vendredi 6 septembre 2013

SYRIE : Identification des enfants morts dans la ghouta…Il s’agit en fait d’enfant enlevés par des jihadistes, deux semaines auparavant dans des villages alouites aux environs de Lattaquié, à 200 kms de la ghouta. Les personnes qui posent dans les vidéos en s’indignant des « crimes de Bachar el-Assad » sont en réalité leurs assassins.

Suite à la diffusion des images, distribuées par l’Armée syrienne libre et reprises par les services états-uniens et français, du massacre de la ghouta, des familles alaouites de Lattaquié ont porté plainte pour assassinats.
Certaines des vidéos ont été réalisées et postées sur YouTube avant l’événement qu’elles décrivent.
On peut y voir des enfants étouffer d’une intoxication chimique qui ne peut être du gaz sarin (ce gaz provoque de la bave jaune et non pas blanche).
Les enfants ne correspondent pas à un échantillon de population : ils ont presque tous le même âge et ont les cheveux clairs. Ils ne sont pas accompagnés par leur famille en deuil.
Il s’agit en fait d’enfant enlevés par des jihadistes, deux semaines auparavant dans des villages alouites aux environs de Lattaquié, à 200 kms de la ghouta.
Contrairement aux affirmations de l’Armée syrienne libre et des services occidentaux, les seules victimes identifiées du massacre de la ghouta sont donc issues de familles soutenant le gouvernement syrien. Les personnes qui posent dans les vidéos en s’indignant des « crimes de Bachar el-Assad » sont en réalité leurs assassins.
Source : Réseau Voltaire

France : Le visage de l’impérialisme français, ou qui est aux commandes ? Révélations…..« On croit mourir pour la patrie : on meurt pour des industriels » : Anatole France

…les militaires reçoivent leurs ordres des politicards bourgeois et les politicards bourgeois reçoivent leurs ordres des syndicats patronaux des pays et des trusts transnationaux. Il ne leur reste plus qu’à maquiller la domination du monde et les crimes de masse par des concepts débiles tels « le droit d’ingérence » et « la démocratie importée » comme on importe du corned-beef en boîte et des happy-meals. Les médias dominants sont quant à eux les chiens de garde du système.

L’État-major français est l’organisme officiel chargé de conseiller et d’assister le Président de la République, chef des armées, et le gouvernement de la France. Il est composé d’officiers militaires qui se chargent de préparer la stratégie de défense du pays, les opérations de contrôle, le renseignement et le déploiement militaire dans les pays étrangers.
Le chef d’état-major des armées est l’amiral Édouard Guillaud, spécialiste de l’application militaire de l’énergie atomique. C’est à lui qu’on doit la lamentable opération Harmattan, l’intervention en Libye qui arma, conseilla techniquement, et entraîna les milices islamistes qu’il fallut combattre l’année suivante au Mali. De plus, il envoya des dizaines de missiles SCALP s’exploser sur le sol libyen. Ces missiles sont produits par la France par l’entreprise MATRA (anciennement spécialiste des transports : on lui doit le métro automatique de Lille), reconvertie dans l’armement lourd, dirigée par le P.-D.G. Lagardère, ami intime des Sarkozy et représentant du syndicat patronal MEDEF aux côtés du frère de l’ancien président, Guillaume Sarkozy. Les activités guerrières de MATRA sont également associées à l’entreprise MBDA, fabricant de missiles pour tous les pays de l’OTAN, et possédée à 37,5% par EADS (entreprise nationale dont les P.-D.G. sont nommés par le gouvernement), et dont le P.-D.G. est un énarque polytechnicien Antoine Bouvier. Ses anciens camarades de classe et amis lors de son passage de 81 à 84 à Polytech’ sont : Fabrice Brégier, directeur général chez Airbus, Frédéric Oudéa, P.-D.G. de la Société Générale, Pascale Sourisse, P.-D.G. de Thales, Marc Darmon son bras droit et Marwan Lahoud, directeur général EADS. Mais ses relations ne s’arrêtent pas là, et comme dans ces milieux, on sait entretenir sur le long terme ses intérêts bien compris, il intègre l’ENA en 1984-1986 et doit serrer les mains de : Philippe Whal, P.-D.G. de Havas, puis de Bolloré, puis de la Banque Postale, Guillaume Pépy, P.-D.G. de la SNCF, Philippe Bas, intime de Chirac et secrétaire général de la Présidence, Jean-François Cirelli, P.-D.G. de Gaz de France, Jean-Claude Mallet, secrétaire général de la défense nationale sous Sarkozy, puis recyclé comme conseiller spécial du ministre de la défense socialiste actuel. Ajoutons à la liste déjà longue quelques préfets, quelques éléphants socialistes députés, sans oublier le dernier, mais pas le moindre (pour le commerce !), Pierre Moscovici, actuel ministre régalien de l’Économie, des Finances et du Commerce. On comprend qu’Antoine Bouvier se réjouisse de voir passer ses commandes de missiles de 2,6 à 3,5 milliards entre 2011 et 2012, avec des VRP de la trempe à Mosco, il n’a pas de souci à se faire ! Business is business.
Ce n’est pas tout. Benoît Puga est général. Il exerce en tant que chef d’État-major particulier du Président de la République depuis 2010. Soufflant à l’oreille de Sarkozy, il est devenu le conseiller de Hollande. Saint-cyrien fils de putschiste d’Alger en 1961, il ira faire le cacou pendant sept ans en Afrique dans des campagnes militaires souvent hasardeuses pour assurer la domination de la Françafrique, puis participera au démantèlement de l’ex-Yougoslavie, s’occupant spécifiquement de la « transition démocratique ». Il a été à cette époque conseiller spécial de Carl Bildt, haut-représentant international, copain comme cochon avec Milosevic, et chaud partisan de la réintégration française dans l’OTAN.
L’État-major est également composé du général Pierre Le Jolis de Villiers de Saintignon, frère du sinistre royaliste vendéen député Philippe du même nom. Ce catholique traditionaliste sera le commandant des forces internationales alliées en Afghanistan. Il participa également à créer le désordre en Serbie et au Kosovo, sous les ordres du Haut représentant de l’ONU, le « guerrier de la paix » Kouchner, et de son ami va-t-en-guerre chef de milices BHL, que l’on retrouve aujourd’hui sur les plateaux télé aux côtés de Natalie Nougayrède, pour nous expliquer que « quand [il] entend le mot ‘paix, paix, paix’, [il] entend le mot ‘guerre, guerre, guerre’ ! (sic) ».
Le sous-chef d’état-major de l’armée française, délégué aux Relations Internationales, est le général Gratien Maire. Il conseille également le gouvernement actuel au sein de la direction de l’état-major. Il a de 2009 à 2011 passé la serpillère à Washington en tant qu’attaché de défense près l’ambassade de France aux États-Unis : son rôle s’est borné à réintégrer la France dans le commandement intégré de l’OTAN (ce que le général De Gaulle avait toujours refusé), pour ainsi faciliter les échanges d’information, l’interopérabilité des opérations militaires, et accélérer la chaîne de commandement (exemple de la « french touch » : 5 mn entre la décision franco-américaine d’intervenir en Libye, l’ordre de bombarder les troupes de Kadhafi et le lancement effectif des missiles SCALP).
Enfin, le dernier, mais non le moindre, puisqu’il est celui qui mérite de recevoir la « laisse d’or » de la soumission de la France aux intérêts impérialistes de l’OTAN - Traité Transatlantique Nord : le général français Jean-Paul Paloméros, dit « le Cerveau », commandant suprême du Commandement allié Transformation, l’un des deux états-majors suprême de l’OTAN, et chargé des questions doctrinales et de transformation opérationnelle. La députée PS Patricia Adam, vice-présidente de la commission de la défense de l’assemblée nationale et amoureuse transie, confie qu’il « est quelqu’un que j’ai toujours apprécié pour la clarté de son langage ». Il refusait d’intervenir en Syrie sans accord de l’ONU. Il faut croire qu’il a changé d’avis, soucieux de ne pas sacrifier sa carrière promise à un brillant « avenir en train de s’écrire » … même au prix du sang made in US ! 
Il n’y a pas de complot caché où des puissances occultes manœuvreraient pour la domination du monde. Tout se sait, tout est visible. L’impérialisme atlantiste n’est pas plus étasunien qu’il n’est français, allemand, britannique, turc ou qatarien. L’impérialisme atlantiste a pour but de défendre avant tout la propre bourgeoisie nationale des pays membres et les capitaux transnationaux issus des marchés communs européens et transatlantiques. Les intérêts commerciaux et des propriétés capitalistes sont ce qui relie économiquement d’abord, militairement ensuite, les pays du traité transatlantique nord OTAN. Ces intérêts matériels sont connus de tous : les militaires reçoivent leurs ordres des politicards bourgeois et les politicards bourgeois reçoivent leurs ordres des syndicats patronaux des pays et des trusts transnationaux. Il ne leur reste plus qu’à maquiller la domination du monde et les crimes de masse par des concepts débiles tels « le droit d’ingérence » et « la démocratie importée » comme on importe du corned-beef en boîte et des happy-meals. Les médias dominants sont quant à eux les chiens de garde du système : un vote tous les cinq ans, et allez voir ailleurs, SVP !
« On croit mourir pour la patrie : on meurt pour des industriels » : Anatole France, l’Humanité, 18 juillet 1922.



Entre Syrie & Palestine... le prix Nobel de la Paix pose ses choix…Pour mémoire, faut-il rappeler que les USA ont déversé des millions de litres de l’agent orange sur le Vietnam produisant toujours leurs effets dévastateurs sur les populations locales, sans que l’on entende personne s’en indigner !?… Sont-ils vraiment les mieux placés pour donner des leçons de moralité aux autres gouvernements ?…


Aujourd’hui, les habituels va-t-en-guerre occidentaux, regard sévère et mâchoires serrées, déclarent vouloir « punir » le régime syrien pour l’usage d’armes chimiques dont personne ne sait encore si elles sont le fait du régime ou de quelque faction rebelle... Le président Obama, « Prix Nobel de la Paix » va-t-il y ajouter son imprimatur en Syrie ?
Une fois de plus, nous voici conviés par l’ainsi nommée « Communauté internationale »  à un nouvel épisode d’un scénario dont elle aime nous gaver et semble prendre plaisir : jouer à se (nous) faire peur. Chaque soir, les journalistes attitrés nous abreuvent de commentaires usés jusqu’à la corde et les habituels « experts » se pressent sur les plateaux, trop heureux de faire la « une » pour étaler leurs théories funestes.
Les uns élaborent des plans et nous expliquent déjà leur vision tactique des choses, les autres s’interrogent chiffres à l’appui, pour savoir si le pouvoir syrien aura les moyens de se défendre. D’aucuns parlent même d’une 3è guerre mondiale possible… Ces irresponsables, confortablement installés, s’excitent tous seuls comme de grands enfants jouant sur internet…
Aujourd’hui, les habituels va-t-en-guerre occidentaux, regard sévère et mâchoires serrées, déclarent vouloir « punir » le régime syrien pour l’usage d’armes chimiques dont personne ne sait encore si elles sont le fait du régime ou de quelque faction rebelle… Le devoir de réserve devrait donc dicter à ces « démocrates » un minimum de retenue, et attendre les conclusions des inspecteurs de l’ONU… en espérant que celles-ci soient neutres et objectives. Et dans le cas contraire, celui où l’opposition serait reconnue coupable d’utilisation d’armes chimiques, que fera la « Communauté internationale » ? Qui « punira »-t-elle et comment ?…
Face à ces gesticulations de mauvais gout, où certains semblent confondre virtuel et réalité, et avant toute précipitation, ne faudrait-il pas tirer les leçons de nos terribles erreurs passées et des sinistres conséquences de manipulations médiatiques qui nous ont trompés ?
Il y a quelques années, tournaient en boucle des images du (faux) vol des couveuses à Koweït-city. Ensuite, celles de Colin Powell agitant devant le monde entier sa petite fiole censée contenir une arme de destruction massive jamais trouvée en Irak.
Après, il fallait éradiquer les Talibans en Afghanistan, de mèche dans les attentats du 11 septembre. Et dernièrement, les effets de manches de BHL en Libye, avec les suites que l’on sait…
Résultats de nos dernières interventions directes : l’Irak est dévasté par des attentats quotidiens et devenu quasi incontrôlable; l’Afghanistan est à nouveau aux mains des Talibans et le gouvernement du fantoche H. Karzaï doit composer avec eux ; la Lybie est plus divisée que jamais… Sans parler de la Syrie dont les rebelles de la première heure sont dépassés par des milices extrémistes et des djihadistes – que nous armons dans le cas présent mais combattons en d’autres lieux (comprenne qui pourra !) – venus de toutes parts dans un pays en ruines, où l’on dénombre plus de cent mille morts…
Faut-il encore y ajouter nos bombardements et missiles sophistiqués, alors qu’on ne compte déjà plus les populations réfugiées, ayant tout perdu… Quand donc aurons-nous compris et intégré dans nos esprits belliqueux que la guerre n’est pas une solution à la guerre, et qu’ajouter des destructions aux destructions ne mène qu’à plus de chaos !? Et comme l’osent quelques voix discordantes : une nouvelle guerre, pour quoi faire !? Voilà des années que l’on nous répète que les caisses de nos Etats sont vides, qu’il faut se serrer la ceinture, que les allocations sociales sont revues à la baisse, que nos dettes sont devenues une charge impayable au risque d’hypothéquer l’avenir de nos enfants… Mais étrangement, et malgré le coût exorbitant que cela représente, il y a toujours assez d’argent pour aller guerroyer sous de fallacieux prétextes ! De qui se moque-t-on !?
Pour mémoire, faut-il rappeler que les USA ont déversé des millions de litres de l’agent orange sur le Vietnam produisant toujours leurs effets dévastateurs sur les populations locales, sans que l’on entende personne s’en indigner !?… Sont-ils vraiment les mieux placés pour donner des leçons de moralité aux autres gouvernements ?…
Et si dans la foulée, l’on voulait bien se souvenir de l’utilisation d’armes à l’uranium appauvri par Israël lors de son opération « Plomb durci » à Gaza contre la population palestinienne en 2009. Ayant fait plus de 1.400 victimes dont de nombreux enfants, soit plus que ce dont il est question dans l’attaque chimique en Syrie… Cela a-t-il mené à une intervention punitive même « ciblée » de nos pays contre l’Etat sioniste ?
Or, selon le Droit international sur le contrôle des armements, les armes à l’uranium appauvri sont elles aussi illégales (conventions de La Hague de 1899 et 1907, de Genève de 1925 et 1949, Charte de Nuremberg de 1945, convention des Nations-Unies du 10 octobre 1980, dite « Convention des armes inhumaines »). A moins d’amnésie, il faut donc constater qu’une nouvelle fois nos « exemplaires démocraties » occidentales à géométrie variable exercent encore et toujours leur détestable deux poids, deux mesures et bafouent allègrement tout principe d’une vraie justice, s’appliquant à tout le monde et de manière équitable.
Si nous étions de vrais démocrates, notre principale préoccupation devrait porter sur les populations systématiquement victimes de ces manœuvres cyniques. Car il en est toujours de même, des gens perdent tout : habitation, boulot, famille et proches, santé, et sont jetés à la rue où tant bien que mal, ils fuient ces zones mortifères pour aboutir au mieux dans des camps de réfugiés souvent insalubres et dont on sait que pour certains, ils seront pérennes…
Si nous étions de vrais démocrates, nous ne mettrions pas tant d’intelligence, de recherche scientifique et d’argent à sophistiquer des armes toujours plus létales au seul profit du lobby de l’armement qui pousse à la moindre occasion pour tester ses abjectes nouveautés « sur le terrain », mais dépenserions toute cette énergie pour préserver la vie et l’environnement qui l’abrite !
Si nous étions de vrais démocrates, nous nous interdirions de « punir » des gouvernements par des interventions armées qui toujours massacrent des civils, mais suivrions les procédures du Droit international pour traduire les responsables devant les tribunaux et les cours de justice prévues pour cela.
Enfin, devant tant d’inconséquences de nos gouvernements, il est une question dérangeante sans doute mais inévitable : n’y a-t-il pas derrière tout cela, une détestation profonde de nos pays occidentaux pour tout ce qui est de peau basanée et de culture musulmane ? Tant d’iniquités dans le traitement des affaires du monde ne révèle-t-il pas une haine profonde de la culture arabe ?…
Et avec la carte de la région sous les yeux, comment ne pas voir que l’Irak, l’Afghanistan, la Syrie, le Liban, la Libye, l’Egypte, la Tunisie… tous pays situés à proximité d’Israël , sont considérablement saccagés, meurtris, affaiblis et dès lors plus divisés que jamais ?… au plus grand profit de l’Etat israélien renforcé par ces effondrements successifs, et poursuivant ainsi sa politique d’apartheid et de colonisation rampante de la Palestine, sans que personne ne songe à « punir » cet Etat voyou !
Divide et impera (Diviser pour mieux régner) disaient déjà les Romains… Le président Obama, « Prix Nobel de la Paix » va-t-il y ajouter son imprimatur en Syrie ?
« Devant les perspectives terrifiantes qui s’ouvrent à l’humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille la peine d’être mené, ce n’est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison ». Albert Camus
Source : Cameroonvoice

jeudi 5 septembre 2013

Syrie : le gouvernement français avance des "preuves" qui ne prouvent rien…. Les "preuves" sont bâties sur de fausses prémisses, de faux syllogismes et de fausses conclusions.

Les arguments des responsables russes exposés par l’agence de presse RIA* s’appliquent entièrement aux prétendues preuves fournies le 2 septembre par le gouvernement français pour faire changer d’avis aux 2/3 des Français opposés aux frappes militaires contre la Syrie. Les "preuves" françaises s’appuient sur des vidéos que tout le monde a déjà vues depuis le fameux 21 août quand Fabius a sonné, le premier, le rappel des troupes pour partir en guerre contre la Syrie. Ces images ne prouvent rien sur la responsabilité de l’armée syrienne dans l’attaque chimique. Et à vouloir trop prouver … on prouve le contraire. La promptitude de Fabius à réagir sur toutes les chaînes de TV tenderait plutôt à indiquer qu’il était au "parfum", ou qu’il est l’un des principaux concepteurs de la campagne mondiale d’intox contre la Syrie.
Les "preuves" sont bâties sur de fausses prémisses, de faux syllogismes et de fausses conclusions.
 l’armée syrienne possèderait des armes chimiques. Mais qu’est-ce que cela peut prouver et quelle loi interdit sa détention par la Syrie ? N’aurait-elle pas le droit de se prémunir contre Israël, laquelle détient l’arme nucléaire, une arme autrement plus destructrice et meurtrière que l’arme chimique, obtenue, ne l’oublions pas, grâce à l’aide technique que les socialistes français lui ont apportée en 1956 pour la fabriquer ? N’a-t-elle pas le droit de se doter des moyens de dissuasion pour se protéger d’un Etat expansionniste et agressif, responsable unique de l’instabilité et des conflits militaires dans la région depuis 60 ans, avec le soutien des USA ?
 des bris de roquettes ont été retrouvés, or seule l’armée syrienne "peut les lancer". Les rebelles n’en disposeraient pas. Ils n’auraient pas les moyens techniques pour lancer une telle attaque. Donc cela "prouve" la responsabilité de Assad. Sauf que Fabius et ses amis commettent un petit mensonge. Ils cachent le fait que les "rebelles" - formés à 90 % de mercenaires intégristes venus du monde entier, y compris de France - sont super armés par l’Arabie Saoudite, le Qatar, la Turquie. L’examen des vidéos publiés par les intégristes sur Youtube depuis deux ans le montre sans discussion. Et Fabius et ses amis ont-ils oublié que le groupe de criminels japonais qui a répandu le gaz sarin en 1995 dans le métro de Tokyo était encore moins nanti matériellement et financièrement que les mercenaires opérant en Syrie.
 Fabius et ses amis prétendent que l’usage de l’arme chimique suppose une grande coordination entre les groupes "d’insurgés". Là aussi ils mentent par omission parce qu’ils feignent d’ignorer ce que savent tous ceux qui ont suivi depuis deux années l’évolution de la situation militaire en Syrie : les opérations de ces groupes sont coordonnées de l’extérieur par des agents spéciaux français et américains depuis la Turquie et des zones montagneuses syriennes proches de la Turquie échappant au contrôle de l’armée syrienne. Des ordres opérationnels tactiques cryptés sont émis par ces agents. Ils sont captés à l’aide d’appareils sophistiqués dont disposent les chefs mercenaires en abondance depuis deux ans, ce que les vidéos en circulation sur Youtube ont également montré, vidéos devenues subitement inaccessibles ces jours-ci, depuis l’appel à la grande croisade anti-syrienne.
 dernier point : que sont-ils partis faire en Syrie les commandos super-entraînés formés aux USA et infiltrés à partir de la Jordanie vers les faubourgs de Damas quelques jours avant le 21 août, information révélée par Le Figaro et dont, bizarrement, plus personne ne parle ?
par  Algerep

SYRIE : Enfin ! Après 10 ans de recherches, les armes de destruction massive irakiennes ont finalement été retrouvées en Syrie ! …..Si vous voyez quelque chose, dites-le. Sauf s’il s’agit d’un crime de guerre US.


Le rapport anti-Empire
Le Secrétaire d’Etat John Kerry : « Il ne fait aucun doute que Saddam al-Assad a franchi la ligne rouge... Pardon, j’ai dit « Saddam » ? »
Un drone US a pris une photo du Mollah Omar en train de rouler en mobylette dans les rues de Damas (
Alors où en sommes-nous alors que les Etats-Unis envisagent toujours une attaque contre la Syrie et maintiennent cinq navires de guerre équipés de missiles dans l’est de la Méditerranée ?
- 9 % seulement des Américains soutiennent une intervention militaire des Etats-Unis en Syrie
- 11 % des Britanniques soutiennent une intervention militaire de la Grande-Bretagne : le chiffre est monté à 25 % à l’annonce d’une attaque chimique. (3)
- Le Premier Ministre Britannique David Cameron a perdu un vote au Parlement le 29 Août sur une intervention militaire en Syrie par 285 voix contre et 272 pour.
- 64 % des Français s’opposent à une intervention de l’armée française. (4) « Avant d’agir, il faut des preuves » a déclaré un porte-parole du gouvernement français.
- De hauts gradés de l’armée US, certains à la retraite et d’autres en poste, remettent en cause le recours à la force militaire et laissent entendre que la Maison Blanche manque d’une stratégie cohérente. « Si l’administration est hésitante sur le bien-fondé de renverser ou affaiblir le dirigeant syrien, préparant ainsi l’entrée à Damas des rebelles islamistes intégristes, disent-ils, l’objectif militaire de lancer des frappes sur des cibles militaires d’Assad est pour le moins ambiguë. »
- Le Président Obama n’a pas l’autorisation des Nations Unies pour une intervention. (Au mois de février, une vague d’attentats à Damas a provoqué 100 morts et 250 blessés ; tout indique qu’il s’agit de l’oeuvre des terroristes islamistes. Les Etats-Unis ont opposé leur veto à une résolution Russe condamnant les attaques et présentée au Conseil de Sécurité).
- Aucun des 28 membres de l’OTAN n’a proposé une alliance avec les Etats-Unis pour attaquer la Syrie. Le secrétaire générale de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen a déclaré qu’il ne voyait « aucun rôle de l’OTAN dans une réaction internationale contre le régime (syrien). »
- La Ligue Arabe n’a pas publiquement apporté son soutien à une action militaire US en Syrie ; idem en ce qui concerne des acteurs clés dans la région, l’Arabie Saoudite et le Qatar, préoccupés par une éventuelle réaction de l’opinion devant un soutien ouvert à une intervention US.
- Il n’est même pas certain qu’il s’agissait d’une véritable attaque chimique. D’où viennent les accusations ? Les Etats-Unis ? Les rebelles d’al-Qaeda ? Et si une attaque a bien eu lieue, qu’est-ce qui prouve que l’auteur est bien le gouvernement Syrien ? Le régime Assad a accusé les rebelles, et publié une vidéo montrant une grotte avec de présumées armes chimiques et affirme par ailleurs avoir capturé des rebelles en possession de gaz sarin. Quels que soient les auteurs, pourquoi, à l’ère des caméras omniprésentes, ne voit-on aucune photo de gens portant des masques à gaz ? L’équipe d’inspection de l’ONU avait initialement été envoyée pour enquêter sur des accusations antérieures d’usages d’armes chimiques : deux accusations formulées par les rebelles et une par le gouvernement.
- Les Etats-Unis insistent que la Syrie a refusé d’autoriser aux enquêteurs de l’ONU l’accès au site de l’attaque. Cependant, la demande de l’ONU a été faire la samedi 24 août ; le gouvernement syrien a donné son accord le lendemain.
- En rejetant les accusations que la Syrie aurait utilisé du gaz mortel, les officiels Russes ont argumenté que les rebelles avaient des motifs évidents : provoquer une attaque occidentale contre les forces syriennes ; tandis qu’Assad avait toutes les raisons de s’abstenir d’une action qui provoquerait une intervention internationale au moment même où ses forces étaient en train de gagner la guerre et les rebelles de perdre de plus en plus du soutien à cause de leur comportement sauvage et ultra-cruel.
- Le Président George W. Bush a trompé le monde sur les Armes de Destruction Massive en Irak, mais le dossier bidon de Bush contenait au moins des détails vérifiables, contrairement au dossier de l’administration Obama publié le 29 août sur une attaque chimique lancée par la Syrie – aucune citation directe, aucune photo, aucune source identifiée, rien que du « faites nous confiance », fait remarquer Robert Parry, journaliste intrépide à Washington.
Donc, à la lumière de tout ce qui précède, le choix qu’Obama doit faire – en tant qu’être humain doué de raison – est évident, bien-sûr. N’est-ce pas ? Is it not ? Nicht Wahr ? Larguez les Bombes !
Oui, plutôt décourageant. Mais en fait j’y trouve pas mal d’éléments encourageants. Beaucoup de gens semblent avoir réellement appris quelque chose des tonnes de mensonges et d’horreurs sur l’Irak et des décennies d’interventions américaines. Le scepticisme – le bon vieux scepticisme bien sain – chez les peuples américain, britannique et français. C’était émouvant d’observer le Parlement britannique dans un débat d’un genre rarement vu, peut-être jamais, au Congrès US au cours de 21ème siècle. Et des officiers Américains qui posent les bonnes question. La ligue arabe qui ne soutient pas une attaque US, ce qui est surprenant pour une organisation qui n’aime pas le gouvernement laïque Syrien. Et l’OTAN – même l’OTAN ! - refuse jusqu’à présent de suivre aveuglément la Maison Blanche. Quand est-ce qu’on a déjà vu ça ? Je croyais que c’était interdit par le droit international...
Le secrétaire d’Etat John Kerry a dit que si les Etats-Unis ne réagissaient pas à l’usage d’armes chimiques, le pays deviendrait « la risée » du monde. Oui, voilà ce qui devrait préoccuper les Etats-Unis et son peuple – et non que le pays soit perçu comme un délinquant récidiviste assassin de masse sans foi ni loi. D’autres officiels américains ont exprimé leur préoccupation qu’une absence de riposte des Etats-Unis pourrait encourager des menaces de la part de l’Iran et la Corée du nord.
Voilà quelque chose de réellement risible. Il est réconfortant de penser que le monde pourrait enfin perdre ses dernières illusions sur la politique étrangère des Etats-Unis en partie grâce aux innombrables commentaires ridicules tel que celui-là.
Les bombardements effectués par les Etats-Unis, qui peuvent se révéler aussi cruels et aveugles qu’une attaque au gaz. (Un terroriste, c’est quelqu’un qui a une bombe mais pas d’aviation.)
Voici la glorieuse liste des pays bombardés par notre glorieux pays, que nos glorieuses écoles n’enseignent pas, que nos glorieux médias oublient, et que nos glorieux dirigeants glorifient.
Corée et Chine 1950-53 (guerre de Corée)
Guatemala 1954
Indonésie 1958
Cuba 1959-1961
Guatemala 1960
Congo 1964
Laos 1964-73
Vietnam 1961-73
Cambodge 1969-70
Guatemala 1967-69
Grenad e1983
Liban 1983, 1984 (cibles libanaises et syriennes)
Libye 1986
El Salvador 1980s
Nicaragua 1980s
Iran 1987
Panama 1989
Irak 1991 (guerre du Golfe)
Koweit 1991
Somalie 1993
Bosnia 1994, 1995
Soudan 1998
Afghanistan 1998
Yugoslavia 1999
Yemen 2002
Irak 1991-2003 (régulièrement US/GB dans le cadre d’une zone d’exclusion aérienne)
Irak 2003-2011 (deuxième guerre du Golfe)
Afghanistan 2001 jusqu’à présent
Pakistan 2007 jusqu’à présent
Somalie 2007-8, 2011 jusqu’à présent
Yemen 2009, 2011 jusqu’à présent
Libye 2011
Syrie 2013 ?
Cette liste n’inclut pas l’usage répété par les Etats-Unis d’uranium appauvri, bombes à fragmentation, phosphore blanc, et autres inventions charmantes des scientifiques fous du Pentagone. Ne sont pas inclus non plus : armes chimiques et bactériologiques à l’étranger, armes chimiques et bactériologiques aux Etats-Unis (sic) et l’encouragement à utiliser des armes chimiques et bactériologiques par d’autres nations ; vous trouverez les détails dans mon livre « l’Etat Voyou ». 
Un article récemment publié par le magazine Foreign Policy, basé sur de nouveaux documents déclassifiés découverts récemment, raconte comment les communautés du renseignement et militaire savaient mais n’ont rien fait pour empêcher une série d’attaques au gaz neurotoxique par l’Irak bien plus dévastatrices que tout ce que la Syrie a pu connaître. En effet, au cours de cette guerre-là, les Etats-Unis étaient le fournisseur principal d’armes chimiques et du matériel indispensable pour fournir au régime de Saddam Hussein la capacité de mener une guerre chimique.
A présent, les Etats-Unis viennent apparemment de découvrir toute l’horreur des guerres chimiques, même celles encore à l’état de supputation.
Intervention humanitaire
Certains de ceux qui préconisent le bombardement de la Syrie font appel à leur vieil ami fidèle, « l’intervention humanitaire », dont un des premiers exemples est le bombardement en 1999 par les Etats-Unis et l’OTAN pour arrêter le nettoyage ethnique et expulser les Serbes du Kosovo. Cependant, une amnésie collective semble avoir frappé d’innombrables gens intelligents et bien intentionnés, qui sont convaincus que les bombardements US/OTAN ont commencé après qu’une déportation massive et forcée d’Albanais du Kosovo fut bien engagée ; autrement dit, que le bombardement fut déclenché pour faire cesser ce « nettoyage ethnique ». En fait, la déportation forcée généralisée d’un grand nombre de gens du Kosovo n’a commencé que quelques jours après le début des bombardements, et constituait clairement une réaction serbe, née d’un sentiment de colère extrême et d’impuissance. Ceci est facilement vérifiable en consultant un quotidien pendant les quelques jours qui ont précédé le début des bombardements, dans la nuit du 23 au 24 mars, et les jours qui ont suivi. Ou simplement en consultant le New York Times du 26 mars, page 1, où on lit :
« ...avec le début des bombardements de l’OTAN, un sentiment de crainte s’est emparé de Pristina (principale ville Kosovo) que les Serbes se vengent MAINTENANT contre les civils albanais en guise de représailles. »
Le 27 mars, nous trouvons la première référence à une « marche forcée » ou quelque chose de similaire.
Mais la version servie par la propagande est déjà gravée dans le marbre.
Si vous voyez quelque chose, dites-le. Sauf s’il s’agit d’un crime de guerre US.
« Lorsque vous signez une habilitation de sécurité et prêtez serment, vous devez les respecter. Ce n’est pas facultatif. » Steven Bucci, du néoconservateur Heritage Foundation, en parlant de Chelsea Manning (anciennement connu sous le prénom de Bradley)
Vraiment ? Peut importe ce qu’on lui demande de faire ? Peut importe ce qu’il voit ou sait, il doit malgré tout ignorer sa conscience et obéir aux ordres ? Mais Steven, mon garçon, tu dois pourtant savoir qu’après la Deuxième Guerre Mondiale de nombreux Allemands ont bien entendu invoqué l’excuse qu’ils ne faisaient qu’ « obéir aux ordres ». Les Alliés victorieux ont bien entendu exécuté un certain nombre d’entre eux.
Leurs condamnations à mort ont été prononcés par le Tribunal Militaire International à Nuremberg, Allemagne, qui a déclaré que « les individus ont des devoirs internationaux qui transcendent le devoir national d’obéissance. Par conséquent, les citoyens individuels ont le devoir de violer des lois domestique pour prévenir des crimes contre la paix et contre l’humanité. »
Le 4eme principe de Nuremberg rajoute : « Le fait qu’une personne ait agi sous les ordres de son gouvernement ou d’un supérieur hiérarchique ne le dispense pas de responsabilité devant la droit international, à condition que le choix moral lui était effectivement offert. »
Manning, et Snowden aussi, avait le choix, et ils ont choisi.
Il mérite d’être souligné que Barack Obama a refusé de poursuivre en justice ceux de l’administration Bush impliqués dans la torture au motif précis – déclare-t-il – qu’ils obéissaient aux ordres. Cet homme « éduqué » n’a-t-il jamais entendu parler du Tribunal de Nuremberg ? Pourquoi n’éprouve-t-il aucun gêne à ressasser un tel argument ?
J’imagine qu’au cours des trois ans que Manning a passé en prison en isolement, à subir des tortures et des humiliations, ce qui a probablement singulièrement compliqué ses problèmes personnels, l’idée de suicide a du lui traverser l’esprit plus d’une fois. Elle aurait certainement traversé le mien si je m’étais retrouvé dans sa position. Et au cours des milliers et milliers de longues journées et nuits d’incarcération qui l’attendent, une telle pensée pourrait devenir son compagnon habituel. Si les pensées se transforment en désir, et le désir devient insupportable, j’espère que cette personne courageuse trouvera un moyen pour l’accomplir. Tout le monde y a droit, même les héros.
Les Etats-Unis et leurs caniches européennes ont peut-être dépassé les bornes dans leurs tentative de contrôler la communication dissidente – exigeant une communication totale des données des sociétés engagées dans les messageries cryptées, forçant plusieurs sociétés à fermer, obligeant l’avion transportant le président bolivien à atterrir, saccageant les ordinateurs d’un grand quotidien, détenant le compagnon d’un journaliste lanceur d’alerte pendant neuf heures à l’aéroport, confisquant les relevés d’appels téléphoniques des journalistes de l’agence Associated Press, menaçant d’envoyer en prison un journaliste du New York Times s’il ne révélait pas l’identité de ses sources, mentant sans vergogne au plus haut niveau, plaçant l’Union Européenne et les Nations Unies sur écoute, la surveillance sans limites... Où cela s’arrêtera-t-il ? Assistera-t-on à un moment donné à un retour de bâton et le retour de l’Amérique à son état habituel d’état policier ? Le 24 juillet, un proposition de loi qui aurait limité les pouvoirs de la NSA a été rejeté de justesse par un vote de 217 voix contre 205 à la Chambre des Représentants.
Et pendant encore combien de temps est-ce que Amnesty International ternira son image en refusant de déclarer l’évidence ? Que Chelsea Manning est un Prisonnier de Conscience. Sur le site internet d’Amnesty, en faisant une recherche sur « prisonnier de conscience », on trouve un certain nombre de noms, dont plusieurs Cubains en bonne place. Y’aurait-il un rapport entre l’omission de Manning et le fait que le directeur exécutif d’Amnesty International USA, Suzanne Nossel, était précédemment employée au Département d’Etat, au poste de Secrétaire adjoint aux Organisations Internationales ?
Un coup de fil au bureau d’Amnesty à New York ne m’a pas permis d’obtenir une explication quelconque pour l’omission de Manning. Je suggère aux lecteurs qui habitent en Grande-Bretagne de contacter le siège d’AI à Londres.
Pendant ce temps, dans une autre organisation éminente de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch, Tom Malinowski, directeur du bureau de l’organisation à Washington, a été nommé par Obama au poste de secrétaire d’état adjoint à la Démocratie, aux Droits de l’Homme et au Travail. Est-ce vraiment trop demander qu’un haut responsable d’une organisation de défense des droits de l’homme s’abstienne de travailler pour un gouvernement qui a été le principal violeur des droits de l’homme au monde depuis plus de 50 ans ? Et si vous avez du mal à avaler une telle désignation, arrêtez-vous un instant sur la torture, la forme la plus extrême d’inhumanité envers un être humain. Quel gouvernement est plus intiment impliqué dans cette horreur que celui des Etats-Unis ? Un gouvernement qui l’enseigne, qui fournit les manuels, l’équipement, qui crée des centres de torture pratiquement partout dans le monde, qui enlève des gens pour les emmener dans ces lieux (« renditions »), incarcérations en isolement, alimentations forcées, Guantánamo, Abu Ghraib, Bagram, Chili, Brésil, Argentine, Chicago... Que Dieu nous pardonne !
Encercler la Russie
Une des réactions des Etats-Unis à l’accord par la Russie de l’asile à Edward Snowden fut présentée ainsi : « Il y a eut une réaction virulente sur Capitol Hill (Congrès) et des appels à des mesures de représailles destinés à rendre le Kremlin furieux. Le sénateur John McCain (Républicain, Arizona), de longue date un des principaux critiques de Moscou au Sénat, a critiqué la décision d’asile comme « une gifle infligée à tous les Américains et demande que l’administration augmente la pression sur Moscou sur une série de fronts, dont une relance de l’expansion de l’OTAN et un nouveau programme de défense par missiles en Europe. »
Pourtant on nous a souvent répété que l’expansion de l’OTAN et ses missiles en Europe n’avait rien à voir avec la Russie. Et on a dit la même chose à la Russie, sans pour autant lever le scepticisme à Moscou. « Regardez, » a dit le Président Russe Vladimir Poutine au sujet de l’OTAN en 2001, « voici une organisation militaire. Elle s’avance vers nos frontières. Pourquoi ? » Il a ensuite décrit l’OTAN comme le « cadavre puant de la Guerre Froide ».
L’Amérique et les armes, une histoire d’amour
Adam Kokesh est véteran de la guerre en Irak qui vit actuellement dans la région de Washington DC. Il est l’un des innombrables Américains dingues des armes, des armes qui seront nécessaires pour protéger les Américains de leur gouvernement répressif, des armes nécessaires pour « la révolution ».
Le 4 juillet, Kokesh, 31 ans, s’est fait faire une vidéo de lui en train de tenir un fusil de chasse et de charger des cartouches tout en parlant devant la caméra sur Freedom Plaza, un terrain fédéral entre le Washington Monument et la Capitole. Le police a lancé un raid sur sa maison le 25 et l’a arrêté pour transport d’armes à l’extérieur de son foyer ou bureau. Cette vidéo de 23 secondes est visible sur Youtube.
J’ai envoyé à Kokesh le courrier électronique suivant :
 « Adam ; toutes vos armes ne vous ont apparemment pas aidé du tout lorsque la police a débarqué chez vous. Et pourtant, les gens comme vous disent qu’une population armée sera protégée d’un gouvernement répressif. Je n’y ai jamais cru à cause de l’énorme déséquilibre entre la puissance de feu du public et celle du gouvernement. Et il semblerait que j’avais raison. »
Je n’ai pas reçu de réponse, mais le fait qu’il soit en prison serait une explication.
Et Kokesh, pour la petite histoire, avait un programme sur RT (Russia Today) pendant une courte période l’année dernière.
William Blum




mardi 3 septembre 2013

Les États-Unis et Israël testent les fréquences radars syriennes

Deux missiles ballistiques ont été tirés en Méditerranée en direction de la Syrie et se sont abîmés en mer, le 3 septembre.
L’information a d’abord été révélée par le ministère russe de la Défense sans indiquer l’origine des tirs. Puis, après une vingtaine de minutes d’affolement général, Israël et les États-Unis ont reconnu en être les auteurs.
Selon l’état-major syrien, cette manœuvre avait pour but de tester les fréquences radars utilisées par la défense anti-aérienne de la Syrie.
Cette opération confirme le rôle d’Israël dans le dispositif d’attaque états-unien de la Syrie.
Source : Réseau Voltaire

Syrie : les djihadistes rejettent la démocratie…..Oui « à la guerre sainte et à la justice de la charia ». Non « aux élections et aux partis politiques ».

Article publié par un journal français de droite anti-syrien qui fournit un éclairage supplémentaire -nos lecteurs le savent depuis longtemps - sur ce que sont réellement les "démocrates" syriens que soutiennent Hollande et Fabius, le ministre français de la Protection d’Israël et de la Guerre contre la Syrie.
Le Front al-Nosra, qui refuse toute idée d’élections, bénéficie des largesses de leurs sponsors du golfe Persique.
Oui « à la guerre sainte et à la justice de la charia ». Non « aux élections et aux partis politiques ». Dans un enregistrement audio relayé par des sites islamistes, le chef du Front djihadiste al-Nosra indique clairement sa conception du pouvoir dans la Syrie de l’après Bachar el-Assad. « Nous ne croyons ni aux partis politiques ni aux élections parlementaires, nous croyons à une gouvernance islamique basée sur la choura » (assemblée de juges musulmans), affirme Abou Mohammed al-Joulani pour qui « le moyen d’appliquer la charia, c’est à travers le djihad ».
Au côté de l’Émirat islamique d’Irak et au levant (EIIL), le Front al-Nosra, qui a prêté allégeance à al-Qaida en avril, est la principale organisation djihadiste luttant contre le régime de Damas. Cette prise de position ne peut que gêner la composante plus modérée de l’opposition autour de l’Armée syrienne libre (ASL), qui coopère parfois avec les djihadistes, tout en cherchant à les marginaliser pour complaire à ses parrains occidentaux. Mais sans armements de qualité, les promesses de l’ASL restent lettre morte, quand elles ne sont tout simplement pas contredites par des actions communes menées par ses hommes, qui n’hésitent pas, comme c’est le cas actuellement, à s’allier aux groupes djihadistes contre les forces kurdes dans le nord du pays.
« Les djihadistes sont les bourgeois de la révolution », ironise un opposant. Profitant de la complaisance de la Turquie, principal pays de transit jusqu’en Syrie, ce sont les seuls à recevoir, sans interruption, armes et argent de leurs sponsors du Golfe. « Chaque semaine, munis de valises d’argent que personne ne contrôle, des hommes d’affaires et des responsables salafistes font l’aller-retour entre la Turquie et la Jordanie depuis l’Arabie saoudite », poursuit l’opposant.
L’argent et les armes
Du Koweït, un « comité de soutien aux moudjahidins en Syrie », présidé par le député salafiste Walid Tabatabaï, dépêche des avocats convoyer de l’argent aux rebelles les plus radicaux.
Enfin du Qatar, les émissaires des cheikhs Abdelrahmane Nouaimi et Ali Sweidi font de même, épaulés par un ressortissant libanais à Doha. Autant d’initiatives plus ou moins privées, qui permettent aux autorités de ces pays de se dédouaner de toute responsabilité dans un quelconque financement du terrorisme. Pendant longtemps, d’autres valises passaient par le Liban, mais depuis la reprise d’al-Qusayr à 30 km du pays du Cèdre, la « route des valises » a été stoppée net par le régime syrien qui contrôle mieux sa frontière avec le Liban.
Résultat : si chaque rebelle de l’ASL perçoit en moyenne 200 dollars chaque mois, la solde djihadiste est plus élevée. Cette relative opulence n’empêche pas les groupes djihadistes de se livrer à des enlèvements, y compris de citoyens européens. Pour libérer ses otages, l’EIIL exigerait que les pays occidentaux continuent de fermer les yeux sur ses routes d’approvisionnements en armes et en argent, via l’Irak et la Turquie.
L’argent et les armes ont été la principale motivation des combattants syriens qui rejoignaient al-Nosra. « Le problème, c’est que ses chefs exercent rapidement un lavage de cerveau auprès de leurs nouvelles recrues, leur retour au bercail sera donc difficile », prévient un expert onusien. Alors qu’ils ne représentaient que 5 à 10 % des rebelles, il y a un an environ, les djihadistes pèsent aujourd’hui entre 35 et 40 % dans leurs bastions du Nord et de l’Est. « Si la situation continue d’évoluer ainsi et que dans six mois on arrive à une confrontation entre le régime et al-Qaida, une centaine de groupes laïques sur les 1300 que compte la rébellion affirment que s’ils sont acculés à choisir entre al-Qaida et le régime, ils choisiront Bachar », avertit la source onusienne, en contact avec les rebelles.
Par Georges Malbrunot
Publié le 23/07/2013 à 18:38