jeudi 21 juillet 2016

L’Ecole de la désillusion…L’impact de l’école a considérablement baissé. Son rôle désormais n’est plus d’éclairer et d’instruire, mais de soumettre et d’adapter à l’ordre établi.



Le déclin du niveau des élèves est une affirmation qui n’est plus à contester. Il suffit de comparer leurs acquis linguistiques et culturels avec ceux de leurs prédécesseurs des années 60 - 70 pour mesurer l’ampleur de ce constat.

D’une explication relative à la fatalité ou au développement technologique ou économique du pays, à un scepticisme à propos des finalités politiques ou encore à une remise en question du système éducatif et de ses différentes pédagogies adoptées, chacun essaye tant bien que mal, et selon son idéologie et ses références à trouver des justifications qui soient logiques et convaincantes à cette baisse du niveau. Et si la cause était un creuset où se mêlent les éléments précités ? Et s’il existait un rapport subtile entre l’économique, le politique et le pédagogique ? Le phénomène devient alors plus délicat et plus compliqué à cerner. Mais ce qui est évident, c’est que cette baisse du niveau scolaire s’aggrave au fur et à mesure que le monde s’enfonce dans le terrain de la modernité et s’enlise dans les affres du système capitaliste qui attribue à l’établissement scolaire des rôles qui servent essentiellement ses intérêts.
La régression du savoir et du savoir–faire de nos élèves n’est pas un fait fortuit. C’est le résultat d’une longue gestation suite à l’interaction de plusieurs facteurs. Il y a une trentaine d’années, on se rappelle qu’on se moquait de la défaillance flagrante d’un grand nombre de jeunes de certain pays beaucoup plus avancés dans le capitalisme, et on s’étonnait de leur ignorance historique à propos de quelques notions trop évidentes. Aujourd’hui on constate avec amertume que cette ignorance existe dans notre société avec la même flagrance, la même amplitude, si ce n’est pire.
Nous étions une société de consommation. Nous le sommes d’avantage. On ne peut pas nier que nous sommes aussi soumis aux contraintes de l’Ordre nouveau. Notre société ne fera pas l’exception et suivra le cheminement esquissé par les théories politico-économiques. C’est une machine qui répond aisément à l’animation du mécanisme intérieur qui n’est autre que le système capitaliste. Autrefois, suivre ces mutations demandait un certain temps : quelques mois voire quelques années mais avec la mondialisation et le développement des moyens de communication, ce suivisme se fait dans l’immédiat. On se demande avec consternation comment on est arrivé à ce mode de vie et à cet acharnement sur la consommation.
Cette augmentation du volume de consommation se faisait en parallèle avec une régression ou une rétrogradation sur le plan éthique. Les valeurs ne se vendent pas. C’est pourquoi le capitalisme ne s’en occupe pas trop. A vrai dire, il ne le fait que lorsqu’elles servent ses intérêts. Si ce n’est pas le cas, elles seront ignorées jusqu’à ce qu’elles tombent dans les oubliettes. Il suffit de citer la modération qui le déplait parce qu’elle fera spéculer des consommateurs avides et déréglés, et l’équité puisque le problème de la disparité sociale le gêne aux entournures pour ne citer que ces deux exemples. C’est pourquoi il ne faut pas s’étonner de la chute de la valeur des valeurs dans la bourse du monde capitaliste.
C’est une grande erreur que de croire que le système éducatif d’un pays puisse en rester indemne, d’autant plus si ce pays adopte une politique libérale. Et c’est donc pour une école capitaliste totale qui forme des sujets consommateurs que l’économie politique mondiale lutte de bonne guerre. Les plus grandes firmes transnationales couvertes par les hautes organisations mondiales ont confié leurs cahiers de charges aux gouvernements et à leurs ministères d’enseignement ; et c’est sans surprise que toutes les réformes et les stratégies soient à ce service à travers des programmes mis en place par des légistes et des pseudo-spécialistes ayant pour consigne de veiller à servir ces finalités. Ces réformes font de l’institution scolaire un lieu où on inculque un savoir flou, provisoire et souvent inutile et à réaliser des compétences routinières adaptées aux contextes voulus de la société moderne de consommation où il ne faudrait pas se poser trop de questions. Dans ces établissements, on donne l’impression de former des citoyens indépendants dans un climat de démocratie et de respect de droits. Or derrière cet arsenal de législations, il y a un objectif non avoué de créer une atmosphère de légèreté où règne une devise connue qui se tait toujours : laisser faire-laisser passer. C’est là qu’il serait légitime de se demander si le rendement n’était pas meilleur avec l’autoritarisme du système d’autrefois et la tyrannie du seigneur de la classe des époques révolues. Retourner à ce genre de pratiques est une chimère, approuver son efficacité est une évidence.
Dans un système libéral, l’appareil éducatif prétend opérer pour former un sujet dit indépendant capable de se décider avec logique et rationalité. Ce n’est pas tout à fait la vérité. Il est vrai qu’au sein de l’école on insiste, suite à des orientations conçues pour parvenir aux finalités voulues, sur des activités susceptibles d’éveiller la personnalité de l’élève et plus tard on lui accorde plus de droits et plus de liberté individuelle. En fait, l’objectif non déclaré de ces mesures est de ‘’vider’’ les programmes du savoir réel et de concevoir un être adapté à la société moderne, capable de choisir délibérément. Mais choisir quoi ?
On suppose souvent dans les mass-médias et on laisse instiguer même dans les programmes scolaires qu’il existe une tutelle exercée par la tradition, la société ou la conscience de laquelle il faudrait s’émanciper, et c’est là que cette panoplie de lois que nous venons de citer vient pour soulager le futur citoyen-consommateur. Je dis consommateur parce qu’en réalité, cette tutelle n’est que celle de la raison, de la mesure, de la modération, en fait de tous ce qui peut entraver la formation d’un consommateur assoiffé. Voilà pourquoi on insiste tant sur cette éducation légère dite citoyenne tellement imbibée de droits qu’elle aboutit à des élèves insolents qui marginalisent de plus en plus les valeurs qu’elle trouve inutiles. « Il est clair, en effet, que la transmission coûteuse de savoirs réels – et, a fortiori, critiques –, tout comme l’apprentissage des comportements civiques élémentaires ou même, tout simplement, l’encouragement à la droiture et à l’honnêteté, n’offrent ici aucun intérêt pour le système » Voilà pourquoi le savoir réel et les valeurs sont de plus en plus négligés.
Il va sans dire que ce que nous venons d’exposer n’est qu’un aspect entre autres qui font de l’école actuelle un établissement au service de la société moderne de consommation. Certes, on ne peut pas ignorer d’autres facteurs qui confluent vers la baisse du niveau scolaire telles les conditions sociales qui déterminent le rapport de l’élève avec les situations de l’enseignement-apprentissage, l’instabilité familiale, la volonté d’exhiber le respect des droits, le déferlement de l’informatique, l’impact de plus en plus attrayant des loisirs et en particulier le football comme produit d’abrutissement par excellence …etc. On pourrait multiplier les causes et les effets qui conflueront tous vers un enseignement de souplesse, de légèreté et de médiocrité. L’impact de l’école a considérablement baissé. Son rôle désormais n’est plus d’éclairer et d’instruire, mais de soumettre et d’adapter à l’ordre établi. Ce rôle fait de l’établissement scolaire un espace au fonctionnement hiérarchique de reproduction qui essaie de cacher les injustices du système dominant. Les finalités non avouées du système libéral-capitaliste de former des citoyens consommateurs relèvent d’une vision diminuée de toutes valeurs de justesse et s’éloignent de l’essence de l’enseignement et de l’éducation. Il faudrait repenser à une école où s’apprend plutôt le vivre ensemble, les valeurs de la solidarité et de justice sociale loin de dispositions qui préparent à l’exploitation du capitalisme.
Adil GOUMMA

lundi 18 juillet 2016

Turquie: prenez garde à une dictature élue.



Le coup d'État raté en Turquie aurait pu prendre une tournure pire. Il aurait pu réussir. Une dictature militaire est l'une des pires formes de gouvernement connues. Mais une dictature élue n'est pas beaucoup moins mauvaise et il y a  maintenant un danger évident  que la Turquie vacille dans cette direction. L' arrestation de 6 000 personnes, et la  mise à pied de 2 700 juges, sont de très mauvais signaux émanant d'un régime qui a déjà fait de son mieux pour intimider la société civile par le harcèlement et la persécution de journalistes. Une purge des forces armées est inévitable dans le sillage d'un coup d'État militaire raté, mais ce ne sont pas les juges qui se sont rebellés contre le gouvernement élu. L'attaque contre le système judiciaire est particulièrement préoccupante quand on sait le mépris d'Erdoğan pour les droits de l'homme et la primauté du droit.
Pourtant, cet homme erratique et ambitieux se trouve dans une position de grande puissance, ou au moins dans celle où il peut faire beaucoup de mal. Bien qu'il y ait un énorme fossé entre l'islamisme du parti AKP d'Erdoğan et celui de l'État islamique, son soutien tacite a été extrêmement important pour renforcer les pires éléments des forces de l'opposition syrienne. Dans le même temps, la Turquie est un membre vital de l'OTAN, avec les forces armées  plus importantes que celles de tout autre pays de l'alliance à part les  USA. Le fait que des éléments de  l'armée de terre et de l'air se sont affrontés est un autre élément très préoccupant. La détermination du gouvernement Erdoğan à mettre toute la faute pour le coup sur un réseau islamique rival dirigé par Fethullah Gülen, un prédicateur actuellement en exil en Pennsylvanie, a mis les relations turco-US à rude épreuve. Peu d'observateurs extérieurs estiment que les conspirateurs n'étaient pas pour une grande part des laïcards  de la vieille école dans la tradition des forces armées turques. Le secrétaire d'État US John Kerry, a tout à fait raison de dire que les demandes d'extradition de M. Gülen doivent être étayées par le genre de preuves tangibles, vérifiables dans les tribunaux, que le gouvernement turc a pour le moment été totalement incapable de fournir.
Une des ironies du coup d'État et de son échec est que M. Erdoğan a peut-être dû sa survie aux réseaux sociaux décentralisés qu'il tente depuis des années de plier à la volonté de son gouvernement. Les comploteurs, apparemment bien préparés pour un coup d'État du 20ème siècle, tout comme les généraux sont généralement prêts à gagner la dernière guerre, avaient saisi la station de télévision d'État, mais négligé de sécuriser l'Internet. En utilisant les stations de télévision privées et le pouvoir des médias sociaux, M. Erdoğan a su rallier ses partisans et les faire descendre dans la rue.
Ce n'est là qu'un exemple de la façon dont les institutions d'une société civile, fonctionnant dans le cadre de la loi, ont sauvé un homme qui semble si souvent les menacer. Les personnes qui se sont répandues dans les rues pour mettre en déroute les forces putschistes n'étaient pas toutes là pour défendre M. Erdoğan. Beaucoup étaient là pour défendre la démocratie elle-même. Le taux de participation des manifestants était élevé, même dans des villes comme Izmir, où le parti AKP est faible. Tous les partis politiques, même le HDP à majorité kurde, se sont ralliés derrière la démocratie sans aucune hésitation. C'était une cause plus grande que le président. La question pour l'avenir est de savoir s'il comprend cela. La suite exigera de la modération du gouvernement victorieux, le respect des droits humains et une réaffirmation de la primauté du droit. Ce qui n'a pas été le fort du règne de M. Erdoğan jusqu'à présent, mais la Turquie en a rarement eu plus besoin.

TURQUIE : La répression bat son plein après la tentative ratée de coup d’État.



La vague d’arrestation dans l’armée, la police et la magistrature était préméditée, selon le commissaire européen Johannes Hahn. La répression bat son plein en Turquie après la tentative ratée de coup d’État.
«On a au moins l’impression que quelque chose avait été préparé. Les listes sont disponibles, ce qui laisse penser que cela était préparé pour servir à un moment ou un autre», a déclaré Johannes Hahn, commissaire de l’Union européenne pour la Politique régionale et de l’intégration européenne.
La vague de représailles qui a couvert l’armée, les forces de l’ordre et les administrations régionales en Turquie devient de plus en plus large. Huit mille policiers ont été mis à pied dans l’ensemble de la Turquie, dont Istanbul et la capitale Ankara, du fait de leurs liens présumés avec le putsch manqué de vendredi soir, a déclaré lundi à Reuters un haut responsable turc. 30 gouverneurs et 50 hauts fonctionnaires ont également été limogés.
Près de 3.000 militaires et autant de juges et de procureurs ont d’ores et déjà été placés en détention provisoire dans la foulée du putsch avorté. De plus, 103 généraux et amiraux sont en garde à vue, selon les dernières informations de l’AFP, citant une agence progouvernementale.
Près de 9.000 fonctionnaires du ministère de l'Intérieur turc ont été limogés après la tentative de coup d'Etat manquée, a rapporté lundi l'agence de presse progouvernementale Anadolu.
Pour la commission européenne, dans la conduite de ces représailles, les autorités turques violent les normes du droit international. Selon Johannes Hahn, ce point de vue est partagé par Federica Mogherini, qui dirige la diplomatie européenne.
En réponse à la déclaration d’Erdogan, qui a indiqué dimanche entendre rétablir au plus vite la peine de mort en Turquie pour punir les participants au coup d’État avorté du 15 juillet dernier, le parti pro-kurde HDP (Parti démocratique des peuples) a fait savoir qu’il ne soutiendra pas un éventuel projet de loi à ce sujet.
«Non, nous ne le soutiendrons pas», a déclaré lundi à Reuters un porte-parole de cette formation, Ayhan Bilgen.
Recep Tayyip Erdogan avait indiqué dimanche qu’il n’allait pas négliger la demande de certains de ses partisans, qui ont réclamé l’exécution des auteurs de la tentative de putsch. Selon Erdogan, il en discuterait avec les partis de l’opposition.
Selon Ankara, la rébellion avortée a fait 290 morts, dont 190 civils et 100 putschistes, ainsi qu’au moins 1.400 blessés. Les autorités soupçonnent Fethullah Gülen, prêcheur islamique et opposant résidant à Saylorsburg (Pennsylvanie, États-Unis), d’avoir organisé la tentative de coup d’État, mais ce dernier dément son implication. À l’heure actuelle, dans l’ensemble, les forces de l’ordre ont réussi à maîtriser la rébellion, même si la tension persiste dans certains secteurs d’Istanbul et d’Ankara.
Source: Sputnik et rédaction

samedi 16 juillet 2016

Lettre ouverte à François Hollande, le Frankenstein de la République

Vendredi 14 juillet 2016
Depuis votre élection, vous prétendez lutter sans ménagement contre les organisations terroristes. Mais, en réalité, tout donne à penser que vous avez fait exactement le contraire.

 Après ce nouvel attentat terroriste qui frappe cruellement notre pays, vous avez exprimé au nom de la nation tout entière, avec émotion et dignité, votre compassion pour ses victimes. Désignant aussitôt le coupable, et nous vous supposons bien informé, vous avez appelé les Français à faire preuve d'unité et de solidarité face au "terrorisme islamiste". Vous nous avez conviés à serrer les rangs et à faire face, en mobilisant toutes nos énergies contre cette terrible menace.  

Mais cet appel légitime à la cohésion nationale en ce moment où le pays entier se sent meurtri ne saurait interdire aux citoyens d'interroger la politique qui est la vôtre. Depuis votre élection, vous prétendez lutter sans ménagement contre les organisations terroristes. Mais, en réalité, tout donne à penser que vous avez fait exactement le contraire. Car au lieu de combattre le mal, vous avez concentré vos efforts contre ceux qui tentaient de le terrasser. Vous nous disiez que vous combattiez le terrorisme, mais vous n'aviez de cesse de diaboliser et de combattre la Syrie de Bachar Al-Assad.
Cet Etat souverain, détesté de vos amis américano-sionistes parce qu'il refuse de se plier à leur diktat, vous l'avez sciemment désigné à la vindicte des mêmes criminels que ceux qui mitraillent les terrasses de nos cafés. Les mercenaires du djihad cherchaient une cible, et vous avez cyniquement désigné Damas. Oui, des milliers de jeunes ont été encouragés, par votre propagande de guerre, à aller se battre contre cet Etat honni que vous rêviez d'anéantir sous les bombes. Et c'est votre ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, qui donna le signal de cette curée, lorsqu'il déclara que Bachar Al-Assad "ne méritait pas de vivre" et que la branche syrienne d'Al-Qaida faisait du "bon boulot" en Syrie.
Vous aurez beau tenter d'occulter vos responsabilités, chacun voit que les attentats commis en France sont le résultat de votre politique. Pourquoi n'y a-t-il aucun attentat en Italie, en Argentine, au Japon ? Les Français ont-ils pris la mesure de votre refus de coopérer avec les services syriens afin d'identifier les djihadistes français susceptibles de revenir en France ? Nos compatriotes savent-ils que vous interdisez tout transfert de fonds au profit de cette majorité de Syriens vivant dans les régions sous contrôle gouvernemental ? Réalisent-ils que vous n'avez jamais eu un mot de compassion pour les nombreuses victimes syriennes des attentats d'Al-Qaida, et que vous persistez à infliger des sanctions économiques à ce peuple victime du terrorisme de masse ?
Vous étiez décidé à prendre parti dans le conflit syrien, et vous l'avez fait sous des prétextes humanitaires qui se sont effondrés comme un château de cartes, exhalant surtout un âcre parfum d'hydrocarbures. Vous embourbant, et nous avec, dans cette ornière qu'il eût fallu éviter avec prudence, vous avez exposé les Français à un effet boomerang dont on mesure à peine le potentiel destructeur. Cette violence que vous avez déchaînée chez les autres par votre politique néo-coloniale, vous l'avez ramenée à domicile ! 
Je doute que les Français vous en remercient, surtout lorsqu'ils auront renoué les fils de cette dramatique affaire. Au lendemain de ce drame, M. Hollande, passé le moment de la compassion devant les caméras et de la célébration de l'unanimité patriotique, allez-vous remettre de nouvelles médailles aux banquiers de la terreur ? Condamnant le crime terroriste côté cour, irez-vous encore dîner, côté jardin, avec ses sponsors saoudiens ? Avec George W. Bush, les USA ont eu leur Dr Frankenstein, l'apprenti-sorcier de la géopolitique du chaos. Avec vous, c'est match nul. Les Français ont désormais le leur.
En rangeant la France du côté d'une rébellion sectaire, mafieuse et manipulée, en vous croyant habile alors que vous n'êtes qu'un semi-habile, vous avez nourri le monstre qui nous frappe aujourd'hui de ses tentacules. Allié objectif de Daech tant qu'il combattait Assad, vous avez juré sa perte après les premiers assassinats d'Occidentaux en Irak, nourrissant alors le ressentiment de cette mouvance criminelle dont vous attendiez sans doute davantage de compréhension !
Conseillé par de pseudo-experts dont l'indépendance intellectuelle est proportionnelle au chèque que vous leur versez, vous êtes désormais condamné à persévérer dans l'erreur faute de pouvoir vous déjuger. Vous allez continuer à nous jeter de la poudre aux yeux avec l'état d'urgence et à faire des moulins avec vos petits bras. Mais, à neuf mois d'une élection présidentielle où vous allez faire de la figuration, vous nous léguez surtout les fruits pourris de votre politique de gribouille, les manifestations d'incompétence d'un ministre qui confond Saddam Hussein et Bachar Al-Assad ne parvenant même plus à nous faire rire en ce jour de malheur.

Bruno Guigue (15/07/2016)