«Que les médias occidentaux s’en prennent à
moi, cela ne m’étonne guère, mais je ne comprends pas pourquoi les médias
arabes ne ratent aucune occasion pour m’attaquer», se plaint-il.
Dans une vidéo, Youssef Al Qaradawi ex citoyen
égyptien, le théologien de référence des Frères musulmans surtout, puis du
Qatar/OTAN semble désavouer toutes les saloperies qu’il avait émises, souvent
sous forme de fatwa. Il devient maintenant, selon lui, la cible de «l’Amérique
et le sionisme » qui auraient tout mobilisé contre lui pour mener contre sa
personne « une campagne médiatique ». Un revirement spectaculaire après surtout
son isolement depuis le renversement de Mohamed Morsi et le remplacement de
Hamad Ben Khalifa du Qatar par son fils Tamim.
Diminué par l’âge et sûrement par la maladie et les
«regrets » au crépuscule de sa vie, le voilà se métamorphoser en victime après
avoir été le soutien le plus écouté des terroristes et le faire-valoir des commanditaires, monarques du golfe et de
l’Occident, par ses pêches et fatwa assassines contre les pays musulmans
progressistes dont-il appelait les peuples à se soulever contre leurs
dirigeants! Ils lui faisaient dire tout ce qu’il faut pour exécuter le plan
impérialo-sioniste !
Par on ne sait quelle inspiration, ou oracle, cette
funeste autorité religieuse virevolte pour se présenter en victime. «Que les
médias occidentaux s’en prennent à moi, cela ne m’étonne guère ; mais je ne
comprends pas pourquoi les médias arabes ne ratent aucune occasion pour
m’attaquer», se plaint-il alors qu’il ne faisait depuis des années que servir,
par la manipulation religieuse, la politique américano-monarco-sioniste par le
stratagème «printemps arabe» suivant la stratégie « Grand Moyen-Orient » que
complète le plan sioniste Yinon. Il renie aussi avoir été « l’incitateur au
terrorisme et prédicateur en faveur de la haine dans le monde», lui qui a
«passé toute vie à défendre la modération et appeler à la paix et à la
tolérance».
Al Qaradawi était devenu l’ennemi des « républiques »
arabes, des patriotes et des nationalistes par ses prêches virulents sur la
chaine qatarie Al-Jazeera pour déstabiliser les régimes en place au profit des
monarchies du golfe et des sionistes, incitant les foules, abruties, à la
violence chez eux ou contre les chiites
et non contre les sionistes, usurpateurs , qui colonisent et assassinent les Palestiniens.
C’est bien ce sinistre personnage qui avait « décrété »
sur Al-Jazeera : «Je lance la ‘fatwa’ d’assassiner Mouammar al Kadhafi, de
l’exécuter sans attendre», « que celui qui dans l’armée libyenne peut tirer une
balle sur Mouammar Kadhafi pour en débarrasser la Libye, le fasse », balayant
ainsi d’un revers de main tous les droits et les principes des droits de
l’homme. Les médias occidentaux avaient sauté sur cette occasion inespérée pour
conforter leurs thèses sur l’Islam surtout que cela venait d’une référence
religieuse indiscutée ! Avait-il pensé aux terribles conséquences ?
Pour la Syrie, Al Qaradawi avait encouragé les jeunes
musulmans à aller combattre en Syrie contre Bachar El Assad, allant jusqu’à
blâmer le célèbre théologien Said Ramadan Al Bouti l’accusant d’aider le régime
de Assad. Ce qui le rendait apostat aux yeux des intégristes. Al Bouti mourra
assassiné dans une Mosquée quelques semaines plus avec un groupe de fidèles.
Pour lui tuer les soutiens du régime était licite « militaires, civils,
oulémas… »
Tous les algériens connaissent ce sinistre personnage
et cette chaine lorsqu’elle défendait les assassins du GIA/FIS en leur donnant
une tribune pour émettre des ‘fatwa’ autorisant les assassinats des forces de
l’ordre, de leurs familles y compris les enfants, les intellectuels et les
journalistes !
On attendait de lui des actes de sagesse,
caractéristique des hommes de religion, mais le sectarisme des Frères musulmans
dont-il est le penseur l’avait emporté sur sa raison !
A 88 ans, il fallait des excuses en attendant le
jugement de Dieu et non une plaidoirie !
« Ce que je
crains le plus pour ma communauté, ce sont les Imams qui égarent » (Hadith
rapporté par les Imams Ahmad, Abou Dawoud, At-Tirmidhi, Ibn Madjah et
Ad-Darimi).
Djerrad Amar
Source : Allain Jules

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