lundi 24 octobre 2011

BIENVENUE EN PALESTINE 2012 : GRANDE MISSION INTERNATIONALE DU 15 AVRIL 2012


BIENVENUE EN PALESTINE 2012Rejoignez cette belle initiative pour soutenir le droit des Palestiniens à recevoir des visiteurs,et notre droit de circuler librement en Cisjordanie et à Jerusalem Est.
Nous serons des milliers femmes,hommes et enfants en provenance de tous pays à nous rendre en Palestine du 15 au 21 Avril 2012.
PALESTINE LIBRE !


NOUS REPARTONS LE 15 AVRIL 2012 !
Oui, nous repartons, encore plus nombreux et plus résolus que jamais !
Cette nouvelle mission a pour but, comme la précédente, de revendiquer le droit d’entrer en Palestine et la libre circulation pour les Palestiniens comme pour tous ceux qui veulent leur rendre visite.
La plupart des gens savent qu’il y a un blocus illégal et inhumain sur la bande de Gaza, mais beaucoup ignorent qu’Israel maintient en fait un blocus sur l’ensemble de la Palestine.
Pour se rendre en Cisjordanie comme à Jérusalem Est, les voyageurs du monde entier sont obligés de passer par les contrôles israéliens, aussi bien à Tel Aviv qu’au Pont Allenby (par la Jordanie), puisqu’Israel a détruit l’aéroport de Gaza et annexé celui de Kalandia.
Et s’ils ont le malheur d’être suspectés de sympathie pour les Palestiniens, ils se trouvent confrontés au risque de refoulement, d’humiliation, d’interrogatoires sur leur vie privée, d’arrestations et même d’emprisonnement.
Quand on sait que même une femme comme Hedy Epstein, juive américaine de plus de 80 ans, rescapée des camps nazis, a subi à l’aéroport de Tel Aviv une fouille corporelle très intime, à cause de ses positions affirmées contre l’occupation des territoires palestiniens, on ne peut pas rester sans réagir.
Cet automne, un animateur d’une coopérative commerce équitable, qui commet l’horrible de crime d’importer de l’huile d’olive palestinienne en France, a été arrêté à l’aéroport de Tel Aviv, puis refoulé. Sans parler des nombreux anonymes, français et étrangers, qui sont tous les jours refoulés sans le moindre motif, et sans que nos gouvernements lèvent le petit doigt.
Alors, nous avons décidé de dire STOP. De refuser l’arbitraire israélien et de dire haut et fort que les territoires palestiniens n’appartiennent pas à Israël que nous en avons assez de ses violations du droit international et des droits de l’Homme.
Si nos dirigeants choisissent de collaborer avec l’occupant israélien. PAS NOUS !
Nous avons envie d’aller à la rencontre des familles et des associations palestiniennes. Elles nous appellent à l’aide, et nous demandent de leur manifester notre solidarité en réclamant haut et fort l’application du droit fondamental à la libre circulation.
Les Palestiniens savent qu’ils ne peuvent compter sur les gouvernements occidentaux, ni sur la plupart des gouvernements arabes pour cela. Pas plus que sur les grandes institutions internationales.
Mais ils comptent sur nous. Ils nous appellent et nous sommes déjà nombreux à répondre à cet appel.
Le peuple tunisien et le peuple égyptien ont montré que la mobilisation populaire peut soulever des montagnes. Ne rien faire c’est se rendre complice des crimes israéliens contre un peuple soumis à un terrible nettoyage ethnique depuis des dizaines d’années.
La Palestine est un test, nous devons tous le comprendre. Un test, non pas dans un laboratoire ou une éprouvette, mais un test grandeur nature, sur des hommes, des femmes et des enfants, pour voir jusqu’où on peut aller dans l’atrocité sans que le monde bouge.
C’est le prototype de l’injustice, du mépris du droit, et de la loi du plus fort, déguisés en « choc des civilisations » ou en « conflit religieux ».
Toutes les formes de solidarité actives sont importantes : la campagne internationale BDS (Boycott, désinvestissement Sanctions), les flotilles et les convois pour rompre le blocus de Gaza, le soutien à des projets éducatifs, agricoles, culturels, médicaux, le soutien aux manifestants contre le mur,
contre la démolition des maisons palestiniennes, le soutien aux prisonniers politiques palestiniens, aux comités de résistance populaire…
La manifestation de solidarité qui consiste à exiger le droit d’aller rendre visite aux Palestiniens est essentielle. La mission Bienvenue en Palestine du 8 juillet a eu un retentissement mondial, et ce n’est pas pour rien. Même la presse israélienne a été choquée de constater qu’on interdisait à des femmes, des hommes, des enfants parfaitement pacifiques de se rendre en Cisjordanie et à Jérusalem Est. Nos gouvernants acceptent de laisser entrer en France des personnes qui larguent des bombes au phosphore sur les populations civiles, qui pratiquent des exécutions extra-judiciaires, qui torturent impunément des enfants, mais nous qui sommes non violents, sans armes, qui n’avons pas « de sang sur les mains », nous n’aurions pas le droit, de nous rendre en Palestine ?
Oui, nous allons repartir. Avec vous. Au lieu de 500, nous comptons être eau moins 1500 à 2000 participants de tous les pays. De 9 à 94 ans (puisque c’est l’âge de ce cher Stéphane Hessel).
Et nous devons exiger de nos dirigeants qu’ils défendent autant leurs ressortissants français que les soldats de l’armée d’occupation israélienne qui ont le droit de venir parader en France, ou que les membres de la LDJ autorisés à partir de France pour aller en Palestine occupée, prêter main forte aux colons.
Notre projet est transparent : nous allons directement en Cisjordanie, pour contribuer à la construction d’une école (voir tous les détails dans la rubrique « Notre Projet »). Des cars nous attendrons à la sortie de l’aéroport de Tel Aviv le 15 avril pour nous amener directement à Béthléem, où les familles et associations palestiniennes nous recevront. Nous apportons la preuve de tout cela. Et si le gouvernement israélien veut raconter une fois de plus que nous avons l’intention de détourner des avions ou de nous immoler par le feu, tout le monde lui rira au nez !
Un grand élan de solidarité est plus que jamais nécessaire. Réservez dès maintenant votre semaine du dimanche 15 avril au samedi 21 avril prochain !
Achetez votre billet d’avion ! Si vous avez besoin d’informations à ce sujet, contactez-nous à contact@BienvenuePalestine.com et merci à tous de faire passer l’information !
Palestine Vivra !
info et contact pour Bruxelles
Demande d'info :
+32485549579
Nadia.B

dimanche 23 octobre 2011

Comment l’Occident a fait main basse sur la Libye : Laissez-moi vous bombarder, pour mieux vous protéger - Ils se disputent la carcasse comme des vautours.

dimanche 23 octobre 2011
.....A la minute où une résolution des Nations Unies pour imposer une zone d’exclusion aérienne sur la Libye a été votée, elle s’est transformée en feu vert pour un changement de régime. Le plan A a toujours été de capturer et de tuer Kadhafi.Un assassinat ciblé. C’est la politique officielle de l’administration Obama. Il n’y a jamais eu de plan B......
.........l’OTAN considère la Méditerranée comme son lac privé.........
Le ministère français de la Défense a affirmé qu’ils l’avaient eu avec un avion de combat Rafale qui a tiré sur le convoi. Le Pentagone dit de son côté qu’ils l’ont eu avec un Predator qui a tiré un missile Hellfire.
Après que le colonel Mouammar Kadhafi, blessé, ait cherché refuge dans une conduite de dérivation sous une autoroute - un écho sinistre du « trou » ou a été trouvé Saddam Hussein - il a été capturé par les « rebelles » du Conseil national de transition (CNT). Et puis dûment achevé.
Abdel-Jalil Abdel-Aziz, un médecin libyen qui a accompagné le corps de Kadhafi dans une ambulance et qui l’a examiné, dit qu’il est mort de deux balles, une à la poitrine, une à la tête.
Le CNT - qui a colporté des mensonges, encore des mensonges et rien que des mensonges pendant des mois - jure qu’il est mort dans « dans un échange de tirs ».
Ils sont nombreux à avoir pu faire cela. Cela peu avoir été Mohammad al-Bibi, un jeune de 20 ans arborant une casquette de baseball des New-York Yankees qui a posé pour le monde entier, brandissant le pistolet d’or de Kadhafi - son billet d’entrée peut-être pour ramasser la prime de 20 millions de dollars que l’on a fait miroiter pour capturer Kadhafi « mort ou vif ».
Cela devient de plus en plus curieux quand on se souvient que c’est exactement ce que la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, dans sa visite éclair à Tripoli, avait annoncé 48 heures auparavant : Kadhafi devrait être « capturé ou tué ». Clinton a été comblée. Apprenant la nouvelle en consultant l’écran de son BlackBerry, elle a réagi avec toute la sémantique dont elle est capable : « Wow ! »
Et aux gagnants, le butin
Ils y ont tous mis la main : l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le Pentagone et le CNT. A la minute où une résolution des Nations Unies pour imposer une zone d’exclusion aérienne sur la Libye a été votée, elle s’est transformée en feu vert pour un changement de régime. Le plan A a toujours été de capturer et de tuer Kadhafi.Un assassinat ciblé. C’est la politique officielle de l’administration Obama. Il n’y a jamais eu de plan B.
Laissez-moi vous bombarder, pour mieux vous protéger
Comme à propos de la R2P (« responsabilité de protéger » les civils), tous ceux qui ont des doutes devraient écouter l’explication fournie par le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen : « l’OTAN et ses partenaires ont appliqué avec succès le mandat historique de l’Organisation des Nations Unies pour protéger le peuple de la Libye ». Celui qui veut vérifier sur le terrain ce qu’est la protection des civils par l’OTAN n’a qu’à sauter sur un camion pick-up et se rendre à Syrte, le nouveau Fallujah.
Les réactions ont été très instructives. Le bureaucrate du CNT, Abdel Ghoga, se l’est joué « Colisée dans l’Empire romain », en proclamant : « Les révolutionnaires ont eu la tête du tyran ».
Le président américain Barack Obama a déclaré qu’avec la mort de Kadhafi, « nous assistons à la force du leadership américain à travers le monde ». Cela revient à dire : « nous l’avons eu » comme on pouvait s’y attendre, considérant aussi que Washington a payé pas moins de 80% des coûts de cette opération de l’OTAN (plus de 1 milliard au total - que le mouvement Occupy Wall Street pourrait bien estimer avoir été plus utile pour créer des emplois aux États-Unis). Etrange, de dire à présent « nous l’avons fait », parce que la Maison Blanche a toujours affirmé que ce n’était pas une guerre, que c’était quelque chose de secondaire dont ils n’étaient pas en charge.
Il revenait à ce stratège de la politique étrangère, le majestueux vice-président américain Joe Biden, d’être nettement plus instructif qu’Obama : « Dans ce cas, l’Amérique a dépensé 2 milliards de dollars et n’a pas perdu une seule vie. C’est une indication pour savoir comment traiter avec les affaires du monde dans le futur, contrairement au passé. »
Monde, tu es prévenu pour ce qui est de savoir comment l’Empire va traiter avec toi à partir de maintenant !
Sentez mon amour humanitaire
Alors félicitations à la « communauté internationale » - qui comme chacun le sait est composée de Washington, de quelques seconds couteaux de l’OTAN, et des « puissances démocratiques » du Golfe Persique : le Qatar et les Emirats arabes unis (EAU). Cette communauté, au moins, a adoré la fin. L’Union européenne (UE) a salué « la fin d’une ère de despotisme » - alors que hier encore ils caressaient le bas de la tunique de Kadhafi. Maintenant ils se renient eux-mêmes dans des éditoriaux sur le règne de 42 ans d’un « bouffon ».
Kadhafi aurait été l’invité le plus inopportun à la Cour pénale internationale à La Haye, car il aurait aimé rappeler tous les baisemains, les chaudes embrassades et la mendicité de l’Occident pour décrocher des affaires juteuses après avoir été promu « Mad Dog »(Ronald Reagan) et jusqu’à « notre bâtard ». Il se serait régalé en détaillant d’où venaient tous ces louches opportunistes qui se présentent désormais comme « révolutionnaires » et « démocrates ».
Quant à la notion de droit international, elle est tombée dans un drain aussi sale que celui où était Kadhafi, ou que la cache où était retranché le dictateur irakien Saddam, lequel au moins a eu droit à un procès factice devant une cour faite de pantins avant de rencontrer son bourreau. Oussama ben Laden a été tout simplement liquidé, un assassinat dans le meilleur style après une invasion territoriale du Pakistan. Kadhafi a été le suivant, liquidé dans un mélange de guerre aérienne et d’assassinat direct.
De puissants vautours encombrent le ciel. Basé à Londres, Mohammed El Senoussi, l’héritier du trône libyen (le Roi Idris a été renversé en 1969) est prêt pour se placer au premier plan, ayant déjà établi qu’il « était au service du peuple libyen, et que celui-ci décidera ce qu’il voudra ». Traduction : je veux le trône. Il est évidemment le candidat favori de la dynastie contre-révolutionnaire des Saoud.
Et que dire de ces think-tank de Washington, des ânes répétant que ce fut le « moment Ceausescu » du printemps arabe ? Si seulement le dictateur roumain avait amélioré les conditions de vie dans son pays - en termes de soins médicaux gratuits, d’éducation gratuite, de prêts incitatifs pour les jeunes mariés, etc - pour seulement une fraction de ce que Kadhafi a fait en Libye. Plus le fait que Nicolae Ceausescu n’a pas été destitué par les bombardements « humanitaires » de l’OTAN.
Seul un mort cérébral pourrait avoir avalé la propagande de l’attaque « humanitaire » de l’OTAN aux 40 000 bombes ou plus - qui ont dévasté l’infrastructure de la Libye en la faisant revenir à l’âge de pierre (Shock and Awe en version ralentie). Cela n’a jamais rien eu à voir avec le fameux R2P (Right To Protect, et le bombardement implacable des civils à Syrte le prouve.
Comme les quatre premiers membres du BRIC le savaient avant même le vote par l’ONU de la Résolution 1973, l’OTAN considère la Méditerranée comme son lac privé, et il s’agissait d’une guerre de l’Africom contre la Chine et pour la mise en place d’une base stratégique clé. Et les Français et les Britanniques escomptent bien obtenir des contrats juteux pour exploiter les ressources naturelles de la Libye à leur profit. Il était temps que l’Occident impose son discours sur le printemps arabe, après avoir été pris au dépourvu en Tunisie et en Egypte.
Écoutez les gémissements barbares
Bienvenue à la nouvelle Libye. Les milices islamistes intolérantes transformera la vie des femmes libyennes en un enfer. Des centaines de milliers de subsahariens - ceux qui ne pouvaient pas s’échapper - seront impitoyablement persécutés. Les richesses naturelles de la Libye seront pillées. Cette moisson de missiles anti-aériens volés par les islamistes seront une raison extrêmement convaincante pour que la « guerre contre le terrorisme » dans le nord de l’Afrique devienne éternelle. Il y aura du sang - le sang la guerre civile, parce que la Tripolitaine refusera d’être gouvernée par la Cyrénaïque.
Aux dictateurs qui subsistent un peu partout, prenez une assurance-vie de l’OTAN - Hosni Moubarak de l’Egypte, Zine el-Abidine Ben Ali de la Tunisie et Ali Abdallah Saleh du Yémen ont été assez intelligents pour le faire. Nous savons tous qu’il n’y aura jamais de R2P pour libérer les Tibétains et les Ouïghours, ou les gens dans ce goulag monstrueux qu’est le Myanmar, ou le peuple d’Ouzbékistan, ou les Kurdes en Turquie, ou les Pachtounes des deux côtés de la Ligne Durand impérialement établie.
Nous pouvons aussi croire que le monde aura vraiment changé le jour où l’OTAN imposera une interdiction de survol sur l’Arabie Saoudite afin de protéger les chiites dans la province orientale, et que le Pentagone lancera un tapis d’Hellfire sur les princes médiévaux et corrompus de la maison des Saoud.
Cela n’arrivera jamais. En attendant, voici la voie choisie par l’Occident : un bombardement de l’OTAN, et mille barbares sans loi qui pleurnichent. Vous êtes dégoûtés ? Offrez-vous un masque de Guy Fawkes [conspirateur catholique du 17e qui a voulu faire sauter le parlement anglais - N.d.T] et plongez dans cet enfer.
Pepe Escobar
* Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007) et Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge. Son dernier livre vient de sortir ; il a pour titre : Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).

LIBYE : Seif al Islam Kadhafi sera-t-il assassiné ou jugé ? (Countercurrents)-une équipe légale internationale constituée aux USA qui se préparait à partir pour la Libye.

Accélération ! La manière avec laquelle El Gueddafi a été éliminé, doit sonner comme un avertissement à ses pairs arabes qui ne semblent pas trop prendre au sérieux le ras-le-bol de leurs peuples.....


L'histoire a connu subitement une fantastique accélération dans une région jusqu'ici figée dans ses fausses certitudes, vivant en marge des changements qui ont marqué le monde. Ainsi, 2011 restera dans les annales l'année qui aura vu la «disparition» naturelle ou forcée de nombre de dirigeants arabes, réputés indéboulonnables. Quels experts, quels visionnaires, ou quelles «Mme Soleil», auraient osé prévoir pour 2011 la cascade d'évènements qui ont changé et sont en train de changer de fond en comble la face du Monde arabe? Aucun, en vérité! La révolte des Tunisiens, suivie rapidement par celle des Egyptiens ont entraîné en un singulier maelström des autres peuples arabes sur le chemin de la libération.
Que ces révoltes aient été par la suite récupérées, voire «sponsorisées», le problème (pour le moment) n'est pas (encore) là. Nous retiendrons en particulier le fait que la révolte des Tunisiens, actée du fond des drames que ce peuple vivait au quotidien, a été spontanée comme l'a été celle des Egyptiens enclenchée par l'incroyable succès de la révolte tunisienne qui a chassé son inénarrable dictateur, Zine El Abidine Ben Ali. De fait, la fuite peu glorieuse de Ben Ali aura été le déclencheur qui a allumé les feux du changement dans le Monde arabe. Neuf mois après la fuite du président tunisien, un pan entier de la nomenklatura arabe s'est ainsi effondré. Exit El Gueddafi, lynché par son propre peuple! Fuite honteuse de Ben Ali en Arabie Saoudite, procès humiliant de Moubarak au Caire. Le Syrien Bachar Al Assad et le Yéméinte, Ali Abdallah Saleh, en sursis, se trouvent dans de périlleuses positions et leurs jours semblent comptés. Exit Sultan Ben Abdelaziz, prince héritier d'Arabie Saoudite. Le Monde arabe, que ce soit pacifiquement - mort de maladie, à 83 ans, du prince héritier saoudien - ou par le violence - révoltes dans nombre de pays arabes - est en train de remonter le cours de (son) histoire et de (re)prendre le train en marche. En est-il temps? La question n'est point de pure forme tant ceux qui sont partis l'ont été du fait du vouloir et de la résistance du peuple, quand l'évolution des choses ne laisse plus de choix à ceux (des dirigeants arabes) qui tergiversent encore feignant n'être pas concernés par le tsunami qui a balayé le quart de leurs pairs arabes en quelques mois. Il y a peu, évoquer une telle évolution du monde arabe était, au mieux, une belle utopie, tant tous les canaux pour une mutation pacifique - à la hauteur des espérances des peuples arabes - étaient cadenassés par des responsables arabes qui ne voyaient pas la nécessité de se remettre en cause et encore moins de remettre le pouvoir au peuple qui, dans nombre de cas, les a fait «rois» inamovibles, ne voyant pas de raison de partir, ni ne croyaient pas à l'alternative de pouvoir.
La manière avec laquelle El Gueddafi a été éliminé, doit sonner comme un avertissement à ses pairs arabes qui ne semblent pas trop prendre au sérieux le ras-le-bol de leurs peuples contraints de s'exprimer par la violence à défaut d'avoir pu le faire pacifiquement. Il ne faut pas s'y tromper. Si le calme prévaut dans certaines contrées du Monde arabe, c'est singulièrement un calme qui (souvent) précède la tempête dès lors que les dirigeants continuent de croire que de telles mésaventures n'arrivent qu'aux autres. Alors que le Monde avance dans tous les secteurs d'activité, qu'ont réalisé les dirigeants arabes pour mettre leurs pays et leurs peuples au diapason des progrès accomplis en matière de libertés collectives et individuelles, dans la bonne gouvernance, de respect de l'alternance de pouvoir, de la protection des droits de l'homme, concepts qui semblent abscons pour des dictateurs arabes dont nombre d'entre eux ont transformé leur pouvoir en dynastie? Or, voilà un retour de bâton, dont seuls les peuples en ont le secret, qui prit au dépourvu des dirigeants qui n'ont rien vu venir et surtout ne croyaient pas que cela pouvait arriver. Les libertés recouvrées par les Tunisiens, les Egyptiens et les Libyens disent bien que cela était possible.

samedi 22 octobre 2011

Massacre programmé de la famille Kadhafi : ils en font peur, ils en savent trop

Samedi 22 octobre 2011
....Aujourd’hui on sait, vidéo à l’appui, que le Guide libyen et Mouatassim étaient vivants lors de leur arrestation, et qu’ils ont été tués : le premier, blessé, achevé sur place ; le second assassiné sur le lieu de son incarcération.......
Le 20 octobre, un ministre du Conseil national de transition (CNT) a déclaré que Seïf al-Islam Kadhafi était blessé et hospitalisé. L’attaque de son convoi quittant Syrte avait été confirmée par Mahmoud Djebril, n°2 du CNT, en même temps que la mort du colonel Kadhafi et d’un de ses autres fils, Mouatassim.
Aujourd’hui on sait, vidéo à l’appui, que le Guide libyen et Mouatassim étaient vivants lors de leur arrestation, et qu’ils ont été tués : le premier, blessé, achevé sur place ; le second assassiné sur le lieu de son incarcération.
Tout laisse craindre que Seïf al-islam – et Abdallah al-Senoussi, ancien chef des services secrets qui était, semble-t-il, dans le convoi – vont être, eux aussi, assassinés après un « interrogatoire poussé ». Les nouvelles parvenant de Libye étant contradictoires, il suffira de dire qu’ils sont morts lors de leur capture ou des suites de leurs blessures.
Le CNT et l’OTAN veulent éviter un procès devant la Cour Pénale Internationale (CPI) et les révélations qui seraient faites sur les complicités des chefs d’Etat occidentaux avec la Libye, ainsi que sur les turpitudes des anciens responsables libyens ayant rallié les rebelles. L’OTAN avait déjà rendu service à ces derniers en détruisant, en juin dernier, le siège du bureau anti-corruption à Tripoli qui détenait des dossiers compromettants les concernant.
Le 16 octobre, à Alger, William Hague, ministre britannique des Affaires étrangères a déclaré que le gouvernement algérien « doit coopérer avec les autorités libyennes si celles-ci effectuaient toute demande concernant les personnes qui sont venues dans ce pays ». En langage diplomatique cela veut dire : livrer les réfugiés politiques libyens au CNT. Est principalement visée : Aïcha Kadhafi, alors qu’à ce jour elle n’est recherchée ni par Interpol ni la CPI. L’Algérie l’a accueillie, ainsi que Mohamed et Hannibal, deux de ses frères, pour des raisons humanitaires. Enceinte, elle avait accouchée lors de son passage de la frontière entre les deux pays. L’appel à la résistance qu’elle a lancé, le 23 septembre, sur la chaîne TV Al-Raï, empêche les nouvelles autorités libyennes de dormir et contrarie les plans de l’OTAN.
(1) Dans Tripoli martyrisé, par Gilles Munier (Afrique Asie – juillet 2011)
http://www.france-irak-actualite.com/article-dans-tripoli-martyrisee-78280537.html

Manichéisme en Libye : dans quel camp sommes-nous vraiment ?

......Nous ne saurons probablement jamais la vérité car l’Histoire est toujours celle des vainqueurs, et, dans les mois qui viennent, on « découvrira l’ampleur des crimes de Khadafi » en lui attribuant les crimes du CNT et, pourquoi pas, ceux de la dynastie Senoussi qu’il avait renversée......
....Les dictateurs préfèrent en général la retraite dorée dont ils ont les moyens. C’est pourquoi le fantôme de Khadafi évoquera autre chose que ceux de Moubarakh ou de Ben Ali quand ils auront disparu......

« … le colonisateur, qui, pour se donner bonne conscience, s’habitue à voir dans l’autre la bête, s’entraîne à le traiter en bête, tend objectivement à se transformer lui-­même en bête. …  » - Aimée Césaire (Discours sur le colonialisme) - http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article554
D’un côté « le tyran burlesque et cruel », de l’autre les bombardiers de l’impérialiste humanitaire alliés à de soi-disant révolutionnaires. Simple, facile, pratique !
La mort de Mouammar Khadafi éclaire cependant le théâtre sinistre et pétrolier de la Libye « libérée ».
Nous ne saurons probablement jamais la vérité car l’Histoire est toujours celle des vainqueurs, et, dans les mois qui viennent, on « découvrira l’ampleur des crimes de Khadafi » en lui attribuant les crimes du CNT et, pourquoi pas, ceux de la dynastie Senoussi qu’il avait renversée.
Mais peu de dictateurs meurent les armes à la main en résistant pendant des mois à la puissance technologique de l’impérialisme.
Les dictateurs préfèrent en général la retraite dorée dont ils ont les moyens. C’est pourquoi le fantôme de Khadafi évoquera autre chose que ceux de Moubarakh ou de Ben Ali quand ils auront disparu.
On peut lire ici (#) un article intitulé « Lybie, le sang du lion et le festin »de Bahar Kimyongür avec cette phrase : « Mais le lion s’est dérobé à leurs griffes pour rejoindre Lumumba et Sankara, les autres enfants martyres de l’Afrique héroïque. »
On a le droit de ne pas partager cet avis tout en étant persuadé qu’il sera celui de tous les africains en lutte.
Patrice Lumumba a été fait héros national du Congo par l’un de ses bourreaux, Mobutu.
S’il n’avait pas été assassiné et s’il s’était maintenu à la tête du Congo, j’imagine facilement ce que la propagande impérialiste aurait répandu sur son compte pour en faire un tyran à abattre.
Durant ces premiers mois de la guerre impérialiste contre la Libye de Khadafi, quel choix avons-nous fait ?
Disons le clairement :
« LA GAUCHE * » EST RESTEE NEUTRE ! » lorsqu’elle n’a pas été complice.
La propagande impérialiste a été si efficace qu’avant de prononcer ou d’écrire le nom de Khadafi, il fallait obligatoirement préciser qu’il s’agissait d’un tyran et d’un criminel voire d’un fou aux costumes étranges (exotiques) et donc se placer immédiatement du côté des « humanitaires » et des « révolutionnaires ».
Chaque fois qu’on essayait d’introduire une nuance et de faire la part de ce qui était prouvé et de ce qui ne l’était pas, on était immédiatement accusé de supporter un tyran.
En 1830 aussi s’opposer à la colonisation de l’Algérie revenait à soutenir un « obscurantiste » l’émir Abd El Kader ? (qui épargnait les prisonniers, lui, quand, de l’autre côté on récoltait des barrils d’oreilles »)
Il était possible de rester clair sur Khadafi, et de ne pas absoudre les crimes avérés tout en considérant au moins que, par son entrée en résistance contre cette offensive néo-coloniale, il se trouvait du bon côté, mais ce qu’on a vu, c’est « une gauche » incapable de s’opposer à une guerre d’agression autrement que par des déclarations très ambigues quand elle n’approuvait pas carrément l’intervention.
« La gauche » s’est placée confortablement sur « l’axe entre « le Bien » et « le Mal » en penchant beaucoup à droite, du côté du « Bien ».
Rien d’étonnant venant des sociaux-démocrates, mais les autres ? Où étaient-ils ? A la recherche de leurs repères ?
AUCUNE MANIFESTATION DE « GAUCHE » N’A ETE ORGANISEE CONTRE CETTE GUERRE où notre pays était directement engagé !
Désormais, celui qui évoquera « le pays des Droits de l’homme » provoquera des ricanements, ce qui n’est pas nouveau, mais sans doute aussi de la haine
* Ce mot "gauche"ne mérite plus que des guillemets.
(#) « Lybie, le sang du lion et le festin »
pilhaouer
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article121559
URL de cet article 14913 http://www.legrandsoir.info/manicheisme-en-libye-dans-quel-camp-sommes-nous-vraiment.html

LIBYE : Mouammar KADHAFI...Un courage et une dignité dans une probable mort.


Samedi 22 octobre 2011
....Nous n’avons jamais aimé Mouammar Kadhafi mais en cet instant solennel, nous nous inclinons quand même devant sa mémoire. Celui qui semble avoir été tué par des Armées Occidentales a affirmé depuis le début de ce conflit qu’il ne fuirait jamais de son pays et mourrait sur sa terre et notamment à Syrte. Quelque soit ce qui a pu lui être reproché, reconnaissons à Mouammar Kadhafi un courage et une dignité dans la mort qui force le respect. Il avait suffisamment d’argent  pour aller se réfugier  au Venezuela et vivre comme un Émir du Golfe jusqu’à la fin de sa vie …
Si la disparition du Guide Libyen venait à se confirmer avec précision, ce serait une certaine idée de l’Afrique qui disparaitrait bizarrement, au-delà du destin tragique de la Lybie : le rêve de Syrte (qui a vu naitre l’Union Africaine actuelle) c’est-à-dire « la perspective d’une puissance africaine » à venir serait peut-être renvoyée au siècle prochain. Dans tous les cas, il y a un malaise avec ces images d’un supposé cadavre  de chef d’état encore (africain et arabe) qu’on nous expose sans gêne en même temps que l’arrivée d’un heureux événement à l’Élysée.   Le décalage  choque mais ne nous arrêtons pas à la superposition des images : d’un côté une petite fille présidentielle (Giulia Sarkozy) nait à l’Élysée dans la douceur d’un automne doux comme du coton (nos vœux les plus sincères) et de l’autre un dirigeant parait avoir été déchiqueté par des armes sans pitié pour le pétrole et le gaz de son pays (toutes nos condoléances les plus tristes également aux peuples de la Lybie).

Mouammar Kadhafi … un courage et une dignité dans la mortNous n’avons jamais aimé Mouammar Kadhafi mais en cet instant solennel, nous nous inclinons quand même devant sa mémoire. Celui qui semble avoir été tué par des Armées Occidentales a affirmé depuis le début de ce conflit qu’il ne fuirait jamais de son pays et mourrait sur sa terre et notamment à Syrte. Quelque soit ce qui a pu lui être reproché, reconnaissons à Mouammar Kadhafi un courage et une dignité dans la mort qui force le respect. Il avait suffisamment d’argent  pour aller se réfugier  au Venezuela et vivre comme un Émir du Golfe jusqu’à la fin de sa vie … Non, Kadhafi pourrait avoir préféré se faire tuer probablement chez-lui, rejoignant ainsi l’Olympe de tous les dirigeants non-occidentaux tués par des opérations occidentales : De Salvador Allende au Chili à Saddam Hussein en Irak toutes considérations idéologiques mises à part. On se demande encore comment Fidel Castro de Cuba ou Laurent Gbagbo ont pu échapper aux serres des aigles de fer en Amérique Centrale pour l’un et en  Afrique de l’Ouest pour l’autre.

On se demande ce qui arrive à la Civilisation Occidentale ? Pendant la deuxième Guerre Mondiale (1935 – 1940) nous avons appris que les Armées du Monde Libre ont choisi de se battre au nom d’une idée noble de l’humanité et tuer n’était pas un but en soi. Il s’agissait d’abord de démanteler le Système Nazi et on a vu des criminels de guerre être traités avec humanité durant le procès de Nuremberg. Les Occidentaux auraient donné cher pour qu’Adolf Hitler soit capturé vivant et les dommages collatéraux sur les villes et les civils n’étaient pas une stratégie militaire. Si les dommages collatéraux n’avaient pas eu d’importance pour l’Armée allemande, Paris aurait été réduite en cendre.
   
Depuis la Présidence Bush aux USA et celle de Sarkozy

Depuis la Présidence Bush aux USA et celle de Sarkozy en France (l’actuel vrai « Président » de l’Occident), la guerre est devenue une finalité, la diplomatie n’existe plus alors qu’elle était supposée régler un certain nombre de crises politiques avec un minimum de destructions de vies et d’infrastructures.

Depuis dix ans l’Occident est en guerre et elle est comme par hasard en crise. Mais comment se fait-il que la Chine qu’on nous présente comme un pays de barbares n’ait pas déclaré la guerre à la Grande-Bretagne pour récupérer l’île de Hong-Kong ? Les Anglais ont pourtant rendu cette île aux Chinois sans qu’un coup de feu ne soit tiré ! Pourquoi la Chine Populaire qui poserait un « problème » à tous les « droits-de-l’hommistes » du monde dont j’en fus, n’a pas envahi Taïwan qu’elle considère être une partie de son territoire ? C’est très simple, la Chine ne fait pas la guerre comme les Occidentaux pour s’emparer des richesses des autres.
   
L’Empire du Milieu n’est pas un repère de Vikings dont les drakkars cingleraient au gré des vents vers le Sud pour des razzias sur plus faible que soi. Non, la Chine fait du commerce. Et quel est le résultat de cela ? Elle est bien partie pour être la prochaine puissance mondiale sans lancer un seul obus sur un autre pays. Dans ce sens, le pays de Mao est devenu un exemple du monde nouveau qui vient et l’Occident est apparu comme le symbole de ce que nous ne voulons plus voir : la brutalité, la barbarie et le hooliganisme politique du karcher sur les banlieues françaises des Présidentielles de 2007 à l’arrosage des Libyens avec des obus qui contiennent de l’uranium appauvri. Sans doute que si les Occidentaux avaient fait moins de guerres et plus de commerce depuis plus de dix ans, elle aurait l’argent gagné honnêtement qui lui permettrait de financer la Grèce, le Portugal ou l’Irlande.

Le monde de François Hollande

Comme Georges Bush en 2003 sur l’Irak, le Président Sarkozy s’est trompé d’époque. Le recours systématique à la guerre comme système politique international, fera augmenter les enlèvements des Occidentaux dans le monde, la survie d’Israël ne sera pas garantie, les Africains risquent de se rebeller de plus en plus quoi qu’en pense le Quai d’Orsay, le Français perdra son attractivité partout en Afrique, les puissances asiatiques (surtout la Chine mais aussi l’Inde) n’accepteront pas qu’on leurs coupe la route des approvisionnements énergétiques entrainant une tension de type 3eme  Guerre Mondiale entre l’Orient et l’Occident, l’intégrisme religieux se répandra dans le pourtour méditerranéen, les nouvelles générations africaines se tourneront vers l’Égyptologie de plus en plus pour rompre avec l’Occident, il y aura de la fragmentation communautaire dans tout l’Occident, plus de pauvreté en Europe et plus d’oligarchie dans le Bloc Occidental sur le modèle russe ou chinois sans la même efficacité.  
 
Nicolas Sarkozy perdra peut-être les Présidentielles de 2012 en France mais comme Georges Bush, il lèguera à son successeur et aux Français de très grandes difficultés derrière-lui. Le monde de François Hollande si Dieu le veut sera marqué par le ressentiment des peuples du monde contre l’Occident et les politiques migratoires appauvriront davantage des pans entiers de l’économie de l’ouest.
 
L’hyper-émergence de pays comme la Chine, l’Inde ou le Brésil va accélérer la ruine du tissu économique comme on le voit déjà dans les campagnes françaises, la monnaie européenne ne résistera pas aux soubresauts à venir et malgré les gros dividendes des grands groupes grâce à l’argent bon marché des matières premières africaines, l’Europe ne résistera pas formidablement face aux défis chinois. Les grosses sociétés vont continuer à cacher leur argent dans les paradis fiscaux car ils ne seront pas démantelés. L’insécurité ne s’arrangera pas même en Occident car les citoyens ne comprendront pas leur soudain appauvrissements et des mouvements comme les Indignés vont se multiplier aussitôt que personne ne pourra plus supporter la baisse de son niveau de vie …etc.

Le Président Sarkozy n’a pas compris que la force ne suffit pas et ne dure qu’un instant. Il est en train de contribuer à installer le monde dans un tourbillon dont on ne sait pas bien ce qui en sortira. Georges Bush fils a pendu l’irakien Saddam Hussein au nom du Père, ça lui a servi à quoi ? L’Irak va mieux ? L’intégrisme, les bombes, les tortures  et les massacres, c’est meilleur qu’avant ? Georges Bush Père a envahi la Somalie dans le cadre d’une Opération pour restaurer l’espoir (Restaure Hope). Résultat : la guerre civile interminable, les famines successives, les enlèvements d’Occidentaux et le piratage à grande échelle. Alain Juppé dit que depuis l’intervention française en Côte d’ivoire mi-2011 c’est le meilleur des mondes à Abidjan. On veut bien le croire !

Non, M. Sarkozy, vous travaillez trop. Il faut arrêter ! Les Socialistes prétendent vouloir vous accorder un très long congé de paternité dans 6 à 7 mois. Pourquoi pas maintenant ? Ils ignorent certainement que le Président de l’Occident a dit à voici quelques années qu’après l’Élysée, il fera de l’argent et ce sera la dolce vita. Pourquoi pas maintenant ? Nous sommes fatigués de la guerre dans le monde entier et nous avons assez de ces images brutales qui nous coupent l’appétit : d’ex-chefs d’état (dans un pays comme la France qui voue un culte au corps du Roi) exhibés pendant nos diners comme des clochards ivoiriens ou des cadavres libyens. Trop c’est trop monsieur le Président. Prenez votre congé de paternité et fichez – nous un peu la paix !

Bruno Ben MOUBAMBA
MOUVEMENT DES AFRICAINS - FRANCAIS
http://www.africains-français.org/