mercredi 16 juillet 2014

Palestine - Le droit d’exister, le droit de résister : Lettres de Gaza…. "Rien n'est trop cher pour la Palestine,L'amour de la Palestine nous fait aimer la mort pour elle".



Depuis le 9 juillet dernier, Salma Ahmed Elamassie, professeur de français à Gaza et mère de deux enfants, envoie des lettres par le biais de sa page Facebook. Telles des bouteilles jetées à la mer avant un naufrage planifié ! On y lit son profond désarroi, mais aussi un courage et une lucidité aigüe face à une mort possible imminente. 

"Rien n'est trop cher pour la Palestine", écrit-elle. "L'amour de la Palestine nous fait aimer la mort pour elle". Il faut sans doute avoir parcouru un douloureux chemin intérieur pour arriver à surmonter sa terreur ; accepter le sacrifice de sa vie et des siens ! C'est que, comme tout peuple colonisé combattant pour son indépendance, les Palestiniens, depuis 1948, font preuve d'une capacité de résilience extraordinaire. En cela, ils seront éternellement vainqueurs de leurs bourreaux israéliens, quels que soient les supplices infligés. Car, génération après génération, ils puisent leur force d'âme dans la terre de Palestine !- Rabha Attaf
"Chers amis,
Cela fait quelque jours que j’essaie de vous écrire. Mais à chaque fois, je me trouve comme une handicapée qui n’arrive même pas à prendre son stylo pour commencer son texte.
Cette fois, je ne vais plus parler des dégâts, je ne vais plus donner des chiffres. Je trouve que c’est de l’inhumanité de donner le nombre des morts ou des blessés. Un être humain est un humain, ce n’est pas un chiffre ! Désormais, je ne vais jamais comparer nos dégâts aux leurs. Je ne vais pas dire que les Israéliens ont tué des femmes et des enfants sans parler des hommes perdus, comme s'il est légal de tuer les hommes. La Palestine a besoin de ses hommes , de ses femmes, de ses enfants et de ses arbres ! Je ne vais pas répéter les histoires de salaires, de manque d’électricité et de carburant, ou de tout ce qu’il faut pour une vie honorable, même si nous avons besoin de vivre dignement - depuis des années et des années, nous vivons avec une multitude de difficultés !
Je vais peut-être vous surprendre, cette fois, si je vous dis que je me sens INDIFFÉRENTE. Je n’ai plus la peur dans le cœur, ni les larmes dans les yeux, ni la haine. Vraiment , je ne hais personne !
Aujourd’hui, je vais parler de la paix ; je vais parler du droit d’exister et de celui de résister. Lors de la première Intifada (1987-1993), la pierre était l’arme utilisée contre les crimes de l’armée israélienne. On l'a appelée « guerre de la pierre ». Alors pourquoi cette équation (la pierre dans les mains des Palestiniens face aux armes militaires des Israéliens) a-t-elle toujours donné ce résultat : « TERRORISTES PALESTINIENS ou ARABES » ?
Depuis des années, les armes israéliennes se développent, mais pas celles de la résistance palestinienne. En 2006, Tout le monde a décidé de punir ces Palestiniens qui ont voté pour ces « terroristes ». Israël a cru qu'était venu le temps de l'extermination du Hamas. Mais, après tout ce que nous avons subi durant les offensives israéliennes, je crois que c’est le contraire qui s'est produit. Le Hamas a construit les tunnels pour fournir tout ce qui manque au peuple de Gaza. Logique : la nécessité est la mère de l'ingéniosité ! De même, l'utilisation des roquettes est partie de ce constat : une pierre ne peut pas stopper une roquette ou un missile. Ces deux derniers ne peuvent l'être que par des roquettes. On ne peut tout de même pas rester les bras croisés à attendre que les israéliens nous disent : « on vous rend vos territoires parce que vous êtes pacifistes » !
Dans mon témoignage , j’ai décidé de vous parler de mon cousin, tué par les roquettes israéliennes. Cette fois, je vous parle de quelqu’un que je connais bien. Mon cousin était un résistant. Je n’ai pas peur de le dire. Au contraire, j’en suis fière ! Lui, a choisi son chemin de résistance : il s’est rendu compte qu’il fallait sacrifier son cœur, sa vie, son sang, pour que la Palestine soit libre. L’année dernière, le premier jour de la fête de l'Aïd Al-Adha (sacrifice d'Abraham, ndlr), il m’a rendu visite avec son père. Il a beaucoup ri, a joué avec mes enfants et m’a promis de revenir cette année pour manger de bons gâteaux. La fête de fin de Ramadhan est dans trois semaines et mon cousin ne va plus me rendre visite. Le mois dernier, il a ajouté une photo de lui sur Facebook. Il se trouvait avec ses amis dans un restaurant, les assiettes vides, et lui en train de penser. Des commentaires montrent que ces jeunes gens veulent rire, vivre, vivre en paix. L'un d'entre-eux a écrit : « Je sais bien à quoi tu penses : qui a mangé ces sandwiches ? ». Puis, un second : « Eh l’ami, tu veux un autre sandwich, non ? ». Mon cousin, avec son sens d’humour, leur répondit : « Mais les potes, vous ne me comprenez pas ! Je pense à ma future fiancée, je rêve qu’elle soit avec moi dans ce restaurant. Les sandwiches auraient un goût plus délicieux et l'endroit serait plus beau.» Le jour précédant son assassinat, il jouait au foot avec ses copains et voisins et disait : « La coupe du monde, c’est ici à Gaza !»
Je vous raconte ces histoires pour vous dire à quel point ces jeunes aiment vivre à en mourir. Nous en avons marre de toutes ces agressions (israéliennes, ndlr) ! Nous, nous aimons la vie : nous ne sommes jamais nés avec la haine ou l’agressivité dans le cœur !
Je n’ai plus peur pour mes enfants, rien n’est assez cher pour la Palestine. L’amour de la Palestine nous fait aimer la mort pour elle. Mon petit de deux ans pense, à chaque bombardement, que l'on frappe à la porte de la maison; il nous demande de l’ouvrir. Ce matin, il me semble qu’il n'y croit plus. Avec raison, le pauvre : personne ne frappe à la porte de cette manière agressive !"
Gaza, 9 juillet 2014
Salma Ahmed Elamassie


Chers amis,
J’ai cru que mon dernier témoignage du 9 juillet serait le dernier : rien n’allait plus me motiver à écrire. Mais malgré moi, à cause de l’agressivité de notre ennemi, j’ai repris mon stylo. Je ne sais par où commencer : mon desktop (bureau) plein de témoignages à traduire, la peur de mes enfants, celle de mes étudiants ou la mienne !

Oui, je commence par les nouvelles de mes étudiants. Mohammed, l'un des étudiants du niveau avancé à l’institut français à Gaza a créé un groupe sur Facebook, pour qu’on reste en contact, même après la fin des cours. Depuis le début des attaques israéliennes, il continue à ajouter des cours ou des fiches pour améliorer son français, et afin que ses camarades en profitent aussi. Quant à Sara R, elle a demandé des nouvelles. Mohammed répondit le premier qu'il allait bien. Je pouvais lire les idées dans la tête de Sara : "Tu dis : oui, heureusement, ça va. Mais ça ne se voit pas dans tes posts !" Mais elle demanda seulement : "Et les autres ?"

Sayed, un autre étudiant du groupe, répondit alors : « Moi aussi, je vais bien, mais je suis inquiet. N’oubliez pas que je suis très grand et que les avions F16 me voient, sans doute, facilement !» Sayed est journaliste, il a dit ces mots pour nous faire rire. Il ne sait pas qu’il m’avait inquiétée ! Maha, Amjaad et Sara A ont heureusement répondu qu’elles allaient bien. Mohammed m’a demandé des nouvelles de Mahmoud et de Maram. « Mahmoud vient de m’envoyer un texto pour avoir de vos nouvelles. », ai-je répondu. Mais Maram ?

Comme une folle, je pris aussitôt mon portable et l’appela. Heureusement, elle répondit. Elle était encore vivante ! J’ai respiré : tout le monde allait bien. Je leur ai dit que Maram les remerciait.

- « Mais Mohammed, comment va Loutfi ? »

- « Madame, ne vous inquiétez pas, il est encore vivant. »

La conversation se termina, pas mon inquiétude ! J’ai essayé de contacter tous mes étudiants que je ne voyais pas sur Facebook, afin de m'assurer qu'ils allaient bien ! Feda, Nihaya, Moussa et d’autres ont peur de la fin, de la mort ! Feda se calme quand mon collègue et moi l’encourageons à écrire, mais sa peur revient quand on bombarde très fort. Nihaya, qui habite dans le camp de Jabalya au nord de la bande de Gaza, est inquiète. Elle redoute que l’armée israélienne leur demande d’évacuer leur maison pour l'opération terrestre. Voilà un de ses messages écrits sur Facebook :
"Je me suis précipitée hors de mon lit quand j'ai entendu mon petit frère dire: "Hors de la maison, ils vont bombarder nos voisins !" Ça nous a pris 2 minutes pour nous habiller avec ce que nous avions sous la main. Nous avons quitté la maison, en laissant tout ce que nous avons, pour sauver notre vie, sans avoir où aller. Nous nous sommes dirigés près d'une école de l'UNRWA, pour y attendre qu'Israël bombarde la maison de nos voisins récemment rénovée. Ce qui m'a fait le plus mal, c'est de voir ma mère, cette femme volubile, essayant de son mieux de marcher le plus vite possible pour s'éloigner le plus possible de la maison visée. En voyant tous nos voisins qui couraient dans les rues, et d'autres qui attendaient devant leurs maisons que tous les membres de leur famille soient prêts à fuir, j'ai cru que tout devenait soudain de plus en plus fou et brutal. Nous sommes retournés chez nous quand nous avons appris qu'Israël envoyait de faux messages et sms à mon peuple, au risque que la menace contre nos voisins ne soit réelle. Le but était de nous faire flipper, comme si les bombardements continus ne suffisaient pas à effrayer les enfants et même les jeunes. Nous sommes seuls. Nous voulons la fin de cette agression.» Nihaya Jaber, 23 ans.
Moussa, un jeune de 20 ans, devait partir en France cet été pour un stage linguistique, mais vu que la frontière est fermée, il n’a pu partir. Lui aussi a peur et il prie, tout le temps, pour que cette agression militaire s’arrête le plus vite possible. Voilà ce qu’il a écrit sur Facebook : « Tu te souviens de la tempête de l'hiver dernier ? La grêle était partout dans les rues et les gens pensaient que c'était de la neige ! Alors on a pris des photos et on a commencé à former des petits hommes de neige et d'autres choses comme ces formes qu'on ne voit qu’à la télé. Tout ça est arrivé sans penser à l'été ni à sa chaleur. Comme le dit ma grand-mère : "Rien n'est gratuit! Entre le sifflement et l'explosion, tu vas te rendre compte qu'une seconde te sépare de tes souhaits. Tu n'entends plus, tu ne réfléchis même pas, tu ne fermes pas tes oreilles, tu ne te souviens pas de ton amoureuse, tu ne penses ni à ta mère, ni à ta sœur. Oublie Paris et Rome, ne joue plus d'un instrument, ne lis plus, n'écris plus, ne pleure plus, n'aie plus de rêves... ne MEURS pas ... tu dois juste respirer pour sentir la systole de ton cœur et pour sentir le tremblement de ton lit.... RESPIRE! »
Hassan a 27 ans. Je l’ai contacté sur Facebook dès que j’ai su que les Israéliens avaient bombardé un groupe d’hommes près de chez lui. J’ai vu les larmes couler de ses yeux, même si je ne le voyais pas. Il m’a dit qu’il avait vu les victimes en morceaux, partout dans la rue, devant sa maison. Hassan, dès le début de ces derniers événements, me donnait la force et le courage mais là, c’était lui qui en avait besoin.

JE ME RENDS COMPTE QUE LE FAIT D’ETRE PROFESSEUR A GAZA N’EST PAS SIMPLE DU TOUT : j'agis comme si je suis la mère de tous mes anciens élèves, je m’inquiète pour eux comme s’ils étaient mes propres enfants.

Ihab, un ami a écrit :

"Dans mon pays,
les gens vivent pour compter leurs souffles
Dans mon pays,
les gens meurent autant de fois qu'ils respirent !"

Gaza, 12 juillet 2014
Salma Ahmed Elamassie

"Chers amis,

Je vous ai parlé de mon angoisse concernant mes étudiants. Dans ce témoignage, je vous parlerai de la peur pour ma famille et de la mienne.
Mes parents et ma sœur mariée n’habitent pas très loin de chez moi.  Je les contacte, au moins, 24 fois par jour, je m’inquiète pour eux, ils s’inquiètent pour nous. Maman me donne ses conseils pour que je puisse calmer mes enfants. Mais moi, je ne sais pas quoi lui dire pour qu’elle ne soit pas inquiète pour nous !
J'ouvre une parenthèse pour vous dire ce que je ne peux pas dire à mes proches, ici à Gaza, c'est à dire des cauchemars qui ne quittent pas ma tête. Comme vous le savez, je suppose, il n’y a pas de vraies cibles ou des objectifs militaires pour les israéliens à Gaza : Banque islamique (Gaza), Association de charité Al-salah (Khan Younis), hôpital Wafa (Est de la bande de Gaza), la clinique pour handicapés de Beit Lahyia et 5 mosquées. Leur but c’est de détruire Gaza et la Palestine. C'est ça l'objectif ! Et cette fois, je dis: génocide.  Cela signifie que rien n’est loin des missiles de ces criminels. J' imagine donc la maison de mes parents bombardée, avec ma famille dedans. Je peux les perdre à tout moment, en une seconde. Je perds ma famille, mes parents, mes frères et sœurs, et tous mes souvenirs, 100 fois par jour !

Mes enfants, c’est une autre  histoire, celle de tous les enfants de Gaza. Taysir, mon fils aîné de 4 ans, pleure à chaque fois que son père sort de la maison. Ça l’angoisse. Il ne voit pas mes larmes qui attendent le retour de mon mari pour se cacher. Il sait très bien que tous ces bruits sont quelque chose de grave. Et parce qu’on n’arrive pas à lui expliquer ce qui arrive dehors, il croit que nous ne sommes pas  au courant de ce qui se passe. TANT MIEUX !

Quant au petit, Ahmed, il croit encore qu’on frappe à la porte. Alors que j'étais en train d'écrire ce témoignage, on a entendu le bruit d’un bombardement très fort  près de chez moi. Le pauvre a eu peur, il a pleuré et m’a dit : " Mais ça ne va pas comme ça, pourquoi on frappe si fort à la porte ? Ça me fait peur !" La nuit, mes enfants se réveillent plusieurs fois à cause du bruit des bombardements.

L’anniversaire d’Ahmed est le 16 juillet. Taysir me demande de le fêter et me propose des idées pour faire plaisir à son frère. C’est difficile de lui dire que ce n'est pas le moment de faire des fêtes, et plus difficile encore de fêter l'anniversaire dans une telle situation.

A l’heure de l’Iftar -repas de rupture du jeûne essentiel durant le mois de Ramadhan, vers 20h- les bombardements sur la bande de Gaza s’intensifient. Nous, à la maison, avons tous les jours peur que les assiettes chaudes, posées sur la table, tombent sur nous lors d’un bombardement très fort. Le matin, on se félicite d’être encore VIVANTS !

Devant l’écran de mon ordinateur, je passe la plupart du temps, quand on a le courant, bien sûr -samedi, on ne l’a eu que 4 heures- pour avoir des nouvelles des autres et du monde. Sinon, j’ai les écouteurs  de la radio dans les oreilles. Je lis ou j’entends des histoires qui brisent le cœur. Je ressens en permanence mon inquiétude et ma tristesse, et celles des autres.
Quand Yasser Elhaj a reçu un appel l’informant que sa maison allait être détruite dans quelques minutes, il n’était pas chez lui. Il a essayé d’appeler sa famille, mais personne n’a répondu. Alors, il a couru comme un fou dans les rues de Gaza pour sauver sa famille. Quand il est arrivé, c’était TROP TARD ! La maison avait été bombardée. Il a perdu ses parents et tous ses frères et sœurs ! Un père a aussi perdu son fils de 2 ans et demi , il a crié et a pleuré pour le réveiller avec ces mots : « Oh mon fils, réveille-toi, je t’ai apporté de nouveaux jouets. Réveille-toi ! »

Adnan Abu Amer, journaliste, a écrit : "Imagines ceci : le téléphone sonne, c’est l'armée israélienne qui te somme d'évacuer ta maison, tu vas être bombardé dans 10 minutes. Tu imagines, après 10 minutes toute ton histoire sera effacée de la surface de la terre, tes biens, les photos des frères et fils, des choses que tu aimes, ta chaise, tes livres, le dernier recueil de poèmes que tu as lu, la lettre de ta sœur émigrée à l’étranger, les souvenirs des êtres chers à ton cœur, l'odeur de ton lit, la boucle des cheveux de ta fille, la chaleur de ton fauteuil, tes vieux vêtements, ton tapis de prière, les bijoux de ton épouse, les économies de toute une vie . Tout cela te passe à l’esprit en 10 minutes. Tu ressens cette douleur quand, finalement tu décides de ne prendre que tes papiers et de sortir de la maison pour mourir mille fois, ou refuser d’évacuer la maison, et mourir une seule fois." C’est le cas de la plupart de Gazaouis . D’ailleurs, beaucoup de familles du nord et de l’est de la bande de Gaza ont été obligées d’évacuer leurs maisons, suite à une menace de bombarder tous ces quartiers.

Il y a plein d’autres histoires que je ne peux pas raconter dans un seul témoignage.
Elle n’est point, Gaza, la plus belle des cités

Elles ne sont point, ses plages, les plus riantes des plages arabes.

Elles ne sont point meilleures, ses oranges, que toutes celles du Bassin méditerranéen.

Elle n’est pas la plus cossue d’entre les villes, Gaza ! (Du poisson, des oranges, du sable, des tentes frémissantes sous le vent, des denrées de contrebande, et des bras, des bras à vendre à qui veut en acheter !).

Elle n’est pas non plus la plus délicate ni la plus imposante, mais elle vaut le poids d’or de l’histoire d’une nation entière -parce que c’est elle la plus laide aux yeux de l’ennemi, et la plus miséreuse, la plus loqueteuse, et la plus méchante !

Et parce qu’elle est parmi nous, celle qui a su troubler toute euphorie et toute quiétude ! Et parce qu’elle est un cauchemar et que ses oranges sont piégées, ses enfants sans enfance, ses vieillards sans vieillissement, ses femmes sans plaisirs ! Telle est Gaza, la plus belle, la plus sereine, la plus cossue, la plus digne, parmi nous, d’être aimée à la folie !" Mahmoud Darwish.

Gaza, 14 juillet 2014
Salma Ahmed Elamassie
Source : TLAXCALA

Palestine - Guerre à Gaza : la Résistance palestinienne tient Israël en échec….Face aux agressions israéliennes, la riposte palestinienne par un vaste barrage de roquettes a commencé à faire pression sur les dirigeants ennemis.



La Résistance palestinienne est sur le point d'obtenir une nouvelle victoire sur un ennemi qui démontre encore que, malgré sa puissance militaire, il est incapable de mener une guerre conventionnelle, et ne peut que tuer des femmes et des enfants.
Cela fait sept jours que les roquettes de la Résistance palestinienne continuent d’être lancées sur les villes, les colonies et les bases militaires de l’ennemi (israélien).
Les Brigades Al-Qassem ont annoncé avoir frappé pour la première fois la base militaire Bel Makhim, située au centre de la Palestine occupée, avec trois roquettes de type M-75.
Les Brigades Al-Qassem ont annoncé avoir lancé des dizaines de roquettes depuis le matin sur les colonies, de la colonie de Rahobot au Nord jusqu’à Dimona au Sud, en passant par Eshkol, Ashqelon, Ber Cheva, et d’autres encore.
De leur côté, les Brigades d’Al-Quds (Jérusalem), la branche militaire du Jihad Islamique, ont annoncé avoir frappé les colonies de Kissoufim, Be’eri, Ra‘im, Hulit et Muftahim avec 48 roquettes de calibre 207 mm, et indiqué avoir frappé Maouqi’ al madrasa de quatre tirs de mortier.
Le journal (israélien) Yediot Aharonot a rapporté que la zone aérienne au-dessus de l’aéroport Sde Dov à Tel Aviv, en charge des lignes internes, a été fermée à cause des conditions de sécurité.
Face aux agressions israéliennes, la riposte palestinienne par un vaste barrage de roquettes a commencé à faire pression sur les dirigeants ennemis.
Le chef du gouvernement d’occupation, Benjamin Netanyahu, a déclaré lors d’une réunion du gouvernement tenue au ministère de la Défense à Tel Aviv qu’il ne savait pas quand la guerre actuelle avec Gaza prendrait fin, ni la manière dont elle allait se dérouler, en référence au fait que son armée continuait à faire face à une riposte farouche de la part de la Résistance palestinienne.
Dans ce contexte, plusieurs analyses publiées dans les journaux israéliens évoquent des hésitations et un changement radical de perspective chez les dirigeants sionistes au sujet de la décision de mener une opération militaire terrestre à Gaza, considérant que l’opération limitée n’avait atteint aucun objectif, et que l’éventualité d’une vaste opération terrestre comporterait de grands risques.
Le journal Ma’ariv a considéré que dans l’opération menée par le commando maritime (israélien) contre Gaza la nuit de samedi à dimanche, les soldats israéliens n’ont pas eu le dessus.
Cela a été confirmé par ce qu’a rapporté la chaîne de télévision israélienne 10 à propos de la forte volonté israélienne d’obtenir un cessez-le-feu à Gaza le plus vite possible, mais que les conditions sur le terrain ne le permettaient pas encore.


lundi 14 juillet 2014

Palestine : Les bombes chutent sur Ghaza, les masques tombent ailleurs.Où sont passés Youssef Al Karadaoui, et les «valeurs humaines» citées par les Etats-Unis

L'organisation terroriste «Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL ou «Daech») qui sévit en Syrie, commet les pires massacres en terre irakienne sans que les puissances internationales «démocratiques» interviennent.
L'armée israélienne commet des carnages contre la population civile de Ghaza sans que les Organisations non gouvernementales (ONG) des droits de l'homme, qui n'hésitent pas à hausser le ton lorsqu'il s'agit de critiquer l'Algérie ou de s'en prendre à la Syrie, ne réagissent pour dénoncer les tueries ordonnées par Netanyahu.
Les masques tombent. Ils atterrissent bas lorsque «Daech» a précisé dans un communiqué posté sur son compte Twitter que «dans le Saint Coran, Allah ne nous a pas ordonné de combattre Israël».
Allah n'a également pas ordonné à cette organisation terroriste de décapiter des civils musulmans en Syrie, au Liban et en Irak, faut-il rappeler à l'EIIL.
Cette organisation terroriste préfère mener le  «djihad» contre les musulmans.
Il ne s'agit surtout pas là d'inciter à la violence contre les juifs ou contre quiconque autre peuple, groupe ou individu. Dieu a recommandé la paix avec le peuple juif et tous les peuples du monde, appelant à l'amour et la fraternité avec tous les peuples et toutes les nations qui aspirent à la paix.
Il est question, ici, de s'interroger sur le comportement complice de certains Etats et ONG internationales des droits de l'homme qui n'hésitaient pas à mobiliser de nombreux médias dans le monde pour relayer leurs critiques envers un pays ciblé s'appelant Algérie ou la Syrie.
Comme il est à s'interroger sur le silence mystérieux de l'Arabie saoudite qui faisait preuve de «courage» en appelant le monde à armer davantage les «rebelles» sévissant en Syrie.
L'Arabie saoudite a perdu ce «courage» face à Israël, préférant se cantonner dans un mutisme complice que de fâcher Netanyahu. Le roi de la Jordanie, qui, dans son effort à plaire à Washington, a mis les territoires de son pays au service des «rebelles» syriens dont le but est la destruction de la Syrie, fait preuve de moins d'ardeur quand il s'agit de dénoncer les massacres perpétrés par Israël, préférant se cloîtrer sur lui-même au lieu de déplaire au Premier ministre israélien. Une autre «énigme» : Youssef Al Karadaoui.
Ce dernier qui a émis, publiquement, et à travers la chaîne de télévision satellitaire Al Jazeera une «fetwa» rendant «licite» l'assassinat de Mouammar Al Kadhafi, et autorisant également l'assassinat de Bachar Al Assad, ne s'est pas encore prononcé, du moins jusqu'à hier en milieu d'après-midi, contre les massacres perpétrés par l'armée israélienne à Ghaza. Youssef Al Karadaoui, qui avait soutenu le «djihad» en Syrie, favorisant les terroristes qui sévissent dans ce pays, s'est confiné dans un silence troublant, au moment où enfants et personnes âgées sont massacrés à Ghaza par l'armée coloniale israélienne à coups de missiles. Certaines puissances mondiales, comme les Etats-Unis d'Amérique qui, pourtant, prônent l'universalité des valeurs humaines, la paix et la cohabitation pacifique, soutiennent Israël dans ces massacres, assumant, devant l'histoire, une très grande responsabilité dans ces crimes contre l'humanité.
Les Etats-Unis d'Amérique qui ont opposé de nombreuses fois le veto au Conseil de sécurité de l'ONU, en faveur d'Israël, et qui prévoient des offensives militaires et bombardements quand le pays ciblé s'appelle Syrie, encouragent l'armée israélienne dans son agression contre le peuple palestinien, l'assurant de l'impunité aux Nations unies.
On est en doit de dire que les USA et ses ONG relais (Amnesty International, Freedom House, Human Rights Watch…) ne sont plus crédibles aux yeux de l'opinion internationale et même responsables de ce qui ce passe actuellement à Ghaza.
Slimane Laouari
Source : Le Temps d’Algerie

dimanche 13 juillet 2014

Le « Kurdistan », version israélienne…Le peuple kurde aurait bien tort de croire que le « Kurdistan » que leur proposent les Israéliens et les Turcs sera celui auquel ils aspirent.


Lorsque David Ben Gourion proclama unilatéralement l’État d’Israël, sa défense supposait que l’on créée une zone de sécurité autour de lui. C’était l’application de la stratégie européenne des « marches » : les guerres israéliennes tentaient d’étendre son territoire et, à défaut, de démilitariser les zones situées à sa frontière. Cependant, avec l’apparition et la généralisation des missiles, le gel des « marches » ne garantit plus grand-chose. De sorte qu’en 1999, Israël hésita à restituer le Golan et qu’en 2000, il préféra se retirer du Sud-Liban plutôt que de continuer à subir le harcèlement du Hezbollah.
Progressivement, une autre doctrine militaire s’est imposée : la sécurité d’un territoire dépendrait de la capacité à détruire de plus loin les missiles le menaçant. Il faut alors non seulement démilitariser ses « marches » pour se protéger d’une invasion terrestre, mais aussi constituer un cercle de protection au-delà des États ennemis pour neutraliser la menace des missiles. D’où la création du Soudan du Sud (2011) et bientôt du Kurdistan (2015 ?). De la sorte, Israël pourra menacer à la fois l’Égypte, la Syrie et le Liban.
L’expérience du Soudan du Sud montre le caractère artificiel de ces création. Il s’agit pour le moment d’un État sans État, d’une zone de non-droit occupée par l’armée israélienne.
Du point de vue états-unien, la création du Kurdistan est une étape du remodelage du « Proche-Orient élargi » (Greater Middle East), c’est-à-dire de la division de la région en micro-États ethniquement homogènes, faciles à dominer. C’est pourquoi le Pentagone s’est placé aux abonnés absents. Lors de la réunion à huis-clos au cours de laquelle le secrétaire à la Défense Chuck Hagel et le chef d’état-major, le général Martin Dempsey, sont venus expliquer aux parlementaires du Congrès la situation en Irak, ils ont non seulement prétendu avoir perdu le dossier d’Abou Bakr al-Baghdadi (et donc ignorer pourquoi ils l’avaient arrêté en 2004 et pourquoi ils l’ont relâché quelques mois plus tard) , mais ont admis n’avoir aucun plan d’intervention et laisser le champ entièrement libre à l’Émirat islamique et au Kurdistan.
Du point de vue turc, ce « Kurdistan » est également une aubaine pour régler son problème kurde. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdoğan a soufflé toute l’opération aux oreilles de la famille Barzani. Par ailleurs, il vient de faire voter par son Parlement une loi autorisant à négocier avec les Kurdes de Turquie : les parlementaires qui contribueront à désarmer et à intégrer les rebelles seront exonérés de poursuites judiciaires . Le Premier ministre espère être élu président avec les voix des Kurdes de Turquie qui le remercieraient ainsi de patronner le « Kurdistan » à l’étranger. Bien évidemment, il est peu probable qu’il poursuivra son ouverture une fois élu.
Le peuple kurde aurait bien tort de croire que le « Kurdistan » que leur proposent les Israéliens et les Turcs sera celui auquel ils aspirent. À l’opposé de leur ancêtre Saladin le Magnifique qui libéra et unifia le Levant, le clan Barzani les séparera des autres populations de la région, arabes, Arméniens, etc. et les transformera en supplétifs de l’apartheid.
Tandis que sur Internet, les membres du PDK débattent de leur future monnaie, le Kuro , les Barzani agissent déjà comme s’ils avaient gagné avec l’aide israélienne. Ils ont envoyé les peshmergas s’emparer des champs pétroliers de Bai Hassan et de Kirkouk —prétendument pour les sécuriser des manœuvres de Bagdad— et en expulser les ouvriers arabes .
À n’en pas douter, le projet israélien des Barzani suppose un nettoyage ethnique qui ne fait que commencer.
Déjà le PKK d’Abdullah Öcalan a appelé à ne pas tomber dans le piège. Il a publié un extrait de la réunion secrète qui s’est tenue le 1er juin à Amman, au cours de laquelle les groupes islamistes armés et le PDK de Massoud Barzani ont conclu leur alliance et planifié l’attaque coordonnée de l’Irak [7]. Le PKK appelle à une mobilisation générale du peuple kurde contre le projet israélien des Barzani.
De son côté, le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, a révélé que son armée ne pouvait pas attaquer le haut-commandement de l’Émirat islamique… parce que celui-ci était hébergé à Erbil et protégé par le gouvernement local du Kurdistan.
Deux lignes s’opposent donc, mais seul le peuple kurde peut faire échouer le plan israélien.
Thierry Meyssan
Source
Al-Watan (Syrie)



Palestine - Le droit de Gaza à résister au terrorisme israélien… Répondre à l’appel à la solidarité du peuple palestinien signifie de défendre son droit à résister à la terreur exercée par Israël.





Les attaques meurtrières d’Israël contre Gaza atteignent des degrés de barbarie rarement atteints récemment. Tirant prétexte de l’enlèvement et de l’assassinat de 3 jeunes israéliens et compte tenu de la doctrine qui veut qu’une vie israélienne vaut des dizaines de vies palestiniennes, l’Etat sioniste agresse le territoire occupé de la façon la plus outrageuse possible. On vient de passer le cap de la centaine de victimes à Gaza.  
Le gouvernement Nétanyahou cherche par ces opérations à couvrir les rumeurs de corruption qui circulent dans la société israélienne. Toute cette opération reçoit le soutien du gouvernement canadien qui, par l’entremise du ministre des Affaires étrangères John Baird, réitère son soutien aveugle à Israël. Nous vous présentons un article tiré du Socialist Worker (États-Unis) de 2012 qui revient sur le principe du droit à l’autodéfense des citoyenNEs de Gaza face aux attaques sionistes.

La nouvelle guerre déclenchée par Israël contre la population palestinienne de Gaza remet en évidence l’hypocrisie et cynisme des gouvernements occidentaux et des médias, qui répètent jusqu’à la nausée leur discours sur « le droit d’Israël à se défendre ». Contre cette inversion orwellienne de la réalité – étant militairement occupés, ce sont bel et bien les Palestiniens qui jouissent de ce droit -, nous reproduisons ci-dessous un article de Sherry Wolf - rédigé en 2012 lors d’une précédente agression militaire contre Gaza - qui réaffirme l’importance de lier la solidarité avec le peuple palestinien avec le soutien à sa légitime résistance, y compris armée. (Avanti4.be)
 Des 1,7 millions d’habitants qui vivent sous la terreur d’Israël à Gaza, 44% - soit environs 730.000 – ont moins de 14 ans. La Bande Gaza a 360 kilomètres carrés, presque la taille d’une ville comme Philadelphie, et se trouve entourée sur trois côtés par la frontière la plus militarisée du monde, tandis que sur la côte les navires israéliens patrouillent sur la mer méditerranée. Un simple coup d’œil objectif permet de comprendre que la Bande de Gaza n’est rien d’autre qu’une immense prison à ciel ouvert.


Il y a plus d’un air de ressemblance avec « 1984 », l’œuvre fameuse de George Orwell sur « Big Brother », lorsque le président Barack Obama déclare qu’ « Il n’existe aucune nation au monde qui tolérerait que des missiles étrangers tombent sur ses citoyens. Nous soutenons donc complètement le droit d’Israël à se défendre des missiles qui tombent sur les maisons de son peuple ».

En d’autres mots : Israël, qui possède l’arme nucléaire et a l’une des armées les plus puissantes du monde, a le droit de « se défendre ». Mais les détenus dans la prison de Gaza n’ont visiblement pas ce droit. L’argument d’Obama met la vérité et la justice sur leurs têtes. (…)

Une question de principe

Le droit des Palestiniens à résister à la terreur exercée par l’armée israélienne doit être défendu en tant que principe par tous ceux qui sont du côté des opprimés. (…) Des personnes qui vivent sous une occupation militaire ont parfaitement le droit de s’y opposer et les activistes solidaires doivent sans hésitation défendre ce droit.

Certains Occidentaux, bien qu’effrayés par les attaques d’Israël contre Gaza, sont réticents à défendre le droit du Hamas à tirer des roquettes sur Israël. Néanmoins, que les activistes solidaires soient d’accord ou pas avec les tactiques du Hamas n’a aucune importance : ce n’est pas nous qui devons souffrir des bombardements et de l’occupation israélienne.

Dénoncer l’horreur de l’agression par l’occupant tout en niant le droit des occupés à utiliser tous les moyens à leur portée pour se révolter, ce n’est pas faire de la solidarité, c’est exprimer de la peine.

Les Palestiniens qui vivent depuis des années dans une prison sans accès suffisant à la nourriture, aux médicaments, aux infrastructures et sans rien qui ressemble à une vie digne n’ont pas besoin de notre peine. Ils ont besoin de notre soutien actif dans leur lutte pour l’autodétermination.

Dans les médias on présente le Hamas comme une organisation de fous islamistes opposés à toute modernité, des gens acharnés à détruire Israël et qui sont misogynes et homophobes jusqu’à la moelle. Depuis sa création en 1987, avec le début de la première Intifada, le Hamas a en fait combiné les aspirations d’un mouvement de libération nationale avec les principes de l’Islamisme moderne. Il défend des positions socialement réactionnaires, tout comme les Juifs orthodoxes et les groupes chrétiens évangélistes américains – bien qu’à la différence de ces derniers ; le Hamas n’est pas contre la science.

Un symbole de détermination contre l’oppression

La réalité est que le Hamas a été démocratiquement élu à Gaza – il a gagné les élections au Conseil Législatif Palestinien en 2006 lors de scrutins jugés justes et propres par les observateurs internationaux. Ni Israël, ni les Etats-Unis n’ont apprécié le résultat de ces élections démocratiques et leur riposte fut la mise en place d’un blocus de Gaza et la punition collective continue de sa population pour le « crime » d’avoir voté pour le « mauvais » parti.

Dans de telles circonstances, la résistance militaire du Hamas à l’occupation israélienne est une source de fierté pour les Palestiniens. Les militants du Hamas n’ont sans doute pas une armée qui puisse se comparer avec la machine meurtrière de l’Etat israélien, équipé jusqu’aux dents avec la technologie la plus avancée du complexe militaro-industriel des Etats-Unis, mais leur résistance armée constitue toujours un symbole de détermination des Palestiniens à ne pas céder devant l’oppression et la violence.

Toute défense du droit à l’autodétermination du peuple palestinien doit inclure son droit de choisir sa propre direction et le droit d’organiser sa riposte au massacre perpétré par l’armée israélienne.

Au moment le plus aigu de l’occupation étasunienne de l’Irak, des activistes anti-guerre aux Etats-Unis exprimèrent des positions similaires sur la résistance irakienne. Une réponse claire à ces doutes fut avancée par Arundhati Roy, la célèbre écrivaine et activiste indienne. Ses paroles sont tout aussi pertinentes aujourd’hui : « Les mouvements de résistance (irakiens) combinent une grande variété de factions hétérogènes. Des ex-baathistes, des libéraux, des islamistes, des collaborateurs déçus, des communistes, etc. Bien entendu, ils sont également entachés par l’opportunisme, les rivalités locales, la démagogie et la criminalité. Mais si on ne se solidarise seulement qu’avec des mouvements purs, aucune résistance ne méritera jamais notre pureté. Avant de décréter comment la résistance irakienne parfaite devrait livrer sa bataille séculière, féministe, démocratique et pacifique, nous devons renforcer notre propre lutte de résistance en faisant pression sur le gouvernement des Etats-Unis et sur ses alliés pour qu’ils se retirent d’Irak ».

De la même manière, les Palestiniens qui vivent sous la botte d’une occupation brutale – et maintenant d’une guerre ouverte contre Gaza – n’attendent pas l’approbation idéologique du monde. Au contraire, ils exigent que nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir pour contribuer à en finir avec leurs souffrances et pour arrêter les bombardements, le blocus et l’occupation.

Répondre à l’appel à la solidarité du peuple palestinien signifie de défendre son droit à résister à la terreur exercée par Israël.



Source : http://socialistworker.org/2012/11/20/gazas-right-to-resist

Traduction française et intertitres pour Avanti4.be : G. Cluseret.