mercredi 4 avril 2012

FRANCE : Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre.

....Car au-delà des élections présidentielles il y a le choc des civilisations. Pour quoi ? Pour terroriser non pas les terroristes mais les peuples, pour bloquer et empêcher toute révolte, tout changement de système qui proviendrait de ceux qui commencent à comprendre qu’ils ont été bernés depuis trop longtemps, que le système est truqué et que le capitalisme ne favorise pas les meilleurs mais les plus forts… Cette terreur qui se propage provient en réalité des dirigeants occidentaux, qui ont profité des terroristes pour créer une tension, des conflits, de la peur et de la haine entre les peuples.....

Du 11 septembre à Mohamed Merah, la propagande a fait son œuvre.
L’autre jour, monsieur Sarkozy a rapproché ce qu’on appelle désormais « l’affaire Merah » des évènements du 11 septembre 2001. Certains se sont bien sûr insurgés contre cet amalgame récupérateur, mais c’est négliger la finesse de celui qui le prononce : car si les deux évènements n’ont en apparence aucun lien direct, leur utilisation électoraliste et leurs conséquences ne sont pas si éloignées.

En effet, c’est depuis le 11 septembre qu’a été révélée au monde la nouvelle croisade des occidentaux qui, comme il y a plusieurs centaines d’années déjà, a permis d’exploiter les ressources et les hommes pour entretenir la « croissance » des monarchies d’alors, ou pour « lutter contre la crise » de l’époque. Car le 11 septembre est arrivé à un moment « propice » de l’Histoire, c’est-à-dire au moment même où la puissance des pays occidentaux était remise en cause par l’émergence de ceux qu’on appelait encore « pays en voie de développement ». Ce retournement du capitalisme, conséquence logique d’une course à la rentabilité à travers une mondialisation incontrôlable, a atteint les limites de l’idéologie de ce système et a contraint les dirigeants occidentaux à rechercher d’autres justifications de leur domination : les différences de valeur des « civilisations ». Et le 11 septembre est le point d’appui qui a servi au basculement de l’idéologie capitaliste à celle du « post-capitalisme », c’est-à-dire le retour à l’obscurantisme.

Puisque les règles du capitalisme ne suffisaient plus à asseoir l’hégémonie occidentale ni à justifier les injustices propre à ce système, il leur fallait trouver un autre moyen que celui économique pour continuer à dominer le monde. Et face à une contestation populaire qui s’exprime désormais internationalement pour lutter contre des injustices devenues flagrantes, les dirigeants lui opposent une vision autoritaire qui ne peut être acceptable que si un « ennemi » assez fort et assez diffus lui permet de le justifier. Cet ennemi, c’est la religion, l’Islam. Devenu par amalgames successifs islamisme puis terrorisme, cette religion est le truchement qui permet de rassembler dans un même terme tous les contestataires que l’on désire y mettre. Il permet d’introduire la civilisation dans les causes de l’état de délabrement du monde actuel, de diviser et d’opposer les peuples, de stigmatiser des boucs-émissaires, de faire accepter des mesures liberticides, d’installer la peur et la haine entre les hommes. En distinguant l’Islam des autres religions, les gouvernants occidentaux sont parvenus ainsi à établir les bases d’un nouveau régime sécuritaire fondé sur le repli sur soi, la fermeture des frontières, la peur de l’étranger, la suspicion et la haine.

La propagande qui s’est installée depuis le 11 septembre avec la prétendue volonté des musulmans (à travers ces amalgames) de détruire la « civilisation occidentale » a réussi à scinder le monde en deux entités ennemies, le « bien » contre le « mal », en confondant tour à tour la civilisation et la race, la culture et l’origine ethnique ou géographique, la religion et la politique. Elle a établi que même athée en France nous provenions tout de même d’une civilisation « judéo-chrétienne » (bien que nos ancêtres aient été pour la plupart païens), et qu’il fallait lutter contre celles des musulmans qui y serait opposée (ce qui est historiquement faux). Et elle a surtout permis le Patriot Act, Guantanamo, les invasions afghane et irakienne, prépare celles de l’Iran et la Syrie. Et ce que le 11 septembre a autorisé aux Etats-Unis, on veut nous le faire subir en France à l’occasion de drames comme celui de Toulouse. Car au-delà des élections présidentielles il y a le choc des civilisations. Pour quoi ?

Pour terroriser non pas les terroristes mais les peuples, pour bloquer et empêcher toute révolte, tout changement de système qui proviendrait de ceux qui commencent à comprendre qu’ils ont été bernés depuis trop longtemps, que le système est truqué et que le capitalisme ne favorise pas les meilleurs mais les plus forts… Cette terreur qui se propage provient en réalité des dirigeants occidentaux, qui ont profité des terroristes pour créer une tension, des conflits, de la peur et de la haine entre les peuples. Elle crée les conditions favorables à la mise en place effective d’une structure internationale et organisée du terrorisme, seul ennemi capable de justifier des attaques « préventives » et les sacrifices exigés en retour de ces mêmes peuples à qui on a fait peur, tout en leur permettant de créer une sorte de « nouvelle définition » du terrorisme susceptible d’englober n’importe quel opposant au système qui se met en place, qu’il soit musulman ou pas.

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr
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CANADA : (QUEBEC) Grève étudiante : il y a de quoi être fier.... Non à la hausse ! Oui à la gratuité scolaire universelle !

....le peuple québécois devra choisir entre la servitude à l’ordre bourgeois anglo-saxon, ou la liberté....

Oui, il y a vraiment de quoi être fier, en regardant les jeunes étudiants québécois résister par dizaines de milliers aux dictats du gouvernement libéral en fin de parcours de Jean Charest, qui a fini, à force de se croire intouchable, par frapper une couche populaire qui refuse de se laisser marcher dessus ! Oui, il y a de quoi être tous vraiment fiers de nos étudiants, qui sont en train d’accomplir ce que personne au Québec n’avait jamais vraiment réussi à accomplir avant eux : faire plier le gouvernement libéral de Jean Charest et ses sbires !
Après la démonstration de force de plus de 200 000 québécoises et québécois (jusqu’à 250 000 selon certains), le gouvernement libéral est à court d’arguments pour essayer en vain de justifier l’injustifiable, alors c’est la répression qu’il a choisi pour répondre aux jeunes québécois porteurs d’espoir en un avenir meilleur. L’histoire s’en rappellera…
Les grimaces de mépris de la déshonorable ministre Line Beauchamps, qui nous démontre chaque jour qu’elle ne parle pas au nom du peuple, mais bien au nom de sa petite personne arrogante (même chose pour le reste du cabinet libéral), n’y changeront rien : plus le temps passe, plus le gouvernement est perdant dans ce conflit. Si la grève persiste encore un peu, disons un mois de plus, alors l’irresponsabilité du gouvernement libéral nous aura coûté plus cher que ce que nous aurions « économisé » avec la hausse, au prix de la perte majeure d’accessibilité aux études supérieures pour les classes les plus démunies de la société québécoise.
Les étudiants pleins aux as contre la grève et pour la hausse (ils s’en sacrent bien parce que papa et maman assurent toutes leurs dépenses scolaires supérieures, un privilège de l’aristocratie moderne), cette bande de perroquets sans envergure du gouvernement libéral, ont beau nous parler sans arrêt des prêts et bourses « bonifiés » (les statistiques démontrent que les refus pour les demandes de bourses ont doublé entre 2007 et 2010, sans parler des prêts qui ne sont rien d’autre que ça : des prêts de milliers de dollars devant être remboursés, donc payés plus tard) et de leur sacro-saint « droit individuel » libertarien égoïste, ils demeurent une minorité négligeable de libéraux, de libertariens et de gosses de riches égoïstes.
Leur dernier coup bas contre le mouvement étudiant a été porté à Alma, endroit symbolique puisque frappé par un conflit de travail important entre des travailleurs québécois et une multinationale étrangère, où un groupe d’étudiants profondément égoïstes et mauvais perdants sont allés jusqu’à obtenir une injonction contre la grève à leur collège (quelqu’un devrait dire à ce juge « sans jugeote » de la cour supérieure, que nous ne sommes pas en Colombie, au Chili ou au Honduras ici, mais bien au Québec, où les opposants à l’ordre capitaliste bourgeois sont encore supposés avoir des droits). Selon le bon sens logique, cette injonction a tout d’un bâillon (ou un SLAPP* diront les anglais) et n’a aucune légitimité démocratique. Si les étudiants d’Alma décident d’ignorer cette injonction aussi illégale que déshonorable, ils auront tout mon appui.
Le gouvernement libéral aime revenir encore et encore sur la prétendue « création de richesse » pour justifier ses politiques anti-peuple. Raymond Bachand a beurré cette expression néolibérale partout dans dernier budget, comme pour y appliquer un vernis superficiel de légitimité. Ce que ces mercenaires bourgeois ne peuvent comprendre, c’est que la plus grande richesse du monde, est celle incarnée par les générations futures et qu’en mettant ainsi des bâtons dans les roues des générations futures, comme les forcer à contracter des dettes vertigineuses pour pouvoir s’éduquer (l’éducation, une autre grande richesse de l’humanité), le gouvernement libéral fait ce qu’il sait le mieux faire : gaspiller la richesse collective québécoise.
Enfin, avec le printemps qui arrive, ce qui veut dire que nous sommes à moins d’un an des prochaines élections générales québécoises, le peuple québécois devra choisir entre la servitude à l’ordre bourgeois anglo-saxon, ou la liberté. Ce sera aussi simple que ça, nul besoin d’en rajouter…
Non à la hausse ! Oui à la gratuité scolaire universelle !
Gabriel Proulx, co-porte parole du PCQ
http://www.pcq.qc.ca/Dossiers/Modeles/index.html?id=Autres/A...

La prochaine guerre et l’abîme au Moyen-Orient....Il ne se passe pas un jour sans que ne résonnent les tambours de la guerre dans cette région infortunée....

....une question clé se pose aux analystes : quelle attitude adopteront les États-Unis si Tel Aviv bombarde les installations iraniennes et si Téhéran réplique par une contre-attaque violente ? Les cartes sont sur la table et le jeu risque d’être très dangereux…

Les trois routes possibles d’une attaque aérienne israélienne contre le programme nucléaire iranien, selon l’avis d’experts en la matière.
 
Tout au long de l’histoire de l’humanité, jamais aucune guerre n’a été annoncée avec autant d’anticipation que le conflit latent qui sévit dans cette région explosive du Moyen-Orient autour de l’Iran et de son polémique programme nucléaire civil, que les Occidentaux accusent sans preuves d’avoir des fins militaires.
Il ne se passe pas un jour sans que ne résonnent les tambours de la guerre dans cette région infortunée (dures sanctions économiques contre Téhéran, discours anti-iranien « excessivement belliqueux », actions des services secrets occidentaux et israéliens sur le terrain, assassinats sélectifs de scientifiques nucléaires iraniens et sabotages de l’infrastructure industrielle, ainsi que la multiplication de manœuvres militaires des deux bords), d’où une dangereuse atmosphère de pré-guerre, dont l’issue aura des conséquences fatales pour le monde, comme l’a souvent averti le leader cubain Fidel Castro
La visite du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à Washington au début du mois de mars a obligé le président étasunien à situer plus précisément ladite « ligne rouge » que le gouvernement du président iranien Mahmoud Ahmadinejad ne doit pas dépasser, mais cela ne convient pas à Israël qui est partisan de l’emploi des armes avant qu’il ne soit supposément trop tard et que « le régime des ayatollahs n’ait stocké suffisamment d’uranium enrichi pour fabriquer une bombe atomique », selon les déclarations des leaders sionistes.
Cependant, Obama préoccupé par sa réélection, harcelé par les républicains et le puissant lobby juif qui l’accusent de faiblesse, devant faire face à une économie affaiblie et aux traumatismes encore frais de ses aventures impériales en Irak et en Afghanistan, est tenu de rester plus prudent que son gênant allié moyen-oriental, et de laisser une certaine marge de manœuvre à la diplomatie et aux effets des brutales sanctions économiques.
Des spécialistes considèrent que la décision d’une attaque en 2012 reste, en effet, entre les mains d’Israël. C’est ce qu’a déclaré Netanyahou dans le Bureau ovale, invoquant le droit à sa propre sécurité, que lui reconnaît Obama.
Cette sensation d’attaque imminente a été renforcée par le secrétaire nord-américain à la Défense, Leon Panetta qui, dans des déclarations à un journaliste du journal Washington Post, a affirmé qu’Israël pourrait attaquer l’Iran au printemps prochain (avril, mai ou juin), ce qui a fait sonner tous les signaux d’alarme.
Le journal israélien Haaretz a fait monter d’un cran la pression dans « la chaudière iranienne », en informant que Bibi, – comme l’appellent ses intimes – a demandé à Washington l’approbation de la vente de matériel de guerre pour bombarder l’Iran.
Le leader du Likoud, considéré comme un faucon, vétéran de la Guerre du Kippour en 1973, et ancien membre de la Sayeret Matkal (unité des forces spéciales), a sollicité l’acquisition de systèmes avancés de perches de ravitaillement de combustibles en vol pour ses avions de guerre sophistiqués, et de puissantes bombes anti-bunker GBU-28, pour attaquer les principaux centres du programme nucléaire iranien, et causerait des dommages conséquents, notamment au site nucléaire souterrain de Fordow, près de la ville sainte de Qom, où Téhéran produit de l’uranium enrichi (à 20%), et à celui de Natanz, au sud de la capitale, enterré à 8 mètres sous terre et protégé par plusieurs couches de béton armé.
Selon le journal Haaretz, qui base son information sur les confidences d’un haut fonctionnaire étasunien, sans toutefois l’identifier, Obama a chargé Leon Panetta de traiter directement la question avec son homologue israélien Ehud Barack. Par ailleurs, il serait prêt à accepter la demande dans les plus brefs délais.
Un fait significatif : alors que l’administration de George W. Bush avait rejeté cette même demande en se basant sur le fait qu’Israël utiliserait ce matériel pour bombarder l’Iran, pendant la présidence d’Obama, la collaboration militaire a atteint des niveaux sans précédents, comme le soulignent d’ailleurs les deux dirigeants.
Dans ce contexte de guerre, les Industries militaires israéliennes ont présenté récemment des nouvelles bombes, à la pénétration améliorée, telles que les MPR-500 : 500 livres (environ 250 kg) de bombe rigide à usage multiple, une fragmentation moindre et compatible avec le système de guidage Boeing JDAM, explique l’Industrie militaire dans un communiqué.
C’est une arme « idéale pour les cibles dans les zones urbaines fortement peuplées ou proches des troupes alliées, conçue pour transpercer des murs de béton armé d’un mètre d’épaisseur, et perforer des sols ou des parois de 200 millimètres », précise l’information.
Par ailleurs, Israël a poursuivi ses essais sur le missile Jericho 3, capable de porter des armes nucléaires ou conventionnelles.
Malgré sa supériorité militaire, l’ampleur d’une attaque aérienne telle que la prévoit Israël contre l’Iran excèderait ses capacités et nécessite forcément le soutien militaire nord-américain. En effet, l’opération annoncée ne ressemble en rien au coup sélectif de l’aviation sioniste mené en 1981 contre le centre nucléaire irakien d’Osirak et contre le site nucléaire syrien d’Al-Kibar, dans la région de Day raz-Zawr en 2007.
Poursuivant leur pression sur l’Iran, Obama et le premier ministre britannique, David Cameron, réunis à Washington, ont recommandé il y a quelques jours au gouvernement iranien de profiter de l’occasion que lui offrent les grandes puissances pour négocier son programme nucléaire car, avertissait le président étasunien, « la marge de manœuvre pour résoudre la question par la voie diplomatique se réduit ». L’étau se resserre...
L’IRAN SE PRÉPARE AUSSI
Face à la formidable escouade aéronavale des États-Unis et de ses alliés occidentaux, dont plusieurs porte-avions yankees concentrés aux abords des côtes iraniennes dans le Golfe Persique, et aux manœuvres de l’aviation sioniste en vue de lancer son attaque annoncée contre le programme nucléaire iranien, la nation perse a averti qu’elle peut effectuer une attaque préventive si elle s’estime en danger imminent.
Le chef-adjoint de l’État-major général iranien pour le Développement logistique et industriel, Mohammad Hejazi, a déclaré dans une interview accordée à l’agence Fars : « si les intérêts nationaux se trouvaient menacés », l’Iran n’excluait pas « d’agir sans attendre l’action de son ennemi ».
Et dans cette logique, le gouvernement iranien envisage de bloquer le Détroit d’Ormuz, vital pour le transport du pétrole. Une décision que les Nord-américains, imbus de leur toute-puissance, ont signalé comme une. « ligne rouge » à ne pas dfranchir par Téhéran sous peine de s’exposer à une attaque dévastatrice.
Selon des données du Département nord-américain de l’Énergie, entre 2009 et 2010, 15,5 et 16 millions de barils de pétrole ont transité par cette gorge maritime, soit 40% du transport maritime de pétrole brut dans le monde.
Ce blocus serait un coup extraordinaire contre l’économie fragilisée de l’Occident qui doit faire face à une crise systémique. Alors que la guerre n’a pas commencé, les prix du pétrole se sont envolés à plus de 120 dollars le baril. Des prix pratiquement prohibitifs pour n’importe quel pays.
Par ailleurs, les Forces de terre, de l’air et de mer iraniennes, en état d’alerte maximale, effectuent de fréquentes manœuvres, tandis que les commandements militaires annoncent presque quotidiennement les progrès effectués en armement et en technologie militaire du pays.
C’est dans ce contexte que s’inscrit la création du Conseil suprême du Cyberespace qui a pour but de contrôler l’espace cybernétique, à partir d’un décret signé au début de ce mois par le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, selon l’agence iranienne Mehr.
À ce propos, le directeur de l’Organisation de Défense passive iranienne, le général Gholam-Reza Jalali, a déclaré que Téhéran prévoit de se doter d’une armée cybernétique destinée à contrer les menaces éventuelles venues des États-Unis et d’autres pays, notamment contre ses installations nucléaires.
Gholam-Reza Jalali a annoncé la création d’un centre de commandement cybernétique destiné à lutter contre de possibles attaques de pirates contre les réseaux informatiques du pays. Ce centre aurait pour mission de « surveiller, d’identifier et de contrer les menaces informatiques contre les infrastructures nationales ».
Au cours de ces deux dernières années, deux logiciels malveillants ont été introduits dans les ordinateurs iraniens : Stuxnet et Doku. Tout laisse à penser que Tel Aviv et Washington sont responsables de cette attaque qui déplace l’escalade de l’agression dans le cyberespace. L’Iran a affirmé que les deux virus ont été neutralisés grâce à des programmes nationaux.
Les analystes politiques n’ont pas ignoré non plus les résultats du sommet entre le Pakistan, l’Afghanistan et l’Iran qui s’est déroulé le mois dernier à Islamabad la capitale pakistanaise. Lors de la conférence finale, en présence des présidents afghan et iranien, le président pakistanais, Asif Ali Zardari a affirmé sans détours que son pays n’apporterait aucune aide aux forces étasuniennes en cas d’attaque de l’Iran par les États-Unis. Un revers important pour la Maison-Blanche dont les relations avec Islamabad et Kaboul sont minées par le manque de confiance.
Un succès pour Téhéran, qui dans un conflit ouvert avec le régime israélien pourrait compter également sur le soutien militaire des organisations libanaises Hezbollah et des mouvements palestiniens du Hamas et de la Jihad islamique.
Compte tenu du ferme engagement de Washington avec la sécurité d’Israël depuis 60 ans, une question clé se pose aux analystes : quelle attitude adopteront les États-Unis si Tel Aviv bombarde les installations iraniennes et si Téhéran réplique par une contre-attaque violente ? Les cartes sont sur la table et le jeu risque d’être très dangereux…
Juan Diego Nusa Peñalver
http://www.granma.cu/frances/internationales/22mar-La%20proc...
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http://www.legrandsoir.info/la-prochaine-guerre-et-l-abime-au-moyen-orient.html

mardi 3 avril 2012

FRANCE : Appel pour la formation de comités locaux Front de Gauche

Pour l’adhésion directe au Front de Gauche dans le cadre de Comités Locaux du Front de Gauche
Notre pays, notre société s’apprêtent à négocier un tournant historique.
 Si nous ratons le virage, nous allons dans le décor et ce sera brutal.
Il y a deux manières de le rater :
- soit en reconduisant SARKO et l’UMP au pouvoir,
- soit en envoyant à la direction une gauche timorée qui n’osera pas réaliser les transformations nécessaires.
Déjà il faudra envoyer à l’assemblée un maximum de députés du Front de Gauche. Mais cela ne suffira pas.
Explication : Imaginez qu’un président de gauche et une assemblée de gauche soient élus. La gauche serait au pouvoir dans TOUTES les institutions : Assemblée Nationale, Sénat, Régions, bon nombre de Conseils Généraux.
Mais quelle gauche ? Une gauche timorée face aux marchés financiers ? face aux institutions européennes gangrenées par la "concurrence libre et non faussée" ? Imaginez ensuite que cette gauche ne parvienne ni à sortir le pays de la situation dans laquelle il s’enfonce ni à susciter un mouvement européen de changement.
Alors bon nombre de nos concitoyens, après avoir essayé trois fois la droite, trois fois la gauche, souhaiteront essayer l’extrême droite. Pour éviter cela il faut que les citoyens qui désirent voir advenir :
- un partage des richesses à la fois plus juste moralement et plus efficace économiquement,
- une société réellement écologique
- et une démocratie véritable à la place de cette monarchie républicaine qu’est la 5ème République,
disposent d’un cadre d’expression, d’organisation et d’action leur permettant d’influer puissamment sur le cours des choses, et, pour le dire plus nettement : "puissent aider les partis au pouvoir à ne pas dévier" de ces objectifs.
Mais... Le Front de Gauche est un rassemblement de partis et d’organisations, une alliance électorale, dans laquelle chaque composante demeure en tant qu’entité qui conserve sa structure, son fonctionnement propre, etc...
C’est déjà formidable que cette alliance ait pu se constituer et le résultat est plus que satisfaisant lorsqu’on voit l’accueil fait à son candidat JL MELENCHON.
Mais on sait bien que les organisations, et c’est normal, légitime et naturel, souhaitent continuer à exister (à persévérer dans leur être aurait dit SPINOZA...) et, quand elles le peuvent, se développer. Et c’est particulièrement vrai à l’heure actuelle pour le PCF qui, grâce à l’alliance avec le Parti de Gauche et au talent de JL MELENCHON, relayé par la mobilisation exemplaire des militants du PCF et du PG (entre autres), connait une véritable renaissance, lui qui était quasiment "mort électoralement".
C’est aussi vrai mais pour une raison totalement différente, pour le Parti de Gauche qui, lui, est tout neuf et ne peut que souhaiter grandir.
Il résulte de cela que les deux principaux partis composant le Front de Gauche espèrent se développer, augmenter le nombre de leurs adhérents à l’occasion des campagnes présidentielle et législative. Rien que de normal encore une fois. Le problème est aussi que la "forme parti" est un mode d’organisation qui convient de moins en moins aux citoyens des sociétés actuelles, ce qui les incite à rester au bord du terrain, se limitant à encourager les joueurs, à applaudir leur équipe si elle gagne et leur donne du plaisir, à la siffler lorsqu’elle perd, et à réclamer le remplacement de l’entraineur.
Comment faire ?
Il faut donc inventer une forme nouvelle de participation à la vie politique et sans doutes de nouvelles "règles du jeu" car elles n’existent pas encore. Comme beaucoup d’inventions humaines, ces innovations se feront "en marchant", dans l’action : il n’y a pas encore en la matière de plans préconçus sur le "marché" des idées politiques. "caminante, no hay camino, [toi qui marches, il n’existe pas de chemin,] se hace camino al andar. [le chemin se fait en marchant.]" a écrit le poète espagnol Antonio MACHADO
Mais, en attendant que cette nouvelle forme s’élabore collectivement, il nous faut bien, dans l’urgence de la situation actuelle (jusqu’au législatives et encore après), un cadre dans lequel les motivations et l’intelligence de ceux qui aspirent au changement puissent y contribuer concrètement : La création de Comités Locaux du Front de Gauche avec adhésion directe, sans devoir adhérer à l’un des partis existants, est une solution.
Elle permettrait de mobiliser beaucoup plus d’intelligence collective et de créativité au service du changement et de limiter les tentations habituelles des responsables et des élus des partis de faire passer les intérêts à court terme de leur organisation avant l’intérêt général qui consiste à privilégier le rassemblement, l’unité.
Elle a aussi le mérite et la légitimité de répondre à l’appel lancé par JL MELENCHON lors de son meeting de LILLE : " La consigne c’est : il n’y a pas de consigne à attendre d’en haut ! Il vaudra mieux avoir à réparer les dégâts de l’action que ceux de l’inaction". Et à l’un de ses slogans : "Prenez le pouvoir ! Présidons !"
Il faut bien reconnaître que nous nous comportons trop souvent en consommateurs de politique : A chaque élection nous examinons ce que nous présente l’étalage des partis et nous faisons notre marché. Si aucun "produit" ne correspond à notre attente nous nous abstenons.
A notre décharge il faut bien reconnaître aussi que ce que l’on nous propose depuis quelques temps n’est pas très attractif... Mais il arrive un moment où, à force de ne pas trouver sur le "marché" ce dont nous pensons avoir besoin, il ne reste plus d’autre solution ... que de le produire soi-même.
"On n’est jamais si bien servi que par soi-même !
C’est pourquoi nous pouvons, nous devons, dès maintenant, prendre l’initiative de lancer autour de nous cet appel aux citoyens de tout le pays à la création de Comités Locaux du Front de Gauche et demander aux partis et organisations du Front de Gauche de se mettre d’accord sur la possibilité d’adhésion directe à ces Comités.
Mais soyons cependant lucides et clairvoyants :
Un grand nombre de personnalités de gauche (notamment des compagnons de route du PCF, comme Ariane ASCARIDE, Robert GUEDIGUIAN, Jack RALITE, Georges SEGUY, Louis VIANNEY, Gérard MORDILLAT, etc...) toutes très estimables ont récemment lancé un appel à la création partout dans le pays un "Réseau Citoyen : « Initiatives Citoyennes-Front de gauche »" Cette initiative, pour excellente qu’elle soit, ne répond pas au problème ici soulevé. En effet, ces Assemblées, dans lesquelles tous les citoyens seraient appelés à s’exprimer, n’auront qu’une voix consultative auprès du Front de Gauche.
Les partis composant le Front de Gauche pourront, au mieux, y puiser de bonnes idées voire infléchir leurs orientations sur tel ou tel point, au pire, les écouter poliment mais ils ne seront pas tenus de se conformer à leurs vœux puisque le Front de Gauche n’est pas fait pour ça. C’est une alliance électorale, certes nécessaire et efficace mais pas un mouvement politique unifié.
Les appareils politiques resteront en place avec leur stratégie propre. Ce qui est proposé ici est TRES différent : c’est à la constitution d’une nouveau cadre d’action politique commun aux adhérents des partis composant le Front de Gauche ET à tous les citoyens qui le souhaiteraient ET dans lequel les décisions se prendraient sur la base de "un participant(e) = une voix", qu’il soit ou non "encarté(e)" par ailleurs et non plus sur la base du poids électoral respectif de chaque parti au sein de l’alliance. Et ça change tout ! Cela n’implique pas la disparition des partis qui conservent une fonction précieuse de réflexion et d’élaboration de propositions en regroupant les personnes par affinité mais cela permet de dépasser, pour l’action, les divergences inévitables que la forme parti tend à figer. Il faut préciser et souligner que cette idée d’adhésion directe au Front de Gauche est défendue au sein du Front de Gauche par l’une de ses composantes : la FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique, qui a rejoint le FdG en Juin 2011), créée en 2008. La FASE se veut une organisation vouée à disparaître dès lors que sera atteint l’objectif de rassemblement de la gauche alternative à partir du Front de Gauche qui en est, pour elle, la première étape.
Ne nous plaignons plus de ne pas trouver auprès des partis en place ce que nous cherchons, cessons de nous lamenter sur notre sort et de craindre l’avenir en nous attristant de notre impuissance. Prenons le pouvoir en le reprenant d’abord sur nous-mêmes : sortons de cette croyance, instillée au plus profond de nous à longueur d’antenne par les innombrables « experts » dans les média, que nous n’y pouvons rien.
Ne restons pas spectateurs blasés de la vie politique, consommateurs sceptiques,
Prenons notre avenir, notre sort en main !
http://www.penseelibre.fr/appel-pour-la-formation-de-comites...
URL de cet article 16269 http://www.legrandsoir.info/appel-pour-la-formation-de-comites-locaux-front-de-gauche.html

FRANCE : Appel internationaliste pour le succès du Front de gauche à l’élection présidentielle.

Depuis sa création en 2009, le Front de gauche, qui rassemble plusieurs partis de la gauche française - dont le Parti communiste et le Parti de gauche -, inscrit son action dans une perspective résolument internationaliste. Il a établi de multiples relations avec des partis progressistes, des mouvements sociaux et citoyens, des syndicalistes, des intellectuels, des artistes et des créateurs de tous les continents. C’est un nouveau réseau international de l’"autre gauche" que le Front de gauche et ses partenaires entendent construire.
Cet "Appel internationaliste pour le succès du Front de gauche à l’élection présidentielle en France" constitue une contribution à ce projet. Il témoigne de l’écho international croissant de la campagne de son candidat à la présidence de la République, Jean-Luc Mélenchon. Dans chacun des 36 pays d’où ils sont issus, ce sont en effet des dirigeants politiques, des acteurs des mouvements sociaux et de l’altermondialisme, du syndicalisme, de la vie intellectuelle et de la culture, de la lutte pour les droits de l’homme de premier rang qui apportent leur soutien à la dynamique de cette campagne du Front de gauche. 
Nous, universitaires, intellectuels, écrivains, artistes, dirigeants de forces politiques, de syndicats, de mouvements sociaux et citoyens, sommes engagés dans la construction de fronts politiques et sociaux, démocratiques et populaires, pour combattre les ravages sociaux et écologiques du capitalisme mondialisé et ses oligarchies. Et ce, aussi bien dans nos pays respectifs qu’à l’échelle internationale.
Nous constatons que, partout, les résistances et les luttes se multiplient et s’organisent. Elles contribuent à l’émergence d’un vaste mouvement planétaire des idées ; celui qui inspire déjà, en Amérique latine, des formes de construction régionale fondées sur la solidarité et la souveraineté populaire, ainsi que des mesures gouvernementales de rupture avec le néolibéralisme.
Depuis la crise financière de 2008, l’Europe, pilier du capitalisme mondialisé et de son ordre globalitaire, est devenue l’épicentre de la crise mondiale. Ses peuples subissent de brutales politiques d’ajustement structurel en tous points semblables à celles que les pays du Sud, entre autres, ont connues dans les années 1990 et au début des années 2000.
Les acteurs sont en partie les mêmes : gouvernements conservateurs ou sociaux-démocrates et Fonds monétaire international (FMI). Se sont adjoints à ce dernier, la Commission européenne et la Banque centrale européenne pour former la sinistre et toute-puissante « troïka » qui administre désormais ses remèdes cruels aux populations.
L’histoire nous enseigne que lorsque l’Europe est prise de convulsions, c’est le monde entier qui peut vaciller. Pour l’empêcher de sombrer dans l’austérité à perpétuité, la récession généralisée et dans un projet politique autoritaire et réactionnaire, la montée en puissance, en France, du Front de gauche, aux côtés des autres forces progressistes européennes, est une bonne nouvelle, en même temps qu’une nécessité. Car la voix de la France compte dans le monde, lorsqu’elle s’inscrit dans la tradition des Lumières, de la Révolution de 1789, de la Commune, du Front populaire, de la Résistance.
Le Front de gauche incarne tout le potentiel renouvelé de cette grande tradition du socialisme historique, de l’émancipation sociale, du progrès et de la construction d’un intérêt général humain. Il prend aussi en compte l’enjeu du XXIe siècle que constitue la compréhension de l’unicité de notre écosystème et l’urgence de le préserver par une reconversion écologique à l’échelle mondiale qui tienne compte de la dette écologique que les pays industrialisés ont à l’égard des autres pays.
Grâce au Front de gauche, la France peut contribuer de manière significative à la construction d’une autre Europe et d’une autre mondialisation. C’est pourquoi l’enjeu d’y construire une autre gauche ayant tiré le bilan de l’échec et de l’écroulement du communisme d’Etat, en même temps que celui de la conversion de la social-démocratie à un social-libéralisme d’accompagnement et de rafistolage du système capitaliste globalisé, est crucial. Crucial pour la France et l’Europe, mais aussi pour le reste du monde.
Nous pensons que la réussite du Front de gauche et de son candidat à l’élection présidentielle des 22 avril et 6 mai 2012, Jean-Luc Mélenchon, peut concourir au renouveau et au renforcement d’un internationalisme de combat contre la finance mondialisée. C’est pourquoi nous souhaitons un plein succès au Front de gauche et exprimons notre solidarité avec son candidat.
Avec le Front de gauche, une autre Europe, une autre mondialisation
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lundi 2 avril 2012

La triple alliance contre la Syrie....L’objectif est d’imposer un régime fantoche et de renforcer le contrôle impérial de l’Occident au Moyen-Orient....

...La politique impériale du « Ruiner et Régner » est devenu le « modèle » pour la Syrie : créer les conditions d’un soulèvement de masse dirigé par les fondamentalistes musulmans, financés et entrainés par des mercenaires occidentaux et des États du Golfe.....
...La guerre contre la Syrie est la rampe de lancement principale d’une future résurgence du militarisme occidental depuis l’Afrique du Nord jusque au Golfe « Persique », le tout soutenu par une campagne de propagande systématique proclamant la mission démocratique, humanitaire et « civilisatrice » de l’OTAN au nom du peuple syrien...
Alors que l’aile médiatique du dispositif pour la guerre en Syrie conforme sa version des événements au storytelling de l’OTAN, la réalité documentée sur le terrain est toute autre. Pour le professeur James Petras, il ne s’agit pas d’une guerre civile, mais d’une attaque coordonnée menée par une coalition internationale. Le gouvernement syrien ne réprime pas des manifestants pacifiques, mais combat les groupes armés des mercenaires d’Al-Qaïda.

L’indignation exprimée par les politiciens occidentaux, les États du Golfe ainsi que par les médias au sujet du « massacre des citoyens syriens manifestant pacifiquement contre l’injustice » est cyniquement conçue pour couvrir les rapports établis sur la conquête violente de quartiers, de villages et de villes entières par des bandes armées, brandissant des fusils d’assaut et semant des bombes le long des routes.
L’assaut contre la Syrie est soutenu par des fonds, des armes et un encadrement étrangers. Du fait du manque de soutien à l’intérieur du pays, une intervention militaire directe provenant de l’extérieur sera de toute façon nécessaire pour assurer le succès de l’opération. C’est dans cette perspective qu’une immense campagne de diplomatie et de propagande a été mise en place afin de diaboliser le gouvernement légitime en Syrie. L’objectif est d’imposer un régime fantoche et de renforcer le contrôle impérial de l’Occident au Moyen-Orient. À court terme, cela permettra d’isoler l’Iran en prévision d’une attaque par Israël et les États-Unis et, à long terme, on élimine de nouveau un gouvernement laïque, indépendant, et proche de la Chine et de la Russie.
Afin de mobiliser l’opinion publique mondiale derrière ce coup de force des Occidentaux, d’Israël et des États du Golfe, plusieurs stratagèmes de propagande ont été utilisés, justifiant une nouvelle fois la violation flagrante de la souveraineté d’un pays, dans le prolongement des destructions réussies des gouvernements laïcs d’Irak et de Libye.

Le contexte général : agressions en série
La campagne actuelle de l’Occident contre le gouvernement indépendant d’Assad fait partie d’une série d’attaques contre les mouvements pro-démocratie et les régimes indépendants dans toute l’Afrique du Nord jusqu’au Golfe Persique. La réponse de l’Empire au mouvement démocratique égyptien qui renversa la dictature de Moubarak fut de soutenir la prise en main du pouvoir par la junte militaire, accompagnée d’une campagne meurtrière qui conduisit à l’emprisonnement, à la torture ou à l’assassinat de plus de 10 000 manifestants.
Face à des mouvements pro-démocratie similaires à ceux du monde arabe, les dictateurs autocrates du Golfe soutenus par l’Occident ont écrasé les soulèvements à Barhein, au Yemen et en Arabie Saoudite. Cette agressivité s’est prolongée jusqu’au gouvernement laïque de Libye, où les puissances de l’OTAN ont lancé un bombardement aéronaval massif pour appuyer les bandes de mercenaires, participant à l’anéantissement de l’économie et de la société libyenne. Le déchaînement de ces gangs armés a conduit au saccage des zones urbaines et à la dévastation de la campagne.
Les forces de l’OTAN ont éliminé le gouvernement laïque de Kadhafi, faisant torturer et assassiner celui-ci par leurs mercenaires. L’OTAN à supervisé l’emprisonnement, la torture et l’élimination de dizaines de milliers de fonctionnaires, de civils et de partisans de Kadhafi. L’OTAN a soutenu le régime factice quand celui-ci s’est lancé dans un pogrom sanguinaire contre les Libyens d’ascendance sub-saharienne et les travailleurs immigrés du Sud-sahara, des groupes qui avaient jusque là bénéficié des programmes sociaux généreux de Kadhafi. La politique impériale du « Ruiner et Régner » est devenu le « modèle » pour la Syrie : créer les conditions d’un soulèvement de masse dirigé par les fondamentalistes musulmans, financés et entrainés par des mercenaires occidentaux et des États du Golfe.

La voie sanglante de Damas à Téhéran
Selon le Département d’État, « le chemin vers Téhéran passe par Damas » : l’objectif stratégique de l’OTAN est de détruire le principal allié de l’Iran au Moyen-Orient ; pour les monarchies absolues du Golfe, le but est de remplacer une république laïque par une dictature théocratique vassale ; pour le gouvernement turc, il s’agit de favoriser un régime soumis au dictat de la version d’Ankara du capitalisme islamique ; pour Al-Qaïda et ses alliés salafistes et wahhabites un régime théocratique sunnite, débarrassé des syriens laïques, des alaouites et des chrétiens servira de tremplin dans le monde islamique ; et pour Israël, une Syrie divisée et ensanglantée permettra d’assurer son hégémonie régionale.
Ce n’est pas sans une certaine clairvoyance prophétique que le sénateur ultra-sioniste états-unien Joseph Lieberman déclara quelques jours après les attaques du 11 septembre 2001 par « Al-Qaïda », avant même d’examiner les véritables auteurs des attentats : « d’abord nous devons nous attaquer à l’Iran, à l’Irak et à la Syrie ».
Les forces armées anti-syriennes représentent un large spectre de perspectives politiques contradictoires, unies seulement par leur haine commune pour ce régime laïque, nationaliste et indépendant qui a gouverné la complexe société multi-ethnique syrienne depuis des décennies. La guerre contre la Syrie est la rampe de lancement principale d’une future résurgence du militarisme occidental depuis l’Afrique du Nord jusque au Golfe « Persique », le tout soutenu par une campagne de propagande systématique proclamant la mission démocratique, humanitaire et « civilisatrice » de l’OTAN au nom du peuple syrien.

Le chemin de Damas est pavé de mensonges
Une analyse politique et sociale objective de la plupart des combattants armés en Syrie réfute toute tentative visant à convaincre que l’insurrection a pour but la démocratie pour la population de ce pays. Des guerriers fondamentalistes autoritaires forment l’épine dorsale de l’insurrection. Les États du Golfe finançant,sont eux même des monarchies absolues. Cet Occident qui impose un gouvernement de brutes mafieuses en Libye ne peut en aucun cas se réclamer d’une prétendue « intervention humanitaire ».
Les groupes armés infiltrent les villes et utilisent les foyers de population comme des boucliers d’où ils lancent leurs attaques contre les forces gouvernementales. ils procèdent en forçant des milliers de citoyens à quitter leurs habitations, leurs magasins et leurs bureaux, qu’ils utilisent alors comme avant-postes militaires. La destruction du quartier de Baba-Amr à Homs est un exemples typique de l’utilisation de civils comme boucliers humains par des gangs armés et comme support de propagande pour diaboliser un gouvernement.
Ces groupes armés de mercenaires n’ont aucune crédibilité nationale auprès de la masse syrienne. Une de leur principale unité de propagande est située au cœur de Londres, le soi-disant « Observatoire Syrien des Droits de l’Homme », agissant en étroite coordination avec les services secrets britanniques pour élaborer d’épouvantables histoires d’horreurs visant à attiser le sentiment en faveur d’une intervention de l’OTAN. Les rois et les émirs des États du Golfe, eux, financent les combattants. La Turquie fournit des bases militaires et assure le contrôle du flux des armements à travers la frontière, ainsi que les déplacements des dirigeants de la soi-disant « Armée Syrienne Libre ». Les États-Unis, la France et l’Angleterre fournissent les armes, l’entrainement et le dispositif diplomatique.
Les « jihadistes » fondamentalistes en provenance de l’étranger, incluant des combattants d’Al-Qaïda venant de Libye, d’Irak et d’Afghanistan, sont engagés dans le conflit. Il ne s’agit pas d’une « guerre civile » : il s’agit d’un conflit international opposant une triple alliance contre nature des impérialistes de l’OTAN, des despotes des États du Golfe et des fondamentalistes musulmans, à un régime nationaliste, indépendant et laïque.
L’origine étrangère des armes, du dispositif de propagande et des combattants mercenaires révèle la sombre nature impériale et « multinationale » du conflit. En fait, le soulèvement violent contre l’État syrien est une campagne impériale de renversement d’un allié de l’Iran, de la Russie et de la Chine, au prix de la destruction de l’économie syrienne et de sa société, fragmentant le pays et déclenchant des guerres sectaires d’extermination contre les minorités alaouite et chrétienne et les partisans de la laïcité.
Les morts et les fuites de réfugiés ne sont pas la conséquence d’une violence gratuite commise par un État assoiffé de sang. Les milices soutenues par l’Occident ont capturé des quartiers entiers par la force des armes, détruisant les oléoducs, sabotant les transports et faisant sauter des bâtiments gouvernementaux. Du fait de ces attaques, les services de bases à la population syrienne furent bloqués, dont l’éducation, l’accès aux soins médicaux, la sécurité, l’eau, l’électricité et les transports. Ce sont eux qui portent la responsabilité du « désastre humanitaire » (celui-là même que leurs alliés impériaux ainsi que les officiels des Nations-Unies imputent a l’armée et aux forces de sécurité syrienne. Les forces de l’ordre syriennes combattent pour préserver la souveraineté d’un État laïque, pendant que l’opposition armée déchaîne sa violence au nom de leurs donneurs d’ordres de l’étranger, à Washington, Riyad, Tel-Aviv, Ankara et Londres.

Conclusions
Le referendum organisé par le régime Assad le mois dernier a attiré des millions d’électeurs syriens, au mépris des menaces impérialistes occidentales et des appels au boycott des terroristes. Cela indique clairement qu’une majorité de Syriens préfère un règlement pacifique et négocié, et rejette la violence des mercenaires. Le « Conseil National Syrien », soutenu par l’Occident et l’« Armée Syrienne Libre » armée par la Turquie et les États du Golfe, rejette les appels russes et chinois au dialogue et à la négociation alors que le gouvernement d’Assad les a acceptés.
L’OTAN et les dictatures du Golfe poussent leurs pions à soutenir un changement de régime violent, une politique qui a déjà entrainé la mort de milliers de Syriens. Les sanctions économiques des États-Unis et de l’Union Européenne ont pour objet de casser l’économie syrienne, avec l’espoir que les privations aiguës conduiront une population appauvrie dans les bras de leurs brutaux exécutants. Dans ce qui est une répétition du scénario libyen, l’OTAN propose de « libérer » le peuple syrien par la destruction de son économie, de sa société civile et de l’État laïque.
Une victoire militaire occidentale en Syrie ne ferait qu’alimenter davantage la frénésie militariste. Cela encouragerait l’Occident, Riyad et Israël à provoquer une nouvelle guerre civile au Liban. Après avoir démoli la Syrie, l’axe Washington-Bruxelles-Riyad-Tel-Aviv se dirigera vers une confrontation encore plus sanglante avec l’Iran.
L’horrible destruction de l’Irak, suivie par l’effondrement de l’après guerre en Libye, fournissent un tableau terrifiant de ce qui attend la population syrienne : un écroulement accéléré de son niveau de vie, l’éclatement de son pays, le nettoyage ethnique, le règne de gangs sectaires fondamentalistes, et l’insécurité totale pour les biens et les personnes.
De la même façon que « la gauche » et les « progressistes » avaient présenté le saccage de la Libye comme le « combat révolutionnaire de démocrates insurgés » puis s’en étaient allés, se lavant les mains des conséquence sanglantes de la violence ethnique contre les Libyens noirs, ils reprennent a présent les mêmes slogans pour une intervention militaire contre la Syrie. Ces mêmes libéraux, progressistes, socialistes et marxistes qui appellent l’Occident à intervenir dans la « crise humanitaire » depuis leurs cafés et leurs bureaux a Manhattan et Paris, auront perdu tout intérêt dans l’orgie sanguinaire qui succéderait à la victoires de leurs mercenaires une fois Damas, Alep et les autres villes syriennes soumises par les bombes de l’Otan.

AFRIQUE - SUD SOUDAN : Fiction et réalité....Pendant des décennies les Etats-Unis et Israël ont soutenu les forces sécessionnistes du Sud Soudan ...

...Et le Sud Soudan n’a pas que du pétrole, mais aussi de riches gisements d’or, argent, diamants, uranium, chrome, tungstène, quartz qui restent à exploiter ; et auxquels il faut ajouter environ 50 millions d’hectares de terres cultivables en utilisant l’abondante eau du Nil. Des affaires en or pour les multinationales, dont les intérêts sont assurés par le nouveau gouvernement de Juba dont la fiabilité est garantie non seulement par Washington mais aussi par Tel Aviv....
Après la scène avec George Clooney aux manettes, tournée devant l’ambassade nord-soudanaise à Washington, c’est Hillary Clinton qui est venue sur le plateau, les larmes aux yeux, pour exprimer la profonde préoccupation des Etats-Unis sur la crise humanitaire et ses nombreuses victimes dans la partie méridionale du Soudan.

Scènes touchantes de la fiction washingtonienne, destinée au plateau mondial. Toute autre la véritable histoire. Pendant des décennies les Etats-Unis et Israël ont soutenu les forces sécessionnistes du Sud Soudan jusqu’à ce que, en 2005, le Nord et le Sud aient signé un accord, considéré par l’administration Bush comme un véritable triomphe en politique extérieure.

L’administration Obama en a récolté les fruits : le 9 juillet 2011 le Sud Soudan s’est autoproclamé indépendant. Un nouvel Etat est ainsi né, avec une superficie de plus de 600mille Km2 (le double de l’Italie) et à peine 8-9 millions d’habitants. En se séparant du reste du pays, le Sud Soudan est entré en possession de 75% des réserves pétrolières soudanaises. C’est par contre le Nord qui possède l’oléoduc, à travers lequel le pétrole du Sud est transporté vers la Mer Rouge pour être exporté.
 
D’où le contentieux entre les deux gouvernements sur la partition des revenus pétroliers, avivé par l’affrontement pour le contrôle de zones de frontières le long des plus de 1.500 Kms de confins, contrôle mené aussi à travers des groupes armés locaux.

Dans tout cela, les Etats-Unis continuent à jouer un rôle clé. Le Sud Soudan est de plus en plus inséré dans le programme Imet (International Military Education and Training), géré par le Commandement Africa avec des fonds du Département d’état : c’est là que sont formés chaque année 10mille « leaders militaires et civils » africains, qui suivent des cours dans 150 écoles militaires étasuniennes.

Simultanément, sous la régie de Washington, on est en train de mettre au point le projet d’un nouveau corridor énergétique qui, formé d’un oléoduc, d’une autoroute et d’un ligne de chemin de fer, permettra de transporter le pétrole depuis le Sud Soudan jusqu’au port kenyan de Lamu. Les avantages pour Washington seront multiples.

 
♦ D’une part, en se débarrassant de l’oléoduc nord-soudanais, assèner un coup dur au pays, déjà affaibli par la perte des deux tiers des réserves pétrolifères, de façon à provoquer l’écroulement du gouvernement de Khartoum.
 
♦ D’autre part, marginaliser les compagnies chinoises qui, avec quelques compagnies indiennes et malaisiennes, extraient le pétrole soudanais : la majeur partie pourra ainsi être contrôlée par des compagnies étasuniennes et britanniques.
 
Et le Sud Soudan n’a pas que du pétrole, mais aussi de riches gisements d’or, argent, diamants, uranium, chrome, tungstène, quartz qui restent à exploiter ; et auxquels il faut ajouter environ 50 millions d’hectares de terres cultivables en utilisant l’abondante eau du Nil. Des affaires en or pour les multinationales, dont les intérêts sont assurés par le nouveau gouvernement de Juba dont la fiabilité est garantie non seulement par Washington mais aussi par Tel Aviv.

Fait significatif : le Sud Soudan ouvrira son ambassade à Jérusalem, en la reconnaissant ainsi comme capitale, et Israël « formera » des milliers de réfugiés sud-soudanais avant de les rapatrier. Tandis que le gouvernement de Juba, parmi ses premiers actes, choisit l’anglais et non l’arabe comme langue officielle et demande à entrer dans le Commonwealth britannique. Aux ex vieilles colonies s’en ajoute une de type colonial.
Manlio Dinucci 
Edition de mardi 27 mars 2012 de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio