vendredi 9 janvier 2015

Je suis le peuple. C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches. Victor Hugo, L'Homme qui rit.

Mon deuil et ma douleur vont à mon pays qui a produit une sous-population de jeunes sans éducation, sans culture, sans travail, sans avenir, avec pour échappatoire le vol, le deal, les trafics, les règlements de comptes, ou le crime au service de dieu.
C’est sur les criminels qu’il faut pleurer en les abattant ou en les traînant devant une justice qui ne s’avoue pas bourgeoise mais qui, comme les escaliers de la butte, est dure aux malheureux. Et bien dérisoire quand elle est le reflet des peurs de la société... Ils sont ma douleur.
Eux, les malheureux, ne me font pas rire bien qu’ils offrent quotidiennement une caricature de la vie et permettent de manière sporadique à des clowns sinistres de sortir de leur boîte au bout d’un ressort, de plastronner au nom de la liberté, de la République, devenue soudain fraternelle, égalitaire ; mais qui mettent jour après jour un peuple à bas en le réduisant à mendier dans les rues, à être mal logé, mal chauffé, mal nourri, mal transporté, mal payé et réduit au chômage sans perspectives. Et en tentant de l’abrutir en prime.
Et comme ce peuple est sans espoir, il lui reste à se rassembler pour se réchauffer un moment autour de bougies dans la rue, lui qui ne sait quoi faire quand il s’agit de défendre ses prérogatives, sa dignité et son pain.
Je suis le peuple, nous sommes tous le peuple au quotidien, et la semaine et le dimanche, enfin... nous qui ne sommes pas les parasites dont il ne sait s’épouiller.
Mauris DWAABALA
Source : Le Grand Soir

France : User nos semelles sur le froid macadam pour cautionner les chefs d’Etat européens ? Ah bon ! Quelle liberté de la presse ?



La suite de l’attentat contre Charlie Hebdo est comme une deuxième mort. Quand, face aux caméras de télévision, on ne trouve rien de mieux que Caroline Fourest et Philippe Val pour défendre la liberté de la presse, c’est qu’elle-même a décampé.
L’attentat de Richard Lenoir n’en est pas seulement un contre un hebdomadaire et ses héros, il en cache un autre, celui qui fait crier des dizaines de milliers de français venus dans la rue pour défendre la « liberté de la presse ». Quelle liberté ? Celle de Dassault, de Lagardère, de Bergé, Pigasse et Niel, celle de Drahi ou Rothschild, de Pinault ou d’Arnaud ? Les hommes au bon cœur, en sortant de chez eux pour manifester la haine qu’ils éprouvent pour les ennemies de la liberté, n’ont pas imaginé qu’en allant ainsi user leurs semelles sur le froid macadam, ils cautionnaient le système. Celui qui fait que la presse est moribonde, étouffée par ses mensonges, par ses oublis, par ses réseaux et de son peu de goût pour cette maxime venu des États Unis, mais qui me plait quand même : le journaliste est là pour réconforter les faibles et affliger les puissants.
Le pompon, comme le cordon du poêle que l’on doit tenir en ce jour de deuil, c’est le débarquement de Sarkozy à l’Élysée. Sarko is back, la belle image. Sorti du bavardage inutile avec Hollande, de son moment de connivence entre professionnel de la politique, on a pu entendre le nouveau président de l’UMP dauber sur « le système de sécurité français qui n’est pas adapté ». Il faut oser.
Qui a organisé l’islam de France autour de l’UOIF au point que ce chef d’œuvre vient d’être couché par les Émirats Arabes Unis sur la liste des organisations terroristes ? Qui a soufflé sur le feu en Syrie avant de semer le chaos en Libye pour en faire deux nouvelles patries du djihad ? Principalement Sarkozy et ses compères du Qatar.
Après la tuerie de Charlie le temps est venu, non point d’ouvrir les prisons et de donner plus des fusils aux gendarmes. Le temps est venu d’un mea culpa. Il faut qu’un tribunal international juge tous les politiciens, essentiellement ceux de Washington, de Ryad et de Doha, qui ont inventé et nourri le djihad et son esprit, celui qui nous frappe aujourd’hui.
Rappelons nous combien Ben Laden était un gentil garçon quand, aux côtés de la CIA, il se battant en Afghanistan contre les soviétiques.
Rappelons-nous l’indifférence occidentale aux tueries perpétrées en Algérie par les sbires du GIA, dès qu’ils sont rentrés au pays leur campagne afghane terminée.
Rappelons-nous que les États-Unis refusent toujours de publier 28 pages du rapport officiel sur les attentats du 11 septembre. Feuillets qui mettent en cause la complaisance de l’Arabie Saoudite pour les guérilleros ailés de Manhattan.
Peine perdue, demain nous passerons le micro à des Zemmour ou des Houellebecq puisqu’il semble que ce soit avec ces remèdes que les médias, et ceux qui les possèdent, entendent faire rendre gorge aux mahométans tout en sauvegardant la liberté de la presse.
Jacques-Marie Bourget
Source : Le Grand Soir

dimanche 4 janvier 2015

ETATS-UNIS : Plan "Patience stratégique" contre les pays pétroliers !... A la patience stratégique d’Obama, il faut opposer la résistance stratégique des peuples.



Guerre économique tous azimuts !
Venezuela : LES Etats-Unis CHERCHENT A BRISER LES PAYS PÉTROLIERS AVEC LE PLAN "Patience stratégique"

Caracas, 3 janvier AVN - Le professeur cubain Eliades Acosta a soutenu samedi qu’après les déclarations du président des Etats-Unis, Barack Obama, publiées par le journal financier Financial Times, l’intention de son Gouvernement d’attaquer l’économie des pays producteurs de pétrole avec un plan qu’il a intitulé "Patience Stratégique" est évidente.
"Il s’agit de l’ utilisation et du développement intentionnel de certaines tendances parce qu’elles vont causer des dégâts aux économies de ces pays, c’est déclaré et publié par le Financial Times dans un article dans lequel Obama explique en quoi consiste sa politique en ce moment et comment il intègre dans celle-ci la chute du pétrole et ce plan stratégique géopolitique, il l’appelle simplement "Patience stratégique", un terme assez cynique et politiquement correct pour définir les mécanismes de pression qui essaient de créer des difficultés aux peuples" a déclaré Acosta lors d’une interview dans l’émission La Patria Nueva diffusée par Radio Nacional de Venezuela (RNV).

Acosta a dénoncé le fait que les Etats-Unis maintiennent une guerre contre des nations qui ont une ligne indépendante et a considéré que ce n’est pas un hasard si l’économie du Venezuela, de l’Iran, de la Russie, de l’Algérie, de la Bolivie, de l’Equateur, du Nigeria, ont été touchées.
"Ce sont des pays indépendants, dignes, libres et souverains qui sont en train de mettre en place des sociétés alternatives (...) des pays qui pour diverses raisons, ne s’intègrent pas dans le monde géopolitique que les Etats-Unis ont dessiné pour l’avenir", a-t-il noté.

Acosta a signalé que ces actions de la part de l’empire nord-américain sont dues à une tentative désespérée pour récupérer une hégémonie perdue et prétendre sauver un système économique en banqueroute.
"Ici, on a démontré d’une façon dramatique et claire que ce marché aveugle, efficace, indépendant, qu’ils ont voulu nous vendre dans le monde mondialisé n’existe pas et n’a jamais existé, c’est un marché sujet aux pressions, aux diktats des empires et des centres du pouvoir mondial à buts géopolitiques", a-t-il assuré.
Il a recommandé aux peuples indépendants de continuer à résister à ces attaques et de renforcer leurs économies en cherchant d’autres alternatives.

"A la patience stratégique d’Obama, il faut opposer la résistance stratégique des peuples, c’est à dire, essayer de minimiser les dégâts, chercher une série de mesures alternatives pour renforcer les économie, ne pas rester sans rien faire face à une agression de ce type et continuer à faire la révolution", a-t-il déclaré.

source en espagnol : Assoc. CUBA SI
http://www.avn.info.ve/contenido/an...

mardi 30 décembre 2014

France - ERIC ZEMMOUR - Déportation des musulmans de France : son discours est calqué sur celui du Front National. Parfois, il va même plus loin que le parti de Marine Le Pen et n’hésite pas à le vanter.



Éric Zemmour est sans doute un journaliste et essayiste détestable. Immonde, diront certains. Cela fait des années, qu’il nage dans la controverse par des déclarations hostiles aux Noirs, aux Arabes et aux Musulmans. En 2011, il a été condamné par la justice pour incitation à la discrimination raciale. Plus récemment, en juin 2014, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA, France) a « mis fermement en garde » la chaine RTL après une chronique de Zemmour jugée de nature à encourager des « comportements discriminatoires vis-à-vis des populations expressément désignées, et de pouvoir inciter à la haine ou à la violence à l’encontre de celles-ci ».
À peu de choses près, son discours est calqué sur celui du Front National. Parfois, il va même plus loin que le parti de Marine Le Pen et n’hésite pas à le vanter.
Son livre « le suicide français », paru début octobre, est un Best-seller. Outre ses thèmes de prédilection, il y fait un pas de plus pour se rapprocher davantage des positions classiques de l’extrême droite dans son appréciation du régime de Vichy. Il défend la thèse selon laquelle le régime de Vichy aurait conclu « un pacte » avec l’Allemagne nazie préconisant de sacrifier les juifs étrangers afin de sauver les juifs français. Selon Zemmour, cet accord a permis de sauver les juifs français à 95%.
Indéniablement, Zemmour se positionne comme l’intellectuel du Front National et doit se projeter dans le rôle du « Buisson » de Marine Le Pen. Sinon de viser bien plus. Après tout, Zemmour bénéficie d’une popularité que Patrick Buisson n’a jamais eue, lui qui reste un illustre inconnu, en dehors des cercles médiatiques.
Le dernier scandale signé Zemmour est lié à une entrevue qu’il a accordée au quotidien italien Corriere della Sera, le 30 octobre dernier et qui est passée inaperçue. Du moins, jusqu’à ce que l’hebdomadaire franco-turc Zaman France traduise et publie l’entretien en lui collant le titre « Zemmour ne dit pas non à une déportation des musulmans de France ». Jean-Luc Mélenchon a aussi relayé l’information sur son blog. C’est le terme déportation qui a évidemment enflammé les réseaux sociaux et les médias.
Le fait est que Zemmour a réagi à une question du journaliste Stefan Montefiori qui lui demandait s’il suggérait de déporter 5 millions de musulmans français ? Zemmour a répondu qu’il savait que c’était irréaliste mais que l’histoire était surprenante, en citant notamment l’exemple du départ des Pieds-noirs d’Algérie pour retourner en France.
Zemmour prédit même un chaos, en France, en raison du « refus des musulmans de s’assimiler et de vivre à la française ». Vivre à la Française signifiant, selon lui, « donner à ses enfants des prénoms français, être monogame, s’habiller à la française, manger à la française, du fromage par exemple. S’assoir au café, faire la cour aux filles. Aimer l’Histoire de France et se sentir dépositaire de cette histoire et vouloir la continuer ».
Certes, on retrouve, dans ces réponses, les préjugés habituels que colporte Zemmour à propos des populations de confession et de culture musulmanes et comme à chaque fois il faut les condamner avec la plus grande force. Cependant, ce qu’il dit sur le chaos projeté pour la France et le risque – selon lui irréaliste mais à ne pas écarter – d’une déportation des musulmans est loin d’être une ineptie.
Il faut avoir la tête bien enfoncée dans le sable pour ne pas craindre des conséquences terribles à la grave montée de l’islamophobie en France et partout en Occident. Le chaos dont parle Zemmour est malheureusement envisageable. C’est un peu la barbarie crainte par Rosa Luxembourg, il y a 100 ans, dans sa célèbre formule « Socialisme ou Barbarie ». On sait que l’Allemagne et le monde ont connu cette barbarie vingt-ans après.
Aujourd’hui, plusieurs des économies européennes sont en crise, provoquant un chômage massif. Les politiques d’austérité mises en œuvre ont des impacts tragiques sur les conditions de vie des classes populaires et il n’y a pas de signe d’une sortie de cette crise, à l’horizon. L’Europe et l’Occident ne produisent plus grand-chose. L’industrie manufacturière occidentale est quasiment morte. Les États-Unis ne sont plus la première économie mondiale et sont désormais devancés par la Chine. Le Canada ne doit sa prospérité – du reste relative – ni à l’industrie manufacturière ni à l’industrie automobile mais surtout aux ressources naturelles dont il regorge et que les Européens n’ont pas.
Dans un tel contexte, désigner des boucs-émissaires permet aux classes dominantes de décharger la colère populaire sur les minorités les plus vulnérables. Le musulman a le profil idéal d’autant qu’en le désignant comme bouc-émissaire les classes dominantes et leurs représentants se défendent d’être racistes en prétendant vouloir simplement « freiner l’expansion de l’intégrisme religieux ».
Et même là où ça va plutôt bien sur le plan économique, les discours islamophobes se durcissent comme en Allemagne où les meetings du mouvement Pegida – pourtant né il y a à peine deux mois – réunissent des milliers de militants d’extrême droite et sont, selon les sondages, soutenues par près de la moitié de la population. Les décapitations de ressortissants de pays occidentaux orchestrées par DAESH et les actes commis, en Occident, au nom de l’islam contribuent à cultiver le mythe de l’islamisation du monde et aura inévitablement comme impact de faire monter la pression sur les communautés musulmanes qui sont de plus en plus harcelées et sommées de se justifier après chaque attentat attribué à des islamistes.
Le chaos dont parle Zemmour est possible mais il n’est pas inéluctable. Les peuples occidentaux doivent se rendre à l’évidence que le capitalisme européen n’est plus capable d’assurer la prospérité qu’il a pu réaliser après la guerre mondiale, avec les trente glorieuses. Ils ont par contre la possibilité de refuser le chaos et de construire une alternative à un système moribond. Une alternative plus juste, plus fraternelle et plus humaine que le système qui n’arrête plus de dresser les peuples les uns contre les autres.

Rabah Moulla
Source : PRESSE-TOI A GAUCHE