jeudi 5 septembre 2013

Syrie : le gouvernement français avance des "preuves" qui ne prouvent rien…. Les "preuves" sont bâties sur de fausses prémisses, de faux syllogismes et de fausses conclusions.

Les arguments des responsables russes exposés par l’agence de presse RIA* s’appliquent entièrement aux prétendues preuves fournies le 2 septembre par le gouvernement français pour faire changer d’avis aux 2/3 des Français opposés aux frappes militaires contre la Syrie. Les "preuves" françaises s’appuient sur des vidéos que tout le monde a déjà vues depuis le fameux 21 août quand Fabius a sonné, le premier, le rappel des troupes pour partir en guerre contre la Syrie. Ces images ne prouvent rien sur la responsabilité de l’armée syrienne dans l’attaque chimique. Et à vouloir trop prouver … on prouve le contraire. La promptitude de Fabius à réagir sur toutes les chaînes de TV tenderait plutôt à indiquer qu’il était au "parfum", ou qu’il est l’un des principaux concepteurs de la campagne mondiale d’intox contre la Syrie.
Les "preuves" sont bâties sur de fausses prémisses, de faux syllogismes et de fausses conclusions.
 l’armée syrienne possèderait des armes chimiques. Mais qu’est-ce que cela peut prouver et quelle loi interdit sa détention par la Syrie ? N’aurait-elle pas le droit de se prémunir contre Israël, laquelle détient l’arme nucléaire, une arme autrement plus destructrice et meurtrière que l’arme chimique, obtenue, ne l’oublions pas, grâce à l’aide technique que les socialistes français lui ont apportée en 1956 pour la fabriquer ? N’a-t-elle pas le droit de se doter des moyens de dissuasion pour se protéger d’un Etat expansionniste et agressif, responsable unique de l’instabilité et des conflits militaires dans la région depuis 60 ans, avec le soutien des USA ?
 des bris de roquettes ont été retrouvés, or seule l’armée syrienne "peut les lancer". Les rebelles n’en disposeraient pas. Ils n’auraient pas les moyens techniques pour lancer une telle attaque. Donc cela "prouve" la responsabilité de Assad. Sauf que Fabius et ses amis commettent un petit mensonge. Ils cachent le fait que les "rebelles" - formés à 90 % de mercenaires intégristes venus du monde entier, y compris de France - sont super armés par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie. L’examen des vidéos publiés par les intégristes sur Youtube depuis deux ans le montre sans discussion. Et Fabius et ses amis ont-ils oublié que le groupe de criminels japonais qui a répandu le gaz sarin en 1995 dans le métro de Tokyo était encore moins nanti matériellement et financièrement que les mercenaires opérant en Syrie.
 Fabius et ses amis prétendent que l’usage de l’arme chimique suppose une grande coordination entre les groupes "d’insurgés". Là aussi ils mentent par omission parce qu’ils feignent d’ignorer ce que savent tous ceux qui ont suivi depuis deux années l’évolution de la situation militaire en Syrie : les opérations de ces groupes sont coordonnées de l’extérieur par des agents spéciaux français et américains depuis la Turquie et des zones montagneuses syriennes proches de la Turquie échappant au contrôle de l’armée syrienne. Des ordres opérationnels tactiques cryptés sont émis par ces agents. Ils sont captés à l’aide d’appareils sophistiqués dont disposent les chefs mercenaires en abondance depuis deux ans, ce que les vidéos en circulation sur Youtube ont également montré, vidéos devenues subitement inaccessibles ces jours-ci, depuis l’appel à la grande croisade anti-syrienne.
 dernier point : que sont-ils partis faire en Syrie les commandos super-entraînés formés aux USA et infiltrés à partir de la Jordanie vers les faubourgs de Damas quelques jours avant le 21 août, information révélée par Le Figaro et dont, bizarrement, plus personne ne parle ?
par  Algerep

SYRIE : Enfin ! Après 10 ans de recherches, les armes de destruction massive irakiennes ont finalement été retrouvées en Syrie ! …..Si vous voyez quelque chose, dites-le. Sauf s’il s’agit d’un crime de guerre US.


Le rapport anti-Empire
Le Secrétaire d’Etat John Kerry : « Il ne fait aucun doute que Saddam al-Assad a franchi la ligne rouge... Pardon, j’ai dit « Saddam » ? »
Un drone US a pris une photo du Mollah Omar en train de rouler en mobylette dans les rues de Damas (
Alors où en sommes-nous alors que les Etats-Unis envisagent toujours une attaque contre la Syrie et maintiennent cinq navires de guerre équipés de missiles dans l’est de la Méditerranée ?
- 9 % seulement des Américains soutiennent une intervention militaire des Etats-Unis en Syrie
- 11 % des Britanniques soutiennent une intervention militaire de la Grande-Bretagne : le chiffre est monté à 25 % à l’annonce d’une attaque chimique. (3)
- Le Premier Ministre Britannique David Cameron a perdu un vote au Parlement le 29 Août sur une intervention militaire en Syrie par 285 voix contre et 272 pour.
- 64 % des Français s’opposent à une intervention de l’armée française. (4) « Avant d’agir, il faut des preuves » a déclaré un porte-parole du gouvernement français.
- De hauts gradés de l’armée US, certains à la retraite et d’autres en poste, remettent en cause le recours à la force militaire et laissent entendre que la Maison Blanche manque d’une stratégie cohérente. « Si l’administration est hésitante sur le bien-fondé de renverser ou affaiblir le dirigeant syrien, préparant ainsi l’entrée à Damas des rebelles islamistes intégristes, disent-ils, l’objectif militaire de lancer des frappes sur des cibles militaires d’Assad est pour le moins ambiguë. »
- Le Président Obama n’a pas l’autorisation des Nations Unies pour une intervention. (Au mois de février, une vague d’attentats à Damas a provoqué 100 morts et 250 blessés ; tout indique qu’il s’agit de l’oeuvre des terroristes islamistes. Les Etats-Unis ont opposé leur veto à une résolution Russe condamnant les attaques et présentée au Conseil de Sécurité).
- Aucun des 28 membres de l’OTAN n’a proposé une alliance avec les Etats-Unis pour attaquer la Syrie. Le secrétaire générale de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen a déclaré qu’il ne voyait « aucun rôle de l’OTAN dans une réaction internationale contre le régime (syrien). »
- La Ligue Arabe n’a pas publiquement apporté son soutien à une action militaire US en Syrie ; idem en ce qui concerne des acteurs clés dans la région, l’Arabie Saoudite et le Qatar, préoccupés par une éventuelle réaction de l’opinion devant un soutien ouvert à une intervention US.
- Il n’est même pas certain qu’il s’agissait d’une véritable attaque chimique. D’où viennent les accusations ? Les Etats-Unis ? Les rebelles d’al-Qaeda ? Et si une attaque a bien eu lieue, qu’est-ce qui prouve que l’auteur est bien le gouvernement Syrien ? Le régime Assad a accusé les rebelles, et publié une vidéo montrant une grotte avec de présumées armes chimiques et affirme par ailleurs avoir capturé des rebelles en possession de gaz sarin. Quels que soient les auteurs, pourquoi, à l’ère des caméras omniprésentes, ne voit-on aucune photo de gens portant des masques à gaz ? L’équipe d’inspection de l’ONU avait initialement été envoyée pour enquêter sur des accusations antérieures d’usages d’armes chimiques : deux accusations formulées par les rebelles et une par le gouvernement.
- Les Etats-Unis insistent que la Syrie a refusé d’autoriser aux enquêteurs de l’ONU l’accès au site de l’attaque. Cependant, la demande de l’ONU a été faire la samedi 24 août ; le gouvernement syrien a donné son accord le lendemain.
- En rejetant les accusations que la Syrie aurait utilisé du gaz mortel, les officiels Russes ont argumenté que les rebelles avaient des motifs évidents : provoquer une attaque occidentale contre les forces syriennes ; tandis qu’Assad avait toutes les raisons de s’abstenir d’une action qui provoquerait une intervention internationale au moment même où ses forces étaient en train de gagner la guerre et les rebelles de perdre de plus en plus du soutien à cause de leur comportement sauvage et ultra-cruel.
- Le Président George W. Bush a trompé le monde sur les Armes de Destruction Massive en Irak, mais le dossier bidon de Bush contenait au moins des détails vérifiables, contrairement au dossier de l’administration Obama publié le 29 août sur une attaque chimique lancée par la Syrie – aucune citation directe, aucune photo, aucune source identifiée, rien que du « faites nous confiance », fait remarquer Robert Parry, journaliste intrépide à Washington.
Donc, à la lumière de tout ce qui précède, le choix qu’Obama doit faire – en tant qu’être humain doué de raison – est évident, bien-sûr. N’est-ce pas ? Is it not ? Nicht Wahr ? Larguez les Bombes !
Oui, plutôt décourageant. Mais en fait j’y trouve pas mal d’éléments encourageants. Beaucoup de gens semblent avoir réellement appris quelque chose des tonnes de mensonges et d’horreurs sur l’Irak et des décennies d’interventions américaines. Le scepticisme – le bon vieux scepticisme bien sain – chez les peuples américain, britannique et français. C’était émouvant d’observer le Parlement britannique dans un débat d’un genre rarement vu, peut-être jamais, au Congrès US au cours de 21ème siècle. Et des officiers Américains qui posent les bonnes question. La ligue arabe qui ne soutient pas une attaque US, ce qui est surprenant pour une organisation qui n’aime pas le gouvernement laïque Syrien. Et l’OTAN – même l’OTAN ! - refuse jusqu’à présent de suivre aveuglément la Maison Blanche. Quand est-ce qu’on a déjà vu ça ? Je croyais que c’était interdit par le droit international...
Le secrétaire d’Etat John Kerry a dit que si les Etats-Unis ne réagissaient pas à l’usage d’armes chimiques, le pays deviendrait « la risée » du monde. Oui, voilà ce qui devrait préoccuper les Etats-Unis et son peuple – et non que le pays soit perçu comme un délinquant récidiviste assassin de masse sans foi ni loi. D’autres officiels américains ont exprimé leur préoccupation qu’une absence de riposte des Etats-Unis pourrait encourager des menaces de la part de l’Iran et la Corée du nord.
Voilà quelque chose de réellement risible. Il est réconfortant de penser que le monde pourrait enfin perdre ses dernières illusions sur la politique étrangère des Etats-Unis en partie grâce aux innombrables commentaires ridicules tel que celui-là.
Les bombardements effectués par les Etats-Unis, qui peuvent se révéler aussi cruels et aveugles qu’une attaque au gaz. (Un terroriste, c’est quelqu’un qui a une bombe mais pas d’aviation.)
Voici la glorieuse liste des pays bombardés par notre glorieux pays, que nos glorieuses écoles n’enseignent pas, que nos glorieux médias oublient, et que nos glorieux dirigeants glorifient.
Corée et Chine 1950-53 (guerre de Corée)
Guatemala 1954
Indonésie 1958
Cuba 1959-1961
Guatemala 1960
Congo 1964
Laos 1964-73
Vietnam 1961-73
Cambodge 1969-70
Guatemala 1967-69
Grenad e1983
Liban 1983, 1984 (cibles libanaises et syriennes)
Libye 1986
El Salvador 1980s
Nicaragua 1980s
Iran 1987
Panama 1989
Irak 1991 (guerre du Golfe)
Koweit 1991
Somalie 1993
Bosnia 1994, 1995
Soudan 1998
Afghanistan 1998
Yugoslavia 1999
Yemen 2002
Irak 1991-2003 (régulièrement US/GB dans le cadre d’une zone d’exclusion aérienne)
Irak 2003-2011 (deuxième guerre du Golfe)
Afghanistan 2001 jusqu’à présent
Pakistan 2007 jusqu’à présent
Somalie 2007-8, 2011 jusqu’à présent
Yemen 2009, 2011 jusqu’à présent
Libye 2011
Syrie 2013 ?
Cette liste n’inclut pas l’usage répété par les Etats-Unis d’uranium appauvri, bombes à fragmentation, phosphore blanc, et autres inventions charmantes des scientifiques fous du Pentagone. Ne sont pas inclus non plus : armes chimiques et bactériologiques à l’étranger, armes chimiques et bactériologiques aux Etats-Unis (sic) et l’encouragement à utiliser des armes chimiques et bactériologiques par d’autres nations ; vous trouverez les détails dans mon livre « l’Etat Voyou ». 
Un article récemment publié par le magazine Foreign Policy, basé sur de nouveaux documents déclassifiés découverts récemment, raconte comment les communautés du renseignement et militaire savaient mais n’ont rien fait pour empêcher une série d’attaques au gaz neurotoxique par l’Irak bien plus dévastatrices que tout ce que la Syrie a pu connaître. En effet, au cours de cette guerre-là, les Etats-Unis étaient le fournisseur principal d’armes chimiques et du matériel indispensable pour fournir au régime de Saddam Hussein la capacité de mener une guerre chimique.
A présent, les Etats-Unis viennent apparemment de découvrir toute l’horreur des guerres chimiques, même celles encore à l’état de supputation.
Intervention humanitaire
Certains de ceux qui préconisent le bombardement de la Syrie font appel à leur vieil ami fidèle, « l’intervention humanitaire », dont un des premiers exemples est le bombardement en 1999 par les Etats-Unis et l’OTAN pour arrêter le nettoyage ethnique et expulser les Serbes du Kosovo. Cependant, une amnésie collective semble avoir frappé d’innombrables gens intelligents et bien intentionnés, qui sont convaincus que les bombardements US/OTAN ont commencé après qu’une déportation massive et forcée d’Albanais du Kosovo fut bien engagée ; autrement dit, que le bombardement fut déclenché pour faire cesser ce « nettoyage ethnique ». En fait, la déportation forcée généralisée d’un grand nombre de gens du Kosovo n’a commencé que quelques jours après le début des bombardements, et constituait clairement une réaction serbe, née d’un sentiment de colère extrême et d’impuissance. Ceci est facilement vérifiable en consultant un quotidien pendant les quelques jours qui ont précédé le début des bombardements, dans la nuit du 23 au 24 mars, et les jours qui ont suivi. Ou simplement en consultant le New York Times du 26 mars, page 1, où on lit :
« ...avec le début des bombardements de l’OTAN, un sentiment de crainte s’est emparé de Pristina (principale ville Kosovo) que les Serbes se vengent MAINTENANT contre les civils albanais en guise de représailles. »
Le 27 mars, nous trouvons la première référence à une « marche forcée » ou quelque chose de similaire.
Mais la version servie par la propagande est déjà gravée dans le marbre.
Si vous voyez quelque chose, dites-le. Sauf s’il s’agit d’un crime de guerre US.
« Lorsque vous signez une habilitation de sécurité et prêtez serment, vous devez les respecter. Ce n’est pas facultatif. » Steven Bucci, du néoconservateur Heritage Foundation, en parlant de Chelsea Manning (anciennement connu sous le prénom de Bradley)
Vraiment ? Peut importe ce qu’on lui demande de faire ? Peut importe ce qu’il voit ou sait, il doit malgré tout ignorer sa conscience et obéir aux ordres ? Mais Steven, mon garçon, tu dois pourtant savoir qu’après la Deuxième Guerre Mondiale de nombreux Allemands ont bien entendu invoqué l’excuse qu’ils ne faisaient qu’ « obéir aux ordres ». Les Alliés victorieux ont bien entendu exécuté un certain nombre d’entre eux.
Leurs condamnations à mort ont été prononcés par le Tribunal Militaire International à Nuremberg, Allemagne, qui a déclaré que « les individus ont des devoirs internationaux qui transcendent le devoir national d’obéissance. Par conséquent, les citoyens individuels ont le devoir de violer des lois domestique pour prévenir des crimes contre la paix et contre l’humanité. »
Le 4eme principe de Nuremberg rajoute : « Le fait qu’une personne ait agi sous les ordres de son gouvernement ou d’un supérieur hiérarchique ne le dispense pas de responsabilité devant la droit international, à condition que le choix moral lui était effectivement offert. »
Manning, et Snowden aussi, avait le choix, et ils ont choisi.
Il mérite d’être souligné que Barack Obama a refusé de poursuivre en justice ceux de l’administration Bush impliqués dans la torture au motif précis – déclare-t-il – qu’ils obéissaient aux ordres. Cet homme « éduqué » n’a-t-il jamais entendu parler du Tribunal de Nuremberg ? Pourquoi n’éprouve-t-il aucun gêne à ressasser un tel argument ?
J’imagine qu’au cours des trois ans que Manning a passé en prison en isolement, à subir des tortures et des humiliations, ce qui a probablement singulièrement compliqué ses problèmes personnels, l’idée de suicide a du lui traverser l’esprit plus d’une fois. Elle aurait certainement traversé le mien si je m’étais retrouvé dans sa position. Et au cours des milliers et milliers de longues journées et nuits d’incarcération qui l’attendent, une telle pensée pourrait devenir son compagnon habituel. Si les pensées se transforment en désir, et le désir devient insupportable, j’espère que cette personne courageuse trouvera un moyen pour l’accomplir. Tout le monde y a droit, même les héros.
Les Etats-Unis et leurs caniches européennes ont peut-être dépassé les bornes dans leurs tentative de contrôler la communication dissidente – exigeant une communication totale des données des sociétés engagées dans les messageries cryptées, forçant plusieurs sociétés à fermer, obligeant l’avion transportant le président bolivien à atterrir, saccageant les ordinateurs d’un grand quotidien, détenant le compagnon d’un journaliste lanceur d’alerte pendant neuf heures à l’aéroport, confisquant les relevés d’appels téléphoniques des journalistes de l’agence Associated Press, menaçant d’envoyer en prison un journaliste du New York Times s’il ne révélait pas l’identité de ses sources, mentant sans vergogne au plus haut niveau, plaçant l’Union Européenne et les Nations Unies sur écoute, la surveillance sans limites... Où cela s’arrêtera-t-il ? Assistera-t-on à un moment donné à un retour de bâton et le retour de l’Amérique à son état habituel d’état policier ? Le 24 juillet, un proposition de loi qui aurait limité les pouvoirs de la NSA a été rejeté de justesse par un vote de 217 voix contre 205 à la Chambre des Représentants.
Et pendant encore combien de temps est-ce que Amnesty International ternira son image en refusant de déclarer l’évidence ? Que Chelsea Manning est un Prisonnier de Conscience. Sur le site internet d’Amnesty, en faisant une recherche sur « prisonnier de conscience », on trouve un certain nombre de noms, dont plusieurs Cubains en bonne place. Y’aurait-il un rapport entre l’omission de Manning et le fait que le directeur exécutif d’Amnesty International USA, Suzanne Nossel, était précédemment employée au Département d’Etat, au poste de Secrétaire adjoint aux Organisations Internationales ?
Un coup de fil au bureau d’Amnesty à New York ne m’a pas permis d’obtenir une explication quelconque pour l’omission de Manning. Je suggère aux lecteurs qui habitent en Grande-Bretagne de contacter le siège d’AI à Londres.
Pendant ce temps, dans une autre organisation éminente de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch, Tom Malinowski, directeur du bureau de l’organisation à Washington, a été nommé par Obama au poste de secrétaire d’état adjoint à la Démocratie, aux Droits de l’Homme et au Travail. Est-ce vraiment trop demander qu’un haut responsable d’une organisation de défense des droits de l’homme s’abstienne de travailler pour un gouvernement qui a été le principal violeur des droits de l’homme au monde depuis plus de 50 ans ? Et si vous avez du mal à avaler une telle désignation, arrêtez-vous un instant sur la torture, la forme la plus extrême d’inhumanité envers un être humain. Quel gouvernement est plus intiment impliqué dans cette horreur que celui des Etats-Unis ? Un gouvernement qui l’enseigne, qui fournit les manuels, l’équipement, qui crée des centres de torture pratiquement partout dans le monde, qui enlève des gens pour les emmener dans ces lieux (« renditions »), incarcérations en isolement, alimentations forcées, Guantánamo, Abu Ghraib, Bagram, Chili, Brésil, Argentine, Chicago... Que Dieu nous pardonne !
Encercler la Russie
Une des réactions des Etats-Unis à l’accord par la Russie de l’asile à Edward Snowden fut présentée ainsi : « Il y a eut une réaction virulente sur Capitol Hill (Congrès) et des appels à des mesures de représailles destinés à rendre le Kremlin furieux. Le sénateur John McCain (Républicain, Arizona), de longue date un des principaux critiques de Moscou au Sénat, a critiqué la décision d’asile comme « une gifle infligée à tous les Américains et demande que l’administration augmente la pression sur Moscou sur une série de fronts, dont une relance de l’expansion de l’OTAN et un nouveau programme de défense par missiles en Europe. »
Pourtant on nous a souvent répété que l’expansion de l’OTAN et ses missiles en Europe n’avait rien à voir avec la Russie. Et on a dit la même chose à la Russie, sans pour autant lever le scepticisme à Moscou. « Regardez, » a dit le Président Russe Vladimir Poutine au sujet de l’OTAN en 2001, « voici une organisation militaire. Elle s’avance vers nos frontières. Pourquoi ? » Il a ensuite décrit l’OTAN comme le « cadavre puant de la Guerre Froide ».
L’Amérique et les armes, une histoire d’amour
Adam Kokesh est véteran de la guerre en Irak qui vit actuellement dans la région de Washington DC. Il est l’un des innombrables Américains dingues des armes, des armes qui seront nécessaires pour protéger les Américains de leur gouvernement répressif, des armes nécessaires pour « la révolution ».
Le 4 juillet, Kokesh, 31 ans, s’est fait faire une vidéo de lui en train de tenir un fusil de chasse et de charger des cartouches tout en parlant devant la caméra sur Freedom Plaza, un terrain fédéral entre le Washington Monument et la Capitole. Le police a lancé un raid sur sa maison le 25 et l’a arrêté pour transport d’armes à l’extérieur de son foyer ou bureau. Cette vidéo de 23 secondes est visible sur Youtube.
J’ai envoyé à Kokesh le courrier électronique suivant :
 « Adam ; toutes vos armes ne vous ont apparemment pas aidé du tout lorsque la police a débarqué chez vous. Et pourtant, les gens comme vous disent qu’une population armée sera protégée d’un gouvernement répressif. Je n’y ai jamais cru à cause de l’énorme déséquilibre entre la puissance de feu du public et celle du gouvernement. Et il semblerait que j’avais raison. »
Je n’ai pas reçu de réponse, mais le fait qu’il soit en prison serait une explication.
Et Kokesh, pour la petite histoire, avait un programme sur RT (Russia Today) pendant une courte période l’année dernière.
William Blum




mardi 3 septembre 2013

Les États-Unis et Israël testent les fréquences radars syriennes

Deux missiles ballistiques ont été tirés en Méditerranée en direction de la Syrie et se sont abîmés en mer, le 3 septembre.
L’information a d’abord été révélée par le ministère russe de la Défense sans indiquer l’origine des tirs. Puis, après une vingtaine de minutes d’affolement général, Israël et les États-Unis ont reconnu en être les auteurs.
Selon l’état-major syrien, cette manœuvre avait pour but de tester les fréquences radars utilisées par la défense anti-aérienne de la Syrie.
Cette opération confirme le rôle d’Israël dans le dispositif d’attaque états-unien de la Syrie.
Source : Réseau Voltaire

Syrie : les djihadistes rejettent la démocratie…..Oui « à la guerre sainte et à la justice de la charia ». Non « aux élections et aux partis politiques ».

Article publié par un journal français de droite anti-syrien qui fournit un éclairage supplémentaire -nos lecteurs le savent depuis longtemps - sur ce que sont réellement les "démocrates" syriens que soutiennent Hollande et Fabius, le ministre français de la Protection d’Israël et de la Guerre contre la Syrie.
Le Front al-Nosra, qui refuse toute idée d’élections, bénéficie des largesses de leurs sponsors du golfe Persique.
Oui « à la guerre sainte et à la justice de la charia ». Non « aux élections et aux partis politiques ». Dans un enregistrement audio relayé par des sites islamistes, le chef du Front djihadiste al-Nosra indique clairement sa conception du pouvoir dans la Syrie de l’après Bachar el-Assad. « Nous ne croyons ni aux partis politiques ni aux élections parlementaires, nous croyons à une gouvernance islamique basée sur la choura » (assemblée de juges musulmans), affirme Abou Mohammed al-Joulani pour qui « le moyen d’appliquer la charia, c’est à travers le djihad ».
Au côté de l’Émirat islamique d’Irak et au levant (EIIL), le Front al-Nosra, qui a prêté allégeance à al-Qaida en avril, est la principale organisation djihadiste luttant contre le régime de Damas. Cette prise de position ne peut que gêner la composante plus modérée de l’opposition autour de l’Armée syrienne libre (ASL), qui coopère parfois avec les djihadistes, tout en cherchant à les marginaliser pour complaire à ses parrains occidentaux. Mais sans armements de qualité, les promesses de l’ASL restent lettre morte, quand elles ne sont tout simplement pas contredites par des actions communes menées par ses hommes, qui n’hésitent pas, comme c’est le cas actuellement, à s’allier aux groupes djihadistes contre les forces kurdes dans le nord du pays.
« Les djihadistes sont les bourgeois de la révolution », ironise un opposant. Profitant de la complaisance de la Turquie, principal pays de transit jusqu’en Syrie, ce sont les seuls à recevoir, sans interruption, armes et argent de leurs sponsors du Golfe. « Chaque semaine, munis de valises d’argent que personne ne contrôle, des hommes d’affaires et des responsables salafistes font l’aller-retour entre la Turquie et la Jordanie depuis l’Arabie saoudite », poursuit l’opposant.
L’argent et les armes
Du Koweït, un « comité de soutien aux moudjahidins en Syrie », présidé par le député salafiste Walid Tabatabaï, dépêche des avocats convoyer de l’argent aux rebelles les plus radicaux.
Enfin du Qatar, les émissaires des cheikhs Abdelrahmane Nouaimi et Ali Sweidi font de même, épaulés par un ressortissant libanais à Doha. Autant d’initiatives plus ou moins privées, qui permettent aux autorités de ces pays de se dédouaner de toute responsabilité dans un quelconque financement du terrorisme. Pendant longtemps, d’autres valises passaient par le Liban, mais depuis la reprise d’al-Qusayr à 30 km du pays du Cèdre, la « route des valises » a été stoppée net par le régime syrien qui contrôle mieux sa frontière avec le Liban.
Résultat : si chaque rebelle de l’ASL perçoit en moyenne 200 dollars chaque mois, la solde djihadiste est plus élevée. Cette relative opulence n’empêche pas les groupes djihadistes de se livrer à des enlèvements, y compris de citoyens européens. Pour libérer ses otages, l’EIIL exigerait que les pays occidentaux continuent de fermer les yeux sur ses routes d’approvisionnements en armes et en argent, via l’Irak et la Turquie.
L’argent et les armes ont été la principale motivation des combattants syriens qui rejoignaient al-Nosra. « Le problème, c’est que ses chefs exercent rapidement un lavage de cerveau auprès de leurs nouvelles recrues, leur retour au bercail sera donc difficile », prévient un expert onusien. Alors qu’ils ne représentaient que 5 à 10 % des rebelles, il y a un an environ, les djihadistes pèsent aujourd’hui entre 35 et 40 % dans leurs bastions du Nord et de l’Est. « Si la situation continue d’évoluer ainsi et que dans six mois on arrive à une confrontation entre le régime et al-Qaida, une centaine de groupes laïques sur les 1300 que compte la rébellion affirment que s’ils sont acculés à choisir entre al-Qaida et le régime, ils choisiront Bachar », avertit la source onusienne, en contact avec les rebelles.
Par Georges Malbrunot
Publié le 23/07/2013 à 18:38

lundi 2 septembre 2013

SYRIE : Bachar al-Assad brise la volonté de Barak Obama…. les partenaires et les amis de la Syrie ont commencé à jeter les fondements de nouvelles relations sur les scènes internationale et régionales, un quart de siècle après la transformation de l'Organisation des Nations unies en colonie américaine.

La résistance de la Syrie face à la guerre colonialiste, qui l'a prend pour cible depuis deux et demi, a ouvert la voie à de nouveaux équilibres internationaux susceptibles de libérer le monde de l'hégémonie américano-sioniste. En prenant appui sur cette résistance, les partenaires et les amis de la Syrie ont commencé à jeter les fondements de nouvelles relations sur les scènes internationale et régionales, un quart de siècle après la transformation de l'Organisation des Nations unies en colonie américaine.
Le projet d'agression contre la Syrie, sous le prétexte de l'utilisation par le régime d'armes chimiques contre sa population, place le monde à la croisée des chemins. Soit les Etats-Unis réussissent à renouveler leur hégémonie totale et assujettissent toutes les puissances émergentes, soit un nouvel ordre mondial est consacré, grâce à la résistance épique de l'Etat syrien, de son armée et de son peuple, conduits par le président Bachar al-Assad, devenu le symbole du refus du diktat étranger et du leader attaché, même au prix de sa vie, à l'indépendance de son pays.
Le prétexte des armes chimiques n'a pas réussi à convaincre les opinions publiques occidentales de la pertinence d'une attaque contre la Syrie. La Russie et l'Iran ont démonté les arguments des Etats-Unis sur l'utilisation de gaz toxique par l'armée gouvernementale syrienne. Le président Vladimir Poutine a déclaré à ce sujet: "Les forces syriennes sont à l'offensive et cernent l'opposition dans plusieurs régions. Dans ces conditions, fournir un tel prétexte à ceux qui appellent à une intervention armée serait une absurdité totale. L'interception de conversations quelconques ne peut pas servir de base pour la prise de décisions fondamentales, notamment le recours à la force contre un Etat souverain."
Evidemment, l'Occident tente d'étouffer les révélations fracassantes de la correspondante de l'agence de presse américaine Associated Presse (AP) en Jordanie, Dale Galvak, qui a publié une enquête, étayée de témoignages de rebelles syriens, qui ont reconnu qu'une erreur de manipulation de leur part de gaz toxique fourni par l'Arabie saoudite, est à l'origine de la catastrophe chimique du 21 août, dans la Ghouta orientale.
La résistance de Syrie, le soutien indéfectible de ses alliés, et la peur d'une puissante riposte, ont effrayé les Américains. C'est donc un Barak Obama "faible", comme l'ont décrit les médias israéliens, "hésitant et confus", comme l'a qualifié le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad, qui a annoncé, samedi soir, le report de l'agression contre la Syrie. Abandonné par ses plus proches alliés, incapable de former une coalition internationale, Obama a lancé la balle dans le camp du Congrès, en décidant de lui demander l'autorisation avant toute frappe contre la Syrie. Le Congrès, soumis à de fortes pressions de la part de l'opinion publique (80 à 90% des Américains sont hostiles à toute intervention de leur pays en Syrie), a annoncé qu'il examinera la requête du président à partir du 9 septembre. C'est-à-dire que les élus ont laissé à Obama tout le temps nécessaire pour trouver une issue au piège dans lequel il s'est lui-même enfermé. Il tentera de trouver une solution avec Poutine lors du G20, à Saint-Petersbourg, le 4 septembre.
Mais quelle que soit la décision du Congrès, la Syrie est prête à se défendre. C'est  le président Bachar el-Assad qui l'a encore réaffirmé dimanche. "La Syrie est capable de faire face à toute agression extérieure, a-t-il dit dans une déclaration diffusée par l'agence Sana. Grâce à la résistance de son peuple et de son armée elle continue d'accumuler les victoires jusqu'au retour de la sécurité et de la stabilité dans le pays".
De son côté, Fayçal al-Mokdad a estimé que "le Congrès américain doit faire preuve de sagesse". "Les allégations sur l'utilisation par la Syrie des armes chimiques n'ont aucun fondement", a-t-il réaffirmé, en estimant que M. Obama était "clairement hésitant, déçu et confus quand il parlait (samedi)" car "personne ne peut justifier une agression injustifiable".
M. Moqdad s'en est aussi pris au gouvernement français, seule partisan d'une agression contre la Syrie après la défection de la Grande-Bretagne, du Canada et des autres alliés traditionnels de Washington. "Les politiciens français ont trompé le peuple français et se sont comportés de façon irresponsable. Ils ont falsifié les faits et soutiennent des organisations comme Al-Qaïda", a-t-il martelé.
Le chef des Gardiens de la révolution iraniens a mis, de son côté, en garde contre une intervention militaire américaine en Syrie. "Le fait que les Américains croient qu'une intervention militaire sera limitée à l'intérieur des frontières de la Syrie est une illusion, elle provoquera des réactions au-delà de ce pays", a déclaré le commandant Mohammad Ali Jafari, cité par l'agence Isna.
La Syrie est la forteresse de l'arabité et Bachar al-Assad est le défenseur de son étendard. Aucune menace ne parviendra à briser sa volonté. Il sera toujours le symbole des hommes libres, prêts à tous les sacrifices pour sauvegarder l'indépendance et la souveraineté de son pays face aux envahisseurs colonialistes et aux régimes rétrogrades arabes, qui véhiculent la pensée obscurantiste. Sa résistance sonnera le glas de l'hégémonie unilatérale américaine et consacrera un monde multipolaire.
Source : TENDANCES DE L’ORIENT

LE BASSIN MINIER DU PAS-DE-CALAIS CONTRE LA GUERRE ! RASSEMBLEMENT LE MERCREDI 4 SEPTEMBRE Á 18H00 DEVANT LES MAIRIES PUIS LES SOUS-PRÉFECTURES Á BÉTHUNE ET Á LENS

Pas d’argent pour les guerres ! Pas d’ingérence impérialiste ! Pas de bombardements ! Stop aux mensonges, vive la Paix et le progrès social ! L’argent pour les acquis, pas pour la guerre en Syrie, et des sous pour nos retraites, pas pour la reconquête !
CONTRE TOUTE INTERVENTION MILITAIRE, ET TOUTE INGÉRENCE IMPÉRIALISTE EN SYRIE !
FRANCE HORS DE LA COALITION [Etats-Unis – Grande-Bretagne – Turquie] !

Réunis le 28 août à Divion, des membres mandatés par les organisations politiques PCF, PRCF, Jeunesses communistes, NPA, PG, COBAMIO, des membres d’organisations syndicales et d’autres militants progressistes, ont décidé d’appeler à des rassemblements simultanés à Béthune et Lens, le mercredi 4 septembre, jour du débat parlementaire (congrès Assemblée nationale et Sénat) sans vote sur l’implication militaire de la France dans le conflit en Syrie.
Après débat, il a été considéré unanimement que cette ingérence militaire de l’Occident dans le conflit syrien est de nature impérialiste contre la souveraineté de la Nation et du peuple de Syrie.
Même si nous condamnons l’emploi d’armes chimiques par l’un des deux camps en conflit depuis deux ans, le recours à la puissance militaire est un crime lourd de conséquences pour les peuples du monde.
D’ailleurs, le recours aux armes chimiques, à supposer qu’il soit établi et qu’il ne soit pas le fait des insurgés djihadistes armés par le Qatar et l’Occident, ne doit pas nous faire oublier les bombes au phosphate blanc employées contre Gaza ou celles à l’uranium appauvri employées en Irak et en Libye.
Il évoque aussi l’emploi de napalm et d’agent orange lors des guerres du Vietnam et d’Algérie. Si les centaines de présumés « gazés » exposés dans les média sont terribles, il ne faut pas oublier qu’au Rwanda, près d’un million de personnes ont été massacrées à la machette, sous les yeux des mêmes puissances qui aujourd’hui crient au loup, mais ne sont, à l’époque, jamais intervenues quand il s’agissait de mettre en cause leurs protégés
La guerre est toujours tragique ; c’est la raison de notre engagement pour la Paix. De surcroît aujourd’hui risques d’embraser le Proche-Orient tout entier, voire la planète, sont donc réels.
Cette guerre civile en Syrie est une création diabolique qui entre dans le cadre de la modification de la géopolitique mondiale instrumentalisée par les Etats-Unis et les puissances impérialistes occidentales (des barbouses des services secrets et des militaires occidentaux sont sur place depuis des mois) , mais aussi par les oligarchies féodales du Golfe (Qatar-Arabie Saoudite-Emirats Arabes Unis…) qui financent et arment les pseudo-rebelles dont la plupart sont des salafistes venus combattre sur ordre des organisations terroristes religieuses. Les mêmes que la France dit avoir combattu au Mali ces derniers mois.
Le but final de l’Occident capitaliste est de s’approprier le Proche et Moyen Orient en le recolonisant, et d’encercler l’Iran, l’ennemi suprême de l’Occident et d’Israël. L’Iran qui refuse toute compromission avec le grand Capital mondial et les multinationales et entend garder sa souveraineté et son intégrité territoriale, notamment sur le détroit d’Ormuz, les routes du pétrole et du gaz.
Mais l’entreprise impérialiste occidentale vise aussi à provoquer la Russie et la Chine, considérés comme des rivaux trop puissants et trop influents, quand au même moment le parlement britannique interdit à Cameron d’intervenir.
Au moment où Hollande parle d’ « un soutien international », alors que de nombreux pays refusent la solution guerrière, c’est une victoire des peuples, et notamment une victoire en différé de ceux qui avait contesté la décision de Tony Blair d’intervenir en Irak sur la base de mensonges éhontés. Mais qui peut douter qu’en contrebande, l’impérialiste Cameron ne va pas tenter de contourner la décision parlementaire ?
Ajoutons qu’il est absolument scandaleux, au moment où le gouvernement ponctionne de toutes les manières possibles le pouvoir d’achat populaire, les retraites et les services publics, de constater qu’il est en capacité de trouver des milliards d’euro, car c’est ce que coûterait une telle guerre, pour attaquer la République syrienne qui ne nous a rien fait. Si bien qu’en condamnant cette entreprise guerrière, qui se met en place en bafouant grossièrement le droit international et la Charte de l’ONU, nous avons aussi conscience de défendre le peuple de France : car, comme le disait Marx, « un peuple qui en opprime d’autres ne saurait être libre ».
Pour toutes ces raisons, nous appelons l’ensemble des progressistes du Bassin minier du Pas-de-Calais à refuser cette guerre contre la Syrie, et à être nombreux à entrer en résistance contre toute ingérence de la France ou de l’Occident et contre l’emploi de la force armée contre la Syrie et le peuple syrien.
Pas d’argent pour les guerres ! Pas d’ingérence impérialiste ! Pas de bombardements ! Stop aux mensonges, vive la Paix et le progrès social ! L’argent pour les acquis, pas pour la guerre en Syrie, et des sous pour nos retraites, pas pour la reconquête !
Signatures :
Politiques : Fédération du Pas-de-Calais du Parti Communiste, Pôle de Renaissance Communiste en France, Parti de Gauche, Nouveau Parti Anticapitaliste, Fédération Pas-de-Calais des Jeunesses Communistes, Coordination Communiste Nord-Pas-de-Calais, Cellule Ouvrière du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais, Section PCF de Bruay la Buissière, Section PCF de Harnes ; Section PCF de Divion.
Associatives : Confédération Nationale du Logement du Pas de Calais, Front Solidaire, Comité des Sans-Papiers 59, Comité « Libérez-les ! » 59-62. Front Uni de l’Immigration et des Quartiers Populaires.
Syndicales : Union Départementale CGT du Pas-de-Calais, Syndicat CGT Fraisnor, Union Locale CGT de Béthune, Union Locale CGT d’Auchel, Syndicat départemental CGT Vie Active, Syndicat CGT Desquesnes, Syndicat des Chômeurs et Précaires de l’arrondissement de Béthune et environs, Syndicat CGT TKES.




dimanche 1 septembre 2013

Syrieleaks : comment attribuer la faute à Assad. (Sinistra in rete) "Plan soutenu par les USA pour lancer une attaque aux armes chimiques contre la Syrie et en attribuer la faute au régime d’Assad." Le titre en question remonte au 29 janvier 2013.

Un titre bien net sur le Daily Mail, un quotidien de deux millions d’exemplaires en kiosque et trois millions de lecteurs online par jour : "Plan soutenu par les USA pour lancer une attaque aux armes chimiques contre la Syrie et en attribuer la faute au régime d’Assad."
Le titre en question remonte au 29 janvier 2013. L’édition online du Daily Mail a publié une histoire intéressante -sous la signature de Louise Boyle- susceptible de projeter la lumière d’une enquête pertinente sur les tragiques attaques au gaz qui ont eu lieu en Syrie sept mois après, en août 2013.
De temps en temps, la grande presse rapporte un fait important qui fait entendre un son de cloche totalement différent du récit de fond - mais, quand cela arrive, c’est un feu de paille aussitôt éteint.
Naturellement, quelques jours après la publication, l’article avait déjà disparu des archives online du journal, mais, heureusement, il n’est pas aussi facile de faire disparaître l’information d’internet une fois qu’elle y a pointé le bout du nez. Aussi nous sommes en mesure de vous reproposer l’article et d’en exposer ici les traits saillants.
L’écrivain Roberto Quaglia parle de "Loi des Premières 24 Heures". A l’époque des mass media, des informations réelles et significatives sont occasionnellement rapportées au public par des journalistes de bonne foi pendant les premières heures qui suivent un événement. Puis, une invisible chaîne de commandement s’active de façon évidente et les informations vraies, mais dérangeantes, disparaissent rapidement et pour toujours de la scène des medias. Seules les informations "arrangeantes" -peu importe qu’elles soient vraies ou fausses- restent en circulation.
Pour comprendre le monde, il devient donc particulièrement intéressant de s’arrêter justement sur les informations supprimées." Il en est ainsi du texte de Louise Boyle. Heureusement qu’il y a Webarchive.
Le sous-titre de l’article de L. Boyle se présente ainsi :
"E-mails filtrés à partir d’un fournisseur de la Défense, traitant d’armes chimiques et disant que ’l’idée est approuvée par Washington’ ".
Le récit commence ainsi :
"Selon Infowars.com, l’e-mail du 25 décembre a été envoyé par le directeur du secteur développement des affaires de la Britam, David Goulding, au fondateur de la société, Philip Doughty. On y lit :
"Phil... nous avons une nouvelle offre. Il s’agit de nouveau de la Syrie. Les Qataris proposent une affaire intéressante et je jure que l’idée est approuvée par Washington.
Nous devrions livrer de l’armement chimique (CW dans l’original, NdT) à Homs, une g-shell (bombe à gaz, NdT) d’origine soviétique provenant de Libye, semblable à celles qu’Assad devrait avoir.
Ils veulent que nous déployions notre personnel ukrainien qui devrait parler russe et réaliser un enregistrement vidéo.
Franchement, je ne crois pas que ce soit une bonne idée, mais les sommes proposées sont énormes. Quelle est ton opinion ?
Saluts cordiaux, David."
Comment interpréter ce message ? Dans l’article, on résume ainsi : "L’e-mail aurait été envoyé par un officier de grade élevé à un fournisseur de la Défense britannique au sujet d’une attaque chimique en Syrie, "approuvée à Washington", qu’on puisse attribuer au régime d’Assad."
Bref, le classique casus belli qu’on peut faire éclater grâce à un acte méprisable "sous faux pavillon", qu’on puisse attribuer à l’ennemi. Une chose impensable pour la presse amie, mais bien présente aux niveaux élevés de la planification guerrière.
Nous avons vu par exemple avec quelle candeur un habitué de ces niveaux élevés, Patrick Lyell Clawson, exprimait la nécessité d’un prétexte semblable, dans ce cas pour attaquer l’Iran :
"Franchement, je pense qu’il est très difficile de déclencher une crise. Et j’ai beaucoup de mal à imaginer comment le président des Etats-Unis pourrait vraiment nous conduire à une guerre contre l’Iran. Cela m’amène à conclure que si l’on ne trouve pas un compromis, la façon traditionnelle dont l’Amérique entre en guerre serait au mieux des intérêts des Etats-Unis."
C’est-à-dire par un casus belli entraîné par une provocation. "Nous sommes en train de jouer une partie secrète avec les Iraniens, et nous pourrions, en le faisant, devenir encore plus méchants", concluait le faucon de Washington.
Le pouvoir ne se révèle pas toujours de façon aussi effrontée et explicite. A l’époque de Wikileaks et d’Edward Snowden, les révélations passent plus souvent à travers des canaux électroniques et contre la volonté du gouvernement. L’article du Daily Mail précisait que "les e-mails avaient été diffusés par un hacker malais qui a même obtenu les curriculums des hauts dirigeants et les copies de leurs passeports à travers un serveur des Finances non protégé, selon ce que rapportait Cyber War News."
Et pour faire comprendre à quel point les rebelles syriens alliés des Etats-Unis et du Qatar peuvent être dénués de scrupules (et, en outre, bien entraînés) dans l’utilisation des armes chimiques, l’article incluait aussi une vidéo dans laquelle ils testaient leurs effets sur des lapins. La vidéo montre des images particulièrement crues, attention
http://www.youtube.com/watch?v=em2poWYynsc
Il est pour le moins curieux, pour ne pas dire pire, qu’aujourd’hui la grande presse ne revienne pas sur l’information du quotidien londonien pour l’approfondir. Au contraire, on constate que tout est emporté par les tambours de la propagande guerrière.
Les pages online des 28 et 29 août 2013 de tous les principaux quotidiens italiens, par exemple, titrent que "La Syrie menace de frapper l’Europe avec les armes chimiques", déformant en toute mauvaise foi une phrase d’un homme politique syrien qui disait tout autre chose. Le vice-ministre des affaires extérieures Fayçal Maqdad critiquait en fait les pays qui ont aidé "les terroristes" (c’est-à-dire les rebelles jihadistes) à utiliser les armes chimiques en Syrie, les alertant sur le fait que les mêmes groupes ennemis de Damas "les utiliseront bientôt contre le peuple européen". Traduction : "attention, Europe, tu réchauffes toi-même des serpents dans ton sein." La phrase était correctement reproduite au milieu de l’article. Mais que le lecteur observe quel est en fait l’encadrement choisi par La Repubblica et La Stampa (et tous les autres, y compris Il Fatto Quotidiano*, font la même chose) :
 Obama : "Il y aura une intervention limitée, mais Assad recevra un signal dur."
- Menace syrienne : "Les gaz frapperont l’Europe".
- Vidéo : père retrouve fils ayant échappé à l’attaque.
Le président des USA revient sur la question : "Aucune décision n’a été prise." La Syrie : "Les terroristes utiliseront des armes chimiques contre l’Occident". Khamenei : "Attaque catastrophe pour le secteur" (vidéo). Bonino : "Participation italienne non automatique". Bloomberg : "Frère d’Assad derrière attaque avec armes chimiques".
Etranger.
Syrie : attaque USA-GB se profile.
Assad menace : "Nous utiliserons les gaz".
L’Italie freine quant à l’action de l’ONU.
Interactif. Carte des cibles
Bonino : "Notre participation n’est pas automatique"
Obama :"Nous ne voulons pas un autre Irak". Voici le plan...
La Stampa attribue précisément la phrase à Assad (justement pour fabriquer l’énième Hitler à massacrer). Assad lui-même, dans une interview à un journal russe ignorée par les rédactions italiennes, déclarait deux jours auparavant :
"Je voudrais expliquer à ces hommes politiques que le terrorisme n’est pas une carte maîtresse qu’on puisse sortir et abattre à n’importe quel moment, pour ensuite la remettre dans sa poche comme si de rien n’était. On ne peut pas être pour le terrorisme en Syrie et contre lui au Mali."
Il n’en faut pas davantage pour comprendre que les journaux italiens offrent une couverture de la crise syrienne totalement manipulée et inacceptable. En Italie, aujourd’hui, il est impensable qu’un journaliste mainstream puisse produire un article à contre-courant comme celui du Daily Mail.
Aujourd’hui encore, ce journal britannique, parmi, certes, des distorsions et des omissions, exprime néanmoins, dans un de ses plus récents articles, le très fort soupçon que l’attaque chimique puisse ne pas être l’oeuvre de ceux que les gouvernements voudraient nous faire croire.
A Londres, les journaux veulent encore vendre quelques exemplaires auprès de ceux qui ne se contentent pas de la propagande. Chez nous, les journaux ne font pas même le minimum syndical pour être achetés. Et le lecteur se retrouve en guerre sans même savoir pourquoi.
Note :
*Le journal du M5S, le parti de Beppe Grillo.
Traduction : Rosa Llorens