lundi 7 décembre 2015

Yémen : La coalition arabe, sous commandement saoudien se fissure sur la Syrie.



IRIB- Les Emirats arabes unis, la Jordanie et l’Egypte délaissent les Saoudiens!

Dans un rapport, un quotidien arabe s’intéresse aux divergences entre  l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, sur les crises, en Syrie et au Yémen.
Le journal "Al-Ray al-Youm", s’attardant sur les rapports des forces qui commencent à changer, dans la région, écrit : «Certaines coalitions régionales se heurtent à des divergences de plus en plus affirmées, et certains pays membres quittent l’Arabie.
"Al Ray al-Youm", revenant sur la réaction des Emirats arabes unis à l’attaque russe contre Daech, en Syrie, qui l’avait qualifié, d’«attaque contre un ennemi commun», déclare que cette affirmation reconnaît, en quelque sorte, une intervention militaire du Kremlin, en Syrie.
L’auteur de l’article, revenant sur le fait que cette prise de position des Emirats va à l’encontre de celles prises par l’Arabie et le Qatar, envers la crise syrienne, précise : «Riyad et Doha sont, ouvertement, contre l’intervention militaire russe, en Syrie,  et la considèrent comme un acte, qui vise à tuer les civils».
Alors que les frappes aériennes russes, effectuées en Syrie, contre Daech ont provoqué une réaction vive et unanime de l’Arabie, du Qatar et de la Turquie contre Moscou, Anwar Gargash, le ministre d'État émirati aux Affaires étrangères, s’est contenté de dire que toute intervention militaire, en Syrie, «complique la situation, qu'elle vienne de la Russie ou d'une autre partie». Précise l’article.
S’agissant de l’action de la Russie, en Syrie, Anwar Gargash a fait valoir que «personne n’allait s’inquiéter du bombardement russe de Daech ou d’Al-Qaïda, car ce bombardement vise un ennemi commun».
Sur ce point, il rejoint la position exprimée par l’Égypte, qui a été l’un des rares pays arabes à saluer le lancement des opérations aériennes russes, en Syrie.
Le quotidien "Al Ray al-Youm", posant cette question, si l’ombre de la séparation se dressait entre les Emirats et l’Arabie, sur les questions régionales ? se demande : «Peut-on conclure qu’aujourd’hui, une nouvelle coalition est en train de se former entre les Emirats, l’Egypte et la Jordanie, au Moyen-Orient, face à l’Arabie, la Turquie et le Qatar ?
Selon ce quotidien, plusieurs sources médiatiques font état d’un accord secret entre l’Egypte, la Jordanie et les Emirats arabes unis et la Russie, pour soutenir les frappes de Moscou contre Daech, ce qui signifie que la coalition arabe, sous commandement saoudien, au Yémen, se fissure, sur la Syrie, et que les Emirats cherchent, désormais, à s’en retirer et à avoir ses propres positions et son propre rôle.
Ce rapport intervient, au moment où les divergences de vue s’intensifient entre le Président démissionnaire yéménite, Abd Rabbo Mansour Hadi, et son Premier ministre, Khaled Bahah, tous deux, en fuite, sur la nomination des ministres du parti Hezb al-Eslah, (Branche yéménite des Frères musulmans), à des postes-clés.
Khaled Bahah, soutenu par les Emiratis, est, vivement, préoccupé par un rapprochement entre  les Frères yéménites et Mansour Hadi, (installé à Riyad), en vertu des soutiens qataris et turcs.
L’auteur de l’article, évoquant la multiplication des déplacements entre Moscou et Abu Dhabi, écrit : «Les Emirats arabes unis ont investi, au cours de ces derniers mois 7 milliards de dollars, en Russie dont une partie s’est effectuée, après l’intervention russe contre Daech, en Syrie».    
Source : sahar

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