dimanche 11 janvier 2015

Terrorisme musulman : à qui la faute ? L’Occident fabrique des monstres musulmans. Parmi les groupes radicaux musulmans créés et injectés dans divers pays musulmans par l’Occident, on trouve al-Qaïda, mais aussi, plus récemment, ISIS (également connus comme ISIL – ou Etat Islamique - NdT).



Il y a cent ans, il aurait été inimaginable de voir deux hommes musulmans entrer dans un café ou un transport en commun, puis se faire exploser, en tuant des dizaines. Ou de massacrer l’équipe d’un magazine satirique à Paris ! C’eut été inconcevable.

Quand vous lisez les mémoires de Edward Said, ou que vous parlez à des vieux à Jérusalem-Est, il est clair que la grande partie de la société palestinienne était résolument laïque et modérée. On se souciait de la vie, de la culture et même de la mode, plus que de dogmes religieux.
On pourrait dire la même chose à propos de nombreuses autres sociétés musulmanes, dont celles de la Syrie, de l’Irak, de l’Iran, de l’Egypte et de l’Indonésie. Les vieilles photos parlent d’elles-mêmes. C’est pourquoi il est si important d’étudier les anciennes images encore et encore, avec soin.
L’islam n’est pas seulement une religion ; c’est aussi une énorme culture, une des plus grandes de la Terre, qui a enrichi notre humanité avec certaines des réalisations scientifiques et architecturales les plus importantes, et d’innombrables découvertes dans le domaine de la médecine. Les musulmans ont écrit de la poésie magnifique, et composé de la belle musique. Mais surtout, ils ont développé certains des premières structures sociales dans le monde, dont d’énormes hôpitaux publics et les premières universités au monde, comme l’Université Al Quaraouiyine à Fès, au Maroc.
L’idée de « social » était naturel chez de nombreux politiciens musulmans, et si l’Occident n’avait pas brutalement interféré en renversant les gouvernements de gauche et en mettant sur le trône les alliés fascistes de Londres, Washington et Paris, presque tous les pays musulmans, dont l’Iran, l’Egypte et l’Indonésie, seraient probablement socialistes aujourd’hui, sous la houlette de dirigeants très modérés et majoritairement laïcs.

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Dans le passé, de nombreux dirigeants musulmans se sont levés contre le contrôle du monde par l’occident, et de grandes figures comme le président indonésien, Ahmet Sukarno, étaient proches des partis et des idéologies communistes. Sukarno a même forgé un mouvement anti-impérialiste mondial, le mouvement des non-alignés, qui a été clairement défini au cours de la Conférence de Bandung en Indonésie, en 1955.
C’était un contraste frappant avec la chrétienté conservatrice, orientée vers les élites, qui prévalait chez nous avec ses dirigeants fascistes et ses colonialistes, avec ses rois, ses commerçants et ses grandes oligarchies.
Pour l’Empire, l’existence et la popularité des dirigeants musulmans progressistes, marxistes, régissant le Moyen-Orient ou l’Indonésie riche en ressources naturelles, était quelque chose de tout à fait inacceptable. S’ils consacraient leurs richesses naturelles à améliorer la vie de leurs populations, qu’allait-il en rester pour l’Empire et ses sociétés ? Il fallait l’arrêter par tous les moyens. L’Islam devait être divisé et infiltré par des radicaux et des cadres anti-communistes et ceux qui se fichent pas mal du bien-être de leur peuple.
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Presque tous les mouvements radicaux de l’islam d’aujourd’hui, partout dans le monde, sont liés au wahhabisme, une secte réactionnaire ultra-conservatrice de l’Islam, qui contrôle la vie politique de l’Arabie Saoudite, le Qatar et d’autres fidèles alliés de l’Occident dans le Golfe.
Pour citer le Dr Abdullah Mohammad Sindi :
« Selon les archives historiques, il est très clair que, sans l’aide des Britanniques, ni le wahhabisme, ni la Maison des Saoud n’existeraient aujourd’hui. Le wahhabisme est un mouvement fondamentaliste d’inspiration britannique dans l’Islam. Grâce à sa défense de la Maison des Saoud, les États-Unis soutiennent également le wahhabisme directement et indirectement indépendamment des attaques terroristes du 11 Septembre, 2001. Le wahhabisme est violent, d’extrême-droite, ultra-conservateur, rigide, extrémiste, réactionnaire, sexiste, et intolérant ... »
L’Occident a donné son plein appui aux wahhabites dans les années 1980. Ils ont été utilisés, financés et armés, après que l’Union Soviétique ait été attirée dans l’Afghanistan et dans une guerre acharnée qui a duré de 1979 à 1989. À la suite de cette guerre, l’Union Soviétique s’est effondrée, épuisée à la fois économiquement et psychologiquement.
Les Moudjahidine, qui combattaient les Soviétiques ainsi que le gouvernement de gauche à Kaboul, ont été encouragés et financés par l’Occident et ses alliés. Ils sont venus des quatre coins du monde musulman, pour livrer une « guerre sainte » contre les infidèles communistes.
Selon les archives du Département d’Etat des Etats-Unis :
« Des contingents de soi-disant Arabes afghans et de combattants étrangers qui voulaient mener le djihad contre les communistes athées. Parmi eux était un jeune Saoudien nommé Oussama ben Laden, dont le groupe arabe a fini par devenir al-Qaïda »,
Parmi les groupes radicaux musulmans créés et injectés dans divers pays musulmans par l’Occident, on trouve al-Qaïda, mais aussi, plus récemment, ISIS (également connus comme ISIL – ou Etat Islamique - NdT). ISIS est une armée extrémiste qui est née dans les « camps de réfugiés » sur les frontières turco-syriennes et jordano-syriennes, et qui a été financés par l’OTAN et l’Occident pour lutter contre le gouvernement syrien (laïc) de Bachar al-Assad.
Ces implants radicaux ont servi à plusieurs fins. L’Occident les utilise comme des sous-traitants dans les guerres menées contre ses ennemis - les pays qui sont encore à travers du chemin de la domination totale du monde par l’Empire. Ensuite, à un moment donné, lorsque ces armées extrémistes « échappent à tout contrôle » (elles le font toujours), elles pourront servir d’épouvantails et comme justification de la « guerre contre le terrorisme », ou, comme lorsque ISIS a pris la ville de Mossoul, comme une excuse pour un réengagement des troupes occidentales en Irak.
Des histoires sur les groupes musulmans radicaux ont été constamment exposées sur les premières pages des journaux et des magazines, ou montrées sur les écrans de télévision, rappelant aux lecteurs « à quel point le monde est vraiment dangereux », « combien l’intervention de l’Occident est importante », et par conséquent, combien la surveillance est importante, combien les indispensables mesures de sécurité le sont ainsi que les énormes budgets de « défense » et les guerres contre d’innombrables Etats voyous.

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D’une civilisation pacifique et créative, qui penchait vers le socialisme, les nations musulmanes et l’Islam lui-même, se sont retrouvés soudainement désorientés, dupés, déjoués, infiltrés par des implants religieux et idéologiques étrangers, et transformés par les idéologues et les propagandistes occidentaux en une « menace considérable », les sommets et les symboles du terrorisme et de l’intolérance.
La situation est totalement grotesque, mais personne ne rit - trop en sont morts ; trop a été détruit !
L’Indonésie est l’un des exemples historiques les plus frappants du fonctionnement de ces mécanismes de destruction des valeurs musulmanes progressistes
Dans les années 1950 et au début des années 1960, les Etats-Unis, l’Australie et l’Occident en général étaient de plus en plus « préoccupés » par la position progressiste, anti-impérialiste et internationaliste du président Sukarno, et de la popularité croissante du Parti communiste indonésien (PKI). Mais ils étaient encore plus préoccupés par la version éclairée, socialiste et modérée de l’Islam indonésien, qui était clairement en train de se rapprocher des idéaux communistes.
Les idéologues et « décideurs » chrétiens anti-communistes, dont le fameux jésuite Joop Beek, infiltrèrent l’Indonésie. Ils y mirent en place des organisations clandestines, idéologiques et paramilitaires, pour aider l’Occident à planifier le coup d’Etat qui pendant et après 1965 a coûté la vie de 1 à 3 millions d’êtres humains.
Façonné en occident, la propagande anti-communiste et anti-intellectuelle propagée de manière extrêmement efficace par Joop Beek et ses cohortes a également contribué à un lavage de cerveau de nombreux membres de grandes organisations musulmanes, les poussant à rejoindre le meurtre des progressistes, immédiatement après le coup d’Etat, ignorants qu’ils étaient que ce n’était pas seulement le communisme qui avait été choisi comme la principale cible de la « cinquième colonne » chrétienne et pro-occidentale à l’intérieur de l’Indonésie, ou plus précisément, que la cible était l’Islam libéral et progressiste.
Après le coup d’Etat de 1965, le dictateur fasciste parrainé par l’Occident, le général Suharto, a employé Joop Beek comme son principal conseiller. Il s’est également appuyé idéologiquement sur les « étudiants » de Beek. Economiquement, le régime lui-même était lié à des magnats des affaires, principalement chrétiens, dont Liem Bian Kie.
Dans le pays musulman le plus peuplé de la planète, l’Indonésie, les musulmans furent mis à l’écart, leurs partis politiques « non fiables » interdits pendant la dictature, et à la fois le politique (de manière couverte) et l’économie (de manière ouverte) sont passés sous le contrôle strict d’une minorité chrétienne pro-occidentale. À ce jour, cette minorité a son réseau complexe et venimeux de guerriers anti-communistes, de cartels et de mafias d’affaires très soudés, de médias et « structures éducatives » y compris d’écoles religieuses privées, ainsi que des prédicateurs religieux corrompus (beaucoup ont joué un rôle dans les massacres de 1965), et d’autres collaborateurs à la fois avec le régime local et mondial.
L’islam indonésien a été réduit à une majorité silencieuse, majoritairement pauvre et sans aucune influence notable. Il ne fait la une des journaux que lorsque ses militants frustrés vêtus de blanc saccagent des bars, ou lorsque ses extrémistes, dont beaucoup sont liés aux Moudjahidine et la guerre soviéto-afghane, font sauter des discothèques, hôtels ou restaurants à Bali et à Jakarta.
Ou le font-ils vraiment ?
L’ancien Président de l’Indonésie et religieux musulman progressiste, Abdurrahman Wahid (forcé à démissionner par les élites), m’a dit un jour : « Je sais qui a fait sauter l’Hôtel Marriott à Jakarta. Ce n’était pas une attaque des islamistes ; c’était les services secrets indonésiens, pour justifier leur existence et leur budget, et pour plaire à l’Occident ».

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« Je dirais que l’impérialisme occidental n’a pas tellement forgé une alliance avec les factions radicales mais qu’il les a plutôt créé », m’a dit, à Londres, mon ami et leader intellectuel musulman progressiste, Ziauddin Sardar.
Et M. Sardar de continuer :
« Il faut comprendre que le colonialisme a fait beaucoup plus que simplement endommager les nations et les cultures musulmanes. Il a joué un rôle majeur dans la suppression et la disparition éventuelle de la connaissance et de l’apprentissage, de la pensée et de la créativité, de cultures musulmanes. Le rencontre coloniale a commencé par l’appropriation de la connaissance et de l’apprentissage de l’Islam, qui est devenu la base de la « Renaissance européenne » et des « Lumières » et s’est soldé par l’éradication de cette connaissance et de l’apprentissage à la fois des sociétés musulmanes et de l’histoire elle-même. Il l’a fait à la fois par l’élimination physique - la destruction et la fermeture des établissements d’enseignement, l’interdiction de certains types de connaissances autochtones, éliminant penseurs et érudits locaux - et en réécrivant l’Histoire comme l’histoire de la civilisation occidentale qui englobe toutes les histoires mineurs des autres civilisations ».
De l’espoir né après la Seconde guerre mondiale à l’obscurité totale du présent – quel chemin long et terrible ce fut !
Le monde musulman est maintenant blessé, humilié et confus, presque toujours sur la défensive.
Il est mal compris par les étrangers, et souvent même par ses propres gens qui sont fréquemment obligés de compter sur les vues occidentales et chrétiennes du monde.
Ce qui rendait la culture de l’Islam si attrayante - la tolérance, l’apprentissage, la préoccupation pour le bien-être des personnes - a été amputée de la sphère musulmane, détruite de l’étranger. Il n’en est resté que la religion.
Aujourd’hui, la plupart des pays musulmans sont gouvernés par des despotes, par les cliques militaires ou corrompus. Tous étroitement liés à l’Occident et son régime et intérêts globaux.
Comme ils l’ont fait dans plusieurs grandes nations et empires de l’Amérique centrale et du Sud, ainsi qu’en Afrique, les envahisseurs et les colonisateurs occidentaux ont réussi à anéantir totalement de grandes cultures musulmanes.
Qui furent remplacées par la cupidité, la corruption et la violence.
Il semblerait que tout ce qui est basé sur des bases différentes, non-chrétiennes, est en train d’être réduit en poussière par l’Empire. Seules survivent les cultures les plus grandes et les plus coriaces.
Chaque fois qu’un pays musulman tente de revenir à son essence, de fonctionner d’une manière socialiste ou à vocation sociale - que ce soit l’Iran, l’Egypte, l’Indonésie, ou beaucoup plus récemment l’Irak, la Libye ou la Syrie - il se voit sauvagement torturé et détruit.
La volonté de son peuple est brisé sans ménagement et les choix démocratiquement exprimés sont renversés.
Pendant des décennies, la Palestine s’est vue refuser la liberté, ainsi que ses droits humains fondamentaux. Israël et l’Empire crachent sur son droit à l’autodétermination. Le peuple palestinien est enfermé dans un ghetto, humilié et assassiné. Pour certains d’entre eux, la religion est tout ce qui leur reste.
Le « printemps arabe » a déraillé et s’est éteint presque partout, de l’Egypte à Bahreïn, et les anciens régimes et les militaires sont de retour au pouvoir.
Comme les peuples africains, les Musulmans paient un prix terrible pour être nés dans des pays riches en ressources naturelles. Mais ils sont aussi brutalisés pour avoir, avec la Chine, la plus grande civilisation de l’histoire, celle qui a éclipsé toutes les cultures de l’Occident.

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Le christianisme a pillé et brutalisé le monde entier. L’Islam, avec ses grands Sultans tels que Saladin, a résisté aux envahisseurs, en défendant les grandes villes d’Alep et de Damas, Le Caire et Jérusalem. Mais dans l’ensemble, il était plus intéressé par la construction d’une grande civilisation que par le pillage et les guerres.
Maintenant presque personne en Occident ne connaît Saladin ou les grandes réalisations scientifiques, artistiques ou sociales du monde musulman. Mais tout le monde est « bien informé » à propos de ISIS. Bien sûr, tout ce qu’ils connaissent d’ISIS est que c’est un « groupe extrémiste islamique », et ignorent qu’il s’agit d’un des principaux outils utilisés par les Occidentaux pour déstabiliser le Moyen-Orient.
Tandis que la France est en deuil pour la mort des journalistes dans les bureaux de la revue satirique Charlie Hebdo (indéniablement un crime terrible !), à travers toute l’Europe c’est encore l’islam qui est décrit comme brutal et militant, et non l’Occident avec sa doctrine chrétienne fondamentaliste post-croisade, qui ne cesse de renverser et d’abattre tous les gouvernements et systèmes modérés, laïcs et progressistes dans le monde musulman, en laissant les musulmans à la merci des fanatiques dérangés.

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Au cours des cinq dernières décennies, environ 10 millions de musulmans ont été assassinés parce que leurs pays ne servaient pas les intérêts de l’Empire, ou parce qu’ils n’étaient pas serviles, ou tout simplement parce qu’ils représentaient un obstacle. Les victimes étaient Indonésiennes, Irakiennes, Algériennes, Afghanes, Pakistanaises, Iraniennes, Yéménites, Syriennes, Libanaises, Egyptiennes et citoyens du Mali, de la Somalie, de Bahreïn et de nombreux autres pays.
L’Occident a identifié les monstres les plus horribles, leur a jeté des milliards de dollars, les a armés, leur a donné une formation militaire de pointe, puis les a lâchés.
Les pays qui cultivent le terrorisme, l’Arabie saoudite et le Qatar, sont quelques-uns des plus proches alliés de l’Occident, et n’ont jamais été punis pour l’exportation de l’horreur partout dans le monde musulman.
De grands mouvements musulmans sociaux comme le Hezbollah, qui est actuellement engagé dans un combat à mort contre ISIS, mais qui a également galvanisé le Liban au cours de sa lutte contre l’invasion israélienne, sont sur les « listes terroristes » compilées par l’Occident. Cela explique beaucoup de choses à ceux qui veulent bien y prêter attention.
Vu du Moyen-Orient, il semble que l’Occident, comme pendant les croisades, vise à la destruction absolue des pays musulmans et de la culture musulmane.
Quant à la religion musulmane, l’Empire n’en tolère que la version servile - celle qui accepte le capitalisme extrême et la position mondiale dominante de l’Occident. Le seul autre type tolérable de l’Islam est celui qui est fabriqué par l’Occident lui-même et par ses alliés dans le Golfe - désigné pour lutter contre le progrès et la justice sociale ; celui qui dévore ses propres enfants.

ANDRE VLTCHEK
Source : Le Grand Soir

samedi 10 janvier 2015

L’attaque terroriste contre Charlie Hebdo porte la marque des réseaux Gladio….Avec la récente attaque à Paris vraisemblablement perpétrée par des terroristes que la France a armé et soutenu au Moyen Orient et en Afrique du Nord, la responsabilité du gouvernement français est engagée.



En effet, d’un côté le président Hollande condamne les attentas à Paris, alors que de l’autre il continue à appeler à l’armement et au soutien opérationnel du réseau terroriste dont est issue cette même attaque, afin de poursuivre la campagne de terreur et de violence en Syrie.
La France, en tant que pays membre de la coalition conduite par l’OTAN, a armé, aidé et financé les terroristes d’Al-Qaïda pendant des années,en Libye afin de renverser le régime de Muammar Kadhafi, et a continué jusqu’à aujourd’hui en armant et en hébergeant des terroristes de l’organisation sous fausse bannière Al-Qaïda, incluant l’Etat Islamique, cela à l’intérieur du territoire syrien et à ses frontières.
Avec la récente attaque à Paris vraisemblablement perpétrée par des terroristes que la France a armé et soutenu au Moyen Orient et en Afrique du Nord, la responsabilité du gouvernement français est engagée. Il est en effet coupable d’avoir apporté un soutien matériel à une organisation terroriste qui vient de tuer des citoyens français, dont deux policiers, pas seulement sur le sol français, mais dans la capitale elle même.
Dans l’article du New York Time intitulé « 12 morts dans l’attaque terroriste contre le journal Charlie Hebdo », les éléments suivants sont rapportés :
Des hommes masqués armés de fusils automatiques ont ouvert le feu dans les bureaux d’un journal satirique français mercredi à Paris, selon la police, tuant 12 personnes avant de s’enfuir à bord d’une voiture.
Le président François Hollande a affirmé que l’attaque perpétrée contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo, était « sans l’ombre d’un doute » un acte terroriste et a relevé l »alerte nationale au risque terroriste à son plus haut niveau. Il a dit que plusieurs attaques avaient été déjouées les semaines précédentes.
Cependant, en dépit du fait qu’Hollande feigne de se sentir concerné et outragé par cet attentat, le gouvernement français a préconisé et présidé à l’armement des groupes terroristes dans le monde arabe afin de détruire les nations les unes après les autres et remodeler la région entière selon les intérêts géopolitiques et économiques occidentaux, phénomène qui a débuté avec le « printemps arabe » de 2011.
Le Washington Post signalait en 2011 dans un article intitulé « La France envoie des armes aux rebelles syriens » que :
Des membres des autorités françaises ont annoncé mercredi que la France avait armé les rebelles en Libye, c’est la première fois qu’un pays membre de l’OTAN admet officiellement qu’il fournit une aide militaire directe à l’opposition au gouvernement, dans un conflit qui dure bien plus longtemps que ce à quoi beaucoup des décideurs politiques s’attendaient.
Alors que son prédécesseur, l’ancien président Nicolas Sarkozy, a lancé le dépeçage de la Libye dans le sillage de l’intervention de l’OTAN, en fournissant des armes et une couverture aérienne aux terroristes qui commettaient des atrocités et se livraient à un véritable génocide, Hollande a continué la politique édictée sous Sarkozy en Libye mais également en Syrie.
L’attaque a été menée par des professionnels de type « Gladio »
Les vidéos qui sont parues de l’attaque à Paris montrent un armement lourd que les militants manipulent de manière experte, avec précision et discipline, ce qui est clairement le résultat d’une formation de type militaire. Quelques soient les relents d’Al-Qaïda qu’ils dégagent, ils sont le produit du réseau global de terroristes que l’occident a délibérément créé et perpétué jusqu’à ce jour, dans le but de mener une « guerre à la terreur » contre ses propres citoyens aussi bien que mener des guerres régionales par procuration contre ses ennemis.
La complicité française dans l’armement des militants en Syrie spécialement, est depuis longtemps un sujet de discorde et de craintes pour certains critiques qui ont averti depuis des années des risques de retournement des djihadistes contre la France. Il est inhabituel que la France ou l’un de ses partenaires du vaste réseau d’états sponsorisant la terreur globale, n’ait pas anticipé un tel retournement dramatique et ait été incapable de prévenir une telle attaque si elle le désirait. En d’autres termes, l’attaque de Paris ressemble à une attaque menée par le réseau Gladio de l’OTAN contre les populations européennes dans le but insidieux de manipuler la perception de l’opinion publique aussi bien que le paysage politique local. Financés par les états-unis, entraînés au Royaume-Uni et maintenus sous la forme de groupes paramilitaires extrémistes à travers l’Europe durant la Guerre Froide, les réseaux « Stay Behind » de l’OTAN ont supposément été créés afin de pouvoir être activés dans le cas d’une invasion soviétique de l’Europe de l’Ouest. Au lieu de cela, ils ont été utilisés pour mener des attaques sous fausse bannière, tuant et mutilant des centaines d’européens au moyen d’atrocités attribuées à l’Union Soviétique et à ses sympathisants locaux. Les attentats et les assassinats ont été utilisés par l’OTAN pour manipuler l’opinion publique et offrir un soutien aux groupes politiques opérant sous l’influence de l’OTAN.
De la même manière, Al-Qaïda et ses franchises, dont la plus récente et la plus connue est ISIS, sont utilisées simultanément comme une menace intérieure contre certains pays et un corps expéditionnaire de mercenaires.
En effet, d’un côté le président Hollande condamne les attentas à Paris, alors que de l’autre il continue à appeler à l’armement et au soutien opérationnel du réseau terroriste dont est issue cette même attaque, afin de poursuivre la campagne de terreur et de violence en Syrie.
Indépendamment de toute enquête et de ses conclusions, le fait que l’OTAN ait organisé de telles attaques par le passé contre les peuples qu’elle prétend protéger fait de l’organisation et des leaders politiques à la tête de ses états membres, les principaux suspects, à la fois incapables de mener une enquête impartiale sur l’attaque récente et incapables d’en empêcher une nouvelle, comme si ces dernières étaient conçues non pas par des forces situées à l’extérieur des frontières européennes, mais par des ennemis intérieurs extraordinairement dangereux.
Tony Cartalucci,
8 janvier, 2015
Article original : Landdestroyer 
Traduction Guillaume Borel pour  lesmoutonsenrages.fr

vendredi 9 janvier 2015

Je suis le peuple. C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches. Victor Hugo, L'Homme qui rit.

Mon deuil et ma douleur vont à mon pays qui a produit une sous-population de jeunes sans éducation, sans culture, sans travail, sans avenir, avec pour échappatoire le vol, le deal, les trafics, les règlements de comptes, ou le crime au service de dieu.
C’est sur les criminels qu’il faut pleurer en les abattant ou en les traînant devant une justice qui ne s’avoue pas bourgeoise mais qui, comme les escaliers de la butte, est dure aux malheureux. Et bien dérisoire quand elle est le reflet des peurs de la société... Ils sont ma douleur.
Eux, les malheureux, ne me font pas rire bien qu’ils offrent quotidiennement une caricature de la vie et permettent de manière sporadique à des clowns sinistres de sortir de leur boîte au bout d’un ressort, de plastronner au nom de la liberté, de la République, devenue soudain fraternelle, égalitaire ; mais qui mettent jour après jour un peuple à bas en le réduisant à mendier dans les rues, à être mal logé, mal chauffé, mal nourri, mal transporté, mal payé et réduit au chômage sans perspectives. Et en tentant de l’abrutir en prime.
Et comme ce peuple est sans espoir, il lui reste à se rassembler pour se réchauffer un moment autour de bougies dans la rue, lui qui ne sait quoi faire quand il s’agit de défendre ses prérogatives, sa dignité et son pain.
Je suis le peuple, nous sommes tous le peuple au quotidien, et la semaine et le dimanche, enfin... nous qui ne sommes pas les parasites dont il ne sait s’épouiller.
Mauris DWAABALA
Source : Le Grand Soir

France : User nos semelles sur le froid macadam pour cautionner les chefs d’Etat européens ? Ah bon ! Quelle liberté de la presse ?



La suite de l’attentat contre Charlie Hebdo est comme une deuxième mort. Quand, face aux caméras de télévision, on ne trouve rien de mieux que Caroline Fourest et Philippe Val pour défendre la liberté de la presse, c’est qu’elle-même a décampé.
L’attentat de Richard Lenoir n’en est pas seulement un contre un hebdomadaire et ses héros, il en cache un autre, celui qui fait crier des dizaines de milliers de français venus dans la rue pour défendre la « liberté de la presse ». Quelle liberté ? Celle de Dassault, de Lagardère, de Bergé, Pigasse et Niel, celle de Drahi ou Rothschild, de Pinault ou d’Arnaud ? Les hommes au bon cœur, en sortant de chez eux pour manifester la haine qu’ils éprouvent pour les ennemies de la liberté, n’ont pas imaginé qu’en allant ainsi user leurs semelles sur le froid macadam, ils cautionnaient le système. Celui qui fait que la presse est moribonde, étouffée par ses mensonges, par ses oublis, par ses réseaux et de son peu de goût pour cette maxime venu des États Unis, mais qui me plait quand même : le journaliste est là pour réconforter les faibles et affliger les puissants.
Le pompon, comme le cordon du poêle que l’on doit tenir en ce jour de deuil, c’est le débarquement de Sarkozy à l’Élysée. Sarko is back, la belle image. Sorti du bavardage inutile avec Hollande, de son moment de connivence entre professionnel de la politique, on a pu entendre le nouveau président de l’UMP dauber sur « le système de sécurité français qui n’est pas adapté ». Il faut oser.
Qui a organisé l’islam de France autour de l’UOIF au point que ce chef d’œuvre vient d’être couché par les Émirats Arabes Unis sur la liste des organisations terroristes ? Qui a soufflé sur le feu en Syrie avant de semer le chaos en Libye pour en faire deux nouvelles patries du djihad ? Principalement Sarkozy et ses compères du Qatar.
Après la tuerie de Charlie le temps est venu, non point d’ouvrir les prisons et de donner plus des fusils aux gendarmes. Le temps est venu d’un mea culpa. Il faut qu’un tribunal international juge tous les politiciens, essentiellement ceux de Washington, de Ryad et de Doha, qui ont inventé et nourri le djihad et son esprit, celui qui nous frappe aujourd’hui.
Rappelons nous combien Ben Laden était un gentil garçon quand, aux côtés de la CIA, il se battant en Afghanistan contre les soviétiques.
Rappelons-nous l’indifférence occidentale aux tueries perpétrées en Algérie par les sbires du GIA, dès qu’ils sont rentrés au pays leur campagne afghane terminée.
Rappelons-nous que les États-Unis refusent toujours de publier 28 pages du rapport officiel sur les attentats du 11 septembre. Feuillets qui mettent en cause la complaisance de l’Arabie Saoudite pour les guérilleros ailés de Manhattan.
Peine perdue, demain nous passerons le micro à des Zemmour ou des Houellebecq puisqu’il semble que ce soit avec ces remèdes que les médias, et ceux qui les possèdent, entendent faire rendre gorge aux mahométans tout en sauvegardant la liberté de la presse.
Jacques-Marie Bourget
Source : Le Grand Soir

dimanche 4 janvier 2015

ETATS-UNIS : Plan "Patience stratégique" contre les pays pétroliers !... A la patience stratégique d’Obama, il faut opposer la résistance stratégique des peuples.



Guerre économique tous azimuts !
Venezuela : LES Etats-Unis CHERCHENT A BRISER LES PAYS PÉTROLIERS AVEC LE PLAN "Patience stratégique"

Caracas, 3 janvier AVN - Le professeur cubain Eliades Acosta a soutenu samedi qu’après les déclarations du président des Etats-Unis, Barack Obama, publiées par le journal financier Financial Times, l’intention de son Gouvernement d’attaquer l’économie des pays producteurs de pétrole avec un plan qu’il a intitulé "Patience Stratégique" est évidente.
"Il s’agit de l’ utilisation et du développement intentionnel de certaines tendances parce qu’elles vont causer des dégâts aux économies de ces pays, c’est déclaré et publié par le Financial Times dans un article dans lequel Obama explique en quoi consiste sa politique en ce moment et comment il intègre dans celle-ci la chute du pétrole et ce plan stratégique géopolitique, il l’appelle simplement "Patience stratégique", un terme assez cynique et politiquement correct pour définir les mécanismes de pression qui essaient de créer des difficultés aux peuples" a déclaré Acosta lors d’une interview dans l’émission La Patria Nueva diffusée par Radio Nacional de Venezuela (RNV).

Acosta a dénoncé le fait que les Etats-Unis maintiennent une guerre contre des nations qui ont une ligne indépendante et a considéré que ce n’est pas un hasard si l’économie du Venezuela, de l’Iran, de la Russie, de l’Algérie, de la Bolivie, de l’Equateur, du Nigeria, ont été touchées.
"Ce sont des pays indépendants, dignes, libres et souverains qui sont en train de mettre en place des sociétés alternatives (...) des pays qui pour diverses raisons, ne s’intègrent pas dans le monde géopolitique que les Etats-Unis ont dessiné pour l’avenir", a-t-il noté.

Acosta a signalé que ces actions de la part de l’empire nord-américain sont dues à une tentative désespérée pour récupérer une hégémonie perdue et prétendre sauver un système économique en banqueroute.
"Ici, on a démontré d’une façon dramatique et claire que ce marché aveugle, efficace, indépendant, qu’ils ont voulu nous vendre dans le monde mondialisé n’existe pas et n’a jamais existé, c’est un marché sujet aux pressions, aux diktats des empires et des centres du pouvoir mondial à buts géopolitiques", a-t-il assuré.
Il a recommandé aux peuples indépendants de continuer à résister à ces attaques et de renforcer leurs économies en cherchant d’autres alternatives.

"A la patience stratégique d’Obama, il faut opposer la résistance stratégique des peuples, c’est à dire, essayer de minimiser les dégâts, chercher une série de mesures alternatives pour renforcer les économie, ne pas rester sans rien faire face à une agression de ce type et continuer à faire la révolution", a-t-il déclaré.

source en espagnol : Assoc. CUBA SI
http://www.avn.info.ve/contenido/an...