mercredi 4 mai 2011

ET LES CIVILS DE GAZA,QUI LES PROTEGE ?


Depuis 63 ans, le peuple palestinien ne souffre pas seulement des mesures atroces de l’occupation israélienne, mais aussi et notamment, du silence d’une communauté internationale complice des crimes israéliens contre sa population civile.
Les appels lancés à cette communauté restent sans écho et ne parviennent à changer quoique ce soit sur le terrain. Tout un peuple continue de subir les agressions, voire les massacres commis par un État criminel, au mépris du droit international et de toute valeur humaine.
On assiste actuellement à des attaques sanglantes menées par les forces d’occupation israélienne contre la population civile de Gaza, enfants, femmes, vieillards innocents, contre leurs maisons, leurs fermes, leurs jardins.

Ces enfants pensaient qu’ils pouvaient aller paisiblement à l’école, ils pensaient qu’ils pouvaient jouer en toute liberté, sans peur, ils se croyaient protégés par les droits de l’enfant, par le droit international, par des conventions internationales de protection des civils.
Les civils pensaient que, dans ce monde-là, les puissants utilisaient la force militaire pour protéger les peuples, prétexte avancé au sujet de la Libye. Oui ,mais ils ont oublié que la Palestine n’est pas la Libye, ils ont oublié que, dans la bande de Gaza, l’armée israélienne utilise même des armes interdites pour les écraser, pour assassiner les habitants, hommes, femmes,vieillards et les enfants dont elle tue l’innocence, dont, avant tout, elle anéantit les rêves.
Toute attaque contre des civils, où que ce soit, est condamnable. Or, la veille de l’attentat de Jérusalem du 23 mars dernier, attentat que le monde entier, y compris les médias, a unanimement réprouvé, à l’Est de Gaza, cinq civils, dont trois enfants de 9 à 11 ans, ont été tués par un missile israélien. Ces trois enfants jouaient au ballon dans la rue, devant leur maison : il n’y a pas de stade, ni de centre de loisirs pour eux, à cause de la situation économique et du blocus inhumain imposé par l’occupant israélien. Trois enfants sont morts sans que personne ne bouge pour mettre au pas cet État créé sur le sang et la souffrance des Palestiniens.
Dans ce monde où prime l’intérêt, les États-Unis dépendent totalement des électeurs sionistes, l’Europe divisée est incapable de réagir, elle suit la politique américaine pro-israélienne et les Nations-Unies sont manipulées par ces puissances. Les organisations internationales des droits de l’homme ne parviennent pas à faire entendre leur voix concernant ces violations .On abandonne tout principe humain, toute valeur de paix, de liberté, on ignore ces droits soit -disant défendus par un monde dit libre.
Nous, Palestiniens, attendons une solution juste et durable, nous attendons un changement dans le comportement de cette communauté internationale, nous attendons de sa part une décision courageuse aux yeux de l’histoire, nous attendons une application du droit international vis à vis de cet État qui viole ce droit. Et pour nous, dans cette expectative, une question se pose :
Et les civils de Gaza ?
Et les enfants de Gaza ?
Et les femmes de Gaza ?
Qui les protège ?
C’est à la fois une interrogation et un appel, mais surtout et avant tout, un appel, un simple appel à la conscience mondiale !
Ziad Medoukh est enseignant de français à l’université Al-Aqsa de Gaza et coordinateur du Centre de la Paix


mardi 3 mai 2011

60% DES SYNDICALISTES ASSASSINES DANS LE MONDE,LE SONT EN COLOMBIE.

En Colombie, on commet 60% des assassinats qui se présentent dans le monde(...) une violence historique, structurelle, systématique et sélective qui se traduit en un modèle de comportement de l'Etat colombien : cette violence depuis 1986, laisse au moins 2778 syndicalistes assassinés, 196 disparitions forcées et plus de 11096 faits de violence, qui constituent un génocide contre le mouvement syndical colombien.
L'organisation des victimes, un pas fondamental pour mettre un terme aux pratiques génocidaires.
La violence antisyndicale se pratique toujours dans un cadre particulier : la persistance de la crise des Droits de l'Homme, la continuité du conflit interne, l’instrumentalisation de la politique « sécurité démographique » et la militarisation de la société, qui montre des phénomènes de récidive de massacres de jeunes, des garçons et des fille. Un exemple récent dans l’Arauca (au Nord-Est) : la Présidente du « Polo Démocratique » a signalé que depuis le 7 août et jusqu'à maintenant, 50 leaders et défenseurs des Droits de l'Homme ont été assassinés. Parmi eux, des leaders qui réclamaient la restitution des terres. Il y a une nouvelle escalade de massacres, une victimisation croissante de la société colombienne démontrant la persistance des phénomènes comme le para politique, l'appui à la violence de quelques entreprises et multinationales d'un côté, les fausses bonnes nouvelles, les interceptions illégales comme le récent et dénoncé « plan Escalera », du paiement illégal d'informateurs d'un autre côté de la DAS, pour empêcher l'information des syndicats, la réorganisation paramilitaire, le soutien de l'impunité, la profonde crise social de l'emploi et la santé… Tout ça commence à être révélé et ne peut être occulté par le gouvernement.

Remarquons qu'il n'existe pas de conditions pour la réalisation des droits des victimes. Dans un premier temps, comme nous l'avions anticipé depuis le mouvement syndical et celui de quelques organisations des Droits de l'Homme, le processus de négociation et de réinsertion des groupes paramilitaires et leur instrument juridique, la loi Justice et Paix, a catégoriquement échoué. Ca a fermé les possibilités de reconstruction de la vérité, de justice et de réparations pour les victimes. Dans un second temps, on a vu les étroites limites d'un projet de Loi des victimes et du gouvernement d' « Unité Nationale » qui n'a pas consulté les organisations de victimes, ni les organisations sociales et syndicales victimes elles aussi. L'Etat s'arroge la faculté de définir qui est une victime ou qui ne l'est pas, et le thème central pour la discussion du gouvernement est le coût et le maintien fiscal, placés au-dessus des droits des victimes. En outre, le projet gouvernemental ne contient pas de réparation collective pour les organisations qui ont été détruites. Et l'Etat n'assume pas, par omission, sa responsabilité dans ce génocide.

Ainsi, nous signalons que l'Etat et le gouvernement colombien, en lien avec des entreprises, des multinationales et des acteurs juridiques, entament des actions pour essayer d'occulter le génocide. Ils développent travail diplomatique dans le but de ne pas reconnaître que le mouvement syndical continue d’être attaqué, en cherchant à imposer l'oubli à la violence systématique antisyndicale.

Des chiffres des violences

Nous nous permettons de signaler qu'à aucun moment, nous pouvons caractériser que nous sommes dans une situation de post-conflit. Au contraire, nos adhérents qui se trouvent sur presque tout le territoire national et nos organisations adhérentes souffrent de sévères violations. Si nous examinons ce qui s'est passé durant l'année 2010, il y a 39 syndicalistes qui ont été assassinés, parmi lesquels 17 éducateurs qui sont adhérents à Fecode. De plus, il persiste que chaque jour, on viole un droit à la vie, à la liberté et à l'intégrité des syndicalistes, comme cela s'est passé pendant les 25 dernières années. Entre le 1er janvier et le 30 août 2010, on a dénombré 275 violations. Parmi elles, 201 menaces, 16 attentats, 10 harcèlements, 5 enlèvements, 5 disparitions, 2 raids illégaux, 1 détention arbitraire et les homicides mentionnés. Ces faits sont des préliminaires pour l'année 2010 et inspirent un scénario de terreur pour ceux qui décident de lutter pour défendre des milliers de travailleurs et de travailleuses.

Ce phénomène est le prolongement d'une politique d'extermination et de destruction des organisations syndicales. Nos rencontres font écho à l'appel lancé à la communauté nationale et internationale pour mettre fin au génocide contre le mouvement syndical colombien. Dans cette lutte, nous avons réussi à ce que les organisations syndicales sœurs au niveau international ainsi que les organisations nationales et internationales des Droits de l'Homme se solidarisent avec notre situation. Et nous sommes également parvenus à ce que les instances comme l'OIT (Organisation Internationale du Travail), la Commission interaméricaine des Droits de l'Homme, des parlementaires et gouvernants de la communauté internationale, reconnaissent qu'en Colombie, on commet 60% des assassinats de syndicalistes qui sont perpétués dans le monde entier. Dénonciation qui a signifié la non-approbation ou ratification de Traités de libre commerce avec le gouvernement et les entreprises colombiens. C'est le cas du Traité de libre comme avec les Etats-Unis ou le groupe EFTA, des pays nordiques. Face à notre dénonciation du génocide, les rencontres avec les victimes ont rendu compte que le mouvement syndical colombien a souffert d’une violence historique, structurelle, systématique et sélective qui s'est convertie en un modèle de comportement de l'Etat colombien.

Cette violence depuis 1986, laisse au moins 2778 syndicalistes assassinés, 196 disparitions forcées et plus de 11.096 faits de violence, qui constituent un génocide contre le mouvement syndical colombien. Les régions les plus touchées sont dans l'ordre Antioquia, Santander, Valle dei Cauca, César et Magdalena. Les syndicats les plus touchés, en tenant compte des informations entre le 1er janvier 1986 et le 30 août 2010, sont Fecode et les éducateurs qui apparaissent comme les plus grandes victimes. Avec 921 homicides, suivent Sintrainagro, avec 798 homicides, USO avec 116 homicides, Anthoc avec 58 homicides, Sintraelecol avec 50 homicides, Arsonal avec 47 homicides, Sutimac avec38 homicides, et Fensuagro 37 homicides. L'analyse de cette information a mis en évidence que la violence contre le syndicalisme s'est concentré sur 15 syndicats, c'est-à-dire, 78% des homicides se sont réalisés contre les adhérents de ces organisations. On peut en déduire qu’il y a eu une violence orientée vers l'extermination des organisations syndicales au-delà de l'individu victime d'un homicide.

Ce phénomène a de profondes racines historiques, non seulement pour le mouvement syndical, mais pour beaucoup de secteurs sociaux, ethniques et politiques qui ont souffert d’une pratique d'extermination massive.
Dès l'apparition du mouvement syndical en Colombie, la violence antisyndicale a été une constante et on a imposé aux organisations et à leurs adhérents le rôle de victime par le seul fait d'exercer les droits d'association et l'exercice des libertés syndicales. Nous pouvons mentionner comme antécédents historiques les réponses violentes face aux pétitions des travailleurs, les luttes et actions historiques des travailleurs des chemins de fer, des pétroliers, des travailleurs de chantiers navals et la tristement célèbre luttes des travailleurs agricoles et des travailleurs de la banane qui réussirent leurs premières revendications, certains y laissant leur vie.

L'impunité assure la persistance du génocide syndical

Face à la grave situation de violence contre le mouvement syndical, les mesures de l'Etat ont été presque nulles. Seulement jusqu'à la moitié de l'année 2007, le ministère public et la magistrature ont entrepris une sorte de mesure, impulsée par la pression du mouvement syndical colombien et mondial, dans le cadre des discussions sur le Traité de Libre Commerce que le gouvernement de Colombie souhaitait signer avec les Etats-Unis.

L'intolérable situation d'impunité se maintient, en démontrant que l'unité spéciale du ministère public et les trois juges chargés des crimes contre les syndicalistes, n'ont pas constitué une mesure sérieuse, adéquate et effective pour réaliser des avancées. Si en 2007 on parlait d'une impunité de 100%, aujourd'hui malgré la dénonciation, la pression internationale et les différents discours de l'Etat colombien, l'impunité, pour le cas des homicides est de 96% et dans d'autres violations, l'impunité est de 99.84%. Précisons que dans la majorité des cas, on détermine des sentences pour des auteurs matériels, mais les sentences pour identifier les auteurs intellectuels de violations des Droits de l'Homme des syndicalistes sont presque inexistantes. Par conséquent, dans la mesure où on ne démonte pas les structures génératrices de violence antisyndicale, cela renvoie un message très négatif sur le haut degré d'impunité des coupables ainsi que sur la non-considération permanente des victimes du mouvement syndical.
Le mouvement syndical, et spécialement la Centrale Unitaire des Travailleurs (CUT) qui a offert 87% des victimes de la violence antisyndicale, a l'obligation morale de recueillir la mémoire et revendiquer les droits à la vérité, à la justice, à la réparation intégrale et la non re-victimisation aussi bien individuelle que collective. Il faut défendre de cette manière le droit d'exister dans le libre exercice des libertés syndicales et la défense des droits des travailleurs.

lundi 18 avril 2011

Tunisie, Egypte, Yémen, et partout dans le monde arabe,les révolutions en marche "LA PEUR CHANGE DE CAMP"

Le 04 Février 2011

Depuis tant d’années, qu’ils oppriment,qu’ils exploitent,qu’ils tuent par la torture, par des assassinats, par la faim...
Et que tout le monde le sait et que (presque) tout le monde fait semblant de l’ignorer.
Tant d’années...que cela paraissait devoir durer toujours...
Jusqu’à ce que les gens les plus simples, les plus méprisés, ceux qui sont supposés n’y rien comprendre parce que pas « politisés », pas « éduqués », pas de « l’élite » descendent en foule dans les rues pour clamer à la face du monde : ceux qui nous dirigent doivent partir!

Les élites aussi ont trahi,
Achetées, imprégnées de post-modernisme, faisant sous couvert de « respect de la différence » le jeu de la propagande la plus réactionnaire (Le régionalisme,le clanisme,etc...) raillant les droits fondamentaux des travailleurs,des chomeurs etc... méprisant le « petit peuple (les gens d'en bas) », ceux qui se prétendent « l’élite » (médias, universitaires,...) et qui en ont tous les avantages, ont été massivement les complices du système. Aucune confiance ne peut leur être faite.

Quand l’Internationale socialiste compte parmi ses responsables des Ben Ali, des Gbagbo, mais aussi des Straus-Khan (président du FMI), des Lamy (président de l’OMC) alors que le FMI et l’OMC sont des armes de destruction massive tournées contre les populations du monde, elle montre également son vrai visage : c’est le même : cynisme, corruption, répression,exploitation !
Les Peuples n'ont qu'une chose à faire des politiques : Les Chasser !
Par les Gens d'En bas - Pour les Gens d'En Haut - Levons-Nous !

De la servitude moderne - « A quoi sert à un homme de tout posséder s’il perd son âme.»

Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles." William Shakespeare"
« À force d’obéir, on obtient des réflexes de soumission.» La télévision ne rend idiots que ceux qui la regardent, pas ceux qui la font.  

La servitude moderne est une servitude volontaire, consentie par la foule des esclaves qui rampent à la surface de la Terre. Ils achètent eux-mêmes toutes les marchandises qui les asservissent toujours un peu plus. Ils courent eux-mêmes derrière un travail toujours plus aliénant, que l’on consent généreusement à leur donner, s’ils sont suffisamment sages. Ils choisissent eux-mêmes les maitres qu’ils devront servir. Pour que cette tragédie mêlée d’absurdité ait pu se mettre en place, il a fallu tout d’abord ôter aux membres de cette classe toute conscience de son exploitation et de son aliénation. Voila bien l’étrange modernité de notre époque. Contrairement aux esclaves de l’Antiquité, aux serfs du Moyen-âge ou aux ouvriers des premières révolutions industrielles, nous sommes aujourd’hui devant une classe totalement asservie mais qui ne le sait pas ou plutôt qui ne veut pas le savoir. Ils ignorent par conséquent la révolte qui devrait être la seule réaction légitime des exploités. Ils acceptent sans discuter la vie pitoyable que l’on a construite pour eux. Le renoncement et la résignation sont la source de leur malheur.

Voilà le mauvais rêve des esclaves modernes qui n’aspirent finalement qu’à se laisser aller dans la danse macabre du système de l’aliénation.
L’oppression se modernise en étendant partout les formes de mystification qui permettent d’occulter notre condition d’esclave.  A mesure que l’oppression s’étend à tous les secteurs de la vie, la révolte prend l’allure d’une guerre sociale. Les émeutes renaissent et annoncent la révolution à venir.« La nature n’a créé ni maîtres ni esclaves»,mais c'est le systéme totalitaire marchand qui les a créé.
Montrer la réalité telle qu’elle est vraiment et non telle qu’elle est présentée par le pouvoir..Seule la vérité est révolutionnaire.C’est à l’unité de toutes les forces révolutionnaires qu’il faut œuvrer. Cela ne peut se faire qu’à partir de la conscience de nos échecs passés : ni le réformisme stérile, ni la bureaucratie totalitaire ne peuvent être une solution à notre insatisfaction. Il s’agit d’inventer de nouvelles formes d’organisation et de lutte.
« Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer.Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. »

Les Révolutions dans le monde arabe : internet et les réseaux sociaux ont accentué et accéléré ce vaste processus de libération.

Les révolutions naissent avec les moyens du bord !

Les réseaux sociaux et les blogs ont-ils joué un rôle capital dans les manifestations qui ont soulevé le monde arabe ces derniers mois ? Internet est-il alors le ou l’un des vecteurs de démocratie capable d’apporter et de garantir la démocratie ?C’est la question que se posent bon nombre de dirigeants,particulièrement ceux qui règnent en despotes, depuis des décennies. Ceux qui commencent à comprendre que tout a une fin, même les pires dictatures.
Avec le rôle clé joué par les réseaux sociaux,les pouvoirs en place ne pouvaient plus manipuler la base populaire avec ses slogans nationalistes et religieux.D’autant qu’ils présentaient tous la similitude d’un règne sans partage, en phase de «monarchisation» avec l’ambition avouée de passer le relais à un membre de leur propre famille ou du clan.
 Facebook, en particulier, autrefois considéré comme un passe-temps high-tech pour adolescents désoeuvrés, apparaît désormais comme un outil politique de premier ordre.
Avec la manière dont les jeunes Révoltés ont su «manier» l’information, à travers des réseaux tels que Facebook ou Twitter,aura servi de déclencheur spontané à une prise de conscience que l’impossible d’hier, devenait d’un coup le rêve de demain,prendre à témoin le monde entier pour enfin pouvoir oser.
A travers la révolution tunisienne et Egyptienne, les manifestations qui ont entraîné la chute de leur despote montrent que les réseaux sociaux sont, sur le plan politique, beaucoup plus puissants qu’on ne l’imaginait auparavant.
les réseaux de protestation se sont organisés, ont pris force et vigueur, en fixant les lieux, dates et heures des manifestations.Des images, des témoignages qui seront vite relayés à travers tous les réseaux et blogs du pays, mais aussi de la planète pour prendre le monde à témoin.Les immolations publiques, les manifestations interdites ou l’occupation de la rue  sont les expressions physiques d’un désarroi et d’une contestation populaire qui ont fait pencher la balance en faveur des manifestants.Avec Internet, la parole du peuple est devenue davantage audible.
Ainsi, en quelques jours, des gamins ont constitué la plus forte des rédactions et surtout la plus belle efficacité que jamais le plus puissant des médias n’aurait pu se procurer.Les élites, les citadins,les jeunes générations "les combattants de la rue", éduquées, formées aux métiers et techniques nouvelles ne pouvaient se contenter de n’être que les témoins de la vie. Ils voulaient être les acteurs.
on ne pouvait plus dire, que l’on ne savait pas que la révolte était en marche. On ne pouvait plus croire que la répression était pacifique.
Les révolutions naissent avec les moyens du bord, et selon les spécialistes de l’Afrique du nord, pour les Tunisiens et les Egyptiens, un certain nombre de circonstances particulières ont fait des réseaux sociaux, et en particulier de Facebook, une arme de premier choix.
Les réseaux de télécommunications mobiles ont également aidé les gens à communiquer,quelques SMS ou connections internet suffisent à organiser, en quelque heures à peine, un immense rassemblement de foule pour faire la révolution !
Avec l’audience massive rassemblée par les blogs politiques et les pages Facebook, les manifestations sont devenues faciles à organiser,des manifestations qui se sont ensuite transformées en révolte nationale. « Facebook a joué un rôle critique ».
La jeunesse arabe,du fond de sa désespérance,a donné une formidable leçon d'espérance et de maturité politique en montrant qu'il y avait d'autres voies pour renverser les tyrans et,une formidable leçon de citoyenneté et d'humanisme
Dans de nombreux pays en développement, les internautes partagent l’enthousiasme des Tunisiens et des Egyptiens pour Facebook. Les taux d’adoption des réseaux sociaux y sont extrêmement élevés.

Contrairement à d’autres évolutions radicales qu’ont connues les télécommunications par le passé, et qui tendaient à avoir lieu d’abord dans les pays riches pour ensuite se propager aux pays pauvres, les réseaux sociaux semblent se répandre rapidement partout – et peut-être même plus vite dans les pays en développement.
Certains gouvernements ont cependant déjà entrepris de neutraliser le potentiel des réseaux sociaux en tant qu’outils politiques. En Chine par exemple, Facebook est bloqué par le système de sécurité que certains facétieux nomment la Grande Muraille Numérique de Chine.
D’un autre côté, certaines inquiétudes des utilisateurs pourraient limiter l’impact des réseaux sociaux les plus importants. La volonté des dissidents de garder l’anonymat (ce que Facebook, actuellement, ne permet pas) pourrait limiter leur valeur en tant qu’outil de mobilisation des masses.

En Afrique du Nord en tout cas, les réseaux sociaux sont clairement partis pour durer. Economiques, pratiques et plus efficaces pour former des communautés virtuelles que les modes de communications précédents, les réseaux sociaux ont de fortes chances de rester dans le paysage lorsque les mouvements de révolte s’achèveront.


"La mémoire des opprimés ne s’efface jamais,et le souvenir des événements qui la  composent ne cesse de nourrir la révolte."
  Que vivent les révolutions tunisienne,égyptienne, libyenne,..... et autres à venir !

LA LANGUE DE BOIS (Une figure théorique consistant à détourner la réalité par les mots) لغة الخشب او لغة الهف

La langue de bois ! Un langage que tout élu sérieux se doit de maîtriser, éluder les questions embarrassantes, parler pour ne rien dire.

Parce qu’on ne peut pas être au sommet de sa forme tous les jours, la radio et la télévision mettent à la disposition des hommes politiques, le générateur de la langue de bois.
D’une utilisation très simple, il vous sortira des situations les plus embarrassante et vous évitera de faire des promesses que vous n’avez pas l’intention de tenir.

Il y a trois (03) catégories, et autant dans lesquelles, je vous laisse seul juge de vous placer :

1ere catégorie : vous ne comprenez aux discours langue de bois et pensez que ceci sont d’un niveau intellectuel très élevé, démontrant ainsi l’incroyable aptitude de celui qui les prononce.

2éme catégorie : vous disséquez les discours langue de bois et votre ego pseudo-intello-étiliste, vous permet d’en extraire le sens profond,ce qui procure en vous un sentiment de supériorité et d’appartenance à une caste spirituelle hors du commun.

3éme catégorie : vous lisez attentivement les discours langue de bois et vous comprenez qu’il s’agit de généralités qui peuvent avoir un sens pour celui qui se donne la peine d’en trouver un mais qui,en réalité,n’ont aucun intérêt si ne n’est celui d’embrouiller votre esprit et de vous donner l’illusion d’entendre ce que vous voulez entendre (ce que redoute la plupart des politiques).

N.B : c'est aussi un langage que tout responsable politique sérieux ou candidat à une élection doit maitriser, parler pour ne rien dire, brosser l'électeur dans le sens du poil, autant d'exercices dans lesquels la plupart des hommes politiques excelle.

P.s : La langue de bois est l’ingrédient de certains slogans, formules très générales, censées frapper les esprits et facile à retenir, mais cachant une certaine obscurité de l’argumentation et des buts recherchés.

Les Droits de l’Homme sont les mêmes, universels et indivisibles ou à géométrie variable ?

Tandis que la fièvre révolutionnaire d'une jeunesse en mal de démocratie et de liberté promet de redessiner la carte du monde arabe,la question des droits de l'homme restent poser.
Les dictatures arabe n'ont pas été plus vertueuses que leurs maîtres coloniaux.
les pays occidentaux et l'amérique font semblant de ne rien voir."Gentil" racisme occidental : envers le monde arabe dans son ensemble.

sont passés les donneurs de leçons sur les droits de l'Homme ? ...

Les Droits de l’Homme sont les mêmes, universels et indivisibles. Prôner la défense des Droits de l’Homme de manière sélective, à la manière des pays occidentaux n’est point soutenable, ni durable dans le long terme. Les Américains comme les Européens, de droite et de gauche, s’accommodent des dictatures, africaines, arabes, asiatiques et même sud américaines tant que les régimes en place défendent leurs intérêts. Plus, comme de logique, ils sont prêts à retourner leurs vestes diplomatiques au moindre changement de pouvoir.

C’est dans la logique des choses, aujourd’hui tous rêves de pouvoir tirer le meilleur parti de relations nouvelles et «propres» avec ces nouveaux pouvoirs émergeants. C’est bien connu les affaires n’ont pas d’odeur, de religion, de patrie, et surtout d’états d’âme. Comme toujours, le premier business sera assuré avec les ONG, qui vont ouvrir le chemin. Demain les états majors politiques prendront le relais et plus tard les lobbies professionnels ou pas arriveront en conquérant.