dimanche 14 juillet 2013

Syrie. Bientôt la fin !.... Le changement en Syrie ne peut être, en effet, que l'œuvre des Syriens et d'eux seuls, par l'introduction des réformes qu'ils jugent nécessaires dans leur système politique, et non pas selon un «agenda» extérieur décidé par des pays étrangers qui font s'entretuer les Syriens par intérêt.


En Syrie, l'un après l'autre, les «territoires» qui étaient passés sous la coupe des groupes terroristes sont libérés par l'armée régulière et repassent sous l'autorité de l'Etat.
 

L'éradication de ces groupes est un préalable à la transition politique qui aboutirait, dans ce pays, à un transfert du pouvoir tel que voulu par le peuple syrien, c'est-à-dire à travers des élections démocratiques, et non par les armes et selon les «caprices» du Qatar et de la France.

Le changement en Syrie ne peut être, en effet, que l'œuvre des Syriens et d'eux seuls, par l'introduction des réformes qu'ils jugent nécessaires dans leur système politique, et non pas selon un «agenda» extérieur décidé par des pays étrangers qui font s'entretuer les Syriens par intérêt. La réalité sur le terrain saute aux yeux de tous maintenant : l'«opposition armée» est très largement dominée par les groupes terroristes constitués de mercenaires islamistes venus en force dans le but d'établir en Syrie un «califat».

La trêve que cette «opposition» demande, sous prétexte de tenir compte du mois sacré du Ramadhan, donnera en fait un répit à ces groupes terroristes laminés et en voie d'être vaincus. Sans surprise, l'appel à la trêve est appuyé par le secrétaire général de l'ONU Ban Le silence du gouvernement syrien à ce propos est significatif. L'an dernier, l'armée syrienne avait répondu favorablement aux nombreuses sollicitations extérieures en décidant unilatéralement d'une sorte de cessez-le-feu mais les terroristes avaient interprété ce geste comme un signe de faiblesse.

Dans le contexte actuel, plusieurs indices montrent que les données ont beaucoup évolué. Sur le terrain, c'est la population qui s'est opposée, hier, aux «rebelles», à Alep, en manifestant contre la présence des groupes terroristes qui contrôlent encore une partie de la ville. A l'extérieur, le Congrès américain vient de bloquer l'initiative d'Obama de livrer des armes à l'«opposition». Les groupes terroristes qui opèrent en Syrie ne recevront donc pas d'aide militaire américaine officielle et directe, en dehors des armes qui leur sont envoyées déjà depuis longtemps clandestinement à travers les canaux de l'Otan, de la CIA et des autres services secrets des pays occidentaux.

Idem en France, où, sur cette même question, tout le monde n'est pas d'accord avec Hollande et Fabius et pas seulement dans l'opinion publique. Le désaccord vient de la classe politique. Dans un entretien au quotidien libanais L'Orient-Le Jour, François Fillon affirme que la volonté de la France d'armer les «opposants» syriens «ne fait que prolonger la guerre». Pour l'ex-Premier ministre français, «il faut forcer tout le monde à aller aux négociations». La victoire du peuple syrien sur ses ennemis est proche. Militairement, les groupes armés sont lâchés. Politiquement, les islamistes sont en phase d'être éjectés partout où ils ont cru avoir réussi à s'imposer par la duperie. La donne a définitivement changé. Le «printemps arabe» de Ben Hamad et Ben Jassem ne sera bientôt qu'un mauvais souvenir.

Karim Bouali
Cameroonvoice


Egypte : l’armée défend ses intérêts économiques (Ria Novosti)…. Les généraux ont un intérêt personnel à rétablir l’ordre le plus vite possible : les recettes annuelles de leurs entreprises se chiffrent à 100 milliards de dollars, soit un cinquième du PIB national.


Les affrontements qui se sont déroulés hier en Égypte ont fait au moins 40 morts et des centaines de blessés. Après avoir destitué le président Mohamed Morsi les militaires affichent leur résolution, écrit le quotidien RBC Daily du 9 juillet 2013.
Les généraux ont un intérêt personnel à rétablir l’ordre le plus vite possible : les recettes annuelles de leurs entreprises se chiffrent à 100 milliards de dollars, soit un cinquième du PIB national.
L’armée égyptienne vend sur le marché un éventail très large de services et de produits de consommation : des aliments à l’essence en passant par les hôtels de luxe, écrit le Frankfurter Allgemeine Zeitung. La marque Armed Forces (les forces armées égyptiennes) est très présente dans les supermarchés du Caire sur l’emballage des pâtes, de l’huile olive, des œufs, du poulet, du sucre ou du poisson, aussi bien que sur des casseroles, des poêles et même des télés LCD. Cela dit, les revenus réels des militaires en Égypte constituent un secret d’État et la loi punit toute divulgation d’informations de ce genre. Les économistes indépendants ne peuvent qu’évaluer d’une manière générale les revenus et les recettes des entreprises industrielles et agricoles des militaires.
Les privilèges des généraux égyptiens sont très importants : leurs usines de pâtes et le réseau de stations-service Wataniyyah ne sont pas tenus de rendre des comptes aux structures fiscales. Les informations tenues secrètes comprennent naturellement le nombre de camions transportant la viande depuis les abattoirs de l’armée. Selon d’autres estimations, les militaires contrôlent directement de 30 à 40 groupes industriels et sont parfois en situation de monopole. Qui plus est, les généraux envoient souvent leurs recrues travailler dans les champs ou sur les lignes d’assemblage.

Les positions des militaires égyptiens sur le marché immobilier sont également fortes : une loi leur permet de s’approprier pratiquement n’importe quelle terre de l’État en la qualifiant de "nécessaire pour assurer la défense" du pays. Les généraux s’occupent donc activement de la construction et de l’exploitation d’ensembles résidentiels de luxe, de zones de divertissement et d’hôtels. Ces affaires leur apportent des sommes considérables : ils peuvent vendre ces bâtiments ou les louer à de grandes sociétés touristiques.

Les généraux ne sont pourtant pas des gestionnaires efficaces malgré leur présence dans tous les domaines de l’économie égyptienne. Des milliards de dollars du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale aussi bien que 40 milliards de dollars de l’aide militaire de la part des États-Unis au cours des 30 dernières années (1,3 milliards de dollars par an) n’ont pas permis à l’économie égyptienne de rattraper son retard par rapport à d’autres marchés émergents, estime Zeinab Abul-Magd, spécialiste américaine du Proche-Orient. Si la pauvreté dans le monde a diminué de deux fois ces 20 dernières années, un nombre important d’Égyptiens vit toujours en-dessous du seuil de pauvreté, fait-elle remarquer.

MOSCOU, 9 juillet -RIA Novosti