mercredi 5 février 2014

France : Une justice politique en plein "non-droit" ?... Appel à soutien : être solidaire de Georges Ibrahim Abdallah n’est pas un délit !

Fait rarissime, le Tribunal administratif de Montreuil a suspendu la délibération d’un conseil municipal qui a fait du Libanais Georges Ibrahim Abdallah - maintenu en prison en France depuis 1984, alors qu’il est libérable depuis 1999 - le citoyen d’honneur de sa Ville.

Appel à soutien : être solidaire de Georges Ibrahim Abdallah n’est pas un délit !
Nous dénonçons avec la plus grande fermeté la suspension décidée par le Tribunal administratif de Montreuil le 31 janvier 2014 de la délibération votée par le Conseil municipal de Bagnolet, qui a fait de Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais, le citoyen d’honneur de la Ville.
Nous sommes scandalisés par le motif totalement insensé et ridicule avancé par le Préfet du 93, Préfet à l’initiative de la plainte auprès du Tribunal, qui est que « Georges Ibrahim Abdallah n’a rien fait de bénéfique pour la ville ». Nous demandons à ce que le préfet explique ce que Gilad Shalit, citoyen d’honneur de Paris, a fait de « bénéfique pour la capitale ». Nous sommes surtout abasourdis de constater que le Tribunal a décidé de suivre le préfet dans l’absurde en invoquant le « défaut d’intérêt local » pour justifier sa décision. La délibération a pourtant été motivée par une pétition très massivement signée par la population bagnoletaise. Que de considération pour la démocratie locale !
Nous considérons que la « suspension » décidée par le Tribunal est politique, et qu’elle s’inscrit dans le cadre de l’offensive menée tambour battant depuis que le 15 décembre 2013, Georges Ibrahim Abdallah a été fait citoyen d’honneur. L’offensive a été menée avec acharnement sur plusieurs fronts à coups de désinformations médiatiques, d’attaques conjointes de l’UMP, du PS, du CRIF et d’associations héritières de l’Algérie française, et de censure du meeting que le G.A.B (Groupe des Associations de Bagnolet) avait organisé le 16 janvier 2014 pour exiger la libération de Georges Ibrahim Abdallah.
Nous condamnons le racisme d’État dont est à nouveau victime le combattant Arabe qu’est Georges Ibrahim Abdallah, lui qui est maintenu en prison alors qu’il est libérable depuis 1999. Il paye aussi le fait de ne rien renier de son combat anti-capitaliste, anti-sioniste et anti-impérialiste. Sous la pression des États-unis et d’Israël, l’État français tient en otage de manière « extra-ordinaire » et en toute illégalité le plus vieux prisonnier politique d’Europe. Le fait qu’un tribunal suspende la délibération d’un conseil municipal est tout à fait rarissime. Le traitement d’exception réservé à Georges Ibrahim Abdallah se prolonge donc, même après plus de 30 ans d’emprisonnement !
Nous accusons le pouvoir en place de vouloir empêcher que le combat héroïque que continue à mener Georges Ibrahim Abdallah ait de l’influence sur les quartiers populaires, et que n’émergent de ces quartiers de massives revendications anti-impérialistes et anti-sionistes. Nous accusons le pouvoir en place de vouloir faire jurisprudence en empêchant Bagnolet, grande ville aux portes de Paris traditionnellement pro-palestinienne, de devenir un modèle à suivre pour d’autres villes. Nous dénonçons le pouvoir en place qui cherche à imposer à tout prix sa ligne idéologique, ne souffrant aucune opposition, et à censurer la lutte anti-sioniste, de plus en plus diabolisée et criminalisée.
Le Tribunal Administratif de Montreuil n’a fait pour l’instant que suspendre la délibération faisant de Georges Ibrahim Abdallah le citoyen d’honneur de Bagnolet. Nous demandons au Tribunal de respecter la délibération du Conseil municipal et de mettre fin à cette scandaleuse affaire.
 Mais quelque soit la décision définitive du Tribunal, Georges Ibrahim Abdallah est, et restera, le citoyen d’honneur de la ville de Bagnolet, pour tous les Bagnoletais, pour tous ceux qui militent depuis des années pour sa libération, pour tous les militants de la cause palestinienne, et pour tous ceux qui sont simplement épris d’égalité et de justice.
Soutien au Conseil municipal de Bagnolet ! Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah !
Groupe des Associations de Bagnolet (G.A.B)
 

lundi 3 février 2014

A quoi ça sert qu’Oncle Sam se décarcasse ?... la Maison Blanche se déclare "atterrée" par la "torture" de l’opposant Dmytro Boulatov en Ukraine.

Nous apprenons, aujourd’hui 31 janvier 2014, que la Maison Blanche se déclare "atterrée" par la "torture" de l’opposant Dmytro Boulatov en Ukraine (les guillemets autour du mot "torture" figurent dans le titre original tiré du magazine Le Point).
Il y a effectivement de quoi être atterré. Après avoir crée le plus grand réseau de torture officialisé de la planète, l’Administration US ne pouvait manquer cette occasion unique pour illustrer son hypocrisie.
A moins qu’il ne s’agisse d’un authentique cri du cœur de psychopathes : "Pourquoi ? Mais POURQUOI avoir fait ça ? C’est incroyable, alors que nous avons crée Guantanamo pour ça !".
Théophraste R.
Source : Le Grand Soir

jeudi 30 janvier 2014

Maroc : Le maroc exploite honteusement la tragédie des réfugiés syriens pour nuire à l’Algérie ….Dans cette histoire invraisemblable, le Maroc inverse les faits. La réalité est que les autorités marocaines ont voulu se débarrasser des réfugiés syriens vers l’Algérie à travers cette frontière hermétiquement close.

Plutôt que de s’occuper de la sécurité des Marocains face aux réseaux terroristes djihadistes qui pullulent dans le royaume, les services marocains concentrent leurs moyens, notamment à travers certains médias aux ordres, pour attaquer l’Algérie voisine en l’accusant d’avoir « refoulé » des réfugiés syriens vers le Maroc. Alors que c’est ce dernier qui cherche à se débarrasser d’eux !
Le bidonnage médiatique grossier monté de toutes pièces par les services de renseignements marocains à propos de la prétendue expulsion de réfugiés syriens, dont des femmes et des enfants, du territoire algérien vers le Maroc, s’est vite dégonflé.
De quoi s’agit-il exactement ? Il y a quelques jours, un groupe de réfugiés syriens qui se trouvait au Maroc a été obligé par la police marocaine à entrer en Algérie à travers la frontière terrestre qui séparent les deux pays, fermée depuis de longues années et interdite à tous. Aucun Algérien ou Marocain, et à plus forte raison, aucun étranger n’a le droit de la franchir dans un sens ou dans l’autre. Rappelons que l’Algérie avait fermé cette frontière terrestre (ce n’est pas le cas pour les liaisons aériennes et maritimes) suite à l’imposition abusive d’un visa d’entrée pour les Algériens, contrairement aux règlements de l’Union du Maghreb arabe dument signés par le Maroc. Il s’agissait de la part du Maroc d’une réaction intempestive et illégale décidée par feu Hassan II après un attentat terroriste perpétré en 1994 sur le territoire marocain par un commando venu de France. Cette mesure, intervenue alors que l’Algérie menait elle-même un combat sans concession contre le terrorisme, avait été douloureusement ressentie par les Algériens qui ne pouvaient, à l’époque, voyager sans visa que vers la Tunisie, la Turquie et la... Syrie !
Khaled Nezzar, à l’époque Ministre de la défense, est récemment revenu sur cette période. Dans un entretien avec le site Algérie Focus (04 août 2013), il a accusé « les services de sécurité marocains d’avoir aidé les groupes terroristes islamistes qui tuaient et égorgeaient sans pitié en Algérie ». Nezzar a accusé ouvertement les autorités marocaines d’avoir « facilité le transport des armes au profit de ces groupes terroristes dans la seule optique de déstabiliser l’Algérie ». D’après lui, « pendant les années 1990, lorsque l’Algérie se battait contre l’ogre terroriste, le Maroc n’a même pas daigné collaborer avec les autorités nationales pour sécuriser nos frontières communes. » Nezzar a estimé « que le Maroc poursuit la même politique hostile à l’égard de l’Algérie. Sauf qu’aujourd’hui, à la place du terrorisme, il tente de déstabiliser l’Algérie à travers la drogue que des narcotrafiquants introduisent, avec la complicité des autorités marocaines, dans notre pays. »
Aujourd’hui le gouvernement marocain réalise la stupidité de cette mesure d’imposition de visa aux Algériens. Il avait sous-estimé la portée psychologique désastreuse de cette mesure ressentie comme « un coup de poignard dans le dos ».
Vingt ans après, l’Algérie refuse toujours d’ouvrir cette frontière terrestre sans le règlement de tous les problèmes en suspens entre les deux pays et le règlement de la question sahraouie conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. En fait le Maroc s’est piégé lui-même.
Et il ne rate pas une occasion pour essayer de contourner cette mesure.
L’instrumentalisation de la question des réfugiés syriens intervient donc dans ce climat.
Dans cette histoire invraisemblable, le Maroc inverse les faits. La réalité est que les autorités marocaines ont voulu se débarrasser des réfugiés syriens vers l’Algérie à travers cette frontière hermétiquement close. Seuls les trafiquants de drogue et les contrebandiers la franchissent à leurs risques et périls.
Voici le récit fait par la Gendarmerie nationale (GGF) algérienne. « Les GGF ont refusé l’accès sur le territoire national à des réfugiés syriens que les autorités marocaines voulaient expulser vers l’Algérie », a indiqué à l’APS le colonel Boualleg Mohamed, chef de groupement de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Tlemcen. « C’est suite à ce refus que les autorités marocaines avaient fait appel à leurs médias pour accuser à tort les autorités algériennes d’avoir refoulé ces Syriens, alors qu’en réalité, ils se trouvaient sur le territoire marocain », a-t-il expliqué.
Le colonel Boualleg Mohamed a rappelé que « lorsque les gardes-frontières algériens interceptent des personnes tentant de s’introduire illégalement sur le territoire national, elles sont immédiatement arrêtées et présentées devant la justice et non refoulées vers le territoire du pays voisin ».
Le nombre de réfugiés syriens présents dans la wilaya de Tlemcen est estimé entre 250 à 300 personnes, précise une source sécuritaire. Ils bénéficient régulièrement d’aides octroyées par le comité de wilaya du Croissant-Rouge algérien (CRA), d’associations caritatives et de citoyens, a-t-on constaté sur place. Quant au nombre global accueilli par l’Algérie, il se situe autour de 100 000 personnes.
Jeudi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani, avait démenti cette « information fabriquée » par les services marocains en des termes énergiques :
« Je démens catégoriquement cette information mensongère et j’insiste sur le fait qu’il ne faut accorder aucun crédit aux allégations malveillantes déversées, quotidiennement, par ces pseudos magazines électroniques d’un pays voisin qui se sont spécialisés dans le clapotis nauséabond du marécage médiatique anti-algérien", avait affirmé M. Belani.
Rappelons que le Maroc, qui fait partie du groupe mal nommé des « Amis du Peuple syrien », et qui a contribué par son soutien aux bandes armées et terroristes qui déstabilisent la Syrie et martyrisent son peuple, provoquant ce flot ininterrompu de réfugiés, non seulement refuse l’accès à son territoire aux réfugiés syriens, mais se permet de les expulser, violant ainsi les droits de l’Homme les plus élémentaires.
Rappelons enfin qu’Afrique Asie avait réalisé en novembre 2013 une interview du général Abdelghani Hamel, le directeur général de la Sécurité nationale algérienne à propos de l’accueil par l’Algérie des réfugiés syriens. En voici un extrait :
« AA. Et pour les réfugiés syriens ? On a lu qu’il y en a beaucoup qui viennent ici.
Général Hamel : Le nombre des réfugiés syriens en Algérie dépasse 70 000.
Comment sont-ils accueillis ? Comme des réfugiés ou ils se fondent dans la nature ?
Ils ne peuvent pas se fondre dans la nature, comme vous dites. Mais ils se trouvent dans des endroits où ils sont encadrés et pris en charge convenablement sur tous les plans.
Mais pas dans des camps comme en Turquie ou en Jordanie ?
Ce ne sont pas des camps mais des centres d’accueil.
Ont-ils le droit de travailler ?
Si quelqu’un a une qualification, il peut travailler.
On n’entend pas beaucoup parler de l’Algérie alors qu’elle a un fardeau à porter, mais il n’y a pas de problèmes particuliers avec ces réfugiés ?
Non, pas du tout. »
Pour conclure, le gouvernement marocain aurait été bien inspiré de suivre l’exemple algérien, un modèle de générosité et de solidarité envers un pays martyrisé autant par les dizaines de milliers de terroristes qui ont afflué des quatre coins du monde que par ceux qui s’autoproclament ses « amis », qui sont complices de cette tragédie. La décence commande de ne pas instrumentaliser cette tragédie à des fins bassement politiciennes. Ce n’est pas le meilleur moyen de rendre service à ces malheureux réfugiés.
Source : Afrique Asie

mardi 21 janvier 2014

France : Interdiction de Dieudonné,La France qui dérape n’est pas celle qu’on nous montre du doigt…Et voilà que nos politiques, les plus tristes que la France ait connus depuis longtemps, voudraient expliquer à un humoriste ce qui est drôle et ce qui ne l’est pas ! Et on voudrait nous faire croire que les millions de personnes qui rient sont des idiots ou des antisémites, y compris ceux qui soutiennent les Palestiniens dans leur lutte contre l’apartheid !


C’est au nom d’un état juif à majorité juive, censé accueillir les juifs du monde entier, que les autochtones, les Palestiniens sont martyrisés depuis soixante ans. Pourtant certains n’hésitent pas à condamner les Palestiniens, les Arabes en général, et tous ceux qui les soutiennent pour un « antisémitisme » supposé. Les Palestiniens devraient déclarer aimer les juifs et insister à tout moment sur la distinction entre juifs et sionistes. C’est évidemment déloyal. En 1942 les Français n’aimaient pas les « boches » et aucune association anti raciste n’a jamais protesté.
Lorsqu’on dit aujourd’hui en France « qu’on n’aime pas les Américains », tout le monde comprend qu’il ne s’agit évidemment pas de tous les Américains en tant qu’individus, mais qu’on désigne par-là la politique et les guerres américaines qui ont fait un million de morts en quelques décennies. Et « ne pas aimer les Américains », ne tombe pas sous le coup de la loi. Quand on dit qu’on n’aime pas les Corses, ce n’est évidemment pas très intelligent, mais tout le monde comprend qu’on entend par là une certaine ambiance xénophobe qui règne en Corse. Ca ne tombe pas sous le coup de la loi.
Quand on dit qu’on n’aime pas les juifs, il est évident que cela désigne ceux qui soutiennent un état raciste dans ses lois et ses actes. Ce qui veut dire qu’on n’aime pas les juifs racistes, rien d’autre. C’est le message de Dieudonné. Et voilà qu’on voudrait faire tomber cela sous le coup de la loi. C’est déloyal et stupide.
J’ai personnellement des gens de ma famille qui sont morts en déportation. Quand Desproges dit « On se demande pourquoi les juifs se précipitaient à Auschwitz ? D’abord parce que c’était gratuit ! » C’est du deuxième degré, ça me fait rire, et ça ne porte en rien atteinte à la mémoire de ma famille. Quand quelqu’un se fait photographier devant Auschwitz en faisant une quenelle, ça ne porte pas atteinte à ma dignité ni à celle de ceux qui sont morts en déportation. Par contre c’est un geste fort à l’encontre de tous ceux qui tentent de masquer les crimes d’Israël derrière les crimes nazis. C’est à eux que ce discours s’adresse.
Et voilà que nos politiques, les plus tristes que la France ait connus depuis longtemps, voudraient expliquer à un humoriste ce qui est drôle et ce qui ne l’est pas ! Et on voudrait nous faire croire que les millions de personnes qui rient sont des idiots ou des antisémites, y compris ceux qui soutiennent les Palestiniens dans leur lutte contre l’apartheid ! C’est méprisant, et aussi effrayant. Et les commentaires à sens unique de nos radios et télévisions nationales donnent le frisson.
Ceux qui condamnent Dieudonné n’ont pas assisté à ses spectacles, et n’ont pas réalisé qui est son public : un public de jeunes, extraordinairement diversifié, qui représente une France fraternelle, fondamentalement antiraciste, la France de demain.
Alors il y a heureusement quelques poches de résistance dans les tribunaux. Et le jugement prononcé à Nantes, cassant l’interdiction d’un spectacle de Dieudonné, rassure. Toutes les barrières n’ont pas cédé.
Et voilà qu’un juge unique du Conseil d’Etat, sur simple convocation du gouvernement, dans un texte d’une pauvreté affligeante, dépourvu du moindre fondement juridique, impose son opinion à toutes les lois existantes, à tous les arrêts précédents français et européens !
La France qui dérape, elle est là.
Christophe Oberlin
10 Janvier 2014
Source : SILVIA CATTORI

vendredi 17 janvier 2014

France - M'bala à fond…L’humour corrosif de Dieudonné fait peur aux tenants du pouvoir en France qui s’alignent sur l’intolérance juive, parce qu’il utilise le rire et la dérision pour traiter de thèmes graves que politiques et mass médias ont toujours eu tendance à minimiser ou occulter.


Un Noir qui blanchit de l’argent ? Du déjà entendu. Un Noir qui fait trembler la France officielle ? Du jamais vu ! Dieudonné, vous connaissez ? C’est un Français qui s’appelle M’bala M’bala comme Sarkozy s’appelle 'de Nagi-Bosca'.
Des noms imprononçables? Dieudo est d’origine camerounaise comme Sarko est d’origine hongroise, à la seule différence que M’bala M’bala lui a une mère française. Alors qu’il était encore en exercice, l’ancien président français s’est fendu d’un tristement célèbre discours prononcé à Dakar, qui n’était pas à l’avantage de l’Afrique. A part quelques molles protestations de l’intelligentsia africaine, on ne lui en a pas beaucoup tenu rigueur et personne n’y a vu du racisme. On a encore en mémoire les propos de son prédécesseur Jacques Chirac, plus amoureux de la Corrèze que du Zambèze, qui stigmatisait ‘les bruits et les odeurs’ des Noirs immigrés s’entassant par dizaine dans les Hlm de l’Hexagone. Impunément! N’empêche, Chirac n’était-il pas le meilleur ‘ami’ français de l’Afrique ?
D’où vient-il donc cette levée de boucliers contre Dieudonné M’bala M’bala, avec François Hollande au premier rang, accompagné par les médias? Quel est donc le crime de cet humoriste, qui ne demande qu’à faire rire et réfléchir sur la face cachée d’une France bien pensante, pays des droits de l’Homme qui fait aujourd’hui montre d’un ostracisme à nulle autre pareille ?
Peut-être que la donne aurait changé si Dieudonné s’appelait Shalùmon ou Abram ou encore Yeshuda. Mais voila, il s’appelle M’bala M’bala, se déclare laïc. Alors, quand lors d’une de ses piques sur scène, l'humoriste cite un journaliste de France Inter et dit: «Moi, tu vois, quand je l'entends parler, Patrick Cohen, j'me dis, tu vois, les chambres à gaz… dommage» Il n’en faut pas plus pour traiter Dieudonné d’«antisémite». Et de «mécanique de la haine».
Voici donc M’bala M’bala voué aux gémonies. La presse française est mise à contribution. On se souvient qu’il est de père camerounais, donc un noir. Accusé par les médias de ‘blanchiment d’argent’, on ‘découvre’ qu’il aurait transféré la colossale somme de 400 000 Euros (262 millions Fcfa environ) dans son pays d’origine, le Cameroun. Plus grave, Manuel Valls, le ministre français de l’Intérieur le traite de «petit entrepreneur de la haine» en le qualifiant également de «raciste». François Hollande n’est pas en reste, qui a demandé aux préfets de se montrer «vigilants et inflexibles» face à la montée de péril que représentent les sarcasmes de Dieudonné. Manuel Valls est monté au créneau pour adresser une circulaire aux préfets, les encourageant à interdire au polémiste de se produire. Parmi les arguments mis en avant, le fait que le spectacle au cours duquel Dieudonné tient des propos antisémites porterait atteinte à la dignité des personnes. Le point de départ de cette campagne, c’est le moment où plusieurs médias ont asséné que l’humoriste avait dit, à la fin de son sketch télévisé : « Heil Israël ! » ou « Isra Heil ! » en faisant le salut nazi.
Affirmations fausses, invalidées à deux reprises par la Justice française, mais encore répercutées aujourd’hui par certains médias sans vérification. Plusieurs journaux français l’accuseront à tort d’avoir « qualifié la Shoa de pornographie mémorielle ». Et lorsque 6000 spectateurs achètent des billets pour assister au spectacle de Dieudonné, les juges français du Conseil d'État instrumentalisés par la toute puissance juive, estiment que les risques de troubles à l'ordre public justifient l’interdiction de ses spectacles. Ainsi va la République du camembert donneuse de leçons devant Israël, qui s’acharne sur un porteur de parole inspiré, que le petit peuple adore et applaudit malgré l’interdiction de ses spectacles. Il s’agit d’un humoriste engagé, républicain, anti-communautariste. Un artiste très drôle et talentueux, capable de parler d’égalité citoyenne et de justice avec un détachement et une pertinence peu commune.
Aujourd’hui, on l’accuse de tourner la Shoa en dérision. Dieudonné fait l’objet d’une campagne de désinformation et de diffamation médiatique à grande échelle par une presse, selon un observateur, qui appartient à des grands groupes multinationaux « et d’où la dimension critique et plurielle est en passe de disparaître. A cela s’ajoute un exercice du métier de journaliste en régression intellectuelle et précarisation financière ». Il s’interroge : « Quand Dieudonné dit, par exemple, au sujet d’Israël/Palestine que l’on est désinformés, que les mass médias ne font pas honnêtement leur travail, ne dit-il pas la stricte vérité ? » Cette interrogation arrive fort à propos, surtout en cette période où le monde régresse du point de vue du dialogue entre communautés et face à la montée en puissance du fanatisme religieux.
L’humour corrosif de Dieudonné fait peur aux tenants du pouvoir en France qui s’alignent sur l’intolérance juive, parce qu’il utilise le rire et la dérision pour traiter de thèmes graves que politiques et mass médias ont toujours eu tendance à minimiser ou occulter. Il dénonce, revendique, capte l’attention, tout en étant drôle. De ce point de vue-là, il dérange énormément. Quand il dit : « Je suis métis : noir, blanc, jaune…la couleur ne veut rien dire pour moi », les médias ignorent régulièrement cet aspect alors que c’est l’essence même de son humanisme et de son combat. Il est désormais et de tout temps impossible de s’exprimer librement dès qu’il s’agit d’Israël. Cela permet de comprendre pourquoi aucune personnalité publique, aucun journaliste ne se risque à critiquer Israël, sinon sa carrière est foutue. Dieudonné est-il donc victime d’officines communautaires ? Les accusations « d’antisémitisme » ne pardonnent pas. Mais pourra-t-on mettre fin à son succès ? Malgré les attaques et les interdictions, le comique surfe sur la vague d’un succès jamais démenti : force scénique, force d’écriture, son humour plus corrosif que jamais, plaît.
Le comédien est également un exemple de solidarité africaine. Pour l’accuser de blanchiment d’argent, on dit qu’il a expédié plus de 400 000 euros au Cameroun depuis 2009, dont 230 000 éros pour la seule année 2013. Cela dit-on, par le biais de sa société ‘Ewondo Corp Sarl’ créée en 2013 à Yaoundé et géré par Merlin M'Bala M'Bala, le fils de Dieudonné. Selon le ministère du Commerce français, son épouse importerait « du lubrifiant depuis Dubaï ». Comme quoi, M’bala M’bala est dans l’œil du cyclone d’une France déglinguée, à bout de souffle, qui cultive la peur de l’autre comme un exutoire à ses propres fantasmes. Mais son client cette fois-ci s’appelle Dieudonné....
Source : cameroonvoice

France : L’affaire Dieudonné révèle la puissance du lobby sioniste en France ! …Le « deux poids, deux mesures » est flagrant en France. « Combien de dérapages verbaux voulus, anti-Noirs et anti-Arabes y a-t-il eu ? » ce sont les humiliations, les bavures, les harcèlements que subissent ces minorités qu’il faudrait combattre.


Jacob Cohen, écrivain juif antisioniste, franco-marocain, auteur du livre « Le Printemps des Sayanim » revient sur l'affaire Dieudonné.
Le « deux poids, deux mesures » est flagrant en France. « Combien de dérapages verbaux voulus, anti-Noirs et anti-Arabes y a-t-il eu ? » s’interroge Jacob Cohen, avant d’ajouter que ce sont les humiliations, les bavures, les harcèlements que subissent ces minorités qu’il faudrait combattre.
« Le recours à l’antisémitisme et à la Shoah est toujours en rapport avec Israël. Il évite à Israël d’être l’objet de critiques virulentes, d’être un pays qui est entrain de se délégitimer pour contrer toutes tentative de boycott. La communauté juive n’est absolument pas en danger en France. Comparée aux Musulmans, elle est ultra-protégée. Toute cette mascarade de la Shoah a pour but de corriger l’image d’Israël. Il y a donc toujours, en arrière-pensée, de défendre Israël. »
Jacob Cohen décrit également le mode opératoire des Sayanim en Europe, qui reçoivent leurs instructions du Mossad. Infiltrés dans les médias, ils ont pour but d’influencer leurs collègues et de construire une opinion publique qui répercute les exigences d’Israël !
URL : www.partiantisioniste.com/actualites/1810

mardi 14 janvier 2014

LIBAN : De la folie et de l’hallucination …. Aujourd’hui, au XXIe siècle, des forces obscurantistes tentent d’inverser cette tendance, de falsifier le cours de l’Histoire. On les voit à l’œuvre en Syrie, en Irak, au Liban, au Yémen et ailleurs. Leurs schémas intellectuels sont d’autant plus pernicieux qu’ils sont d’une affligeante simplicité: ceux qui ne pensent pas comme eux sont contre eux… et méritent la mort.

Y a-t-il une plus grande intimité que de partager avec l’Autre l’Espace et le Temps? N’est-ce pas ce que font musulmans et chrétiens au Levant, en Irak et en Egypte, depuis plus de quatorze siècles? Leur volonté du vivre-ensemble a résisté aux vicissitudes de l’Histoire. Le rigorisme de certains califes, la tragédie des croisades, l’intolérance des Mamelouks, les sautes d’humeur des Ottomans et l’injustice des colonisateurs n’ont pas entamé la détermination des différentes communautés religieuses à envisager leur avenir ensemble. Telle a été la tendance historique dominante dans notre région, malgré des parenthèses peu glorieuses.
Aujourd’hui, au XXIe siècle, des forces obscurantistes tentent d’inverser cette tendance, de falsifier le cours de l’Histoire. On les voit à l’œuvre en Syrie, en Irak, au Liban, au Yémen et ailleurs. Leurs schémas intellectuels sont d’autant plus pernicieux qu’ils sont d’une affligeante simplicité: ceux qui ne pensent pas comme eux sont contre eux… et méritent la mort. Leurs victimes sont les membres des autres communautés religieuses, chrétiens ou musulmans minoritaires, mais aussi les sunnites qu’ils jugent mécréants, apostats, renégats ou traîtres. Leurs méthodes sont barbares, inhumaines. Elles vont du rançonnage au rapt, en passant par la torture, le massacre de prisonniers, les exécutions sommaires, les décapitations, sans oublier les viols et la débauche (le jihad sexuel!), légitimés par des fatwas venues d’un autre temps.
Le plus désolant, c’est que ces aliénés, lâchés dans la nature, bénéficient d’un précieux soutien provenant d’individus, de groupes, d’institutions ou d’Etats, qui prétendent défendre les valeurs humanistes.
Ils jouissent de la complaisante indifférence d’une partie de la classe politique libanaise, prisonnière des calculs de boutiquiers et empêtrée dans de basses manœuvres, inconsciente (ou parfaitement consciente?) du danger existentiel qui menace tout le monde. Ils profitent, aussi, du laxisme de l’Etat, paralysé par les querelles de poulaillers, les intérêts divergents et les allégeances suspectes.
Cette indifférence et ce laxisme donnent lieu à des scènes incroyables. Un exemple parmi tant d’autres: le cheikh Salem Raféï, à qui l’on peut facilement décerner la palme du discours sectaire, trône aux côtés d’un officier supérieur des Forces de sécurité intérieure, pour, soi-disant, dénoncer l’autodafé de la bibliothèque as-Sayeh à Tripoli. Après toutes les formules habituelles, le cheikh affirme que «les jeunes» qui ont brûlé les livres et les vieux manuscrits ne doivent pas être tenus responsables de leur acte. La faute est au climat ambiant dans le pays, philosophe-t-il. Personne dans l’assistance n’a trouvé utile de protester, ou de froncer les sourcils.
Ces obscurantistes peuvent se vanter d’avoir des soutiens parmi les élus libanais. Khaled Daher - encore lui - n’éprouve aucune honte à justifier les attentats suicide qui frappent certaines régions libanaises. Les assassins, qui se font sauter au milieu des civils, deviennent pour lui des «istichhadiyyin» (kamikazes dans le sens positif). Peut-on attendre mieux d’un homme qui raconte que lorsque sa mère le portait dans son ventre, elle a eu la vision du Prophète lui annonçant la prochaine naissance de notre illustre député?
Que dire alors de ces prestigieuses agences de presse internationales, coupables de graves manquements aux règles professionnelles pour des raisons éminemment politiques? Leurs dépêches sont bourrées de glissements sémantiques et d’euphémismes. On y apprend, par exemple, que les douze moniales de Maaloula ont été «emmenées» par des rebelles et non pas «enlevées»; ou que les deux évêques d’Alep ont été enlevés «par des hommes armés», pour semer le doute dans l’esprit des lecteurs sur le fait qu’il pourrait s’agir, peut-être, de miliciens pro-régime.
Parlons de ces médias et de ces «analystes» qui applaudissent à la «deuxième révolution» des Syriens, contre al-Qaïda cette fois-ci. La bêtise a-t-elle atteint un tel pic que l’on nous demande de choisir entre des aliénés «soft», représentés par le Front islamique (avez-vous déjà écouté un discours de Zahrane Allouche, la plus éminente figure de ce groupe?) et le Front al-Nosra d’un côté, et les aliénés «hard» de l’Etat islamique en Irak et au Levant de l’autre?
Certains cerveaux malades, dans la région et dans le monde, croient pouvoir transformer les «soft» en interlocuteurs respectables, après avoir bien poli leur image et retravaillé leur réputation. Pure hallucination. Autant pactiser avec le diable.
Source : http://magazine.com.lb/index.php/fr/liban/editorial1/itemlist/category/29-editorial
L’Hebdo Magazine (Liban)