dimanche 22 mai 2016

Ligue arabe : de la salle des soins palliatifs à la morgue .La LEA qui porte en elle-même les germes de sa perte a signé l’acte de son décès en inversant le but de sa création.



Certains responsables arabes sont allés plus loin que le roi du Bahreïn dans leur « danse du ventre ». Le cas notamment du richissime homme d’affaires le prince Al Waleed Ben Talal. « Je me rangerai du côté de la nation juive et de ses aspirations démocratiques, dans le cas du déclenchement d'une Intifada palestinienne et j'userai de toute mon influence pour briser les initiatives arabes sinistres visant à condamner Tel-Aviv, parce que je considère l'entente israélo-arabe et une future amitié comme nécessaire pour empêcher l'extension dangereuse de l'Iran », a déclaré le prince Al Waleed cité par l'agence de presse du Koweït KUNA, le mardi 29 octobre 2015.
La levée des sanctions américaines, européennes et onusiennes contre l’Iran couronnée par la visite officielle du président de la république islamique Hassan Rohani à Paris le 28 janvier 2016 a été l’occasion pour sortir l’agonisante Ligue des Etats Arabes (LEA) de la salle des soins palliatifs pour l’expédier à la morgue. Crée en 1945 dans les officines du Foreign Office qui en lui assignant l’objectif de « promouvoir une politique économique fondée sur la complémentarité parmi les pays arabes membres » voulait en faire une sorte d’annexe du Commonwealth, la LEA a dérivé progressivement vers un seul but : contrer la naissance de l’Etat d’Israël en 1948 et plus tard freiner son expansion. Or depuis la déferlante du Printemps arabe et son cortège de guerres civiles notamment en Syrie, Egypte et au Yémen et surtout depuis que l’Iran commence à redevenir fréquentable les régimes arabes sunnites sans assises historique et populaire solides redécouvrent qu’Israël n’est pas leur ennemi, et que le véritable danger qui menacent leur existence est le fossé qui les séparent de leurs jeunesses -fossé considérablement élargi par Internet et les réseaux sociaux- et la république chiite d’Iran. Cette organisation panarabe, réputée pour ses joutes oratoires et son inefficacité légendaire, faut-il le rappeler, souffrait déjà d’une malformation congénitale grave qui l’a contrait à garder le lit depuis sa naissance en 1945. En effet « la Charte régissant la Ligue Arabe qui unit quelque 22 Etats souverains y compris de l’Autorité palestinienne est caduque depuis sa création dans les bureaux du Foreign Office britannique en 1945. », j’écrivais sur mon blog Croque Cactus le 28 janvier 2009. Mais au moins elle faisait du boucan. Maintenant, plus rien. Le silence radio. Non seulement sa charte fondatrice est caduque mais son objectif s’est inversé. D’un barrage à Israël elle est devenue-du moins pour les pétromonarchies qui la financent-, son avocat. En fait les pays arabes se sentant menacés dan s leur existence par l’Iran et le chiisme rêvent d’un Israël qui les défendra ou protégera contre/d’une éventuelle agression iranienne, misant sur la haine (supposée) entre la république islamique et l’Etat hébreu.


Avec une forte communauté chiite se sentant délaissée et une minorité sunnite aux commandes, le royaume du Bahreïn se sent le plus menacé.

En fait ces pays arabes savent que leur seul recours en cas d’attaque iranienne serait Israël, les Etats-Unis, l’Union européenne et la Russie étant hors jeu…. Avec une forte communauté chiite se sentant délaissée et une minorité sunnite aux commandes, le royaume du Bahreïn se sent le plus menacé. Son roi vient de le faire savoir publiquement à sa manière. « Israël est capable de défendre les pays arabes modérés », a déclaré Hamad Ben Issa Al Khalifa, lors de sa rencontre avec le rabbin Marc Schneier. Une déclaration qui est venue après une longue danse du ventre en vue de séduire Israël. « Alors que le conflit israélo-palestinien connaît une recrudescence des violences depuis plusieurs semaines et que les tensions interreligieuses s'exacerbent au Moyen-Orient, le royaume de Bahreïn a tenu à célébrer lundi 7 décembre 2015 une fête juive ! au palais royal du monarque Hamad Ben Issa Al Khalifa, une première depuis la création de l'Etat d'Israël en 1948 », rapportent des médias israéliens. Des « messages d’amour » auxquels le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou répondra dans un discours enregistré et diffusé dimanche 7 décembre 2014 soir, lors du Forum Saban sur le Proche-Orient à Washington, à sa façon. « Israël n'est pas l'ennemi des pays arabes » dira Bibi Netanyahou. Une réponse qui a été perçue comme un signe positif dans les pays arabes concernés même si en interne les Israéliens ont vu dans cette déclaration une manœuvre électorale à l’adresse des partis de gauche et du centre et surtout Washington qui veut que le processus de paix israélo-palestinienne marque des points avant la fin du mandat d’Obama. Certains responsables arabes sont allés plus loin que roi du Bahreïn dans leur « danse du ventre ». Le cas notamment du richissime homme d’affaires le prince Al Waleed Ben Talal. « Je me rangerai du côté de la nation juive et de ses aspirations démocratiques, dans le cas du déclenchement d'une Intifada palestinienne et j'userai de toute mon influence pour briser les initiatives arabes sinistres visant à condamner Tel-Aviv, parce que je considère l'entente israélo-arabe et une future amitié comme nécessaire pour empêcher l'extension dangereuse de l'Iran », a déclaré le prince Al Waleed cité par l'agence de presse du Koweït KUNA, le mardi 29 octobre 2015. On peut multiplier les exemples mais notre propos n’est pas de faire une revue de presse exhaustive. Mais de monter que la LEA qui porte en elle-même les germes de sa perte a signé l’acte de son décès en inversant le but de sa création. Un changement qui n’est pas mauvais en soi, faut-il le souligner. Il est susceptible d’insuffler une nouvelle dynamique au processus de pays au Proche-Orient. …….

http://chankou.over-blog.com/2016/03/ligue-arabe-de-la-salle-des-soins-palliatifs-a-la-morgue.html

jeudi 19 mai 2016

ALGERIE : les milliardaires nuisent au droit à l'information




8 Mai 2011

Dans de nombreux pays, dans tous les continents, des journaux en difficultés ont été cédés à de grands patrons par les collectifs de journalistes qui en avaient la propriété. Partout, ces médias ont progressivement perdu leur indépendance. Par la combinaison de la censure et de l'autocensure, cette mise sous tutelle est inévitable.
Pour exercer pleinement leur métier, des journalistes de plus en plus nombreux s'investissent dans des médias numériques indépendants. Leur objectif est de continuer à faire leur travail : enquêter pour fabriquer l'information. Et, il n'est plus possible d'exercer la liberté d'informer dans des médias contrôlés par les puissances économiques qui sont les sujets des enquêtes!
De nombreux Algériens politisés, qui réfléchissent hors des coteries manipulées par les clans et le système qui régule leur compétition, refusent l'extension de ce processus de main mise de l'argent dans notre pays.
La vente du groupe El Khabar au multimilliardaire Rebrab et la réaction du ministre Grine ont le mérite de révéler aux citoyens cette tendance de fond : les oligarques mettent la main sur des médias algériens en difficultés. La liste des riches hommes d'affaires impliqués est déjà longue. Rebrab franchit un nouveau pas dans la concentration de journaux entre les mains d'un seul homme.
La distinction personne morale-personne physique est ici dérisoire. C'est bien Rebrab, himself, qui contrôlera El Khabar en plus de Liberté!
Il est souhaitable que les juges arrêtent l'OPA de Rebrab, parce qu'elle contourne la loi avec des artifices. Comme il est souhaitable qu'à cette occasion soit mis à l'ordre du jour la nécessité de mesures de soutien aux collectifs de journalistes pour sauvegarder la pluralité de la presse. Cette aide est la condition pour contrer la main mise des puissances d'argent sur les médias. C'est l'absence de cette politique publique de soutien à la presse qui prépare le terrain  aux puissances d'argent.
Publié par Saoudi Abdelaziz
Source : Le blog de algerie-info

samedi 14 mai 2016

Je suis une fille



Par Yara Jouda
Gaza - 9 mai 2016 
Je suis une fille qui n'a pas de rêves et peut-être pas de futur. Le temps d'un clignement d’œil, je peux être sans mains, sans cœur et sans âme.

Je suis une fille qui vit sous un toit qui est sous un ciel occupé par des milliers d'avions pleins de bombes, qui est entouré de terre sans personne pour la travailler, parce que tout le monde a peur d'être tué par des soldats dans les tours de guets, cachés mais prêts à tirer à tout moment, sans se préoccuper de qui ils visent et comment leurs familles survivront sans eux.

Au-delà, il y a la mer qui, autant que nous l'aimons, nous terrifie parce qu'elle porte d'énormes et terrifiants navires qui peuvent nous tuer eux aussi.
Dois-je vous parler aussi du magnifique parc transformé en terre stérile et meurtrie ? Dois-je vous dire que je serais ravie de prendre l'avion mais que j'ai tellement peur que l'un d'entre eux me tue ? Dois-je vous dire que j'ai peur de regarder le ciel et de compter les étoiles, parce que peut-être elles vont se transformer en lumières qui tuent ? Je ne peux même pas écrire sur tout ce qui menace ma vie sans craindre d'en mourir.

Ils nous ont pris notre enfance et notre bonheur, et puis ils nous ont dit que nous sommes les terroristes. Désolée, mais je ne me souviens pas avoir brandi une arme pour vous tuer, à moins que vous ne considériez nos jeux comme du terrorisme. Savez-vous combien nous voulions et nous nous battions, dans ces jeux, pour être l'officier de police qui défend les pauvres gamins et les protège contre les soldats israéliens ? Qu'attendez-vous que fassent les enfants, quand vous êtes si jeune mais que vous ne pouvez pas effacer les bruits de bombes, ou la douleur de perdre les gens que nous aimons quand une roquette tombe sur leur maison et qu'ils n'ont rien fait pour mériter une telle mort ? Et n'oublions pas la fermeture des passages, qui rendent tout voyage impossible. Et même quand nous pouvons, c'est comme si nos noms sur nos papiers d'identité étaient soulignés en rouge, juste parce que nous sommes Palestiniens - les gens nous traitent différemment, ils sont "prudents", comme si nous étions tous des terroristes.

Je suis une fille qui, dans certaines parties du monde où les personnes "ont de l'importance", serait considérée comme trop jeune pour poser ces questions, et beaucoup trop jeune pour pouvoir parler de ces sujets. Je suis une fille qui est obligée d'être une vieille femme à l'âge de 15 ans.

Yara, 15 ans, est une réfugiée palestinienne qui vit à Gaza, sa ville d'origine est Ashdod, maintenant en Israël après le nettoyage ethnique de 1948. Elle dit, "écrire est un de mes loisirs, et celui que je préfère. Lorsque j'écris, j'ai le sentiment d'être dans mon propre monde. Je peux écrire sur ce que je veux, et je me sens libre. C'est aussi une façon de raconter notre véritable histoire au monde."

Source : We Are Not Numbers
Traduction : MR pour ISM

samedi 7 mai 2016

Le Royaume saoudien et la précipitation vers la ruine : le Royaume est en train de glisser rapidement vers sa fin, et c’est irréversible.



Que le Royaume saoudien soit rayé de la carte est une exigence vitale pour des Etats-Unis en déclin dans la région. La ruiner pourrait aider à redorer le blason de Washington aux yeux des puissances montantes au Moyen-Orient. Les attentats du  11/9 servent de prétexte royal dans cette entreprise.

Plus que tout autre moyen de production et de profit, le 11 septembre 2001 semble être conçu par les Etats-Unis pour rapporter gros sur tous les plans. En plus de  ses avantages stratégiques et géopolitiques, l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak, complètement financée par le Royaume saoudien et les autres monarchies du Golfe, a été rentables financièrement à maintes entreprises étasuniennes et occidentales (on se souvient, rien qu’à titre d’exemple, des frais exorbitants de l’extinction des centaines de puits de pétrole koweitien brûlés par Saddam Hussein).

Holdup

Maintenant et presqu’en même temps, L’Iran et le Royaume Saoudien accusés de participer d’une manière ou d’une autre aux attentats du 11/9 devraient indemniser les familles des victimes de ces attentats qui servent à la fois de vache laitière et d’épée de Damoclès.
Pour ce qui est de l’Iran, il s’agit d’un nouvel épisode du conflit qui est tellement sérieux que même l’accord sur le nucléaire ne peut  tempérer à court ou à long terme. Au lieu des dix milliards de dollars que Les Etats-Unis cherchent à extirper aux Iraniens, Washington sait très bien que les rapports de forces au Moyen-Orient l’obligeront, tôt ou un peu plus tard, de verser toutes les sommes revenant aux Iraniens et retenus par les Etats-Unis depuis la chute du Chah. 
Pour ce qui est du Royaume saoudien, il s’agit plutôt d’un holdup tout net visant à mettre la main, non seulement sur les trillions de dollars saoudiens déposés dans les banques des Etats-Unis, mais aussi sur le Royaume saoudien tout entier. Les menaces de déclassifier les fameuses 28 pages du rapport supervisé par le Comité du renseignement du Sénat mettent le Royaume saoudien et ses dignitaires, ainsi que les dignitaires des autres monarchies pétrolières, au seuil d’un processus semblable à ceux qui ont abouti à la fin tragique de Saddam Hussein et de Mouammar al-Kadhafi. Comme le premier qui a tout cédé en se laissant déposséder de ses armes pensant que cela le mettrait à l’abris de l’offensive étasunienne, et le second qui a, en plus de ses armes, payé quelques dix milliards de dollars comme indemnisations dans l’affaire du vol Pan Am 103  (Lockerbie), les Saoudiens ont commencé par céder aux Etats-Unis une petite somme de 750 milliards de dollars.
En effet, il a suffit que, dans le but qu’est signifier aux Saoudiens que leur argent déposé dans les banques occidentales est pris en otages, quelques sénateurs étasuniens procèdent à la provocation en les menaçant de publier les 28 pages en question pour que ces derniers ripostent en menacent, de leur côté, de vendre pour 750 milliards de dollars en bons de Trésors américain.
A cette riposte, Washington a ré-riposté en se moquant des menaces saoudiennes: Une telle mesure aura pour conséquence directe la chute du dollar et l’ensemble de l’économie mondiale, ce qui fait que le Royaume saoudien subira les plus grosses pertes.

Les dupes du Golfe

Leur 750 milliards oubliés, les Saoudiens et les autres dupes du Golfe devraient se rendre compte de l’amère vérité: Le statut des sommes colossales que leur doivent les Etats-Unis et les autres pays occidentaux ne peut plus être différent de celui de ces 750 milliards. Sauf, pensent-ils naïvement, s’ils arrivent à convaincre Washington de les traiter avec clémence car, dorénavant, et d’ici 2030, ils adopteront la voie de la bonne conduite en répondant positivement, dans le cadre du projet appelé «Vision saoudienne à l’horizon 2030», primo aux allégations d’Obama disant que le changement dans le Royaume devrait venir de l’intérieur, et secundo aux directives du Fond Monétaire International qui les a encouragés à diversifier leurs économies afin de faire face à l’ère de l’après pétrole.
Ce qui, plus que la perte de leurs économies, inquiète le plus les princes saoudiens ce n’est pas l’ère de l’après pétrole. C’est plutôt, le sort qui attend le Royaume dans un avenir beaucoup pus proche que l’an 2030. A court d’argent ou presque, crédibilité aux yeux de l’Occident  perdue en raison de l’échec de ses guerres en Syrie et au Yémen, se voire acculée à nouer des alliances stratégiques avec l’ennemi principal des Arabes, à savoir l’entité sioniste, et bien placé dans le collimateur étasunien, le Royaume saoudien est en train de glisser rapidement vers sa fin, et c’est irréversible.

Par Akil Cheikh Hussein
Source: french.alahednews