jeudi 30 janvier 2014

Maroc : Le maroc exploite honteusement la tragédie des réfugiés syriens pour nuire à l’Algérie ….Dans cette histoire invraisemblable, le Maroc inverse les faits. La réalité est que les autorités marocaines ont voulu se débarrasser des réfugiés syriens vers l’Algérie à travers cette frontière hermétiquement close.

Plutôt que de s’occuper de la sécurité des Marocains face aux réseaux terroristes djihadistes qui pullulent dans le royaume, les services marocains concentrent leurs moyens, notamment à travers certains médias aux ordres, pour attaquer l’Algérie voisine en l’accusant d’avoir « refoulé » des réfugiés syriens vers le Maroc. Alors que c’est ce dernier qui cherche à se débarrasser d’eux !
Le bidonnage médiatique grossier monté de toutes pièces par les services de renseignements marocains à propos de la prétendue expulsion de réfugiés syriens, dont des femmes et des enfants, du territoire algérien vers le Maroc, s’est vite dégonflé.
De quoi s’agit-il exactement ? Il y a quelques jours, un groupe de réfugiés syriens qui se trouvait au Maroc a été obligé par la police marocaine à entrer en Algérie à travers la frontière terrestre qui séparent les deux pays, fermée depuis de longues années et interdite à tous. Aucun Algérien ou Marocain, et à plus forte raison, aucun étranger n’a le droit de la franchir dans un sens ou dans l’autre. Rappelons que l’Algérie avait fermé cette frontière terrestre (ce n’est pas le cas pour les liaisons aériennes et maritimes) suite à l’imposition abusive d’un visa d’entrée pour les Algériens, contrairement aux règlements de l’Union du Maghreb arabe dument signés par le Maroc. Il s’agissait de la part du Maroc d’une réaction intempestive et illégale décidée par feu Hassan II après un attentat terroriste perpétré en 1994 sur le territoire marocain par un commando venu de France. Cette mesure, intervenue alors que l’Algérie menait elle-même un combat sans concession contre le terrorisme, avait été douloureusement ressentie par les Algériens qui ne pouvaient, à l’époque, voyager sans visa que vers la Tunisie, la Turquie et la... Syrie !
Khaled Nezzar, à l’époque Ministre de la défense, est récemment revenu sur cette période. Dans un entretien avec le site Algérie Focus (04 août 2013), il a accusé « les services de sécurité marocains d’avoir aidé les groupes terroristes islamistes qui tuaient et égorgeaient sans pitié en Algérie ». Nezzar a accusé ouvertement les autorités marocaines d’avoir « facilité le transport des armes au profit de ces groupes terroristes dans la seule optique de déstabiliser l’Algérie ». D’après lui, « pendant les années 1990, lorsque l’Algérie se battait contre l’ogre terroriste, le Maroc n’a même pas daigné collaborer avec les autorités nationales pour sécuriser nos frontières communes. » Nezzar a estimé « que le Maroc poursuit la même politique hostile à l’égard de l’Algérie. Sauf qu’aujourd’hui, à la place du terrorisme, il tente de déstabiliser l’Algérie à travers la drogue que des narcotrafiquants introduisent, avec la complicité des autorités marocaines, dans notre pays. »
Aujourd’hui le gouvernement marocain réalise la stupidité de cette mesure d’imposition de visa aux Algériens. Il avait sous-estimé la portée psychologique désastreuse de cette mesure ressentie comme « un coup de poignard dans le dos ».
Vingt ans après, l’Algérie refuse toujours d’ouvrir cette frontière terrestre sans le règlement de tous les problèmes en suspens entre les deux pays et le règlement de la question sahraouie conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. En fait le Maroc s’est piégé lui-même.
Et il ne rate pas une occasion pour essayer de contourner cette mesure.
L’instrumentalisation de la question des réfugiés syriens intervient donc dans ce climat.
Dans cette histoire invraisemblable, le Maroc inverse les faits. La réalité est que les autorités marocaines ont voulu se débarrasser des réfugiés syriens vers l’Algérie à travers cette frontière hermétiquement close. Seuls les trafiquants de drogue et les contrebandiers la franchissent à leurs risques et périls.
Voici le récit fait par la Gendarmerie nationale (GGF) algérienne. « Les GGF ont refusé l’accès sur le territoire national à des réfugiés syriens que les autorités marocaines voulaient expulser vers l’Algérie », a indiqué à l’APS le colonel Boualleg Mohamed, chef de groupement de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Tlemcen. « C’est suite à ce refus que les autorités marocaines avaient fait appel à leurs médias pour accuser à tort les autorités algériennes d’avoir refoulé ces Syriens, alors qu’en réalité, ils se trouvaient sur le territoire marocain », a-t-il expliqué.
Le colonel Boualleg Mohamed a rappelé que « lorsque les gardes-frontières algériens interceptent des personnes tentant de s’introduire illégalement sur le territoire national, elles sont immédiatement arrêtées et présentées devant la justice et non refoulées vers le territoire du pays voisin ».
Le nombre de réfugiés syriens présents dans la wilaya de Tlemcen est estimé entre 250 à 300 personnes, précise une source sécuritaire. Ils bénéficient régulièrement d’aides octroyées par le comité de wilaya du Croissant-Rouge algérien (CRA), d’associations caritatives et de citoyens, a-t-on constaté sur place. Quant au nombre global accueilli par l’Algérie, il se situe autour de 100 000 personnes.
Jeudi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani, avait démenti cette « information fabriquée » par les services marocains en des termes énergiques :
« Je démens catégoriquement cette information mensongère et j’insiste sur le fait qu’il ne faut accorder aucun crédit aux allégations malveillantes déversées, quotidiennement, par ces pseudos magazines électroniques d’un pays voisin qui se sont spécialisés dans le clapotis nauséabond du marécage médiatique anti-algérien", avait affirmé M. Belani.
Rappelons que le Maroc, qui fait partie du groupe mal nommé des « Amis du Peuple syrien », et qui a contribué par son soutien aux bandes armées et terroristes qui déstabilisent la Syrie et martyrisent son peuple, provoquant ce flot ininterrompu de réfugiés, non seulement refuse l’accès à son territoire aux réfugiés syriens, mais se permet de les expulser, violant ainsi les droits de l’Homme les plus élémentaires.
Rappelons enfin qu’Afrique Asie avait réalisé en novembre 2013 une interview du général Abdelghani Hamel, le directeur général de la Sécurité nationale algérienne à propos de l’accueil par l’Algérie des réfugiés syriens. En voici un extrait :
« AA. Et pour les réfugiés syriens ? On a lu qu’il y en a beaucoup qui viennent ici.
Général Hamel : Le nombre des réfugiés syriens en Algérie dépasse 70 000.
Comment sont-ils accueillis ? Comme des réfugiés ou ils se fondent dans la nature ?
Ils ne peuvent pas se fondre dans la nature, comme vous dites. Mais ils se trouvent dans des endroits où ils sont encadrés et pris en charge convenablement sur tous les plans.
Mais pas dans des camps comme en Turquie ou en Jordanie ?
Ce ne sont pas des camps mais des centres d’accueil.
Ont-ils le droit de travailler ?
Si quelqu’un a une qualification, il peut travailler.
On n’entend pas beaucoup parler de l’Algérie alors qu’elle a un fardeau à porter, mais il n’y a pas de problèmes particuliers avec ces réfugiés ?
Non, pas du tout. »
Pour conclure, le gouvernement marocain aurait été bien inspiré de suivre l’exemple algérien, un modèle de générosité et de solidarité envers un pays martyrisé autant par les dizaines de milliers de terroristes qui ont afflué des quatre coins du monde que par ceux qui s’autoproclament ses « amis », qui sont complices de cette tragédie. La décence commande de ne pas instrumentaliser cette tragédie à des fins bassement politiciennes. Ce n’est pas le meilleur moyen de rendre service à ces malheureux réfugiés.
Source : Afrique Asie

mardi 21 janvier 2014

France : Interdiction de Dieudonné,La France qui dérape n’est pas celle qu’on nous montre du doigt…Et voilà que nos politiques, les plus tristes que la France ait connus depuis longtemps, voudraient expliquer à un humoriste ce qui est drôle et ce qui ne l’est pas ! Et on voudrait nous faire croire que les millions de personnes qui rient sont des idiots ou des antisémites, y compris ceux qui soutiennent les Palestiniens dans leur lutte contre l’apartheid !


C’est au nom d’un état juif à majorité juive, censé accueillir les juifs du monde entier, que les autochtones, les Palestiniens sont martyrisés depuis soixante ans. Pourtant certains n’hésitent pas à condamner les Palestiniens, les Arabes en général, et tous ceux qui les soutiennent pour un « antisémitisme » supposé. Les Palestiniens devraient déclarer aimer les juifs et insister à tout moment sur la distinction entre juifs et sionistes. C’est évidemment déloyal. En 1942 les Français n’aimaient pas les « boches » et aucune association anti raciste n’a jamais protesté.
Lorsqu’on dit aujourd’hui en France « qu’on n’aime pas les Américains », tout le monde comprend qu’il ne s’agit évidemment pas de tous les Américains en tant qu’individus, mais qu’on désigne par-là la politique et les guerres américaines qui ont fait un million de morts en quelques décennies. Et « ne pas aimer les Américains », ne tombe pas sous le coup de la loi. Quand on dit qu’on n’aime pas les Corses, ce n’est évidemment pas très intelligent, mais tout le monde comprend qu’on entend par là une certaine ambiance xénophobe qui règne en Corse. Ca ne tombe pas sous le coup de la loi.
Quand on dit qu’on n’aime pas les juifs, il est évident que cela désigne ceux qui soutiennent un état raciste dans ses lois et ses actes. Ce qui veut dire qu’on n’aime pas les juifs racistes, rien d’autre. C’est le message de Dieudonné. Et voilà qu’on voudrait faire tomber cela sous le coup de la loi. C’est déloyal et stupide.
J’ai personnellement des gens de ma famille qui sont morts en déportation. Quand Desproges dit « On se demande pourquoi les juifs se précipitaient à Auschwitz ? D’abord parce que c’était gratuit ! » C’est du deuxième degré, ça me fait rire, et ça ne porte en rien atteinte à la mémoire de ma famille. Quand quelqu’un se fait photographier devant Auschwitz en faisant une quenelle, ça ne porte pas atteinte à ma dignité ni à celle de ceux qui sont morts en déportation. Par contre c’est un geste fort à l’encontre de tous ceux qui tentent de masquer les crimes d’Israël derrière les crimes nazis. C’est à eux que ce discours s’adresse.
Et voilà que nos politiques, les plus tristes que la France ait connus depuis longtemps, voudraient expliquer à un humoriste ce qui est drôle et ce qui ne l’est pas ! Et on voudrait nous faire croire que les millions de personnes qui rient sont des idiots ou des antisémites, y compris ceux qui soutiennent les Palestiniens dans leur lutte contre l’apartheid ! C’est méprisant, et aussi effrayant. Et les commentaires à sens unique de nos radios et télévisions nationales donnent le frisson.
Ceux qui condamnent Dieudonné n’ont pas assisté à ses spectacles, et n’ont pas réalisé qui est son public : un public de jeunes, extraordinairement diversifié, qui représente une France fraternelle, fondamentalement antiraciste, la France de demain.
Alors il y a heureusement quelques poches de résistance dans les tribunaux. Et le jugement prononcé à Nantes, cassant l’interdiction d’un spectacle de Dieudonné, rassure. Toutes les barrières n’ont pas cédé.
Et voilà qu’un juge unique du Conseil d’Etat, sur simple convocation du gouvernement, dans un texte d’une pauvreté affligeante, dépourvu du moindre fondement juridique, impose son opinion à toutes les lois existantes, à tous les arrêts précédents français et européens !
La France qui dérape, elle est là.
Christophe Oberlin
10 Janvier 2014
Source : SILVIA CATTORI

vendredi 17 janvier 2014

France - M'bala à fond…L’humour corrosif de Dieudonné fait peur aux tenants du pouvoir en France qui s’alignent sur l’intolérance juive, parce qu’il utilise le rire et la dérision pour traiter de thèmes graves que politiques et mass médias ont toujours eu tendance à minimiser ou occulter.


Un Noir qui blanchit de l’argent ? Du déjà entendu. Un Noir qui fait trembler la France officielle ? Du jamais vu ! Dieudonné, vous connaissez ? C’est un Français qui s’appelle M’bala M’bala comme Sarkozy s’appelle 'de Nagi-Bosca'.
Des noms imprononçables? Dieudo est d’origine camerounaise comme Sarko est d’origine hongroise, à la seule différence que M’bala M’bala lui a une mère française. Alors qu’il était encore en exercice, l’ancien président français s’est fendu d’un tristement célèbre discours prononcé à Dakar, qui n’était pas à l’avantage de l’Afrique. A part quelques molles protestations de l’intelligentsia africaine, on ne lui en a pas beaucoup tenu rigueur et personne n’y a vu du racisme. On a encore en mémoire les propos de son prédécesseur Jacques Chirac, plus amoureux de la Corrèze que du Zambèze, qui stigmatisait ‘les bruits et les odeurs’ des Noirs immigrés s’entassant par dizaine dans les Hlm de l’Hexagone. Impunément! N’empêche, Chirac n’était-il pas le meilleur ‘ami’ français de l’Afrique ?
D’où vient-il donc cette levée de boucliers contre Dieudonné M’bala M’bala, avec François Hollande au premier rang, accompagné par les médias? Quel est donc le crime de cet humoriste, qui ne demande qu’à faire rire et réfléchir sur la face cachée d’une France bien pensante, pays des droits de l’Homme qui fait aujourd’hui montre d’un ostracisme à nulle autre pareille ?
Peut-être que la donne aurait changé si Dieudonné s’appelait Shalùmon ou Abram ou encore Yeshuda. Mais voila, il s’appelle M’bala M’bala, se déclare laïc. Alors, quand lors d’une de ses piques sur scène, l'humoriste cite un journaliste de France Inter et dit: «Moi, tu vois, quand je l'entends parler, Patrick Cohen, j'me dis, tu vois, les chambres à gaz… dommage» Il n’en faut pas plus pour traiter Dieudonné d’«antisémite». Et de «mécanique de la haine».
Voici donc M’bala M’bala voué aux gémonies. La presse française est mise à contribution. On se souvient qu’il est de père camerounais, donc un noir. Accusé par les médias de ‘blanchiment d’argent’, on ‘découvre’ qu’il aurait transféré la colossale somme de 400 000 Euros (262 millions Fcfa environ) dans son pays d’origine, le Cameroun. Plus grave, Manuel Valls, le ministre français de l’Intérieur le traite de «petit entrepreneur de la haine» en le qualifiant également de «raciste». François Hollande n’est pas en reste, qui a demandé aux préfets de se montrer «vigilants et inflexibles» face à la montée de péril que représentent les sarcasmes de Dieudonné. Manuel Valls est monté au créneau pour adresser une circulaire aux préfets, les encourageant à interdire au polémiste de se produire. Parmi les arguments mis en avant, le fait que le spectacle au cours duquel Dieudonné tient des propos antisémites porterait atteinte à la dignité des personnes. Le point de départ de cette campagne, c’est le moment où plusieurs médias ont asséné que l’humoriste avait dit, à la fin de son sketch télévisé : « Heil Israël ! » ou « Isra Heil ! » en faisant le salut nazi.
Affirmations fausses, invalidées à deux reprises par la Justice française, mais encore répercutées aujourd’hui par certains médias sans vérification. Plusieurs journaux français l’accuseront à tort d’avoir « qualifié la Shoa de pornographie mémorielle ». Et lorsque 6000 spectateurs achètent des billets pour assister au spectacle de Dieudonné, les juges français du Conseil d'État instrumentalisés par la toute puissance juive, estiment que les risques de troubles à l'ordre public justifient l’interdiction de ses spectacles. Ainsi va la République du camembert donneuse de leçons devant Israël, qui s’acharne sur un porteur de parole inspiré, que le petit peuple adore et applaudit malgré l’interdiction de ses spectacles. Il s’agit d’un humoriste engagé, républicain, anti-communautariste. Un artiste très drôle et talentueux, capable de parler d’égalité citoyenne et de justice avec un détachement et une pertinence peu commune.
Aujourd’hui, on l’accuse de tourner la Shoa en dérision. Dieudonné fait l’objet d’une campagne de désinformation et de diffamation médiatique à grande échelle par une presse, selon un observateur, qui appartient à des grands groupes multinationaux « et d’où la dimension critique et plurielle est en passe de disparaître. A cela s’ajoute un exercice du métier de journaliste en régression intellectuelle et précarisation financière ». Il s’interroge : « Quand Dieudonné dit, par exemple, au sujet d’Israël/Palestine que l’on est désinformés, que les mass médias ne font pas honnêtement leur travail, ne dit-il pas la stricte vérité ? » Cette interrogation arrive fort à propos, surtout en cette période où le monde régresse du point de vue du dialogue entre communautés et face à la montée en puissance du fanatisme religieux.
L’humour corrosif de Dieudonné fait peur aux tenants du pouvoir en France qui s’alignent sur l’intolérance juive, parce qu’il utilise le rire et la dérision pour traiter de thèmes graves que politiques et mass médias ont toujours eu tendance à minimiser ou occulter. Il dénonce, revendique, capte l’attention, tout en étant drôle. De ce point de vue-là, il dérange énormément. Quand il dit : « Je suis métis : noir, blanc, jaune…la couleur ne veut rien dire pour moi », les médias ignorent régulièrement cet aspect alors que c’est l’essence même de son humanisme et de son combat. Il est désormais et de tout temps impossible de s’exprimer librement dès qu’il s’agit d’Israël. Cela permet de comprendre pourquoi aucune personnalité publique, aucun journaliste ne se risque à critiquer Israël, sinon sa carrière est foutue. Dieudonné est-il donc victime d’officines communautaires ? Les accusations « d’antisémitisme » ne pardonnent pas. Mais pourra-t-on mettre fin à son succès ? Malgré les attaques et les interdictions, le comique surfe sur la vague d’un succès jamais démenti : force scénique, force d’écriture, son humour plus corrosif que jamais, plaît.
Le comédien est également un exemple de solidarité africaine. Pour l’accuser de blanchiment d’argent, on dit qu’il a expédié plus de 400 000 euros au Cameroun depuis 2009, dont 230 000 éros pour la seule année 2013. Cela dit-on, par le biais de sa société ‘Ewondo Corp Sarl’ créée en 2013 à Yaoundé et géré par Merlin M'Bala M'Bala, le fils de Dieudonné. Selon le ministère du Commerce français, son épouse importerait « du lubrifiant depuis Dubaï ». Comme quoi, M’bala M’bala est dans l’œil du cyclone d’une France déglinguée, à bout de souffle, qui cultive la peur de l’autre comme un exutoire à ses propres fantasmes. Mais son client cette fois-ci s’appelle Dieudonné....
Source : cameroonvoice

France : L’affaire Dieudonné révèle la puissance du lobby sioniste en France ! …Le « deux poids, deux mesures » est flagrant en France. « Combien de dérapages verbaux voulus, anti-Noirs et anti-Arabes y a-t-il eu ? » ce sont les humiliations, les bavures, les harcèlements que subissent ces minorités qu’il faudrait combattre.


Jacob Cohen, écrivain juif antisioniste, franco-marocain, auteur du livre « Le Printemps des Sayanim » revient sur l'affaire Dieudonné.
Le « deux poids, deux mesures » est flagrant en France. « Combien de dérapages verbaux voulus, anti-Noirs et anti-Arabes y a-t-il eu ? » s’interroge Jacob Cohen, avant d’ajouter que ce sont les humiliations, les bavures, les harcèlements que subissent ces minorités qu’il faudrait combattre.
« Le recours à l’antisémitisme et à la Shoah est toujours en rapport avec Israël. Il évite à Israël d’être l’objet de critiques virulentes, d’être un pays qui est entrain de se délégitimer pour contrer toutes tentative de boycott. La communauté juive n’est absolument pas en danger en France. Comparée aux Musulmans, elle est ultra-protégée. Toute cette mascarade de la Shoah a pour but de corriger l’image d’Israël. Il y a donc toujours, en arrière-pensée, de défendre Israël. »
Jacob Cohen décrit également le mode opératoire des Sayanim en Europe, qui reçoivent leurs instructions du Mossad. Infiltrés dans les médias, ils ont pour but d’influencer leurs collègues et de construire une opinion publique qui répercute les exigences d’Israël !
URL : www.partiantisioniste.com/actualites/1810

mardi 14 janvier 2014

LIBAN : De la folie et de l’hallucination …. Aujourd’hui, au XXIe siècle, des forces obscurantistes tentent d’inverser cette tendance, de falsifier le cours de l’Histoire. On les voit à l’œuvre en Syrie, en Irak, au Liban, au Yémen et ailleurs. Leurs schémas intellectuels sont d’autant plus pernicieux qu’ils sont d’une affligeante simplicité: ceux qui ne pensent pas comme eux sont contre eux… et méritent la mort.

Y a-t-il une plus grande intimité que de partager avec l’Autre l’Espace et le Temps? N’est-ce pas ce que font musulmans et chrétiens au Levant, en Irak et en Egypte, depuis plus de quatorze siècles? Leur volonté du vivre-ensemble a résisté aux vicissitudes de l’Histoire. Le rigorisme de certains califes, la tragédie des croisades, l’intolérance des Mamelouks, les sautes d’humeur des Ottomans et l’injustice des colonisateurs n’ont pas entamé la détermination des différentes communautés religieuses à envisager leur avenir ensemble. Telle a été la tendance historique dominante dans notre région, malgré des parenthèses peu glorieuses.
Aujourd’hui, au XXIe siècle, des forces obscurantistes tentent d’inverser cette tendance, de falsifier le cours de l’Histoire. On les voit à l’œuvre en Syrie, en Irak, au Liban, au Yémen et ailleurs. Leurs schémas intellectuels sont d’autant plus pernicieux qu’ils sont d’une affligeante simplicité: ceux qui ne pensent pas comme eux sont contre eux… et méritent la mort. Leurs victimes sont les membres des autres communautés religieuses, chrétiens ou musulmans minoritaires, mais aussi les sunnites qu’ils jugent mécréants, apostats, renégats ou traîtres. Leurs méthodes sont barbares, inhumaines. Elles vont du rançonnage au rapt, en passant par la torture, le massacre de prisonniers, les exécutions sommaires, les décapitations, sans oublier les viols et la débauche (le jihad sexuel!), légitimés par des fatwas venues d’un autre temps.
Le plus désolant, c’est que ces aliénés, lâchés dans la nature, bénéficient d’un précieux soutien provenant d’individus, de groupes, d’institutions ou d’Etats, qui prétendent défendre les valeurs humanistes.
Ils jouissent de la complaisante indifférence d’une partie de la classe politique libanaise, prisonnière des calculs de boutiquiers et empêtrée dans de basses manœuvres, inconsciente (ou parfaitement consciente?) du danger existentiel qui menace tout le monde. Ils profitent, aussi, du laxisme de l’Etat, paralysé par les querelles de poulaillers, les intérêts divergents et les allégeances suspectes.
Cette indifférence et ce laxisme donnent lieu à des scènes incroyables. Un exemple parmi tant d’autres: le cheikh Salem Raféï, à qui l’on peut facilement décerner la palme du discours sectaire, trône aux côtés d’un officier supérieur des Forces de sécurité intérieure, pour, soi-disant, dénoncer l’autodafé de la bibliothèque as-Sayeh à Tripoli. Après toutes les formules habituelles, le cheikh affirme que «les jeunes» qui ont brûlé les livres et les vieux manuscrits ne doivent pas être tenus responsables de leur acte. La faute est au climat ambiant dans le pays, philosophe-t-il. Personne dans l’assistance n’a trouvé utile de protester, ou de froncer les sourcils.
Ces obscurantistes peuvent se vanter d’avoir des soutiens parmi les élus libanais. Khaled Daher - encore lui - n’éprouve aucune honte à justifier les attentats suicide qui frappent certaines régions libanaises. Les assassins, qui se font sauter au milieu des civils, deviennent pour lui des «istichhadiyyin» (kamikazes dans le sens positif). Peut-on attendre mieux d’un homme qui raconte que lorsque sa mère le portait dans son ventre, elle a eu la vision du Prophète lui annonçant la prochaine naissance de notre illustre député?
Que dire alors de ces prestigieuses agences de presse internationales, coupables de graves manquements aux règles professionnelles pour des raisons éminemment politiques? Leurs dépêches sont bourrées de glissements sémantiques et d’euphémismes. On y apprend, par exemple, que les douze moniales de Maaloula ont été «emmenées» par des rebelles et non pas «enlevées»; ou que les deux évêques d’Alep ont été enlevés «par des hommes armés», pour semer le doute dans l’esprit des lecteurs sur le fait qu’il pourrait s’agir, peut-être, de miliciens pro-régime.
Parlons de ces médias et de ces «analystes» qui applaudissent à la «deuxième révolution» des Syriens, contre al-Qaïda cette fois-ci. La bêtise a-t-elle atteint un tel pic que l’on nous demande de choisir entre des aliénés «soft», représentés par le Front islamique (avez-vous déjà écouté un discours de Zahrane Allouche, la plus éminente figure de ce groupe?) et le Front al-Nosra d’un côté, et les aliénés «hard» de l’Etat islamique en Irak et au Levant de l’autre?
Certains cerveaux malades, dans la région et dans le monde, croient pouvoir transformer les «soft» en interlocuteurs respectables, après avoir bien poli leur image et retravaillé leur réputation. Pure hallucination. Autant pactiser avec le diable.
Source : http://magazine.com.lb/index.php/fr/liban/editorial1/itemlist/category/29-editorial
L’Hebdo Magazine (Liban)

lundi 13 janvier 2014

Venezuela : La NSA a-t-elle assassiné Hugo Chavez ? (Matrizur)….. Il était en tête de liste de la CIA comme cible principale de leurs agressions et les États-Unis amplifièrent de façon significative (ouvertement ou secrètement) leur présence militaire autour du Venezuela durant sa Présidence.

En 2013, le Venezuela a connu un des moments les plus difficiles de son histoire avec le décès du Président Hugo Chavez, le 5 mars. Chavez, leader de grande envergure, fut victime d’un cancer agressif dont il mourut en moins de deux ans. Pendant ses quatorze années au pouvoir, ce Président charismatique (toujours élu démocratiquement et à la grande majorité) s’est confronté à de grands et puissants ennemis : coups d’état, sabotages économiques, interventions électorales, guerre psychologique, financement à coup de millions de dollars à l’opposition du pays par des agences américaines, et des attentats contre sa personne , furent quelques unes des méthodes et des stratégies de déstabilisation auxquelles il dût faire face pendant son mandat.
Il était en tête de liste de la CIA comme cible principale de leurs agressions et les États-Unis amplifièrent de façon significative (ouvertement ou secrètement) leur présence militaire autour du Venezuela durant sa Présidence. Tout cela fit que sa mort brutale et inattendue fit naître beaucoup de soupçons parmi ses partisans et tous ceux qui s’intéressaient à sa vision sociopolitique. Chavez défiait les intérêts des plus puissants et en même temps contrôlait les plus grandes réserves pétrolières de la planète.
La mort de Chavez peut-elle avoir été un assassinat politique ?
Il y a quelques années, cette question aurait fait sourire une grande partie des lecteurs, mais aujourd’hui, avec l’immense quantité de documents publiés par le lanceur d’alerte Wikileaks et l’ex agent de la NSA, Edward Snowden, nous informant sur les graves atteintes aux droits de l’homme et à la souveraineté des pays commises par le Gouvernement des États-Unis, ce ne sont plus seulement les « conspiranoïaques » et les connaisseurs de la politique sale des États-Unis qui se posent des questions de ce genre.
Aujourd’hui le monde sait comment le gouvernement des États-Unis espionne ses amis, ses alliés, ses citoyens et ses ennemis ; personne n’échappe aux yeux et aux oreilles de Washington. On sait aujourd’hui que presque toutes les ambassades des États-Unis dans le monde sont des centres d’espionnage et d’opérations d’intelligence, bafouant ainsi toutes les normes et les règles internationales, sans se soucier des conséquences. On sait toutes les graves atteintes aux droits de l’homme qui ont été commises par les forces armées américaines en Irak et en Afghanistan, et on sait aussi comment le Gouvernement de Barak Obama a augmenté l’utilisation d’avions sans pilotes (drones) pour assassiner des innocents par télécommande.
On sait aujourd’hui la rage avec laquelle le Gouvernement du premier Afro-étasunien à la Présidence poursuit ceux qui dévoilent des vérités sur les abus de Washington, et plus encore quand ce sont des citoyens étasuniens comme Bradley (Chelsea) Manning, Edward Snowden et Jeremy Hammond. On sait que Washington a utilisé son pouvoir économique pour tenter de neutraliser Wikileaks et geler ses finances, bloquant son accès à Mastercard, Visa et Paypal avec le seul objectif d’étouffer sa voix et d’empêcher sa publication continue de documents qui dévoilaient les basses actions de la Maison Blanche.
Toutes ces révélations ont rendu le public mondial moins sceptique et plus réaliste quand il s’agit de la capacité du Gouvernement américain à réduire ses ennemis au silence, cacher ses erreurs et utiliser tous les moyens possibles pour conserver sa domination.
Hugo Chavez a toujours été un caillou dans la chaussure impériale. Sous-estimé par les analystes et conseillers « d’esprit guerre froide » de Washington, Chavez mit fin à l’influence et à la domination des États-Unis en Amérique Latine en moins d’une décade. Il a transformé le Venezuela, pays dépendant et soumis à la culture politique américaine en une nation souveraine, libre, indépendante, digne et orgueilleuse de ses racines, de son histoire et de sa culture afro-indo-américaine. Il a repris le contrôle des ressources stratégiques, non seulement du Venezuela mais dans toute l’Amérique Latine, toujours sous le drapeau de la justice sociale.
Il a impulsé l’intégration régionale et la création d’organisations comme l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR), l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique (ALBA), la Communauté des États Latino-Américains et des Caraïbes (CLAC), entre autres. Sa main ferme face aux agressions des États-Unis fut un exemple et une inspiration pour des millions dans le monde, qui virent avec espoir la révolution au Venezuela et son expansion régionale.
Sans doute beaucoup d’intérêts puissants à Washington et ailleurs, désiraient la disparition physique de Hugo Chavez. Ils essayèrent d’y parvenir avec un coup d’État soutenu par Washington en avril 2002 qui échoua. Quelques mois après, on essaya de le sortir du pouvoir par un très important sabotage économique qui faillit détruire l’industrie pétrolière du pays, mais cela aussi échoua. Un an et demi après, des paramilitaires mercenaires furent envoyés de Colombie pour l’assassiner mais ils furent capturés par les autorités Vénézuéliennes et le complot fut neutralisé. Dans les années qui ont suivi, il y eut de multiples attentats contre sa personne et beaucoup de plans pour déstabiliser son gouvernement, mais aucun ne fonctionna.
Pendant ce temps, la popularité de Chavez ne cessait de grandir et son projet socialiste commençait à se consolider dans le pays.
Les documents de la NSA filtrés par Snowden, ont révélé que le Président Chavez et son gouvernement était sur la liste des six cibles principales de l’espionnage Américain depuis au moins 2007. À peine un an avant, la Maison Blanche avait créé une mission spéciale d’intelligence pour le Venezuela, qui faisait ses rapports directement au directeur national d’intelligence sans passer par la CIA ni aucune des 15 autres agences d’intelligence des États-Unis.
Cette mission spéciale était complètement clandestine et disposait de grands moyens financiers et autres. Il existait seulement deux autres missions de ce style : pour l’Iran et la Corée du Nord. Associer le Venezuela à deux pays ennemis déclarés de Washington est un indicateur du niveau de menace qu’Hugo Chavez représentait pour le Gouvernement des États-Unis.
La maladie
Le cancer dont souffrit Hugo Chavez, et qui causa sa mort si subite était rare. Comme Nicolas Maduro l’a expliqué, son cancer fut inhabituel, sans nom et très agressif. Il n’était pas d’un organe en particulier. Il n’y a pas eu de cas de cancers dans la famille Chavez, il n’y avait aucune prédisposition génétique. Il fut détecté en Juin 2011 et malgré de très forts traitements il mourut en moins de deux ans.
Des documents déclassifiés de l’armée des États-Unis obtenus par Associated Press en 1995 grâce à la Loi d’Accès à l’Information (FOIA) mirent en évidence que depuis 1948, le Pentagone cherchait à mettre au point une arme de radiation pour les assassinats politiques.
Une autre étude des renseignements de l’armée étasunienne en 1969 confirma que l’utilisation clandestine de la radiation en tant qu’arme pouvait causer de graves maladies ou même la mort d’adversaires politiques. En d’autres termes, c’était une méthode d’assassinat qu’ils mettaient activement au point.
On peut facilement imaginer, si Washington faisait des essais de radiation comme arme d’assassinat politique depuis 1948 jusqu’où a pu parvenir cette technologie au 21e siècle.
Assassinat par le biais de l’espionnage
Un câble secret du Département d’État du 31 Janvier 1976 alertait sur les graves effets sur la santé causés par les micro-ondes radioactives utilisées par le KGB pour espionner l’ambassade États États-Unis à Moscou :
« Selon nos médecins experts l’exposition prolongée à des micro-ondes radioactives aux niveaux mesurés à l’ambassade des États-Unis constituent une menace pour la santé ».
Pourtant Washington développa des outils d’espionnage beaucoup plus puissants et avec de plus grandes fréquences de radiation.
Des documents de la NSA, filtrés par Edward Snowden et publiés récemment par le journal Allemand Der Spiegel se référent à un puissant équipement développé par l’agence Américaine, qui émet des radio-ondes continues et à haute fréquence contre une cible pour surveiller et capturer toutes ses communications. D’après un document ultra secret de la NSA, cet équipement, le CTX4000 est une « unité radar portable d’ondes continues (CW). Il peut être utilisé pour illuminer une cible afin de récupérer de l’information en dehors du réseau ».
Le CTX 4000 a la capacité de collecter des signaux qui ne pourraient l’être autrement, ou le seraient très difficilement ainsi que leur traitement. Le document détaille ses capacités : « Rang de fréquence :1-2 GHz ; bande large à 45MHz ; puissance de sortie :jusqu’à 2W, utilisant l’amplificateur interne ; amplificateur externe jusqu’à 1KW ».
Un kilowatt est une forte capacité et quantité d’ondes radioactives. Cette quantité projetée sur une personne pendant une période continue peut causer de graves dommages à sa santé. L’étude de l’Armée des États-Unis en 1969, (mentionnée antérieurement) sur les effets sur la santé de la radiation en tant qu’arme, souligne que l’impact (ou l’évènement désiré, en d’autres termes la mort de la cible) pourrait avoir lieu des années après l’exposition à l’agent radioactif.
Parmi les documents de la NSA publiés par le Spiegel, se trouvent des renseignements sur d’autres formes d’espionnage au travers des téléphones portables, des systèmes Wifi, et des réseaux mobiles qui pourraient aussi avoir de graves effets sur la santé des cibles. Pourtant l’utilisation d’un équipement radar portable qui émet des ondes continues à haute fréquence contre une personne semble être plus encore qu’un mécanisme d’espionnage un instrument d’assassinat.
Hugo Chavez fut la principale cible de la NSA pendant des années. La possibilité que leurs outils d’espionnage aient contribué, sinon causé sa maladie, ne parait plus autant science fiction que ça l’aurait paru en d’autres temps.
Eva Golinger
Traduit de l’espagnol par irisinda

dimanche 12 janvier 2014

SHARON : Cet homme n’était pas un héros,c’était un criminel…..Nous sommes tous tenus de ne pas oublier ses victimes, ses innombrables morts, blessés et déplacés, tout en rappelant au monde entier que cet homme n’était pas un héros.

J’ai toujours jugé aberrant que les gens puissent se réjouir de la mort de quelqu’un. Je me trouvais au Royaume-Unis lorsque la nouvelle de la mort de Margaret Thatcher fut annoncée et j’ai été témoin des célébrations qui s’en sont suivies. Les expressions de joie et les fêtes qui se sont répandues à travers tout le pays pour célébrer la mort de la Dame de Fer m’ont au début choquées. Lors de mes visites dans différentes parties du pays, notamment au Pays de Galles et en Irlande, j’ai pensé que de pareilles explosions de joie pourraient avoir lieu à l’annonce de la mort d’Ariel Sharon.
Plongé dans un coma depuis janvier 2006 à cause de plusieurs hémorragies cérébrales, Ariel Sharon se trouve depuis 8 ans dans un état végétatif. Aux dernières nouvelles, ses reins ont cessé de fonctionner alors qu’Israël retient son souffle quant à une mort imminente de l’ancien premier ministre.
On peut donc s’attendre à d’interminables éloges à son encontre une fois enterré, du style : « un héros, » « un grand leader, » « un génie militaire » Nous entendrons tout cela et même plus. La presse racontera et relatera chacun de ses exploits militaires, chacune de ses batailles remportées, tant sur le plan militaire que politique. Sa détermination en sa qualité de leader israélien sera saluée et on nous dira qu’on se souviendra de lui comme quelqu’un qui a tout donné pour son pays.
Dans mon livre Le fils du Général, voyage d’un Israélien en Palestine, j’ai mentionné le nom de Sharon à plusieurs reprises. Je l’ai évoqué en sa qualité d’homme militaire cruel, brillant et téméraire, puis en tant que Ministre de la Défense et enfin Premier Ministre. Toutefois, j’estime important et urgent de faire une mise au point et de rétablir les faits au sujet de cet homme avant que ne commencent les torrents écœurants des condoléances, débordants d’hypocrisies et de mensonges qui suivront sa mort.
Ariel Sharon était un home ambitieux. Il était brutal, avide, intransigeant et malhonnête. Il avait une soif insatiable de pouvoir, de gloire et de fortune. Au début de sa carrière, en 1950, lorsqu’il commanda l’Unité 101 de l’armée israélienne, il était vite repéré et désigné comme une personne insensible, un tueur sans pitié.
Pour rappel, l’Unité 101 était une brigade commando infâme munie d’une autorisation spéciale pour tuer et terroriser les Palestiniens. L’Unité opérait principalement dans la Bande de Gaza, mais également dans d’autres parties du pays et même au-delà. Plusieurs innocents sont morts à cause des pratiques les plus brutales de cette Unité que même selon les normes et standards israéliens, on avait jugé que l’Unité est allée trop loin dans sa barbarie et a fini par être dissoute.
Sharon a continué sa montée des marches au sein du commandement de l’armée israélienne, se faisant ainsi un nom et une réputation comme commandant prometteur. D’ailleurs, tout le monde s’attendait à ce qu’il devienne un jour un haut commandant de l’armée israélienne ou chef d’Etat-Major. Mais il n’a jamais été question d’un poste supérieur dans l’armée ; il a fait mieux. Sharon s’est lancé dans la politique et fut nommé au poste de Ministre de la Défense dans le gouvernement de Menahem Begin. Agissant en cette qualité, il a conduit en 1982 l’invasion israélienne catastrophique et désastreuse du Liban.
D’innombrables morts, blessés et déplacés Palestiniens et Libanais sont à déplorer suite à cette invasion. Sharon était également l’auteur des massacres survenus au mois de septembre de la même année au camp de réfugiés de Sabra et Chatila, à Beyrouth, et là encore, même selon les normes et standards israéliens, Sharon avait dépassé les limites et avait été démis de ses fonctions.
Bien que Sharon ait été réprimandé pour son rôle dans le massacre de Sabra et Chatila et par voie de conséquence écarté du poste de Ministre de la Défense, sa carrière politique a, cependant, continué son avancée et sa sphère d’influence a poursuivi sa croissance. En sa qualité de Ministre du Logement et du Développement, il a contribué plus qu’aucun autre à la mise en œuvre de politiques racistes et anti-palestiniennes et aux affaires de corruption au sein de son Ministère. D’aucuns confirment que durant son mandat, le budget de son ministère ne connaissait pas de limites, dépassant le budget total de la défense israélienne. Il a fait pleinement usage de son pouvoir et de son influence afin de parachever la colonisation et le déplacement des Palestinien de ce qu’on appelait la Cisjordanie.
Malgré tout ce qu’il a été dit sur lui, l’appellation « homme de paix » est certainement la chose la plus absurde et la plus ridicule jamais dite sur Sharon. On a également dit qu’il a « quitté » Gaza et qu’il l’a « restituée » aux Palestiniens, qu’il a agi en quête de la paix mais qu’en retour, il n’a obtenu que des missiles tirés sur Israël, à partir de Gaza. Mais en réalité, le désengagement de Gaza n’est qu’une mesure unilatérale cynique. Il a permis à Sharon de bien écarter les colons de Gaza de son chemin pour enfermer la Bande telle une prison et marquer des points auprès de l’administration américaine. Ce fut une action cruelle qui lui a permis d’étouffer davantage la population de Gaza dont il était déterminé de détruire dès le début de sa carrière violente. Mais les Palestiniens connus pour être fiers n’ont jamais cédé, ni ont-ils voulu se rendre. Ils sont ce rappel constant du sang des leurs qui entache les mains de Sharon.
Le nom de ce dernier est lié à une liste de crimes qui n’en finit pas. Alors qu’il est à quelques jours ou à quelques minutes de son dernier souffle, nous sommes tous tenus de ne pas oublier ses victimes, ses innombrables morts, blessés et déplacés tout en rappelant au monde entier que cet homme n’était pas un héros ; c’était un criminel.
Au moment où j’écris ces quelques passages, Ariel Sharon est encore en vie, si on peut l’appeler ainsi, et vu sous tous les angles, l’état dans lequel il se trouve aujourd’hui serait bien l’enfer qu’il a amplement mérité.
Miko Peled
4 janvier 2014 – Blog Miko Peled – Vous pouvez consulter cet article en anglais à :http://mikopeled.com/2014/01/04/fin...Traduction : Info-Palestine.eu - Niha