mardi 20 septembre 2016

ETATS-UNIS : Cinq raisons pour lesquelles Trump va gagner



Chers amis, chères amies,

Je suis désolé d’être le porteur de mauvaises nouvelles, mais je crois avoir été assez clair l’été dernier lorsque j’ai affirmé que Donald Trump serait le candidat républicain à la présidence des États-Unis. Cette fois, j’ai des nouvelles encore pires à vous annoncer : Donald J. Trump va remporter l’élection du mois de novembre.

Source : http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=18540 | Traduit par Pierre-Étienne Paradis

Ce clown à temps partiel et sociopathe à temps plein va devenir notre prochain président. Le président Trump. Allez, dites-le tous en chœur, car il faudra bien vous y habituer au cours des quatre prochaines années : "PRÉSIDENT TRUMP !"
Jamais de toute ma vie n’ai-je autant voulu me tromper.
Cauchemar à Trump Street : "Un deux trois, Donald Trump vient pour toi"
Je vous observe attentivement en ce moment. Vous agitez la tête en disant : "Non Mike, ça n’arrivera pas !". Malheureusement, vous vivez dans une bulle. Ou plutôt dans une grande caisse de résonance capable de vous convaincre, vous et vos amis, que les Américains n’éliront pas cet idiot de Trump. Vous alternez entre la consternation et la tentation de tourner au ridicule son plus récent commentaire, lorsque ce n’est pas son attitude narcissique.
Par la suite, vous écoutez Hillary et envisagez la possibilité que nous ayons pour la première fois une femme à la présidence. Une personne respectée à travers le monde, qui aime les enfants et poursuivra les politiques entreprises par Obama. Après tout, n’est-ce pas ce que nous voulons ? La même chose pour quatre ans de plus ?
Il est temps de sortir de votre bulle pour faire face à la réalité. Vous aurez beau vous consoler avec des statistiques (77 % de l’électorat est composé de femmes, de personnes de couleur et d’adultes de moins de 35 ans, et Trump ne remportera la majorité d’aucun de ces groupes), ou faire appel à la logique (les gens ne peuvent en aucun cas voter pour un bouffon qui va à l’encontre de leurs propres intérêts), ça ne restera qu’un moyen de vous protéger d’un traumatisme. C’est comme lorsque vous entendez un bruit d’arme à feu et pensez qu’un pneu a éclaté ou que quelqu’un joue avec des pétards. Ce comportement me rappelle aussi les premières manchettes publiées le 11 septembre, annonçant qu’un petit avion a heurté accidentellement le World Trade Center.
Nous avons besoin de nouvelles encourageantes parce que le monde actuel est un tas de merde, parce qu’il est pénible de survivre d’un chèque de paie à l’autre, et parce que notre quota de mauvaises nouvelles est atteint. C’est la raison pour laquelle notre état mental passe au neutre lorsqu’une nouvelle menace fait son apparition.
C’est la raison pour laquelle les personnes renversées par un camion à Nice ont passé les dernières secondes de leur vie à tenter d’alerter son conducteur : "Attention, il y a des gens sur le trottoir !"
Eh bien, mes amis, la situation n’a rien d’un accident. Si vous croyez encore qu’Hillary Clinton va vaincre Trump avec des faits et des arguments logiques, c’est que vous avez complètement manqué la dernière année, durant laquelle 16 candidats républicains ont utilisé cette méthode (et plusieurs autres méthodes moins civilisées) dans 56 élections primaires sans réussir à arrêter le mastodonte. Le même scénario est en voie de se répéter l’automne prochain. La seule manière de trouver une solution à ce problème est d’admettre qu’il existe en premier lieu.
Le Boston Globe du 9 avril 2017 : "Les expulsions de sans-papiers vont commencer. Le président Trump veut tripler les effectifs de la police dees frontières. Couvre-feu et émeutes dans plusieurs villes"
Comprenez-moi bien, j’entretiens de grands espoirs pour ce pays. Des choses ont changé pour le mieux. La gauche a remporté les grandes batailles culturelles. Les gais et lesbiennes peuvent se marier. La majorité des Américains expriment un point de vue libéral dans presque tous les sondages. Les femmes méritent l’égalité salariale ? Positif. L’avortement doit être permis ? Positif. Il faut des lois environnementales plus sévères ? Positif. Un meilleur contrôle des armes à feu ? Positif. Légaliser la marijuana ? Positif. Le socialiste qui a remporté l’investiture démocrate dans 22 États cette année est une autre preuve que notre société s’est profondément transformée. À mon avis, il n’y a aucun doute qu’Hillary remporterait l’élection haut la main si les jeunes pouvaient voter avec leur console X-box ou Playstation.
Pas de chemise, pas de chaussures, pas de vote
Hélas, ce n’est pas comme ça que notre système fonctionne. Les gens doivent quitter leur domicile et faire la file pour voter. S’ils habitent dans un quartier pauvre à dominante noire ou hispanique, la file sera plus longue et tout sera fait pour les empêcher de déposer leur bulletin dans l’urne. Avec pour résultat que le taux de participation dépasse rarement 50 % dans la plupart des élections. Tout le problème est là. Au mois de novembre, qui pourra compter sur les électeurs les plus motivés et inspirés ? Qui pourra compter sur des sympathisants en liesse, capables de se lever à 5 heures du matin pour s’assurer que tous les Tom, Dick et Harry (et Bob, et Joe, et Billy Bob et Billy Joe) ont bel et bien voté ? Vous connaissez déjà la réponse. Ne vous méprenez pas : aucune campagne publicitaire en faveur d’Hillary, aucune phrase-choc dans un débat télévisé et aucune défection des électeurs libertariens ne pourra arrêter le train en marche.

"Foi, Famille, Pays"
Voici 5 raisons pour lesquelles Trump va gagner :
1. Le poids électoral du Midwest, ou le Brexit de la Ceinture de rouille

Je crois que Trump va porter une attention particulière aux États "bleus" de la région des Grands Lacs, c’est-à-dire le Michigan, l’Ohio, la Pennsylvanie et le Wisconsin. Ces quatre États traditionnellement démocrates ont chacun élu un gouverneur républicain depuis 2010, et seule la Pennsylvanie a opté pour un démocrate depuis ce temps. Lors de l’élection primaire du mois de mars, plus de résidents du Michigan se sont déplacés pour choisir un candidat républicain (1,32 million) qu’un candidat démocrate (1,19 million).
Dans les plus récents sondages, Trump devance Clinton en Pennsylvanie. Et comment se fait-il qu’il soit à égalité avec Clinton en Ohio, après tant d’extravagances et de déclarations à l’emporte-pièce ? C’est sans doute parce qu’il a affirmé (avec raison) qu’Hillary a contribué à détruire la base industrielle de la région en appuyant l’ALÉNA. Trump ne manquera pas d’exploiter ce filon, puisque Clinton appuie également le PTP et de nombreuses autres mesures qui ont provoqué la ruine de ces quatre États.
Durant la primaire du Michigan, Trump a posé devant une usine de Ford et menacé d’imposer un tarif douanier de 35 % sur toutes les voitures fabriquées au Mexique dans le cas où Ford y déménagerait ses activités. Ce discours a plu aux électeurs de la classe ouvrière. Et lorsque Trump a menacé de contraindre Apple à fabriquer ses iPhone aux États-Unis plutôt qu’en Chine, leur cœur a basculé et Trump a remporté une victoire qui aurait dû échoir au gouverneur de l’Ohio John Kasich.
L’arc qui va de Green Bay à Pittsburgh est l’équivalent du centre de l’Angleterre. Ce paysage déprimant d’usines en décrépitude et de villes en sursis est peuplé de travailleurs et de chômeurs qui faisaient autrefois partie de la classe moyenne. Aigris et en colère, ces gens se sont fait duper par la théorie des effets de retombées de l’ère Reagan. Ils ont ensuite été abandonnés par les politiciens démocrates qui, malgré leurs beaux discours, fricotent avec des lobbyistes de Goldman Sachs prêts à leur écrire un beau gros chèque.
Voilà donc comment le scénario du Brexit est en train de se reproduire. Le charlatan Elmer Gantry se pose en Boris Johnson, faisant tout pour convaincre les masses que l’heure de la revanche a sonné. L’outsider va faire un grand ménage ! Vous n’avez pas besoin de l’aimer ni d’être d’accord avec lui, car il sera le cocktail molotov que vous tirerez au beau milieu de tous ces bâtards qui vous ont escroqué ! Vous devez envoyer un message clair, et Trump sera votre messager !
Passons maintenant aux calculs mathématiques. En 2012, Mitt Romney a perdu l’élection présidentielle par une marge de 64 voix du Collège électoral. Or, la personne qui remportera le scrutin populaire au Michigan, en Ohio, en Pennsylvanie et au Wisconsin récoltera exactement 64 voix. Outre les États traditionnellement républicains, qui s’étendent de l’Idaho à la Géorgie, tout ce dont Trump aura besoin pour se hisser au sommet ce sont les quatre États du Rust Belt. Oubliez la Floride, le Colorado ou la Virginie. Il n’en a même pas besoin.

2. Le dernier tour de piste des Hommes blancs en colère

Nos 240 ans de domination masculine risquent de se terminer. Une femme risque de prendre le pouvoir ! Comment en est-on arrivés là, sous notre propre règne ? Nous avons ignoré de trop nombreux avertissements. Ce traître féministe qu’était Richard Nixon nous a imposé le Titre IX, qui interdit toute discrimination sur la base du genre dans les programmes éducatifs publics. Les filles se sont mises à pratiquer des sports. Nous les avons laissées piloter des avions de ligne et puis, sans crier gare, Beyoncé a envahi le terrain du Super Bowl avec son armée de femmes noires afin de décréter la fin de notre règne !
Cette incursion dans l’esprit des mâles blancs en danger évoque leur crainte du changement. Ce monstre, cette "féminazie" qui - comme le disait si bien Trump - "saigne des yeux et de partout où elle peut saigner" a réussi à s’imposer. Après avoir passé huit ans à nous faire donner des ordres par un homme noir, il faudrait maintenant qu’une femme nous mène par le bout du nez ? Et après ? Il y aura un couple gai à la Maison-Blanche pour les huit années suivantes ? Des transgenres ? Vous voyez bien où tout cela mène. Bientôt, les animaux auront les mêmes droits que les humains et le pays sera dirigé par un hamster. Assez, c’est assez !

3. Hillary est un problème en soi

Pouvons-nous parler en toute franchise ? En premier lieu, je dois avouer que j’aime bien Hillary Clinton. Je crois qu’elle est la cible de critiques non méritées. Mais après son vote en faveur de la guerre en Irak, j’ai promis de ne plus jamais voter pour elle. Je suis contraint de briser cette promesse aujourd’hui pour éviter qu’un proto-fasciste ne devienne notre commandant en chef. Je crois malheureusement qu’Hillary Clinton va nous entraîner dans d’autres aventures militaires, car elle est un "faucon" perché à droite d’Obama. Mais peut-on confier le bouton de nos bombes nucléaires à Trump le psychopathe ? Poser la question, c’est y répondre.
Cela dit, notre plus grand problème n’est pas Trump mais bien Hillary. Elle est très impopulaire. Près de 70 % des électeurs la considèrent comme malhonnête ou peu fiable. Elle représente la vieille manière de faire de la politique, c’est-à-dire l’art de raconter n’importe quoi pour se faire élire, sans égard à quelque principe que ce soit. Elle a lutté contre le mariage gay à une certaine époque, pour maintenant célébrer elle-même de tels mariages. Ses plus farouches détractrices sont les jeunes femmes. C’est injuste, dans la mesure où Hillary et d’autres politiciennes de sa génération ont dû lutter pour que les filles d’aujourd’hui ne soient plus encouragées à se taire et rester à la maison par les Barbara Bush de ce monde. Mais que voulez-vous, les jeunes n’aiment pas Hillary.
Pas une journée ne passe sans que des milléniaux [personnes nées entre 1980 et 2000, NdE] me disent qu’ils ne l’appuieront pas. Je conviens qu’aucun démocrate ou indépendant ne sera enthousiaste à l’idée de voter pour elle le 8 novembre. La vague suscitée par l’élection d’Obama et la candidature de Sanders ne reviendra pas. Mais au final, l’élection repose sur les gens qui sortent de chez eux pour aller voter, et Trump dispose d’un net avantage à cet effet.

4. Les partisans désabusés de Bernie Sanders

Ne vous inquiétez pas des partisans de Sanders qui ne voteront pas pour Hillary Clinton. Le fait est que nous serons nombreux à voter pour elle ! Les sondages indiquent que les partisans de Sanders qui prévoient de voter pour Hillary sont déjà plus nombreux que les partisans d’Hillary ayant reporté leur vote sur Obama en 2008. Le problème n’est pas là. Si une alarme doit sonner, c’est à cause du "vote déprimé". En d’autres termes, le partisan moyen de Sanders qui fait l’effort d’aller voter ne fera pas l’effort de convaincre cinq autres personnes d’en faire de même. Il ne fera pas 10 heures de bénévolat chaque mois, et n’expliquera pas sur un ton enjoué pourquoi il votera pour Hillary.
Les jeunes n’ont aucune tolérance pour les discours qui sonnent faux. Dans leur esprit, revenir aux années Bush-Clinton est un peu l’équivalent d’utiliser MySpace et d’avoir un téléphone cellulaire gros comme le bras.
Les jeunes ne voteront pas davantage pour Trump. Certains voteront pour un candidat indépendant, mais la plupart choisiront tout simplement de rester à la maison. Hillary doit leur donner une bonne raison de bouger. Malheureusement, je ne crois pas que son choix de colistier soit de nature à convaincre les milléniaux. Un ticket de deux femmes aurait été beaucoup plus audacieux qu’un gars blanc, âgé, centriste et sans saveur. Mais Hillary a misé sur la prudence, et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres de sa capacité à s’aliéner les jeunes.

5. L’effet Jesse Ventura

Pour conclure, ne sous-estimez pas la capacité des gens à se conduire comme des anarchistes malicieux lorsqu’ils se retrouvent seuls dans l’isoloir. Dans notre société, l’isoloir est l’un des derniers endroits dépourvus de caméras de sécurité, de micros, d’enfants, d’épouse, de patron et de policiers ! Vous pouvez y rester aussi longtemps que vous le souhaitez, et personne ne peut vous obliger à y faire quoi que ce soit.
Vous pouvez choisir un parti politique, ou écrire Mickey Mouse et Donald Duck sur votre bulletin de vote. C’est pour cette raison que des millions d’Américains en colère seront tentés de voter pour Trump. Ils ne le feront pas parce qu’ils apprécient le personnage ou adhèrent à ses idées, mais tout simplement parce qu’ils le peuvent. Des millions de gens seront tentés de devenir marionnettistes et de choisir Trump dans le seul but de brouiller les cartes et voir ce qui arrivera.
Vous souvenez-vous de 1998, année où un lutteur professionnel est devenu gouverneur du Minnesota ? Le Minnesota est l’un des États les plus intelligents du pays, et ses citoyens ont un sens de l’humour assez particulier. Ils n’ont pas élu Jesse Ventura parce qu’ils étaient stupides et croyaient que cet homme était un intellectuel destiné aux plus hautes fonctions politiques. Ils l’ont fait parce qu’ils le pouvaient. Élire Ventura a été leur manière de se moquer d’un système malade. La même chose risque de se produire avec Trump.
Un homme m’a interpellé la semaine dernière, lorsque je rentrais à l’hôtel après avoir participé à une émission spéciale de Bill Maher diffusée sur HBO à l’occasion de la convention républicaine : "Mike, nous devons voter pour Trump. Nous DEVONS faire bouger les choses !" C’était là l’essentiel de sa réflexion.
Faire bouger les choses. Le président Trump sera l’homme de la situation, et une grande partie de l’électorat souhaite être aux premières loges pour assister au spectacle.
La semaine prochaine, je vous parlerai du talon d’Achille de Donald Trump et des stratégies que nous pouvons employer pour lui faire perdre l’élection.
Cordialement,
Michael Moore

jeudi 15 septembre 2016

Espagne - 14 septembre 2016 : Barcelone accueille les Bateaux des Femmes pour Gaza pour leur voyage inaugural.



Du 12 au 14 septembre, les voiliers Amal-Hope et Zaytouna-Oliva seront amarrés au quai Bosch i Alsina, dans le port de Barcelone, où divers événements (concerts, conférences, ateliers non-violents, parade de rue et visite des bateaux) auront lieu pour dire au-revoir aux femmes qui vont partir briser le blocus de Gaza.
Selon Laura Arau, de Rumba a Gaza, le partenaire de Women Boat to Gaza - Bateau des Femmes pour Gaza (WBG) en Espagne, partir de Barcelone a un sens particulier pour la communauté sur place. "Notre ville est jumelée à Gaza depuis 1998, pourtant nous n'avons jamais pu nous rendre visite," dit-elle. "Nous voulons que nos sœurs à Gaza sachent que nous ne les oublions pas et qu'avec ces bateaux et ces femmes, nous leur envoyons un message d'espoir, d'amour et de solidarité."
Les bateaux partiront le 14 septembre pour Ajaccio, en Corse, puis feront route vers un autre port de méditerranée occidentale avant d'atteindre les côtes de Gaza début Octobre.
Pour l'étape Barcelone-Ajaccio, la liste des passages comprend Malin Björk, membre suédoise du parlement européen ; Zohar Chamberlain Regev, une israélienne qui vit en Espagne et Ann Wright, colonel de l'armée US à la retraite et ancienne diplomate qui a démissionné en 2003 en opposition à l'invasion de l'Irak.
Les participantes,qui diffèrent à chaque étape du voyage, représentent plus de 15 pays sur 6 continents. Cependant, comme l'explique Zohar Chamberlain Regev, qui préside le comité de pilotage de WBG, "alors que nous venons de milieux culturels et professionels très différents, nous partageons toutes un lien commun. Nous estimons que le blocus de Gaza et l'occupation de la Palestine sont absolument inacceptables. Et tant que les gouvernements continueront d'ignorer cette crise politico-humanitaire, nous, en tant que citoyens de bonne volonté, nous n'avons pas d'autre choix que de continuer nos tentatives de briser ce blocus inhumain."

Source : Freedom Flotilla
Traduction : MR pour ISM

lundi 5 septembre 2016

Les Saoudiennes Demandent l’Arrêt du Gardiennage : une campagne contre la domination des hommes.



Des Saoudiennes ont lancé il y a quelques semaines une campagne visant à mettre fin contre leur situation de dépendance totale vis-à-vis des hommes.

Cette initiative, menée sur les réseaux sociaux, a été lancée par Human Rights Watch et met en lumière la nature oppressive du système qui oblige les femmes d’être supervisées par un homme pour toute prise de décision importante. A ce jour, plus de 170.000 tweets joint du Hashtag #TogetherToEndMaleGuardianship 

(#EnsemblePourMettreuntermeauGardiennagedesHommes) ont été posté sur le réseau social à l’oiseau bleu, selon Voactiv.
 
Plus de 140.000 messages postés sur Twitter

Très vite, la campagne a trouvé son public en Arabie Saoudite, où il a été massivement relayé avec le hashtag (LesSaoudiennesDemandentl’ArretduGardiennage).140.000 tweets ont été postés depuis son lancement et il figure depuis, tout comme sa version anglaise, dans les sujets les plus discutés sur Twitter là-bas.

Permission du gardien

La campagne est par ailleurs accompagnée de plusieurs petits films animés produits par Human Rights Watch. On y voit toutes les conséquences de ce système, notamment le fait qu’une femme ait besoin de la permission de son gardien, qui peut-être son père, son mari voir même son fils, pour pouvoir travailler, voyager ou étudier.
«En Arabie Saoudite, la vie d’une femme, de sa naissance à sa mort, est contrôlée par un homme. Chaque Saoudienne doit avoir un gardien homme, la plupart du temps son père ou son mari, mais dans certains cas un frère ou un fils, qui a le pouvoir de prendre de grandes décisions en son nom», rappelle l’ONG dans son communiqué.
Reste à savoir si la campagne portera ses fruits ou si elle échouera à trouver écho auprès du gouvernement, comme l’initiative Women2Drive de 2011, qui visait à autoriser les femmes à conduire.
Source : sites web

Julian Assange promet d'exclure Hillary Clinton de la présidentielle avant le débat du 26 septembre.



Le lundi 26 septembre, 2016 Donald Trump et Hillary Clinton se retrouveront à l'université Hofstra à Hempstead, New York, pour expliquer au public américain comment ils vont gérer le pays en tant que président des États-Unis.
Le débat, qui est le premier débat entre les deux candidats en lice pour les élections présidentielles le 8 novembre, devait initialement avoir lieu à l'université d'État Wright dans l'Ohio, mais il a plus tard été déplacé à Hofstra, en raison de problèmes budgétaires.
Cependant, avant que le débat n'ait lieu, Julian Assange, le fondateur et rédacteur en chef de l'organisme journalistique sans but lucratif WikiLeaks, a déclaré que sa prochaine publication sur Clinton la mettra hors de la course présidentielle.
WikiLeaks publie des informations secrètes, des documents « fuités », et des médias classifiés de sources anonymes. La dernière fuite par l'organisation est les emails du Comité national démocrate (DNC), publiés en juillet 2016, révélant comment les hauts responsables du Parti démocratique se sont associés pour faire en sorte que Clinton obtienne la nomination du parti de Bernie Sanders.
La divulgation par Wikileaks a placé le Parti démocrate dans le désarroi. De plus en plus de gens présentent leurs lettres de démission, se retirant du DNC. Avant que le sénateur Sanders ne quitte le Parti démocratique, il a déclaré que la publication par WikiLeaks a montré un DNC corrompu qui n'est pas digne de confiance. Le sénateur du Vermont a ensuite appelé à une refonte totale du DNC.
Dans le même temps Sanders a appelé à un nouveau DNC, alors président de l'organisme à ce moment, Debbie Wasserman Schultz a démissionné. Beaucoup d'autres fonctionnaires subalternes du DNC ont aussi démissionné plus tard.
Politico a rapporté récemment que le directeur financier du DNC, Jordan Kaplan se retire également en raison de son implication dans les e-mails publiés par WikiLeaks.
La révélation par WikiLeaks a provoqué la colère de nombreux partisans de Sanders, qui ont depuis dit qu'ils ne voteront pas pour Clinton parce qu'elle a triché au concours pour devenir candidate du parti.
Bien qu'il ait perdu, Sanders a tiré plus de 12 millions de votes lors du concours avec Clinton. Les commentateurs politiques disent que si beaucoup de ceux qui ont voté pour Sanders refusent de voter pour Clinton dans les élections présidentielles de novembre, elle va perdre le concours avec Trump.
Cependant, il semble que Clinton pourrait même ne pas avoir la chance de figurer sur le bulletin de vote contre Trump. Assange a dit que Clinton a commis une «extorsion» par un battage médiatique autour des craintes sur la possibilité d'une victoire républicaine, afin d'attirer les électeurs de gauche.
Assange a également affirmé qu'il a en sa possession des emails condamnant la façon dont Clinton a fait des accords secrets avec les sponsors de l'organisation terroriste, l'Etat soi-disant islamique d'Irak et de Syrie (ISIS). Assange a dit que les transactions secrètes de Clinton avec ce commanditaire ISIS ont donné lieu à d'énormes fonds donnés à la Fondation Clinton venant du sponsor.
Il a poursuivi que le Federal Bureau of Investigation ne peut ignorer ces documents accablants qui seront bientôt rendus publics. Assange a fait cette dernière demande dans une interview avec le journaliste britannique, Afshin Rattansi de Russian Today.
« Nous avons plus d'informations et nous publierons tout quand le moment sera venu, certains de ces documents peuvent mettre Hillary Clinton hors concours », a dit Assange à Rattansi dans l'interview.
Assange a ajouté que Bernie Sanders obtiendra la nomination après le départ de Clinton, comme il est celui qui détient le reste des voix des délégués du parti.
Ci-dessous une transcription de l'entrevue de Rattansi qui a eu lieu avec le fondateur de WikiLeaks sur la prochaine divulgation, qui exclura Clinton de la course présidentielle.
Rattansi : « S'il y a une illégalité dans les e-mails en suspens, le président Obama pourrait vraisemblablement agir et porter des charges contre Hillary Clinton ? Indépendamment de si vous êtes sur le point de publier tout courriel qui signifierait que James Comey et le FBI n'auraient pas d'autre choix que d'arrêter Hillary Clinton ? »
Assange : « Notre point de vue est que le FBI possède déjà la preuve pour qu'un grand jury l'inculpe… Mais un procureur doit demander à un grand jury d'inculper. Et si le procureur ne fait pas la demande, le grand jury ne fera pas la mise en accusation. Mais notre prochaine divulgation peut être importante pour son exclusion car c'est quelque chose que le FBI ne peut pas négliger ! »
Rattansi : « Quelle sera la date à laquelle vous publierez cette divulgation ? »
Assange : « Je ne vais pas révéler la date exacte mais je peux vous promettre que cela mettra Hillary Clinton hors de la course présidentielle avant le débat du 26 septembre. »
Selon les commentateurs politiques, si les documents qui seront publiés par Assange justifient l'acte d'accusation de Clinton, le sénateur Sanders va la remplacer par les règles du Parti démocrate. À l'heure actuelle, tout le monde est tranquillement en attente qu’Assange et son équipe publient cette bombe, l'exclusion de Clinton et son remplacement par le sénateur Sanders.
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