorum de l’assemblée générale convoquée la semaine dernière n’a pas été atteint. Les résolutions prises par cette assemblée sont par conséquent illégales ».

Les islamistes fortement critiqués

Depuis l’arrivée au pouvoir du régime islamiste, accusé de placer les siens dans les médias officiels, les journalistes s’inquiètent de perdre la marge limitée de liberté chèrement acquise sous l’ancien régime et souhaitent renforcer et étendre leurs acquis. Ils réclament ainsi la levée de la tutelle exercée par le Conseil consultatif et le ministère de l’Information, respectivement sur les journaux et les chaînes publiques, et militent pour l’amendement des articles 215 et 49 qui compliquent les modalités de création de nouveaux journaux.

Mais ce qui inquiète avant tout les journalistes, c’est l’ambiguïté de certains articles dans la nouvelle Constitution, qui prévoient leur incarcération ou la fermeture des journaux pour des délits de presse.

Se taire pour protester

Pour Hicham Younès, membre du conseil du syndicat des Journalistes, « suspendre la parution d’un journal est un mode de pression efficace qui peut mettre le régime dans l’embarras tout en lui adressant un message. Il s’agit de lui dire : nous rejetons vos politiques ».

Pour Mohsen Hosni, journaliste du quotidien indépendant Al-Masry Al-Youm, « cette décision de grève est un outil de pression à la double dimension intellectuelle et sociale. Il favorise, auprès de la population, une prise de conscience des enjeux politiques majeurs ».

« C’est un mode de protestation civilisé qui peut avoir un écho à l’intérieur comme hors des frontières », renchérit le journaliste Saad Hagras. « Les journalistes sont unis, ils veulent se faire entendre par tous les moyens contre la déclaration constitutionnelle et le projet de Constitution qui détruit les fondations de l’Etat moderne ».

Réagissant à cette décision, le président de la radiotélévision d’Etat, Ismaïl Al-Chechtaoui, estime que les considérations ne sont pas les mêmes pour les chaînes publiques et privées. « Celles-ci peuvent choisir d’exprimer leur mécontentement par une suspension des programmes. Pour nous, c’est différent : les chaînes publiques appartiennent au peuple et non à des individus qui peuvent agir à leur guise ».

Pour le secrétaire général adjoint du Conseil suprême de la presse, Qotb Al-Arabi, cette décision de grève est prise sur la base d’informations erronées. « Les journalistes ont acquis des droits inédits dans la nouvelle Constitution. La liberté de la presse n’a pas reculé. J’invite les dirigeants des chaînes et des journaux privés à relire le projet de Constitution, où ils pourront constater des avancées concernant le libre accès à l’information, l’interdiction de dissoudre les syndicats, le lancement de nouveaux journaux et la création d’une autorité nationale pour la presse et les médias permettant de sortir de la tutelle du Conseil consultatif ».

Mais comme c’est le cas pour de nombreuses autres clauses relatives aux libertés publiques et à la démocratisation du système politique, le nouveau texte est soupçonné de prendre d’une main ce qu’il donne de l’autre.
 
Source : Hebdo El Ahram