Que le Royaume saoudien soit rayé de la
carte est une exigence vitale pour des Etats-Unis en déclin dans la région. La
ruiner pourrait aider à redorer le blason de Washington aux yeux des puissances
montantes au Moyen-Orient. Les attentats du
11/9 servent de prétexte royal dans cette entreprise.
Plus que tout autre moyen de production et de profit,
le 11 septembre 2001 semble être conçu par les Etats-Unis pour rapporter gros
sur tous les plans. En plus de ses
avantages stratégiques et géopolitiques, l’invasion de l’Afghanistan et de
l’Irak, complètement financée par le Royaume saoudien et les autres monarchies
du Golfe, a été rentables financièrement à maintes entreprises étasuniennes et
occidentales (on se souvient, rien qu’à titre d’exemple, des frais exorbitants
de l’extinction des centaines de puits de pétrole koweitien brûlés par Saddam
Hussein).
Holdup
Maintenant et presqu’en même temps, L’Iran et le
Royaume Saoudien accusés de participer d’une manière ou d’une autre aux
attentats du 11/9 devraient indemniser les familles des victimes de ces
attentats qui servent à la fois de vache laitière et d’épée de Damoclès.
Pour ce qui est de l’Iran, il s’agit d’un nouvel
épisode du conflit qui est tellement sérieux que même l’accord sur le nucléaire
ne peut tempérer à court ou à long
terme. Au lieu des dix milliards de dollars que Les Etats-Unis cherchent à
extirper aux Iraniens, Washington sait très bien que les rapports de forces au
Moyen-Orient l’obligeront, tôt ou un peu plus tard, de verser toutes les sommes
revenant aux Iraniens et retenus par les Etats-Unis depuis la chute du
Chah.
Pour ce qui est du Royaume saoudien, il s’agit plutôt
d’un holdup tout net visant à mettre la main, non seulement sur les trillions
de dollars saoudiens déposés dans les banques des Etats-Unis, mais aussi sur le
Royaume saoudien tout entier. Les menaces de déclassifier les fameuses 28 pages
du rapport supervisé par le Comité du renseignement du Sénat mettent le Royaume
saoudien et ses dignitaires, ainsi que les dignitaires des autres monarchies
pétrolières, au seuil d’un processus semblable à ceux qui ont abouti à la fin
tragique de Saddam Hussein et de Mouammar al-Kadhafi. Comme le premier qui a
tout cédé en se laissant déposséder de ses armes pensant que cela le mettrait à
l’abris de l’offensive étasunienne, et le second qui a, en plus de ses armes,
payé quelques dix milliards de dollars comme indemnisations dans l’affaire du
vol Pan Am 103 (Lockerbie), les
Saoudiens ont commencé par céder aux Etats-Unis une petite somme de 750
milliards de dollars.
En effet, il a suffit que, dans le but qu’est signifier
aux Saoudiens que leur argent déposé dans les banques occidentales est pris en
otages, quelques sénateurs étasuniens procèdent à la provocation en les
menaçant de publier les 28 pages en question pour que ces derniers ripostent en
menacent, de leur côté, de vendre pour 750 milliards de dollars en bons de
Trésors américain.
A cette riposte, Washington a ré-riposté en se moquant
des menaces saoudiennes: Une telle mesure aura pour conséquence directe la
chute du dollar et l’ensemble de l’économie mondiale, ce qui fait que le
Royaume saoudien subira les plus grosses pertes.
Les dupes du Golfe
Leur 750 milliards oubliés, les Saoudiens et les autres
dupes du Golfe devraient se rendre compte de l’amère vérité: Le statut des
sommes colossales que leur doivent les Etats-Unis et les autres pays
occidentaux ne peut plus être différent de celui de ces 750 milliards. Sauf,
pensent-ils naïvement, s’ils arrivent à convaincre Washington de les traiter
avec clémence car, dorénavant, et d’ici 2030, ils adopteront la voie de la
bonne conduite en répondant positivement, dans le cadre du projet appelé
«Vision saoudienne à l’horizon 2030», primo aux allégations d’Obama disant que
le changement dans le Royaume devrait venir de l’intérieur, et secundo aux
directives du Fond Monétaire International qui les a encouragés à diversifier
leurs économies afin de faire face à l’ère de l’après pétrole.
Ce qui, plus que la perte de leurs économies, inquiète
le plus les princes saoudiens ce n’est pas l’ère de l’après pétrole. C’est
plutôt, le sort qui attend le Royaume dans un avenir beaucoup pus proche que
l’an 2030. A court d’argent ou presque, crédibilité aux yeux de l’Occident perdue en raison de l’échec de ses guerres en
Syrie et au Yémen, se voire acculée à nouer des alliances stratégiques avec
l’ennemi principal des Arabes, à savoir l’entité sioniste, et bien placé dans
le collimateur étasunien, le Royaume saoudien est en train de glisser
rapidement vers sa fin, et c’est irréversible.
Par Akil
Cheikh Hussein
Source:
french.alahednews

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