samedi 7 mai 2016

Le Royaume saoudien et la précipitation vers la ruine : le Royaume est en train de glisser rapidement vers sa fin, et c’est irréversible.



Que le Royaume saoudien soit rayé de la carte est une exigence vitale pour des Etats-Unis en déclin dans la région. La ruiner pourrait aider à redorer le blason de Washington aux yeux des puissances montantes au Moyen-Orient. Les attentats du  11/9 servent de prétexte royal dans cette entreprise.

Plus que tout autre moyen de production et de profit, le 11 septembre 2001 semble être conçu par les Etats-Unis pour rapporter gros sur tous les plans. En plus de  ses avantages stratégiques et géopolitiques, l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak, complètement financée par le Royaume saoudien et les autres monarchies du Golfe, a été rentables financièrement à maintes entreprises étasuniennes et occidentales (on se souvient, rien qu’à titre d’exemple, des frais exorbitants de l’extinction des centaines de puits de pétrole koweitien brûlés par Saddam Hussein).

Holdup

Maintenant et presqu’en même temps, L’Iran et le Royaume Saoudien accusés de participer d’une manière ou d’une autre aux attentats du 11/9 devraient indemniser les familles des victimes de ces attentats qui servent à la fois de vache laitière et d’épée de Damoclès.
Pour ce qui est de l’Iran, il s’agit d’un nouvel épisode du conflit qui est tellement sérieux que même l’accord sur le nucléaire ne peut  tempérer à court ou à long terme. Au lieu des dix milliards de dollars que Les Etats-Unis cherchent à extirper aux Iraniens, Washington sait très bien que les rapports de forces au Moyen-Orient l’obligeront, tôt ou un peu plus tard, de verser toutes les sommes revenant aux Iraniens et retenus par les Etats-Unis depuis la chute du Chah. 
Pour ce qui est du Royaume saoudien, il s’agit plutôt d’un holdup tout net visant à mettre la main, non seulement sur les trillions de dollars saoudiens déposés dans les banques des Etats-Unis, mais aussi sur le Royaume saoudien tout entier. Les menaces de déclassifier les fameuses 28 pages du rapport supervisé par le Comité du renseignement du Sénat mettent le Royaume saoudien et ses dignitaires, ainsi que les dignitaires des autres monarchies pétrolières, au seuil d’un processus semblable à ceux qui ont abouti à la fin tragique de Saddam Hussein et de Mouammar al-Kadhafi. Comme le premier qui a tout cédé en se laissant déposséder de ses armes pensant que cela le mettrait à l’abris de l’offensive étasunienne, et le second qui a, en plus de ses armes, payé quelques dix milliards de dollars comme indemnisations dans l’affaire du vol Pan Am 103  (Lockerbie), les Saoudiens ont commencé par céder aux Etats-Unis une petite somme de 750 milliards de dollars.
En effet, il a suffit que, dans le but qu’est signifier aux Saoudiens que leur argent déposé dans les banques occidentales est pris en otages, quelques sénateurs étasuniens procèdent à la provocation en les menaçant de publier les 28 pages en question pour que ces derniers ripostent en menacent, de leur côté, de vendre pour 750 milliards de dollars en bons de Trésors américain.
A cette riposte, Washington a ré-riposté en se moquant des menaces saoudiennes: Une telle mesure aura pour conséquence directe la chute du dollar et l’ensemble de l’économie mondiale, ce qui fait que le Royaume saoudien subira les plus grosses pertes.

Les dupes du Golfe

Leur 750 milliards oubliés, les Saoudiens et les autres dupes du Golfe devraient se rendre compte de l’amère vérité: Le statut des sommes colossales que leur doivent les Etats-Unis et les autres pays occidentaux ne peut plus être différent de celui de ces 750 milliards. Sauf, pensent-ils naïvement, s’ils arrivent à convaincre Washington de les traiter avec clémence car, dorénavant, et d’ici 2030, ils adopteront la voie de la bonne conduite en répondant positivement, dans le cadre du projet appelé «Vision saoudienne à l’horizon 2030», primo aux allégations d’Obama disant que le changement dans le Royaume devrait venir de l’intérieur, et secundo aux directives du Fond Monétaire International qui les a encouragés à diversifier leurs économies afin de faire face à l’ère de l’après pétrole.
Ce qui, plus que la perte de leurs économies, inquiète le plus les princes saoudiens ce n’est pas l’ère de l’après pétrole. C’est plutôt, le sort qui attend le Royaume dans un avenir beaucoup pus proche que l’an 2030. A court d’argent ou presque, crédibilité aux yeux de l’Occident  perdue en raison de l’échec de ses guerres en Syrie et au Yémen, se voire acculée à nouer des alliances stratégiques avec l’ennemi principal des Arabes, à savoir l’entité sioniste, et bien placé dans le collimateur étasunien, le Royaume saoudien est en train de glisser rapidement vers sa fin, et c’est irréversible.

Par Akil Cheikh Hussein
Source: french.alahednews

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