IRIB- Les Emirats arabes unis, la Jordanie
et l’Egypte délaissent les Saoudiens!
Dans un rapport, un quotidien arabe s’intéresse aux
divergences entre l’Arabie saoudite et
les Emirats arabes unis, sur les crises, en Syrie et au Yémen.
Le journal "Al-Ray al-Youm", s’attardant sur
les rapports des forces qui commencent à changer, dans la région, écrit :
«Certaines coalitions régionales se heurtent à des divergences de plus en plus
affirmées, et certains pays membres quittent l’Arabie.
"Al Ray al-Youm", revenant sur la réaction
des Emirats arabes unis à l’attaque russe contre Daech, en Syrie, qui l’avait
qualifié, d’«attaque contre un ennemi commun», déclare que cette affirmation
reconnaît, en quelque sorte, une intervention militaire du Kremlin, en Syrie.
L’auteur de l’article, revenant sur le fait que cette
prise de position des Emirats va à l’encontre de celles prises par l’Arabie et
le Qatar, envers la crise syrienne, précise : «Riyad et Doha sont, ouvertement,
contre l’intervention militaire russe, en Syrie, et la considèrent comme un acte, qui vise à
tuer les civils».
Alors que les frappes aériennes russes, effectuées en
Syrie, contre Daech ont provoqué une réaction vive et unanime de l’Arabie, du
Qatar et de la Turquie contre Moscou, Anwar Gargash, le ministre d'État émirati
aux Affaires étrangères, s’est contenté de dire que toute intervention
militaire, en Syrie, «complique la situation, qu'elle vienne de la Russie ou
d'une autre partie». Précise l’article.
S’agissant de l’action de la Russie, en Syrie, Anwar
Gargash a fait valoir que «personne n’allait s’inquiéter du bombardement russe
de Daech ou d’Al-Qaïda, car ce bombardement vise un ennemi commun».
Sur ce point, il rejoint la position exprimée par
l’Égypte, qui a été l’un des rares pays arabes à saluer le lancement des
opérations aériennes russes, en Syrie.
Le quotidien "Al Ray al-Youm", posant cette
question, si l’ombre de la séparation se dressait entre les Emirats et
l’Arabie, sur les questions régionales ? se demande : «Peut-on conclure
qu’aujourd’hui, une nouvelle coalition est en train de se former entre les
Emirats, l’Egypte et la Jordanie, au Moyen-Orient, face à l’Arabie, la Turquie
et le Qatar ?
Selon ce quotidien, plusieurs sources médiatiques font
état d’un accord secret entre l’Egypte, la Jordanie et les Emirats arabes unis
et la Russie, pour soutenir les frappes de Moscou contre Daech, ce qui signifie
que la coalition arabe, sous commandement saoudien, au Yémen, se fissure, sur
la Syrie, et que les Emirats cherchent, désormais, à s’en retirer et à avoir
ses propres positions et son propre rôle.
Ce rapport intervient, au moment où les divergences de
vue s’intensifient entre le Président démissionnaire yéménite, Abd Rabbo
Mansour Hadi, et son Premier ministre, Khaled Bahah, tous deux, en fuite, sur
la nomination des ministres du parti Hezb al-Eslah, (Branche yéménite des
Frères musulmans), à des postes-clés.
Khaled Bahah, soutenu par les Emiratis, est, vivement,
préoccupé par un rapprochement entre les
Frères yéménites et Mansour Hadi, (installé à Riyad), en vertu des soutiens
qataris et turcs.
L’auteur de l’article, évoquant la multiplication des
déplacements entre Moscou et Abu Dhabi, écrit : «Les Emirats arabes unis ont
investi, au cours de ces derniers mois 7 milliards de dollars, en Russie dont
une partie s’est effectuée, après l’intervention russe contre Daech, en
Syrie».
Source : sahar
