vendredi 5 avril 2013

LES DIX STRATEGIES DE MANIPULATIONS DE MASSES.. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. »

Le linguiste nord-américain Noam Chomsky a élaboré une liste des « Dix Stratégies de Manipulation » à travers les média. Nous la reproduisons ici. Elle détaille l’éventail, depuis la stratégie de la distraction, en passant par la stratégie de la dégradation jusqu’à maintenir le public dans l’ignorance et la médiocrité.
1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
 2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions
Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.
3/ La stratégie de la dégradation
Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité,délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.
4/ La stratégie du différé
Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge
La plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? «Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celle d’une personne de 12 ans». Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles»
6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion
Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise
Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
 8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité
Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…
9/ Remplacer la révolte par la culpabilité
 Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…
 10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes
Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.
« Cette société durera, avec ses souffrances et ses injustices, tant et aussi longtemps qu’on prétendra que les engins de mort créés par les hommes sont limités, que la Terre est inépuisable et que le monde est une poubelle sans fond. A ce stade de l’histoire, il n’y a plus qu’une alternative. Ou bien la population prend sa destinée en main et se préoccupe de l’intérêt général guidée en cela par des valeurs de solidarité ou bien c’en sera fait de sa destinée tout court. »
 Noam Chomsky – né en 1928 – Angleterre, 1974
Résistance inventerre

URUGUAY : Jose Mujica, le président le plus pauvre du monde...Il vit avec 680 € par mois, le salaire moyen de son pays.

Loin des lustres et des fastes des palais présidentiels, le président uruguayen vit en accord avec ses idées dans une ferme et presque sans un sou vaillant. Ce qui fait de lui le président le plus pauvre du monde.

En désertant le palais présidentiel pour la ferme de sa femme et en redistribuant 90 % de son salaire à des organisations humanitaires, Jose Mujica, le président de l’Uruguay depuis 2009, reste en accord avec ses valeurs. "J’ai vécu comme cela pratiquement toute ma vie. Et je peux vivre bien avec ce que j’ai" déclare-t-il à la BBC. Une coccinelle qui date de 1987 est sa principale possession et ces généreuses donations ne lui laissent que le salaire moyen d'un Uruguayen, soit 609 euros.
Dans la ferme gardée par deux policiers et un chien qui n’a que trois pattes, le président se fait philosophe . "On m’appelle le président le plus pauvre au monde, mais je ne me sens pas pauvre. Les pauvres sont ceux qui ne travaillent que pour assurer leur style de vie dispendieux et qui en veulent toujours plus" dit-il devant les caméras de la BBC. "C’est une question de liberté. Lorsqu’on n’a pas beaucoup de possessions, vous n’avez pas besoin de travailler toute votre vie comme un esclave pour subvenir à vos besoins et vous avez plus de temps pour vous-même. J’ai peut-être l’air d’un vieil excentrique, mais c’est un choix libre et consenti".
Il est vrai que le président a eu une vie mouvementée. Dans les années 1960 et 1970, il fait partie des guérilleros Tupamaros, un groupe armé qui tenait leur inspiration de la révolution cubaine et qui s’était spécialisé dans le kidnapping politique. Son appartenance au Tupamaros lui vaudra 6 balles dans le corps et 14 ans d’emprisonnement, dont de longues périodes à l’isolement. Libéré suite au retour à la démocratie en 1985, il va jouer un rôle central dans la transformation et la légitimation des Tupamaros en tant que parti politique.
Malgré un mode de vie proche de son électorat, le président n’est pas à l’abri des tourments de la vie politique. Depuis peu son taux de popularité est passé sous les 50 % et une loi sur la légalisation du cannabis vient de lui valoir une volée de bois vert. Du haut de ses 77 ans, et ne pouvant se représenter, Jose Mujica ne semble pourtant guère troublé par ce désamour et continue à cultiver lui-même ses fleurs.

On parle toujours beaucoup de tous ces présidents plus ou moins indignes du globe, alors là, rendons hommage à ce super président : « Pépé Mujica »!
à méditer..


 

Quand Mohammed VI reçoit Normal 1er... Normal 1er a traité la question des droits de l’homme en saluant les « pas décisifs » que le Maroc accomplit « chaque jour » vers la démocratie. Le parlement royaliste croupion lui a réservé une « standing ovation ».

...Aussi vrai que Mohammed VI, prétendument descendant du prophète et sa cour royale sont des fléaux pour leur pays, Normal 1er et la camarilla du PS, prétendument descendants de Jaurès, sont des imposteurs quand ils se réclament du socialisme, eux qui cirent les babouches d’un oppresseur en activité après avoir craché sur la dépouille du démocrate Chávez, artisan du socialisme du XXIème siècle....

Tandis que le plancher de l’Elysée brûlait avec l’affaire Cahuzac, Normal 1er était en voyage dans une monarchie où tout émule de Saint-Just périrait sur le champ s’il s’avisait d’y répéter : « On ne peut point régner innocemment : la folie en est trop évidente. Tout roi est un rebelle et un usurpateur ». Rebelle à la liberté, usurpateur de la souveraineté populaire.

Normal 1er a traité la question des droits de l’homme en saluant les « pas décisifs » que le Maroc accomplit « chaque jour » vers la démocratie. Le parlement royaliste croupion lui a réservé une « standing ovation ».
Ailleurs, dans un décor luxueux, on a entendu Hollande, lisant son papier, oser : « C’est un grand honneur d’être reçu ici, par vous ». Le texte méritait d’être dit un genou à terre, mais il ne l’a pas fait, évitant la redondance.
Le roi Mohammed VI : un despote imposé à son peuple par ses ancêtres tyrans s’appuyant sur la religion (le roi descendrait du prophète. Donc, pas touche !). Etre reçu par lui est « un grand honneur » pour le président d’un pays laïque qui a jadis émerveillé le monde en remplaçant la royauté par la République, en proclamant la suprématie du pouvoir civil sur le pouvoir des religieux, en mettant fin aux privilèges, en décrétant que l’éducation serait gratuite et obligatoire.
Le Maroc : entre 30 et 40 % d’analphabètes, un indice de développement humain (IDH) qui le classe à la 130ème place des pays du monde(1).
Le Maroc : une dictature héréditaire où la presse n’a pas le droit d’émettre la moindre critique à l’égard du monarque.
Le Maroc : un pays où un détrousseur couronné s’est approprié des milliers d’hectares de terres, où il a volé assez d’argent pour acheter plusieurs immeubles en France, comme le château d’Arminvilliers (en Seine-et-Marne) et bien d’autres résidences de luxe dans d’autres pays, vingt palais de marbre et d’or au Maroc ne suffisant pas à loger Sa Majesté, (« Que Dieu le glorifie », comme écrivent les plumitifs prudents de son pays), tandis qu’en son royaume les gourbis d’hier restent les gourbis d’aujourd’hui et seront ceux de demain pour les nouveau-nés qui deviendront adolescents, adultes, parents et grands-parents, auxquels le seul bonheur promis est celui du paradis d’Allah au terme d’une vie scandée par cinq prières quotidiennes.
Le Maroc : un pays où (et sans que cela dérange Normal 1er qui fait voter chez lui une loi sur le mariage pour tous) l’homosexualité est un délit passible de 6 mois à 3 ans d’emprisonnement.
Le Maroc : un pays qui accueille des prisons secrètes de la CIA.
Le Maroc : un pays dont, à l’issue d’une visite, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture peut dire que « la torture [y] reste encore une pratique courante ». Coups de poing, coups de bâtons, décharges électriques, brûlures de cigarettes ou encore agressions sexuelles.

Le Maroc : un pays où « c’est un grand honneur d’être reçu » par le tortionnaire en chef, tandis que la France a boudé, il y a quelques semaines, l’hommage rendu à un démocrate, élu et réélu, qui a alphabétisé tout un peuple en 10 ans, a fait surgir de terre des dizaines d’écoles, d’universités, des milliers de logements, qui a développé un système de santé gratuit, qui a fait reculer spectaculairement la pauvreté, qui a éradiqué la faim, qui a rendu à son pays les bénéfices de ses ressources naturelles, qui jamais ne mit un opposant en prison, ni un seul des journalistes qui le traitaient de singe, ni un seul des apprentis dictateurs qui organisèrent contre lui un coup d’Etat durant lequel ils ordonnèrent à des soldats de l’abattre.

Quand les historiens chercheront à comprendre comment le règne de Normal 1er fut un tel désastre, un chaos qui ébranla la France, ils s’attacheront à cet épisode de début d’année qui vit un gouvernement « socialiste », disposant de tous les pouvoirs, brandir sa main de fer contre son peuple, griffer au front une République exemplaire d’Amérique-latine et enfiler un gant de velours pour caresser la joue d’un roi.

Jérôme Cahuzac est la partie émergée d’un iceberg d’amoralisme qui, depuis des décennies déjà, dérive loin des terres de Jaurès. Aussi vrai que Mohammed VI, prétendument descendant du prophète et sa cour royale sont des fléaux pour leur pays, Normal 1er et la camarilla du PS, prétendument descendants de Jaurès, sont des imposteurs quand ils se réclament du socialisme, eux qui cirent les babouches d’un oppresseur en activité après avoir craché sur la dépouille du démocrate Chávez, artisan du socialisme du XXIème siècle.

Vincent Moret.


(1) L’IDH est un indice du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) qui évalue le niveau de développement humain des différents pays en se fondant sur trois critères majeurs : l’espérance de vie à la naissance, le niveau d’éducation, et le niveau de vie.
URL de cet article 20043

« 475 : Quand le mariage devient un châtiment », un film qui révèle les dessous de l’affaire Amina Filali

Le jeune cinéaste marocain Nadir Bouhmouch vient de réaliser un film qui retrace la tragédie d’Amina Filali. Sans mettre l'accent sur l’abrogation de l’article 475 qui, d’après lui n’est pas le nerf du problème, le réalisateur dénonce le « système patriarcal » dans la société marocaine et appelle à un changement de mentalité.
« 475 : Quand le mariage devient un châtiment ». Il s’agit de la dernière réalisation de Nadir Bouhmouch, passionné et étudiant en cinéma à l’Université d’Etat de San Diego, après « My Makhzen and me » en 2011.

Une affaire de famille ?

Son film retrace certes l’histoire d’Amina Filali, mais le jeune cinéaste de 22 ans ne se focalise pas sur l’article 475. Contrairement à ce qui a été relayé dans les médias, cette loi « n’est pas la source du problème », révèle-t-il à France 24. Pour en arriver à cette conclusion, Nadir a fait le déplacement dans le village d’Amina près de Larache. D’après lui, la mort de la jeune fille est dû au « système patriarcal ». En effet, ses parents « voulaient la marier pour sauver leur propre honneur alors que les médias les ont présentés comme des victimes qui pleuraient leur fille et qui critiquaient la loi. C’est totalement faux », clame le cinéaste. Pire, le jeune homme aurait « découvert que le père d’Amina avait lui-même abusé de Chouâa, sa seconde épouse. Un viol également déguisé en mariage », relève la journaliste Stéphanie Trouillard.
« Deux cas de viol », dans une seule famille, Nadir estime qu’il est « important » de le souligner. « Quand Benkirane parle de seulement 550 cas dans tout le pays, on est très loin de la vérité », souligne-t-il. Le jeune cinéaste aurait d’ailleurs « aidé Chouâa à quitter le domicile conjugal et demandé de l'aide auprès de l'Association marocaine des droits de l'Homme [AMDH, ndlr] », précise France 24. Nous avons tenté de joindre en vain la présidente de l’Association, Khadija Riyadi pour savoir où en est le cas de Chouâa, dont l’âge également est méconnu.

Pour un changement de mentalité

Bien que titré « 475 », le jeune réalisateur ne vise pas l’abrogation de l’article 475. Son objectif : Que les mentalités changent et que le système patriarcal disparaisse. Il ne se fait cependant pas trop d’illusion et sait que le changement ne sera pas facile car, ce système « très souvent, nous a été transmis par notre famille ».
Nadir Bouhmouch entend par ce film dénoncer la condition de la femme au Maroc. Raison pour laquelle il est distribué gratuitement et intégralement disponible sur le réseau Youtube.
La tragique histoire d’Amina Filali a inspiré plus nombreux marocains. Le documentaire « 475 Break The Silence » imaginée par une jeune marocaine et annoncé en cours de préparation en octobre dernier. Le réalisateur Mohamed El Aboudi s’est également inspirée de cette triste histoire, en l'adaptant dans « Dance of Outlaws ».
Source : yabiladi
« 475 », le film (63 Mm)

Le peuple syrien dans l’épreuve : La nuisance des roitelets du Golfe

....La situation est tragique pour le peuple syrien. Les Occidentaux et leurs valets honteux du Golfe pensaient que le domino syrien c’était une promenade de santé à la tunisienne, la libyenne ou l’égyptienne. Cruelle erreur! Le régime en place a pu mobiliser autour de lui, autour de la nation la majorité des Syriens.....


Il y a une semaine, dans la plus pure tradition de la violation de la légalité internationale, la République arabe de Syrie se voyait au sein de la Ligue arabe- dépossédée de ses attributs en tant que membre de la Ligue arabe, dont elle a été parmi les premiers adhérents, au profit d’un Otni «Objet Tuant Non Identifié» appelé selon le cas de résistance, de coalition, l’armée syrienne libre, du Conseil national et naturellement de terroristes par l’Etat légaliste encore reconnu par 99% de pays. Même les Occidentaux, exception faite de la France- n’ont pas franchi le pas d’une rupture diplomatique.
Le Qatar est parvenu à obtenir l’octroi du siège de la Syrie à la Ligue arabe à la Coalition nationale de l’opposition, après d’ultimes tractations marquées notamment par la valse-hésitation de son président, Moaz Al-Khatib. La Coalition nationale a ensuite fait savoir que son Premier ministre par intérim, Ghassan Hitto, la représenterait au sommet. Dans une résolution adoptée le 6 mars au Caire, les ministres des Affaires étrangères arabes ont appelé l’opposition syrienne à ´´former une instance exécutive pour occuper le siège de la Syrie à la Ligue arabe´´, siège resté vacant depuis la suspension de Damas, en novembre 2011. Mais l’Irak et l’Algérie ont émis des réserves et le Liban ne s’est pas associé à l’appel.
Commentant cette dérive du droit, le professeur des Relations internationales de l’Université de Damas, Bassam Abou Abdallah, a indiqué à Al-Ahednews que la Ligue arabe était une ombrelle pour la mise en oeuvre des politiques américaines dans la région. Il a rappelé que ce rôle de la Ligue avait commencé depuis l’invasion de l’Irak, arrivant à la violation, à l’heure actuelle, du pacte selon lequel fut fondée cette Ligue. Selon M.Abou Abdallah, les pétromonarchies du Golfe accaparent les décisions de la Ligue. Il a noté dans ce contexte que «l’appel à l’exécution de la volonté du peuple syrien, n’a pas pris en compte l’avis des peuples des émirats et monarchies du Golfe». «Inviter l’opposition syrienne à occuper le siège vacant de la Syrie, devrait ouvrir la même voie à d’autres oppositions», a-t-il ironisé, appelant au moins à engager l’opposition bahreïnie dans les réunions de la Ligue, cette opposition étant plus légitime que pareille syrienne. (1)
L’Iran a jugé «hâtive et irrationnelle» la décision du Qatar d’autoriser l’opposition syrienne à ouvrir une représentation diplomatique à Doha. Le ministre syrien de l’Information, Omrane al-Zohbi, a dénoncé hier une «escalade» des opérations des rebelles à Damas, au lendemain de la mort de 15 étudiants dans des tirs d’obus sur un campus de la capitale. «L’armée, le peuple et le commandement de ce pays ont pris la décision décisive de défendre le pays jusqu’à la dernière minute», a-t-il assuré. (…) Selon M.Zohbi, les ordres pour mener une escalade proviennent «du Qatar, de la Turquie et de certains services de renseignements arabes et occidentaux qui tentent désespérément de faire tomber l’Etat syrien». Depuis le début de la rébellion en Syrie, qui s’est militarisée, Damas accuse l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie voisine de financer et d’armer les rebelles, qualifiés de terroristes par Bachar al-Assad. (2) Pour ajouter à l’horreur après la mort de Al Bouti, un dignitaire religieux respecté dans le monde, c’est au tour d’un autre imam Cheikh Hassan Seifeddine d’une mosquée d’Alep, la grande ville du nord de la Syrie, qui a été assassiné par des rebelles qui ont par la suite traîné son corps à terre, ´´Les ulémas d’Alep dénoncent ce crime ignoble commis par les ennemis de l’humanité qui ont assassiné cheikh Hassan Seifeddine et ont posé sa tête sur le minaret de la mosquée al-Hassan´´, a rapporté la télévision.
Qui est cette instance syrienne que l’on veut introniser ,
La situation est tragique pour le peuple syrien. Les Occidentaux et leurs valets honteux du Golfe pensaient que le domino syrien c’était une promenade de santé à la tunisienne, la libyenne ou l’égyptienne. Cruelle erreur! Le régime en place a pu mobiliser autour de lui, autour de la nation la majorité des Syriens. Les Occidentaux furent désemparés, à commencer par le tandem Sarkozy- Juppé qui mit en avant un universitaire franco-syrien, Burhan Ghalioun, et Besma Kodmani une autre chercheuse française, fille d’un ancien ambassadeur syrien en France. Rien n’y fit, ces deux dirigeants furent débarqués. On joua alors la carte d’Ahmed Moaz al-Khatib, un ancien cadre pétrolier d’Exxon: ce sera la carte américaine. Cela ne suffisant pas, les roitelets du Golfe se mélêrent et proposèrent un autre «américain» en la personne de Ghassan Hitto, le «Premier ministre» rebelle syrien choisi le 19 mars après des discussions houleuses à Istanbul. En fait, des membres importants de la Coalition, dont son porte-parole Walid al-Bounni, avaient décidé de geler leur appartenance pour ne pas participer à cette élection qu’ils jugeaient illégitime. Ce qui a amené Ahmed Moaz al-Khatib, à donner sa démission. Le chef de la coalition de l’opposition syrienne, Ahmed Moaz al-Khatib a décidé de démissionner pour condamner les conditions de l’élection du ´´Premier ministre´´ de l’opposition, Ghassan Hitto dont il estime qu’il a été poussé en avant par Qatar.
Dans toute cette tragédie pour le peuple syrien, on apprend graduellement que la révolution syrienne est en fait un bric à brac de tous ceux qui veulent en découdre, au nom de la religion, au nom du pouvoir personnel, mais surtout dans la pire tradition du mercenariat au nom d’intérêts stratégiques régionaux. Les véritables responsables de ces tueries sont les pays du Golfe avec deux tendances: celle du ventripotent émir du Qatar et celle de l’Arabie Saoudite. A laquelle il faut ajouter la Jordanie, la Turquie et les pays occidentaux.
Pendant plus d’un an et demi, les Occidentaux armaient et formaient sans retenue et dépensaient sans compter. Cependant, sur le terrain on s’aperçoit que les idéaux de liberté, de démocratie ont fait place à l’horreur alimentée à partir d’armements venant de Turquie et de Jordanie. Les Occidentaux s’apercevant que les combattants de la liberté étaient en fait des terroristes comme ceux qu’ils combattaient ailleurs…au Mali. A tout prendre, l’état laïc de Bachar El Assad, qui a permis à des communautés religieuses et ethniques de vivre en paix, était pour eux préférable à ces barbus.
«Le coup de frein, écrit Sarah Difallah, est aussi inattendu que l’accélération dont a fait l’objet ce projet porté par Paris et Londres. Que s’est-il passé? Lors de son intervention télévisée, François Hollande a annoncé que la France ne livrerait pas d’armes aux rebelles syriens sans la garantie qu’elles ne tomberaient pas aux mains de djihadistes: ´´Il ne peut y avoir de livraison d’armes à la fin de l’embargo, c’est en mai, s’il n’y a pas la certitude que ces armes seront utilisées par des opposants légitimes et coupés de toute emprise terroriste.Pour l’instant, nous n’avons pas cette certitude´´.»(3)
«Le coup de frein poursuit-elle, est aussi inattendu que l’accélération dont a fait l’objet ce projet porté de manière tonitruante, voire arrogante pour certains, par Paris et Londres. Hier soir, volte-face. Le chef de l’Etat a garanti au contraire: ´´Aujourd’hui, il y a un embargo, nous le respectons´´. Alors que la France a voulu être l’artisan d’une résolution du conflit syrien, que s’est-il passé? François Hollande a d’abord justifié ce retournement par les divisions continues au sein de la Coalition nationale syrienne. Officieusement, de nombreuses voix dénoncent la mainmise de l’Arabie Saoudite et du Qatar sur l’opposition, qui mènent une lutte interne pour en prendre le contrôle. Présenté comme un modéré, Ahmed Moaz al-Khatib était considéré comme un rempart contre l’influence des Frères musulmans et les groupes djihadistes qui se sont immiscés parmi les combattants rebelles. Par ailleurs, l’Armée syrienne libre a refusé la nomination du nouveau ´´Premier ministre´´, Ghassan Hitto, chargé de diriger les zones de la Syrie libérées. Le refus des pays de l’Union européenne a peut-être aussi convaincu de la mission hasardeuse du projet franco-britannique. Le week-end dernier, lors d’une réunion à Dublin, les 27 n’ont pas suivi. Selon les services secrets français, 200 à 250 djihadistes venus d’Irak, du Liban, d’Arabie Saoudite, d’Egypte et Maghreb combattent en Syrie. Des djihadistes venus en nombre, non pas pour instaurer un Etat démocratique, mais pour bouter hors du pays le clan alaouite de Bachar al-Assad considéré comme des hérétiques. Parmi les groupes figure le front Al-Nosra, classé sur la liste des ´´organisations terroristes´´ par les Etats-Unis et soupçonné d’avoir des liens avec Al-Qaîda.» (3)
Pourtant, la France aurait déjà commencé à livrer des armes. François Hollande avait décidé à la mi-décembre de livrer directement des armes à des groupes sélectionnés par le renseignement. en coordination avec les Britanniques et les Américains. Les cours portent notamment sur la communication cryptée. Par ailleurs, l’envoi d’armes non-létales (gilets pare-balles, système de visée nocturne…) est depuis longtemps à l’ordre du jour. (4)
Quelle est la configuration actuelle et d’où viennent les armes?
´´Si on veut éviter que la Syrie éclate et que ce soit finalement les extrémistes qui l’emportent, il faut une solution politique. Pour cela il faut qu’il y ait un rééquilibrage sur le terrain des forces militaires´´, a déclaré Laurent Fabius, sur Europe 1. Le New York Times a rapporté que des pays arabes et la Turquie avaient fortement accru leurs livraisons d’armes aux rebelles avec l’aide de la CIA américaine. Un pont aérien mis en place à petite échelle début 2012 a pris de l’ampleur ces derniers mois, ajoute-t-il. Des avions jordaniens, saoudiens ou qataris chargés de matériel ont atterri en Turquie et en Jordanie.
On sait que les divisions de l’opposition syrienne, sont le fruit des rivalités entre Doha et Riyadh. Les dissensions, lit-on dans le Nouvel Obs., au sein de l’opposition syrienne ont révélé au grand jour l’ampleur d’une lutte d’influence régionale menée, à coups d’argent, de propagande médiatique et d’armes, entre l’axe Qatar-Turquie et celui de l’Arabie Saoudite. «Notre peuple refuse qu’on lui impose une quelconque tutelle. Les différends régionaux et internationaux ont compliqué la situation», a lancé le président démissionnaire Ahmed Moaz al-Khatib. Simultanément, quelque 70 personnalités de l’opposition ont dénoncé dans un message adressé au sommet arabe une politique d’«exclusion» suivie par un courant de la Coalition, en référence aux Frères musulmans, et une «hégémonie arabe et régionale scandaleuse» sur l’opposition, allusion au Qatar. (5)
On le voit, nous sommes loin des idéaux de libération de la Syrie: «Il y a, lit-on sur le Nouvel Obs, une lutte d’influence entre deux axes principaux qui ne représentent pas toute l’opposition, mais qui sont essentiels pour l’aide matérielle et militaire: l’axe Qatar-Turquie qui soutient le mouvement des Frères musulmans et l’axe saoudien, en harmonie avec les États-Unis», a expliqué Ziad Majed, professeur de sciences politiques à l’Université américaine de Paris. «Cela a un impact sur la composition interne de l’opposition politique et l’affiliation des différents groupes militaires», a-t-il ajouté. Lors de la réunion de la Coalition la semaine dernière à Istanbul, les participants ont marqué leurs divisions entre partisans et adversaires d’un «gouvernement intérimaire» pour gérer les «zones libérées». Certains opposants ont dénoncé Ghassan Hitto, élu chef de ce gouvernement, comme «le candidat du Qatar», et d’autres ont suspendu leur appartenance au groupe. Pour M.Majed, «l’axe saoudo-américain préférait reporter la formation du gouvernement intérimaire, et l’axe Qatar-Turquie voulait le former rapidement et aurait ainsi poussé pour choisir Hitto».
La rivalité entre les riches monarchies pétrolières du Golfe et la Turquie voisine, en quête d’un rôle de puissance régionale, se traduit également sur le plan militaire. Après la réunion d’Istanbul, Riyadh a laissé entendre qu’il était «mécontent du choix de Hitto, conduisant l’Armée syrienne libre (ASL) à rejeter ce choix». Des combattants rebelles à Daraya dans la province de Damas racontent que, faute d’armes et de munitions, ils étaient sur le point de perdre la ville. Mais, précise l’un d’eux, «lorsque M.Khatib a fait son offre de dialogue avec le régime, les armes ont afflué rapidement». «Cela veut dire que les armes étaient stockées à la frontière. Mais n’étant pas favorables à l’offre de Khatib, la Turquie et le Qatar ont libéré ces armes pour favoriser une escalade sur le terrain et mettre en doute le bien-fondé de cette offre», explique un autre combattant.» (5)
Le Koweit aussi
Enfin, à tous ces donneurs d’ordre, il faut ajouter le Koweit. On lit: «Les armes envoyées par le Qatar arrivent à des groupes proches des Frères musulmans via la Turquie. En revanche, ajoute-t-il, les Saoudiens préfèrent financer et armer les conseils militaires dirigés par des dissidents de l’armée «de crainte d’un rôle croissant des islamistes radicaux», une approche appuyée par les États-Unis. Les livraisons saoudiennes arrivent par la frontière jordanienne. Quant aux combattants salafistes, dont ceux du Front al-Nosra, ils sont financés par des ONG basées notamment au Koweït, aux Émirats arabes unis, selon le spécialiste arabe de la Syrie, qui ne veut pas être cité. La rivalité régionale se joue aussi notamment dans les télévisions al-Jazeera et al-Arabiya, en compétition pour offrir une tribune aux divers groupes de l’opposition.» (5)
Dans ces conditions, on peut se demander s’il y a une cohérence dans la politique arabe vis-à-vis de la «défense» des Arabes au vu du fait qu’elle n’arrête pas de se déjuger en fonction des instructions reçues qui sont aux antipodes de l’émancipation arabe. Tout se passe comme si les Arabes se tiraient une balle dans le pied au profit de qui? La réponse nous est donnée par l’aveu de l’ancien dirigeant des services secrets israéliens (le Mossad), Shabtaï Shavit (1989-1996), qui vient de déclarer que le Qatar a joué un rôle historique en faveur d’´´Israël´´ ´´plus important que celui de la Grande-Bretagne´´,c’est ce qu’a rapporté le quotidien israélien Yediot Aharonot. Selon l’ancien chef du Mossad, le Cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, Emir du Qatar, s’était toujours rangé aux côtés des Etats-Unis et d’ «Israël» dans les dossiers régionaux. Pour Shavit, la politique étrangère du Qatar est comme le levier arabe des politiques de Tel-Aviv et de Washington» (6)
Conclusion
Tout est dit. C’est à se demander à quoi sert la Ligue arabe dans ce conclave de défaitistes qui n’a aucune influence sous la coupe égyptienne (Le siège et le poste de secrétaire général à vie sont à vie une propriété du gouvernement égyptien qui y « case » tous les anciens ministres des affaires étrangères). Une civilisation plusieurs fois millénaire qui a connu Ugarit, les religions révélées, et des équilibres invisibles – tissés depuis des centaines d’années- qui ont fait que la Syrie laïque a vu coexister dan le calme et la sérénité toutes les spiritualités est en train de subir l’outrage final de l’inexorable partition, de la guerre de tous contre tous selon le postulat d’Hobbes. L’histoire retiendra que la cupidité des hommes n’a pas de limites pour une poignée de dollars et pour une tentation d’empire, pour adouber un vassal à distance écrasant les autres au Moyen Orient , les États-Unis d’Obama, nous parait en définitive aussi déterminée que celle de Bush pour un nouveau MEPI (GMO) avec cette fois-ci, le double langage doucereux qui fait passer les mêmes volontés sous des dehors soft. Quant au peuple syrien, nous compatissons avec sa détresse et nous souhaitons un miracle : Qu’il s’en sorte ! Amen !
Professeur Chems Eddine Chitour
Ecole Nationale Polytechnique enp-edu.dz
Texte repris sur : Mondialisation.ca

Syrie : la course à l’or noir...faire en sorte qu’à l’avenir les plus grands gisements passent, par l’intermédiaire des « rebelles », sous le contrôle des grandes compagnies pétrolières occidentales.



Les réserves pétrolières assertées de la Syrie, d’un montant de 2,5 milliards de barils, sont plus importantes que celles de tous les pays environnants à l’exception de l’Irak : l’estimation vient de la U.S. Energy Information Administration, qui, en pétrole (surtout celui des autres), s’y entend. Ceci fait de la Syrie un des plus grands producteurs et exportateurs de pétrole au Moyen-Orient. Le pays possède aussi de grosses réserves de gaz naturel, utilisé jusqu’à présent pour la consommation intérieure, surtout pour alimenter en gaz les centrales thermoélectriques. Mais il y a un problème, signale l’agence étasunienne : depuis 1964, les licences pour l’exploration et l’exploitation des gisements sont réservées aux sociétés d’Etat syriennes. Ceci procurait à l’Etat, jusqu’en 2010, une entrée annuelle de plus de 4 milliards de dollars provenant de l’exportation de pétrole surtout en Europe. Mais les choses changent avec la guerre. L’ « Armée syrienne libre » s’est emparée d’importants champs pétrolifères dans la région de Deir Ezzor.
D’autres sites, dans l’aire de Rumeilan, sont contrôlés par les Kurdes du Parti d’union démocratique, hostiles cependant, aussi, aux « rebelles » avec lesquels ils se sont affrontés plusieurs fois. La stratégie Usa/Otan mise sur les « rebelles », qu’on a aidés à s’emparer des champs pétrolifères dans un double objectif : priver l’Etat syrien des revenus des exportations, déjà fortement en baisse sous l’effet de l’embargo de l’Union européenne ; faire en sorte qu’à l’avenir les plus grands gisements passent, par l’intermédiaire des « rebelles », sous le contrôle des grandes compagnies pétrolières occidentales. A cet effet, le contrôle du réseau intérieur des oléoducs et gazoducs est fondamental. Ce réseau a été saboté par les « rebelles » à plusieurs endroits, surtout dans les alentours de Homs où se trouve une des deux raffineries du pays, afin d’interrompre la fourniture de produits pétrolifères. Mais une autre mise est plus importante encore, stratégiquement : le rôle de la Syrie comme hub de couloirs énergétiques alternatifs à ceux qui passent à travers la Turquie et d’autres parcours, contrôlés par les compagnies étasuniennes et européennes.

La « guerre des oléoducs » a commencé depuis longtemps : en 2003, en envahissant l’Irak, les Etats-Unis ont immédiatement détruit l’oléoduc Kirkuk-Baniyas qui transportait en Syrie le brut irakien. Celui de Ain Zalah à Suweidiva est resté par contre en fonction. Damas et Bagdad, défiant les interdictions de Washington, ont ensuite lancé le projet de deux oléoducs et d’un gazoduc qui, à travers la Syrie, relieront les gisements irakiens à la Méditerranée et donc aux marchés extérieurs. Plus dangereux encore pour les intérêts occidentaux est l’accord stipulé en mai 2011 entre Damas, Bagdad et Téhéran : il prévoit la réalisation d’un gazoduc qui, à travers l’Irak, transportera la gaz naturel iranien en Syrie et de là aux marchés extérieurs. Ces projets, et quelques autres, déjà financés, ont été bloqués par ce que l’agence étasunienne définit comme « les conditions de sécurité incertaines en Syrie ».

Manlio Dinucci
Edition de mardi 2 avril 2013 de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
Manlio Dinucci est géographe et journaliste.

mardi 2 avril 2013

Appel à votre génèrosité pour sauver Halim,un enfant agé de 14 ans - HALIM A BESOIN DE VOUS,A BESOIN DE NOUS POUR CONTINUER A VIVRE !

TOUS ENSEMBLE NOUS ALLONS CONTRARIER LE SORT QUI A DEJA FRAPPE SES
 TROIS FRERES ET SOEUR.
 

Appel à la générosité et à la solidarité pour sauver l’enfant, Amara Abdelhalim, âgé de 14 ans, évacué, en milieu de semaine, par ses parents, en France, sans aucune prise en charge puis hospitalisé en urgence à l’Hôpital Cochin de Paris.
L’enfant présente une cardiomyopathie, une insuffisance cardiaque d’évolution rapide nécessitant une transplantation cardiaque dans les plus brefs délais.
3 de ses frères en sont morts.
Faites en sorte que ce petit survive.
 


En ce moment meme,il se bat pour rester en vie à l'HOPITAL COCHIN - SERVICE DU DOCTEUR DUBOC A PARIS - une transplantation cardiaque est envisagée dans l'urgence,l'intervention necessite 150.000 Euros - à verser 48 Heures avant l'opération.
IL A BESOIN DE NOUS TOUS POUR CONTINUER A VIVRE !
LE MOINDRE EURO COMPTE ET NOUS COMPTONS SUR VOTRE GENEROSITE ET VOTRE BON COEUR !

Pour se renseigner auprés du service de l'hopital : 01 58 4142 43

LE DOSSIER MEDICAL ET LE DEVIS CONSULTABLES SUR LE PAGE FACEBOOK "AFKTREIZE"