samedi 26 mars 2016

Belgique : Le Belgistan et le prix des politiques idiotes. Bruxelles et plusieurs autres villes belges ont servi de centre de refuge à tous les volontaires qui voulaient combattre le pouvoir syrien.




Lorsque vous sortez de la gare de train de la capitale Bruxelles, pour un moment vous vous croiriez à Kandahar, ou dans une ville contrôlée par «Daech». Des quartiers entiers ont pris le teint du wahhabisme que ca soit de la manière dont les habitants s’habillent ou la présence remarquable du voile à la manière de la Burqa Afghan comme ils l’appellent en Europe. S’ajoute à cela les écoles wahhabites visiblement répandues. Ce qui est encore plus surprenant c’est que certains cheikhs du wahhabisme pratiquent leurs prières et leur Da’wa dans les lieux publics et dans le marché sous les yeux de la police, avec le consentement des autorités belges.
Il est bien connu que les prédicateurs salafistes dans les rues belges sont plus nombreux que les membres des Témoins de Jéhovah. Les wahhabites ont également des capacités financières plus importantes que ces derniers. L’Arabie saoudite, le Qatar et certaines associations soutenues par le pouvoir des émirats arabes unis financent les wahhabites. Ce qui laisse penser que la situation en Belgique est le résultat d’un plan pré-dessiné et d’une politique bien précise, loin des termes de la tolérance et de la liberté d'expression.
Les partisans des courants takfiris wahhabites en Europe se vantent de leur influence remarquable en Belgique, unique en son genre en Europe. Plusieurs centres wahhabites se situent à quelques centaines de mètres du centre de l’OTAN à Bruxelles. Plusieurs cafés aux propriétaires wahhabites ont même été ouverts à proximité du centre. Avant d’entrer au centre de l’Union Européenne vous pouvez vous arrêter dans un café et être servis par un homme portant une robe courte et des chaussures Adidas ! Des wahhabites Afghans ont récemment ouvert des boulangeries dans les environs du centre.
Plus encore les États-Unis ont joué un rôle important, et fondamental, en faveur de la présence d'adeptes wahhabites takfiris en Europe en général et en Belgique en particulier depuis les années quatre-vingt lors de la guerre contre l'Afghanistan.
La Ville de Bruxelles attirait beaucoup de volontaires pour la guerre contre l'ex-Union soviétique, les associations wahhabites lançaient des discours anti-communiste et anti-orthodoxes.
Les «missionnaires» wahhabites français et flamands circulaient librement en Belgique, ils venaient droit d’Afghanistan pour amasser des fonds et inciter les jeunes à aller en Afghanistan.
Après l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak la relation entre les autorités belges et les wahhabites s’est dégradée mais avec le déclenchement de la guerre contre la Syrie, l’alliance entre ces deux partis s’est rétablie.
Bruxelles et plusieurs autres villes belges ont servi de centre de refuge à tous les volontaires qui voulaient combattre le pouvoir syrien. Des vols directs se faisaient de Bruxelles vers un aéroport militaire turc près d’Istanbul où les volontaires étaient emmenés dans un centre de formation militaire à Gazi-Entab pour deux semaines puis envoyés en Syrie sous la tutelle des services de renseignements turcs. Le «front al-Nosra» était le choix favori des volontaires, mais après l’apparition de «Daech» tous les terroristes provenant d’Europe ont rejoint ce groupe pour combattre en Irak et en Syrie.
Selon des informations exclusives au site Al-ahed, la présence de l’organisation takfiri «Daech» en Europe est divergente non organisée, mais en contact avec les dirigeants de «Daech» en Irak. La plupart des organisations et des associations wahhabites avaient prêté serment d’allégeance à l’organisation «Daech» de manière implicite.
Les partisans du wahhabisme se rassemblaient dans des cafés appelant à la déclaration ouverte et publique de leur allégeance à «Abou Baker Al-Baghdadi» et son organisation. Tout cela se faisait sans aucune réaction de la part des autorités belges, qui considèrent ces groupes comme des alliés potentiels dans la guerre contre la Syrie et l’Irak.
En Belgique et en France, les organisations de la mafia de l’argent, de la drogue et des armes se sont croisées avec les organisations wahhabites. Ces derniers comptaient sur la mafia pour assurer les armes, les fonds nécessaires et la drogue en coordination avec la mafia turque présente en Europe. Les mafiosos ont permis le retour de nombreux terroristes ayant combattu en Syrie et en Irak vers l’Europe. Ces combattants aux expériences militaires importantes et aux idées wahhabites takfiris ont trouvé que l’Europe était un foyer opérationnel idéal, de la France jusqu’en Belgique.
En raison de leur nombre considérable dans les pays européens ils peuvent circuler facilement et déplacer leurs opérations suicides dans toute l’Europe. Delà une question majeure se pose quelle capitale européenne sera ciblée la fois prochaine?
Nidal Hamadeh
Source : Al-Ahednews

vendredi 25 mars 2016

Les inégalités, ces détonateurs de grandes révoltes.



La voie est ainsi ouverte dans le maquis des injustices sociales vers une alternative de rupture avec les règles imposées par les oligarchies financières, pour les seuls intérêts des marchés.

Creusement des «inégalités sociales» de toute nature et «instabilité» à travers le monde… quelle lecture avoir du lien entre ces deux constats?
Premiers éléments incontournables: les inégalités sont inhérentes au système capitaliste, elles sont au cœur de sa logique de fonctionnement, il s’en nourrit.
L’extrême pauvreté, la misère sont le levier des grands mouvements de révolte, quand elles n’en sont pas directement à l’origine. Dès lors, l’instabilité qu’entraînent les inégalités se mesure sans doute à l’aune des luttes sociales, des combats et des pressions syndicales, politiques, associatives, comme à travers les soubresauts qui secouent les sociétés, les tensions géopolitiques et les rapports entre pays riches et pays pauvres.
L’histoire récente, celle du printemps arabe, illustre bien le rôle moteur des inégalités dans les soulèvements révolutionnaires contre les dictatures. C’est le suicide par le feu, le 17 décembre 2010, du marchand ambulant tunisien Mohamed Bouazizi qui déclencha le soulèvement populaire contre le régime dictatorial de Ben Ali. L’acte désespéré traduisait l’extrême frustration d’une jeunesse condamnée à vivre d’expédients, à végéter dans des régions de l’intérieur laissées à l’abandon, alors que les richesses du pays se concentrent sur le Nord côtier, autour des villes et des sites balnéaires, dans un autre monde, inaccessible.
Le printemps tunisien est né sur les terres de misère, les inégalités ont été le ferment de la colère, entraînant dans son élan les couches moyennes qui aspi­raient à la démocratie. Tout comme d’ailleurs dans les autres pays arabes traversés par des vents de révolte. «Là où se sont produits des soulèvements massifs (Bahreïn, Égypte, Libye, Syrie, Tunisie et Yémen), ce vaste front des groupes les plus défavorisés de la société a été rejoint par l’essentiel des couches moyennes», analysait très justement, en mai2012, dans les colonnes du «Monde diplomatique», Gilbert Achcar (1).
Stratégies néocoloniales et échange inégal...
Les soulèvements populaires de même ampleur en Amérique latine ripostaient aux politiques néolibérales «d’ajustements structurels» imposées par les créanciers, FMI et Banque mondiale, durant les années 1990. Politiques qui ont creusé les inégalités et précipité des millions de citoyens dans la pauvreté. Ces crises salutaires ont mis à bas les régimes néolibéraux soutenus par les États-Unis et l’UE, lesquels avaient alors largement profité des opportunités offertes par ces configurations économiques fondées sur la seule logique du profit, la satisfaction des besoins sociaux restant, au mieux, marginale. Le sociologue James Petras (2) évoque ce «capitalisme prédateur», rappelant que dans l’Amérique latine des années 1990, «plus de 5000 industries d’exploitation des ressources naturelles, banques, télécommunications et autres industries lucratives, sont passées aux mains de multinationales étrangères et de capitalistes locaux. Des intérêts élevés sur les bonds, les prêts et les loyers de transferts technologiques ont enrichi les capitalistes du Nord, alors même que la pauvreté augmentait dans le Sud». Là est l’autre dimension des inégalités à travers le monde, celle qui prend appui sur les puissances financières et la supériorité militaire pour installer des gouvernements fantoches, déployer des stratégies néocoloniales afin de frayer le chemin à des firmes tentaculaires, organiser le pillage des ressources, l’accaparement des terres arables et des ressources naturelles et entretenir l’échange inégal qui fait la prospérité et le progrès des uns, une minorité de pays riches, aux dépens des autres.
Mais que l’on se rassure, la pauvreté «recule», disent les experts, qui mesurent la lente diminution des inégalités dans les pays émergents, avec l’apparition des classes moyennes en Chine, en Inde, au Brésil… L’Observatoire des inégalités note ainsi «une réduction spectaculaire» de la pauvreté en Asie de l’Est et Pacifique: «En 2011, 161millions de personnes vivent avec moins de 1,25 dollar par jour dans cette région du monde (soit 7,9% de la population), alors qu’elles étaient plus d’un milliard en 1981 (78% de la population).» L’Afrique subsaharienne reste en revanche «le seul continent où le nombre de personnes extrêmement pauvres a augmenté. Ce chiffre a même doublé: 210 millions en 1981, à 415millions en 2011», précise l’Observatoire. Un contexte d’inégalités extrêmes, comparées à la richesse sans cesse croissante dans le monde occidental. Un abîme. La paupérisation massive de ces populations est aujourd’hui pain bénit pour les hordes de djihadistes. Ils y trouvent le terreau idéal pour prospérer et s’enraciner. Les dégâts provoqués par une telle inégalité figurent à n’en point douter parmi les plus graves au monde.
Cette « stabilité » qui ne profite qu’aux riches…
Ce sont, enfin, les mêmes politiques d’austérité qui creusent les inégalités dans les pays de l’Europe libérale, entérinent les disparités dans les dispositifs sociaux. En Grèce, les ménages les plus pauvres ont perdu près de 86% de leurs revenus, tandis que les plus riches n’ont perdu qu’entre 17 et 20% des leurs, selon une étude commandée par l’institut allemand de recherche macroéconomique (IMK). En Espagne, selon l’OIT, l’écart entre le dixième de la population le plus riche et le dixième le plus pauvre s’est creusé de 20% entre 2006 et 2010, et la tendance s’est poursuivie depuis. La statistique en la matière est abondante. Elle dessine une courbe croissante des inégalités à travers tout le continent. Quelque 84 millions de personnes (16,9%) vivaient en dessous du seuil de pauvreté en 2011, révèle Eurostat. Conséquence directe de cette dégradation dans une Europe à plusieurs vitesses: la montée en puissance des luttes sociales. Madrid, Rome, Lisbonne, Dublin… partout, les laissés-pour-compte s’insurgent contre une «stabilité» qui ne profite qu’aux riches, laissant des millions de citoyens sur le carreau.
En Grèce, ces derniers ont porté le mouvement de gauche Syriza au pouvoir et soutiennent son bras de fer avec les créanciers. La voie est ainsi ouverte dans le maquis des injustices sociales vers une alternative de rupture avec les règles imposées par les oligarchies financières, pour les seuls intérêts des marchés. Mais pas seulement. En France, le Front national ne s’enracine-t-il pas à la faveur des disparités territoriales, du recul des services publics? N’engrange-t-il pas sans difficulté des voix dans les régions au taux de chômage élevé? Les inégalités, autant de détonateurs sur un terrain miné, peuvent aussi conduire au pire.
Source: L'Humanité Dimanche

Terrorisme : L’Europe, la cible.



Au nom de la liberté des peuples, les Américains et l’Europe ont semé le chaos et la désolation dans des pays (Afghanistan, Irak, Libye, Syrie) laissant derrière eux des femmes, des enfants, des hommes et des vieillards affamés et réduits à l’émigration.

Peut être faudrait-il s’attarder un peu sur les raisons de ces attentats. Il serait trop simple de se borner à penser que ces fanatiques ont décidé tout à coup de semer la terreur dans cette Europe colonialiste.
 La soif de profits, la volonté de s’approprier les richesses du sol et du sous sol du moyen Orient à conduit l’empire financier à utiliser des stratégies visant à déstabiliser les régimes en place tantôt soutenant tel chef d’Etat et tantôt tel autre. Ces capitalistes Occidentaux n’ont pas hésité à armer et à former des rebelles s’opposant au régime en place Afghanistan, Irak, Libye, Syrie. Au nom de la liberté des peuples, les Américains et l’Europe ont semé le chaos et la désolation dans ces pays laissant derrière eux des femmes, des enfants, des hommes et des vieillards affamés et réduits à l’émigration.
 Les bandes armées et organisées sont devenues incontrôlables, elles se sont regroupées pour jeter hors de leurs pays ces occidentaux prétentieux et envieux de leur pétrole. Face à l’impérialisme américain et européen ils ont utilisé comme stratégie de guerre « le terrorisme ». Si par nature la guerre est condamnable le recours aux kamikazes est abjecte sournois et lâche. Les victimes sont des civils, des gens qui n’ont rien à voir avec les politiciens responsables de cette situation. Pourtant afin de semer la psychose parmi les populations, ces extrémistes, au nom d’une religion manipulée, dont le dogme est interprété, recrutent au sein de jeunes victimes d’une situation économique désastreuse en Europe.
 Oui agir ainsi c’est condamnable tout comme les politiciens devenus hommes de main de l’empire financier, qui ont les mains entachées du sang de ces victimes.
 Il ne suffit pas d’appeler à l’unité, de jouer les va-t-en-guerre pour sécuriser les populations surtout quand la musique ne correspond pas aux paroles. D’un coté on fait la guerre aux extrémistes djihadistes et de l’autre on cire les bottes des dictateurs du Qatar ou d’Arabie Saoudite. Quand Hollande décore un prince saoudien de la légion d’honneur n’y a-t-il pas là une attitude équivoque ?? Quand le Qatar finance le club du Paris St Germain et que dans le même temps il finance les terroristes n’y a-t-il pas là encore une autre équivoque ??
 Décidément pour le fric, l’empire de la finance est capable de tout. Aidé par ses politiciens conservateurs et réformateurs ensemble sont responsables de cette situation. Si nous devons lutter contre la terreur djihadistes, nous devons aussi mener combat contre la dictature de l’empire financier, contre ces patrons manipulateurs et ces banques qui ruinent nos économies.

jeudi 24 mars 2016

Belgique : L’horreur à Bruxelles et les erreurs de l’Europe. Les attentats de Bruxelles montrent ainsi que la branche extérieure de «Daech» est désormais bien implantée dans les pays européens et peut agir rapidement et à grande échelle.



En frappant Bruxelles d’une façon aussi atroce, les terroristes de «Daech» n’ont pas seulement visé une capitale européenne, celle de la Belgique, ils ont surtout attaqué la capitale de l’Union européenne et à travers elle tous les pays d’Europe. Une fois le choc passé, l’enquête, disent les médias français et belges, avance à grand pas et montre un lien entre les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et l’arrestation de Salah Abdelsalam il y a quelques jours dans le quartier de Molenbeck. Cet homme est accusé d’être le cerveau des attentats de Paris et il constitue donc une grande prise pour la police belge qui compte l’extrader en France. Mais si le lien entre son arrestation et les attentats du 22 mars à Bruxelles est vérifié cela signifie que les terroristes ont la capacité de réagir rapidement et de frapper simultanément ou presque quatre fois au cœur de la capitale belge, près du quartier européen l’un des plus sélects de la ville ainsi que l’aéroport international qui constitue une plaque tournante vers les autres pays européens et vers l’Afrique. Indépendamment du traumatisme causé chez les habitants et l’ensemble des populations européennes, le coup est dur pour la police belge mais aussi pour toutes les polices d’Europe. Les dirigeants politiques belges ont eu beau affirmer que les attaques étaient prévisibles, surtout après celles qui avaient visé Paris, les médias ne sont pas avares en critiques pour incompétence, manque de coordination et vigilance. Les analystes et autres experts en terrorisme se succèdent sur les chaînes de télévision européennes et insistent sur les rapports étranges existant entre les milieux radicaux et les mafias des trafiquants de drogue (pour protéger le trafic de drogue, il faut des armes et pour les porter il faut des voyous disent les analystes qui sont rapidement récupérés par les milieux extrémistes), la population elle ne voit qu’une chose, c’est qu’elle a désormais peur et elle ne se sent plus en sécurité dans sa démocratie européenne.
En réalité, les terroristes ont réussi leur coup macabre en parvenant à semer le doute et l’angoisse dans les sociétés occidentales et en montrant la fragilité d’un système que les dirigeants européens croyaient infaillible. La Belgique est ainsi considérée comme le premier pays européen à envoyer des extrémistes en Syrie depuis le début de la guerre. Au point que certains pensaient que ces extrémistes étaient encouragés à quitter le sol belge pour aller combattre en Syrie, dans l’espoir qu’ils soient tués sur place ou qu’ils restent en Syrie, comme cela le pays sera débarrassé d’eux à moindres frais. Mais les calculs belges se sont avérés faux et de nombreux extrémistes sont rentrés en Europe et notamment en Belgique, prêts à semer la terreur dans les pays qui les ont accueillis. Les attentats de Bruxelles montrent ainsi que la branche extérieure de «Daech» est désormais bien implantée dans les pays européens et peut agir rapidement et à grande échelle. Elle a les effectifs, les moyens et les cibles toutes prêtes, puisqu’il s’agit de faire le plus de mal possible en attaquant le plus grand nombre de civils. Elle a en plus l’audace et la détermination, ainsi qu’une haine immense envers tout ce qui ne lui ressemble pas. Bref, les facteurs nécessaires pour agir sans complexes et sans le moindre remords. De plus, les démocraties européennes ne permettent pas une lutte radicale contre cette mouvance avec les freins posés par les associations des droits de l’homme, ainsi que le respect de la diversité religieuse et ethnique, sans parler d’une certaine ignorance du mode de fonctionnement des milieux extrémistes.
Cette méconnaissance est due au fait que depuis des années, les dirigeants européens ont essentiellement compté sur la coopération entre leurs services de renseignements et ceux des pays du Moyen Orient pour démanteler les réseaux potentiels, les filières terroristes et neutraliser les extrémistes. Mais depuis que l’Occident a décidé de mener la guerre aux Etats en place pour les remplacer par un pouvoir proche des Frères musulmans, la coopération entre leurs services et ceux des régimes brusquement jugés dictatoriaux a été rompue. Les services de renseignements européens se sont donc retrouvés totalement ignorants de ce qui se passe dans les mouvances extrémistes, ayant renoncé à faire des infiltrations par des agents au profit de l’utilisation massive des moyens technologiques modernes. Mais ce que ces services de renseignements n’ont pas compris c’est que les cellules radicales et terroristes savent aussi utiliser les moyens technologiques. Ce qui leur a permis d’ailleurs de se développer avec une telle rapidité dans les sociétés occidentales. Ces cellules connaissent aussi parfaitement les failles dans les systèmes européens et les utilisent à fond. Il ne s’agit donc pas d’une vague éphémère et désorganisée, mais d’une véritable réseau tentaculaire bien implanté en Occident et qui sait comment le frapper pour le faire douter de lui-même et de la justesse de ses valeurs. A la place de l’ouverture, du dialogue, de l’acceptation de l’autre et des valeurs de tolérance, «Daech» prône la haine, le rejet, la violence et les sociétés homogènes bâties sur des convictions radicales qui n’ont d’autre objectif que de détruire tout ce qui ne leur ressemble pas. Déjà, dans les sociétés européennes, des voix s’élèvent pour plaider en faveur d’un repli sur soi et du refus de la diversité. L’Europe est donc réellement menacée par «Daech» et ses semblables mais elle ne peut pas lutter seule contre ce danger. Elle a besoin non seulement de l’aide des autres puissances mais aussi des pays de la région, notamment de la Syrie, une Syrie stabilisée et laïque. Mais c’est sans doute trop demander aux Européens qui, malheureusement n‘en finissent  pas de recevoir les coups durs et atroces, sans se décider à reconnaître qu’ils ont eu tout faux au Moyen orient depuis au moins 5 ans.
Par Soraya Hélou
Source : French.alahednews