vendredi 18 novembre 2016

Un monstre est en train de naître, sous nos yeux. On n'avait pas vu celà depuis Ceaucescu et Hitler.



Et personne ne bouge.

Erdogan est malin : l'Union Européenne l'a arrosé de millions d'euros pour filter les jihadistes, donc si l'Europe moufte, Erdogan lui envoie tous les terroristes du Moyen-Orient. Cela étant dit, il protège les membres d'ISIS et leur fournit des passeports turcs à la pelle ! Comment les commissaires de Bruxelles ont-ils pu être aussi naïf (j'avais "débiles" sur le bout de la langue, mais je ne cède pas à l'insulte facile) ?
Cette fois, ce ne sont pas 1 ou 2 dizaines de milliers de réfugiés qui vont se presser aux portes de l'Union Européenne, mais des centaines de milliers pour le moins, fuyant le diable, fuyant l'islamisme, fuyant la dictature. Et que pourra-t-on y faire ? Merkel a déjà à moitié perdu les prochaines élections en ouvrant les portes de l'Allemagne aux pauvres syriens, que fera-t-elle de 200.000 à 300.000 turcs ?
Quant aux américains, eux aussi sont malins. Sans la CIA, Erdogan n'aurait jamais pu accéder au pouvoir. Et de toute façon, les USA ont trop de bases stratégiques en Turquie pour la ramener. Une fois de plus, un conflit entre la Turquie et l'Europe, (peut-être via Chypre ?) ferait vendre des armes et plein d'autres choses aux américains, bien à l'abri de l'autre côté de l'océan atlantique.
Entre les blocs islamistes et le bloc chrétien, la Turquie est le pays du choc des cultures, voire des civilisations. A quoi doit-on s'attendre ? A une guerre civile réprimée dans le sang, comme en Syrie ? A un Liban bis, en beaucoup, beaucoup plus grand ? Quels sont les rapports entre Erdogan et le Hezbollah ?
Avec Trump, les risques d'une guerre ouverte contre la Russie se sont nettement atténués. Mais si on ne réagit pas très vite à ce qui se passe en Turquie, c'est une toute autre guerre à laquelle nous risquons de devoir faire face.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire