L'organisation terroriste «Etat Islamique en Irak et
au Levant (EIIL ou «Daech») qui sévit en Syrie, commet les pires massacres en
terre irakienne sans que les puissances internationales «démocratiques»
interviennent.
L'armée israélienne commet des carnages contre la
population civile de Ghaza sans que les Organisations non gouvernementales
(ONG) des droits de l'homme, qui n'hésitent pas à hausser le ton lorsqu'il
s'agit de critiquer l'Algérie ou de s'en prendre à la Syrie, ne réagissent pour
dénoncer les tueries ordonnées par Netanyahu.
Les masques tombent. Ils atterrissent bas lorsque
«Daech» a précisé dans un communiqué posté sur son compte Twitter que «dans le
Saint Coran, Allah ne nous a pas ordonné de combattre Israël».
Allah n'a également pas ordonné à cette organisation
terroriste de décapiter des civils musulmans en Syrie, au Liban et en Irak,
faut-il rappeler à l'EIIL.
Cette organisation terroriste préfère mener le «djihad» contre les musulmans.
Cette organisation terroriste préfère mener le «djihad» contre les musulmans.
Il ne s'agit surtout pas là d'inciter à la violence
contre les juifs ou contre quiconque autre peuple, groupe ou individu. Dieu a
recommandé la paix avec le peuple juif et tous les peuples du monde, appelant à
l'amour et la fraternité avec tous les peuples et toutes les nations qui
aspirent à la paix.
Il est question, ici, de s'interroger sur le
comportement complice de certains Etats et ONG internationales des droits de
l'homme qui n'hésitaient pas à mobiliser de nombreux médias dans le monde pour
relayer leurs critiques envers un pays ciblé s'appelant Algérie ou la Syrie.
Comme il est à s'interroger sur le silence mystérieux
de l'Arabie saoudite qui faisait preuve de «courage» en appelant le monde à
armer davantage les «rebelles» sévissant en Syrie.
L'Arabie saoudite a perdu ce «courage» face à Israël,
préférant se cantonner dans un mutisme complice que de fâcher Netanyahu. Le roi
de la Jordanie, qui, dans son effort à plaire à Washington, a mis les
territoires de son pays au service des «rebelles» syriens dont le but est la
destruction de la Syrie, fait preuve de moins d'ardeur quand il s'agit de
dénoncer les massacres perpétrés par Israël, préférant se cloîtrer sur lui-même
au lieu de déplaire au Premier ministre israélien. Une autre «énigme» : Youssef
Al Karadaoui.
Ce dernier qui a émis, publiquement, et à travers la
chaîne de télévision satellitaire Al Jazeera une «fetwa» rendant «licite»
l'assassinat de Mouammar Al Kadhafi, et autorisant également l'assassinat de
Bachar Al Assad, ne s'est pas encore prononcé, du moins jusqu'à hier en milieu
d'après-midi, contre les massacres perpétrés par l'armée israélienne à Ghaza.
Youssef Al Karadaoui, qui avait soutenu le «djihad» en Syrie, favorisant les
terroristes qui sévissent dans ce pays, s'est confiné dans un silence
troublant, au moment où enfants et personnes âgées sont massacrés à Ghaza par
l'armée coloniale israélienne à coups de missiles. Certaines puissances
mondiales, comme les Etats-Unis d'Amérique qui, pourtant, prônent
l'universalité des valeurs humaines, la paix et la cohabitation pacifique,
soutiennent Israël dans ces massacres, assumant, devant l'histoire, une très
grande responsabilité dans ces crimes contre l'humanité.
Les Etats-Unis d'Amérique qui ont opposé de nombreuses
fois le veto au Conseil de sécurité de l'ONU, en faveur d'Israël, et qui
prévoient des offensives militaires et bombardements quand le pays ciblé
s'appelle Syrie, encouragent l'armée israélienne dans son agression contre le
peuple palestinien, l'assurant de l'impunité aux Nations unies.
On est en doit de dire que les USA et ses ONG relais
(Amnesty International, Freedom House, Human Rights Watch…) ne sont plus
crédibles aux yeux de l'opinion internationale et même responsables de ce qui
ce passe actuellement à Ghaza.
Slimane Laouari
Source : Le Temps d’Algerie

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