Samedi 24 janvier 2015
Mes amis,
Qui que vous soyez et où que vous soyez, permettez-moi,
devant le terrible assassinat de vos douze compatriotes de « Charlie-Hebdo »,
de vous présenter mes condoléances, particulièrement à leurs familles, parents
et amis.
Ce matin (8 janvier), durant la Sainte Messe, je ne
cessais de penser à ces malheureuses victimes, à leurs proches, et à vous tous,
ainsi qu’à mes si nombreux amis et connaissances que j’ai connus lors de mes
nombreux séjours et voyages dans votre pays, voulus et organisés par l'Église
de France, afin de répandre le message de Notre-Dame de Soufanieh de Damas, un
message d'amour, d'unité et de paix.
J'essaie de suivre à la télévision française les
multiples réactions provoquées à tous les niveaux. Je les comprends
parfaitement. Mais, je prie de tout cœur, et j’invite les fidèles de Damas et
de Syrie à prier pour que vos « responsables » politiques aient enfin
l'intelligence et l'honnêteté de stopper pour de bon leurs aventures
criminelles et guerrières en Syrie, pour vous en épargner les terribles
retombées, à une plus vaste échelle, que ce qui s'est passé à « Charlie-Hebdo
».
Mes amis,
Certains d'entre vous savent qu'il m'est arrivé
d'écrire de nombreuses lettres, tant personnelles qu'ouvertes, à nombre de vos
responsables politiques et religieux (lettre à François Hollande, à Alain
Juppé, etc.). Mais ce n’est que peine perdue. Pourtant, ces lettres étaient
loin d'être feutrées. Je n'y manquais pas de les prévenir, depuis de longues
années, qu'infailliblement, un jour ou l'autre, la violence qu'ils ont
déchaînée dans le monde arabe, et depuis près de quatre ans en Syrie –en y
envoyant des centaines de milliers de combattants soi-disant « Djihadistes »,
de 83 pays, dont des pays européens– leur retombera, d'une façon ou d'une
autre, sur la tête. Je ne crains que « Charlie-Hebdo » n'en soit que le
prélude. N'oubliez pas votre fameux dicton : « Qui sème le vent, récolte la
tempête ! » Puisse cette tempête n'être pas une tornade…
Mes amis,
Je sais que la plupart d'entre vous n'y sont pour rien,
et que vous trimez comme quatre, comme vous dites, pour vous en sortir. De
plus, noyés comme vous l’êtes par les médias dominants faux et mensongers, vous
finissez toujours par confier à vos dirigeants, sans le savoir, le soin de
conduire la France, tôt ou tard, au fond du gouffre.
Laissez-moi donc le soin aussi de vous faire savoir
très brièvement que, selon les Nations Unies, la moitié de la population
syrienne, qui est de l'ordre de 24 000 000 d'habitants, est sur les routes,
soit à l'intérieur du pays, soit ailleurs sur terre, voire sur mer ! Or
aujourd'hui, il fait à Damas -2 degrés, à Maaloula-, 8 degrés.
Imaginez donc un moment les 33 000 000 de personnes qui
représentent la moitié de la population française, sur les routes de France et
du monde.
Quant aux tués en Syrie, ils sont de l'ordre, toujours
selon les Nations Unies, de 300 000 morts.
Beau et valeureux bilan à incruster sur les blasons
d'or de vos présidents, Sarkozy et Hollande !
Mes amis,
Cela vous évoque-t-il quelque chose ?
Cela vous invite-t-il à faire quelque chose ?
Cela vous incite-t-il à interpeller vos «
irresponsables » évêques, devenus, hélas, depuis des décades, rien moins que
des momies ?
Et Jésus-Christ dans tout cela, vous dit-il encore
quelque chose ?
Amis de France,
Où que vous soyez et quels que vous soyez, je vous
transmets sincèrement ma compassion et mon espoir.
Pr. Elias Zahlaoui, Eglise Notre-Dame de Damas
Koussour, Damas, le 10/01/2015.
© www.partiantisioniste.com/

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